Actualités

Petit bilan d’interpelation suite à la journée du 16 juin

Au niveau du nombre de personnes interpellées, on serait à une quinzaine. 4 pendant la manif, 1 avant, les autres pendant la soirée (jusqu’à 2 heures 30 du matin). Elles sont pour la plupart suivies de garde à vue. Un certain nombre de personnes est déjà ressorti.

Il y a au moins une comparution immédiate lundi au TGI de bar le duc, probablement il y en aura d’autres.

Plus d’informations sur la journée:

https://manif-est.info/Journee-de-mobilisation-du-16-juin-2018a-Bar-le-Duc-657.html?sens_maj=-1

A cela on peut rajouter les nombreuses fouilles, vérif d’identité, suspension de permis liés à la présence policière et leur réquisition.

 

Si vous avez des informations, contactez le 0753398005

Appel à action : les MONSTRES de CIGEO

On a reçu ce message qui nous prévient du lancement d’une campagne contre les sous-traitants de CIGEO. On trouve l’initiative bien intéressante alors on vous la transmet, enjoy! :

https://lesmonstresdecigeo.noblogs.org

English version

Appel à action : les MONSTRES de Cigéo

À Bure, dans la Meuse, l’État français prépare depuis déjà 20 ans la construction d’un centre d’enfouissement de déchets nucléaires appelé CIGEO. L’idée est d’enfouir dans des galeries à 500 mètres sous terre les déchets dont l’industrie nucléaire ne sait pas quoi faire, de sceller définitivement le centre au bout de 100 ans, et d’oublier tout ça. L’énorme projet (plusieurs dizaines de milliards d’€) est mené par l’Agence Nationale des Déchets RAdiactifs (Andra). Pour l’instant les travaux du centre en tant que tel ne sont pas commencés mais tout se prépare.

Tout comme les personnes qui, à Bure et ailleurs et depuis des années, s’opposent à CIGEO, nous pensons qu’oublier les déchets sous terre valide et renforce l’industrie nucléaire. De plus, le projet en lui même présente des risques graves tels que les départs d’incendies incontrôlables, les fuites vers l’environnement, la radioactivité des gaz libérés par les cheminées d’aération du site, les accidents et les fuites lors du transport des déchets, etc… Une bonne partie de ces risques ont d’ailleurs été mis en lumière récemment dans les rapports de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) et de l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire). Nous dénonçons également le système capitaliste qui va autour de cette industrie, l’exploitation des travailleur.se.s, le pillage des ressources, la destruction des espaces de vie des êtres vivant.e.s humain.e.s et non-humain.e.s.

La réussite de CIGEO dépend de l’implication non seulement de l’ANDRA, mais aussi de centaines d’autres entreprises, tous les sous-traitants du projet.

C’est pour cela que nous, les MONSTRES de CIGEO (Malfaiteureuses Organisant le Naufrage des Sous-TRaitants Et Soutiens de CIGEO) appelons à se mettre en action contre les MONSTRES de CIGEO (Malfaiteureuses Organisé.e.s du Nucléaire : Sous-TRaitants Et Soutiens de CIGEO).

Nous proposons de concentrer nos efforts dans un premier temps sur l’entreprise INGEROP, pour son implication énorme dans CIGEO et les projets connexes. INGEROP est une boîte française d’ingénierie qui assure la maîtrise d’ouvrage sur certains des pires projets de notre bout d’Europe : le Grand Paris, une partie du tunnel de la ligne de train Lyon-Turin, la bretelle du Grand-Contournement-Ouest de Strasbourg et donc, CIGEO. Environ 1700 employé.e.s. Une trentaine d’agences en France, des filiales ailleurs dans le monde (Suisse, Royaume-Uni, Afrique du Sud, Amérique du Sud).

