Actualités

Fil info répression 14-16 mars 2018

Vendredi 16 mars :

1 personne envoyé à la prison de Nancy en attendant sa comparution immédiate lundi à Bar le duc.

Les 6 autres personnes sont sortis, procès le 23 mai. Tou.tes ont une interdiction de territoire de meuse et haute marne (ils ont eu la générosité de laisser les personnes chercher leurs affaires, l’interdiction s’applique à partir de dimanche), sauf une personne domiciliée dans la meuse qui a donc une interdiction de … la commune de Mandres. Tou.tes ont également une obligation de pointer toutes les 2 semaines dans les comissariats proches de leur domiciliation.

Jeudi 15 mars : les 7 garde-à-vue sont reconduites de 24h supplémentaires.

Mercredi 14 mars : suite à une balade en forêt, 7 personnes ont été interpellées pour dégradation en réunion. Les 7 personnes ont été placées en garde-à-vue.

Procès lundi 19 mars : appel à soutien

Le 22 février dernier, 2 de nos ami.es et camarades ont été arrêtées. L’une lors de l’expulsion du bois Lejuc, l’autre 8h plus tard, lorsque les flics forcent l’entrée de la Maison de Résistance à Bure. Iels sont en prison depuis.

Aka, habitant du bois, est accusée de velléité incendiaire et de violences lors de son arrestation.

Laura est accusée de rébellion lors de l’assaut de la maison par les flic. Iel a écrit une lettre publique.

Nos deux copaines ont refusé de collaborer au fichage ADN, refusé aussi la comparution immédiate. Le juge a alors décidé de les mettre en taule jusqu’au procès.

En octobre, c’est un autre copain qui s’est fait arrêté à bure, pour transport d’arme par destination. Il a été directement transféré à la prison de fleury. Son procès a eu lieu la semaine dernière. Le juge lui a mis 12 mois de taule dont 4 de sursis.

Ces événements nous rendent triste, nous foutent la rage et nous voulons soutenir les personnes qui subissent la justice.

Le lundi 19 mars à 15h au tribunal de bar-le-duc se tient le procès de Aka et Laura. Nous appelons a venir les soutenir.

L’envoi de lettres, les actions décentralisées et toute forme de soutien sont d’autres moyen d’exprimer notre solidarité.

Nucléaire, police, prison… Merci monde de merde !

 

Les procès auront lieu le 19 mars à 15h. Pour l’envoi de lettres, pour l’instant vous pouvez écrire à Laura et Aka à « Maison de la résistance, 2 rue de l’Église, 55290 BURE » et on se chargera de transférer.

Picnic dans le bois Lejuc

Aujourd’hui quelques hiboux ont décidés d’aller picniquer dans la forêt du « bois Lejuc ». Donc un certain nombre se sont envolés dans la forêt pour trouver un bon endroit pour faire ça.

Après le picnic et une petite sieste, les hiboux ont décidés de rentrer, en passant par « vigie sud ». Apparemment les deux gendarmes qui étaient stationnés à cet endroit ont été un peu surpris.

Donc les hiboux ont décidés de couper un pneu de la pelleteuse qui était là, et aussi de piller l’intérieur. Quelque chose à heurté le fourgon de la gendarmerie et les hiboux se sont envolés ailleurs.

Picnic ! Picnic ! Picnic !

English traduction

Picnic in Bois Lejuc

Today some owls decided to have a Picnic in the forest « Bois Lejuc ». So a certain number flew into the forest to find a nice place for that.

After the Picnic and a little nap, the owls decided to fly back, passing by « vigie sud ». Apparently the two cops that were stationed there were quite suprised.

So the owls decided to slash a tire of the digger, that was also there and scavenged what was inside. Something hit the policecar and the owls flew away.

Picnic! picnic! Picnic!

Dimanche, deuxième jour de la fin de semaine inter-comité à et autour de Mandres-en-Barois (Région : Meuse)

Comme la veille, les gens sont venuEs de Bureen groupe pour se joindre aux activités à Mandres.

Durant toute la journée, les discussions inter-comité du samedi ont continué, parlant de comment s’organiser dans les comités et continuer la lutte.

En parallèle, une partie des gens s’est rassemblée pour une autre tentative de rejoindre la forêt. Encore une fois, quelques centaines de personnes ont quitté le village, mais cette fois sans morceaux de vigie à transporter. Plutôt que de prendre le chemin vers la forêt, le groupe a pris la direction de Bonnet, traversant la rivière de l’Ormançon, puis allant vers le nord au travers des champs et des bosquets. L’hélicoptère ainsi que l’avion de l’Andra survolaient encore la zone.