Toute forme d’action est la bienvenue, soyons créatif.ve.s, obstiné.e.s, déterminé.e.s, pour obtenir d’INGEROP qu’elle se retire du projet CIGEO et de tous les projets connexes. Vous trouverez sur le site lesmonstresdecigeo.noblogs.org toutes les infos utiles pour mener vos actions.

Perquisition G20 – Mandat d’arrêt européen, cavale et négociation

Paru dans les médias libres

Communiqué de Loïc, sous le coup d’un mandat d’arrêt européen, dans le cadre des perquisitions coordonnées du 29 mai dernier suite au contre-sommet du G20 à Hambourg.

Le mardi 29 Mai, lorsque mon père part au travail, la police rôde dans la ruelle. L’un d’eux précisera qu’il était présent depuis 3h30 du matin, guettant mon retour au domicile familial. C’est lorsque ma mère rentre le soir à 19h30 que 15 policiers réalisent une perquisition de la cave au grenier. Elle durera 4h, jusqu’à 00h00.

La police allemande est également présente. Ils prennent des clés USB (dont celle de mon père qu’il utilise pour le travail), des cd, deux disques durs externes (dont celui de ma petite soeur), une bombe de peinture, des habits (ils recherchent longuement un slip en particulier, sans succès), le vieux caméscope familial, un feu d’artifice, un masque de hiboux de la lutte à Bure etc.. Des gendarmes de Commercy sont également présents, profitant de l’occasion pour faire une perquisition en rapport avec Bure sans préciser les motifs, la fameuse enquête « d’association de malfaiteurs » ?

Ce qui a surtout motivé le déploiement de 15 policiers, c’est la manifestation contre le G20 qui a eu lieu à Hambourg l’année dernière. Lors de cette rencontre des chefs d’État des plus grandes puissances de ce monde et des leaders des banques centrales, malgré les 20 000 policiers venus de toute l’Allemagne, le centre-ville d’Hambourg est hors-contrôle. Les gens sont dans la rue, font face à la police, enflamment des barricades. Le ministre allemand des finances et l’épouse du président Américain Mélania Trump sont bloqué·e·s et annulent leur déplacement. Impossible de rejoindre le G20. Des prêtres hébergent dans leurs églises des militantes et militants venu·e·s du monde entier. Impossible pour les leaders capitalistes et grands responsables du réchauffement climatique de se retrouver en paix. On récolte ce que l’on sème. Pour reprendre le contrôle de la rue, la police allemande déploiera même une unité spéciale, fusils d’assaut à la main. Le ministre fédéral de la justice allemande déclarera « Il n’y aura plus de G20 dans une grande ville allemande. » Victoire ! Mais a quel prix ?

Propagande, criminalisation, avis de recherche, le moindre acte de révolte se retrouve fortement réprimé. La vengeance des puissants s’annonce terrible. Des appels à la délation sont lancés dans les journaux allemands, publiant des photos de manifestant·e·s le visage découvert lançant des pierres. Ces mêmes journaux qui pourtant font l’éloge des gens jetant des projectiles sur la police au Vénézuela [1]. Ou comment les médias soi-disant impartiaux jugent ce qui est politiquement correct et conditionnent l’esprit de révolte. Des personnes répondront à l’appel de délation lancé par la police d’Hambourg sur son site internet, une méthode qui évoque de sombres souvenirs.

Ce sont 3 343 enquêtes qui ont été ouvertes par le commando spécial d’investigation, qui possède plus de 13 Terrabytes de données à traiter.

Ce 29 mai, c’est une action policière coordonnée de plusieurs dizaines de perquisitions à travers l’Europe, : Italie, Suisse, Espagne et France. Rien qu’en Suisse c’est 150 policiers qui sont entrés en action. Le commando spécial Argus a également participé à l’opération en attaquant un appartement privé et en menottant et bâillonnant tou·te·s les habitant·e·s [2]. Au même moment, une soixantaine de policiers entraient au « Kultur Zentrum », cassant toutes les portes et restant dans la maison pendant une bonne heure. À la fin, ils ont confisqué et transporté deux remorques remplies d’objets différents.