A un certain moment, la gendarmerie s’est approchée par l.ouest et le nord, bloquant l’accès aux manifestantEs. A partir de ce moment, les gens se sont disperséEs dans les champs, tentant d’encercler les lignes de police et les confrontant sans arrêt de différentes façons et à différents endroits de leur ligne qui devenait de plus en plus éparse. Le vent soufflait dans la bonne direction, repoussant les gaz lacrymos sur les gendarmes plutôt que sur les copainEs. Les gens n’ont tout de même pas réussi a briser les lignes et les gendarmes sont arrivés par la route au sud-est entre Mandres et Bonnet. Les personnes restantes ont commencé à se retirer et se sont regroupées sur la route pour se diriger vers Mandres. Les gendarmes les ont suivi rapidement et ont chargé le groupe, faisant 9 arrestations dans la foulée.

Le groupe a rejoint Mandres après quelques confrontations en chemin. Les gendarmes les ont suivi jusqu’au village, lançant des gazs lacrymogènes et reprenant leurs positions.

Une personne a été relâchée après peu de temps, les 8 autres ont été gardéEs en garde à vue pour 48h.

Samedi, premier jour de la fin de semaine inter-comité à et autour de Mandres-en-Barois (Région : Meuse)

Le matin, les gens qui avaient dormi à la Maison de la Résistance à Bure ont rejoint Mandres sous forme de pseudo-manifestation sans problèmes (Toute forme de manifestation était interdite dans la région par la préfecture).

La gendarmerie s’était installée dans les villages autour, rendant le siège, qui était déjà en place depuis l’éviction, encore plus imposant qu’avant.

Les discussions inter-comité ont duré quelques heures dans la grange de la nouvelle maison, passant d’une assemblée à des discussions en plus petits groupes. Au moins 10 comités déjà existants et 11 comités en création ont participé aux discussions.

Après les discussions, les gens se sont préparéEs pour partir en manifestation en direction du Bois Lejuc, la forêt anciennement (et futurement) occupée, évincée 9 jours plus tôt. Il y avait une proposition de construire une vigie à côté de de l’ancienne barricade sud, dans un champ appartenant à un ami. Rien de vraiment illégal.

Au départ, la police avait quitté ses différentes positions dans Mandres, le chemin pour sortir du village en direction de la forêt était donc libre. Quelques centaines de personnes ont donc quitté le village dans cette direction. Plusieurs portaient des masques, mais transportaient également des parties de la vigie, des boucliers et des bannières renforcées.

A l’intersection vers l’ancienne barricade sud, Bure et Mandres, la gendarmerie s’est déployée, bloquant l’accès au chemin vers la forêt et aux champs où la vigie devait être construite. Ils avaient un camion à eau et environ 100-200 flics étaient déployés, ainsi que l’hélicoptère qui survolait la scène.

Avant d’atteindre les lignes de la gendarmerie, le rassemblement s’est arrêté et s’est étendu vers le sud-est de la forêt. Le transport des différentes parties de la vigie rendait les personnes présentes peu mobiles et moins rapides. Les gendarmes ont réorganisé leurs forces, formant une ligne qui a bloqué l’accès à la forêt. Les gens ont tenté de briser les lignes grâce aux boucliers et aux bannières renforcées, mais ont été repousséEs par les tonfas et les gazs lacrymos.

Des petits affrontements ont continué à différents endroits, mais les gendarmes était trop nombreux et ont réussi à repousser les gens vers le chemin, tout en continuant d’utiliser des lacrymos. La manifestation a donc rebroussé chemin vers Mandres, suivie par les gendarmes qui formaient une ligne 20 à 40 m derrière, du côté est. A la moitié du chemin du retour, une partie des copaines ont attaqué les flics qui marchaient le long du cortège, ce qui a déclenché un nouvel envoi de gaz lacrymos et a permis de repousser un peu les gendarmes.

La manifestation est revenue à Mandres et les gendarmes ont repris leur position dans et autour du village, réinstaurant le siège qu’ils avaient mis en place depuis la veille.

Dans l’Aveyron aussi, l’Andra se cache dans un tunnel !

Des nouvelles des ami.e.s de l’Amassada dans l’Aveyron. Tandis que nous promenions des escadrons de gendarmes mobiles dans les champs et que les discussions des comités de soutien se continuaient, dimanche dernier, des hiboux et des chouettes rendaient visite aux nucléocrates sur l’un de leurs sites d’expérimentation !

Le récit de cette action :

À Tournemire (sud Aveyron) ce dimanche 4 mars nous étions une trentaine à venir démontrer notre soutien aux camarades de Bure dans leur lutte contre le projet Cigéo. Le site choisi n’a pas été pris au hasard: c’est le site de l’IRSN (institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) logé dans un tunnel de chemin de fer désafecté. Ce laboratoire souterrain participe pleinement à la logique nucléocrate, puisqu’il est un des 4 sites européens acceuillant ce genre d’expérimentation. Il donne des contre-expertises à l’ANDRA quant à la « faisabilité » technique de l’enfouissement des déchets nucléaires sous les roches calcaires. Ici, nous ne sommes pas dupes: les éoliennes industrielles participent du même monde façonné par les énergéticiens, et la transition verte ne nous sauvera pas de la fin des ressources sur cette planète. Nous ne voulons pas d’une apocalypse smart. SOLIDARITE avec Bure et les autres luttes territoriales!