Buster Keaton – Cops (1922)

Je n’étais pas chez mes parents, ils n’ont pas laissé de convocation, rien m’invitant à me rendre au commissariat. Non, je suis directement sous mandat d’arrêt européen. Recherché par la police. Mes 2 parents seront auditionnés comme témoins au commissariat. De mémoire, vu qu’ils n’ont reçu aucun papier, je serais accusé de complicité & aussi de bande organisée pour dégradation, incendie de bâtiment (peine de 10 + 5 ans), port d’arme de catégorie A et violence sur agent.

Vu que j’ai actuellement pas mal de procès dont la moitié ne devrait pas exister, avant de me rendre à la police afin de me défendre et comprendre ces nouvelles accusations ahurissantes, je souhaite rentrer en négociation. Je demande la suppression de la moitié de mes procès qui sont illégitimes au regard de la vérité et de vos principes légalistes. En effet, je suis victime d’un acharnement judiciaire et policer. Cette affaire sur le G20 serait mon 6e procès.

Mon premier procès fut pour complicité d’attaques informatiques avec Anonymous de l’Opération contre les Grands Projets Inutiles et Imposés, je me suis défendu au tribunal expliquant la raison de mon acte. J’ai eu 4 mois de prison avec sursis et 5 000 € de dédommagement collectif avec les 2 autres personnes arrêtées [3].

Mon 2e procès fut pour complicité d’attaques informatiques avec Anonymous de l’Opération contre les Grands Projets Inutiles et Imposés, je me suis défendu au tribunal expliquant que j’ai déjà été jugé pour ça. Je suis relaxé par le juge grâce au principe de « Non Bis in Idem » (ne pas être jugé 2 fois pour la même chose) mais le parquet décide de faire appel. Cette deuxième audience arrive au mois de septembre 2018. (Procès illégitime) [4].

Mon 3e procès fut pour « Outrage et rébellion » & « Incitation directe à la rébellion » lors de la manifestation du 15 septembre 2016 contre la loi travail. Grâce à une vidéo [5] qui prouve l’inexistence de « l’outrage » et le mensonge de « l’incitation directe à la rébellion » créés par plusieurs policiers se mettant d’accord pour délivrer ce faux témoignage : « on est plus nombreux qu’eux, on leur rentre dedans », ces 2 accusations tombent à l’eau mais je suis quand même condamné pour « rébellion ».
Alors que je suis victime d’une arrestation qui n’a plus aucun motifs d’interpellations, je suis condamné ce 18 mai à 1 mois de prison ferme si je ne paye pas les 600 € d’amende dans le mois. Je dois également payer 350 € au policier au titre de préjudice moral et des frais judiciaires.

Reprenons. Des policiers m’interpellent sous des motifs mensongers, l’un me frappe au visage, je saigne du nez : on me condamne pour avoir gesticulé des bras et des jambes. Très bien. Inversons un instant les rôles. Si je travestis la vérité avec des complices : je serais accusé de faux témoignages en réunion. Le policier gesticule pendant que je le frappe au visage, il saigne du nez : je serais accusé de violence sur agent ayant entraîné X jours d’ITT. Nous vivons apparemment dans un pays où existe le principe d’égalité et de justice. Si il y avait réellement une justice, ces policiers seraient poursuivis pour faux témoignage et violence hors usage « légitime » de la force. Mais l’impunité policière puise sa force dans le privilège de l’uniforme et sans abolition des privilèges, point d’égalité. (Procès illégitime) [6].

Mon 4e procès fut pour avoir fait tomber la clôture de l’ANDRA autour de son projet d’enfouissement de déchets nucléaire à Bure. Je me suis défendu au tribunal expliquant la raison de cet acte collectif. La procureure demande 5 mois de prison ferme et 5 mois de sursis, le juge donnera 4 mois avec sursis. Le parquet mécontent, décide de faire appel. Je n’ai toujours pas la date. Voici le compte rendu complet avec les dialogues du procès [7].

Mon 5e procès est basé sur mon précédent procès de la clôture de l’ANDRA. Le commandant de Gendarmerie DUBOIS m’accuse de diffamation suite à un article de Médiapart [8] retranscrivant le discours que j’ai fait au tribunal. Lorsque j’y relate mon interpellation, je précise que ce commandant m’a étranglé pendant plusieurs longues secondes, que je n’arrivais ni à parler, ni à respirer. Le médecin au début de la GAV notera une rougeur de type griffure de 8 cm sur le cou. Afin de le pousser à la vérité, je fais croire dans mes échanges téléphoniques et mail non sécurisé que j’ai reçu une vidéo que je garde pour la fin du procès où l’on voit son étranglement. Le commandant pendant l’audience précisera (chose qu’il n’avait pas faite dans ses PV d’auditions) qu’il a entouré avec son bras ma tête afin de me protéger pour que celle-ci ne cogne pas le sol, il ne reconnaît pas l’étranglement. Je suis condamné à 1400 € pour « atteinte à l’honneur » et « diffamation » ainsi que les frais de justice du commandant. Pourquoi n’ai-je pas porté plainte pour l’étranglement ? Parce que c’est la police qui m’agresse et que l’on porte plainte chez la police. Parce que j’ai déjà essayé, suite au coup de poing que je me suis pris au visage pendant la manifestation contre la loi travail et que c’est finalement moi qui suis condamné pour « Rébellion ». D’ailleurs, j’ai aussi été accusé de rébellion le jour où je me suis fait étrangler mais finalement je suis relaxé de ce chef d’inculpation le jour du procès. Pourtant je gesticulais des bras et des jambes cachant mes mains et essayant de m’échapper ! Ceci est le fruit d’un pacte silencieux qui s’est fait naturellement de manière inconsciente. Tu ne dis rien sur mon étranglement, je ne te poursuivrai pas pour rébellion. Mais si tu oses le dénoncer, la bande organisée gendarmesque se fera un plaisir de porter une atteinte à la vérité pour sauver l’honneur du commandant. Retrouvez-ici le compte rendu de l’audience.

Sans l’amnistie par le parlement (grâce à l’article 133-9 code pénal) des condamnations de ces 3 procès illégitimes ainsi que le désistement de l’appel du parquet pour la clôture de l’ANDRA, je n’accepterai pas de me rendre dans ce que l’on nomme avec ignorance justice. Ayant vécu dans leur enceinte l’acharnement et le mensonge embelli sous le vocabulaire pompeux de la judiciarisation, mon dégoût m’amène aujourd’hui à ne plus vouloir goûter à leur injustice. Je choisi la cavale. J’aurai préféré ne pas jouer ce jeu du chat et de la souris. Mais que voulez vous, je ne suis qu’une souris, ne soyez plus chat.

Je tiens à préciser que je refuserai l’amnistie ou la grâce si elle est délivrée par Macron. C’est un arriviste élu pour 2 raisons. La première est qu’il existe un rapport entre le temps de passage à la télévision et le résultat des élections, comme Macron vient de la finance et que la majorité des médias appartiennent aux riches, la propagande médiatique est à son avantage. La deuxième est qu’il a servi de barrage au FN, chose bien triste car mieux que le bulletin de vote par dépit il existe le pavé de Paris. On peut en faire de bonnes barricades et c’est un magnifique projectile qui nous permet de ne pas faire de compromis.

Entre le président ou le parlement, j’opte donc pour la moins mauvaise des solutions comme dirait Nicolas Hulot sur Bure, malgré sa conviction antérieure « Cigéo je dis non ». Contrairement à ce ministre de l’environnement, l’amnistie ne me fera pas retourner ma veste. Je continuerai à dire que le pouvoir est à détruire et non à conquérir. Et si un jour je ne le pense plus, ne m’écoutez plus et fuyez loin de moi. D’ailleurs, n’attendez rien de moi, attendez tout de vous. Aucun représentant, soyons nos propres maîtres·se·s.