Vive les actions décentralisées ! Regardez bien, il y a sûrement un site de l’Andra ou de l’IRSN près de chez vous !

Il y a plus de photos et d’infos sur la lutte sur place sur le site de l’Amassada.

 

FIL INFO mardi 6 mars

Côté répression:

Une journée à Bar Le duc (sous occupation par les CRS). Procès de la pelle à tarte le matin à 10h30. Le procureur demande 2 mois avec surci (et la restitution de la pelle à tarte), rendu le 24 avril. L’après midi une comparution immédiate d’un copaine arrêté le dimanche. Une quarantaine de personnes présentes pour le soutenir. Il a refusé de se faire juger immédiatement en compa, le procureur a demandé sa mise en provisoire, le juge lui a mis un contrôle judiciaire avec interdiction de territoire de la Meuse jusqu’à son procès le 4 avril.

Les 6 dernières personnes mises en garde à vue ont été relaché en début d’après midi après 48h avec des convocations pour le 23 mai 14h à Bar le duc.

Côté Andra:

Des camions continuent d’entrer et de sortir de la fôret, fermé par les forces policières, pour sortir des bouts de mur et du bois.

Maintien du week-end du 9, 10 et 11 mars sur le Kurdistan révolutionnaire et le communalisme ! / The week-end on Kurdistan in Bure is maintained !

Suite à l’expulsion du 22 février par l’Etat, et à tout ce qui se passe quotidiennement à Bure depuis lors, il y a eu de nombreuses demandes pour savoir si le week-end du 9, 10 et 11 mars sur le Kurdistan, prévu de longue date, était annulé et/ou reporté !

Par ce petit article nous souhaitons clarifier que le week-end est plus que jamais maintenu ! Des dizaines de personnes d’un peu partout vont venir pour débattre ensemble, des chouettes projections et cantines se préparent, un concert, des tables d’infos… bref ça va être un beau moment !

Donc faites tourner l’info à vos potes et à toutes celles et ceux qui doutaient : le week-end est maintenu, viendez donc !

Pour la logistique, l’événement va probablement se tenir (en partie en tout cas) dans un endroit à une dizaine de km de la Maison de résistance à la poubelle nucléaire, qui est et a été particulièrement sollicitée depuis 15 jours. Merci de ramener vos sacs de couchage, tapis de sols, et de quoi grignoter à partager notamment pour le dimanche soir, si vous comptez rester jusque là, car la cantine n’a pas nécessairement prévu de repas pour ce soir là. De l’aide sera d’ailleurs nécessaire pour les cantines et de manière générale autogérer l’organisation et le rangement du week-end 🙂 !

Le premier programme du week-end (qui sera enrichi par toutes celles et ceux qui viendront) : ICI.

À ce week-end ! Nous vous espérons nombreux-euses !

Quelques habitant-e-s de Bure qui préparent ce week-end.

ENGLISH TRANSLATION

After the eviction of the 22th of february, and everything that followed in Bure in terms of demonstrations and repression, many people have asked whether the week-end on revolutionary Kurdistan and communalism would be cancelled and/or postponed.

By this little article we want to make clear that, more than ever, this week-end is maintained ! Tens of people from everywhere will come to discuss together, nice projections and collective kitchen are being prepared, a concert, info tables… it’s going to be a beautiful moment.

So share the information to your friends and everyone who had a doubt : come, the week-end is maintained !

For the logistics, the event will probably be held (at list for some parts) in a place 10 km away from the House of Resistance, which has been particularly used and crowded in the last 15 days since the eviction of the occupied forest. Thanks for bringing your sleeping bag and sleeping pads, and also something to eat especially for the sunday night, if you plan to stay until there, because the canteen has not necessarily planned a dinner for this time. Also help will be needed to prepare for the food as well as for the self-organization of the week-end !

The first programme of the week-end is available HERE.

See you this week-end !

Several inhabitants of Bure and around who are preparing this week-end.

FIL INFO : Lundi 5 mars

Côté répression

Une course toute la journée (des centaines de km dans toute la Meuse…) pour apprendre à 12h30 qu’une comparution immédiate a lieu à 15h à Bar le duc, ainsi que toutes les autres garde à vue sont prolongées de 24 heures. 7 personnes vont donc passer une deuxième nuit dans 5 commissariats répartis dans toute la Meuse.

La comparution immédiate ayant été acceptée, le procureur demande 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis, sans mandat de dépôt. Résultat : le copain est condamné à 3 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve pendant un an, interdiction de territoire de la Meuse pendant 1 an, sans inscription au casier judiciaire.

Côté vie quotidienne

Rangement et repos en vue. Plein de discussion, un atelier rap, plusieurs morceaux produits en vue. Houmous party.

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