Considérant les révoltes et grèves actuelles contre la politique du gouvernement macron, si une révolution venait à arriver, celle-ci permettrait peut-être, comme cela s’est déjà vu historiquement, l’amnistie des prisonniers politiques et donc l’abandon des condamnations. Et qui sait, l’agitation gagnera peut-être aussi l’Allemagne !

Gendarmes, policiers, juges et gouvernants, en l’attente de vous voir quitter votre position oppressive et dominatrice.
En l’attente de vous voir la quitter soit par vous même, soit par la contrainte révolutionnaire.
Veuillez accepter ce modeste présent, ces quelques mots que je jette à la gueule des puissants. Puissiez-vous me retrouver ou avoir la sagesse, abandonnant ces procès inutiles, de me laisser venir à vous.

Que l’éclat de la vérité triomphe sur l’obscurité des préjugés.
Que l’insurrection vienne.
Force aux 6 personnes encore incarcérées actuellement en Allemagne suite aux manifestations du G20.
Force aux victimes des violences policières si souvent invisibilisées ou stigmatisées.
Mort à la propagande d’État
Mort à l’oppression
Mort aux privilèges
Vive la liberté
Vive l’anarchie

L’anarchie n’est point le chaos, mais comme disait Proudhon « l’ordre sans le pouvoir ».

À ne pas manquer : le documentaire d’Arte « Une histoire de l’anarchisme » [9] de Tancrède Ramonet pour chasser le brouillard entourant l’idéal.

Lisons, osons nos rêves et demain sera beau.

PS : Il y a une manifestation le 16 juin à Bar-le-Duc contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure. Vu le mandat d’arrêt, je ne compte pas prendre le risque d’y aller. Mais vous, peut-être que vous avez cette chance de pouvoir manifester !

Il y a un projet fou à enterrer et une forêt à protéger.

Loïc

Contact : loiccitation@riseup.net (possibilité d’échanger avec une clé pgp mais les flics savent quand même à qui vous écrivez)


L’after du 16 juin : bientôt le programme détaillé

After june 16th let’s continue in Bure

Vous avez passé une merveilleuse journée de discussions-et-fanfares-et manif le 16 juin ? Eh bien la fête n’est pas encore finie ! Se manifester dans Bar-le-Duc est indispensable, mais soigner le front de la lutte anti-CIGEO sur le terrain l’est tout autant. C’est pourquoi on a décidé d’organiser un AFTER à la journée du 16 qui prendra de multiples visages… Demandez le programme !

On commencera dès le dimanche 17 juin avec des discussions le matin à Bar-« Le-Juc » et un concert le soir dans le coin de Bure.

S’en suivra un grand week-end  d’ateliers du mercredi 20 au dimanche 24 juin qui prendra place dans plusieurs lieux de vie et de lutte dans et autour de Bure. Si nous n’habitons plus – provisoirement – dans le bois Lejuc, nous avons continué de développer d’autres lieux de vie et d’organisation. Quelques mots sur le(s) sens qu’on voudrait donner à ce grand week-end, divisé en thématiques qui pourraient vous allécher :

  • Parce que, dans les mois à venir, les travaux pourraient commencer sur la voie ferrée qui servira au transport des déchets nucléaires, et les grosses machines devraient débarquer pour défricher notre cher Bois Lejuc, on vous propose une série d’ateliers pour organiser la résistance :

– ateliers médic

– atelier clown activisme (à confirmer)

– ateliers grimpe

– ateliers légal (préparation à la garde à vue, aux interrogatoires, …

– reconnaissance du terrain

  • Parce qu’on sait que la résistance à ce projet pharaonique, merdique et imposé s’inscrit sur le long terme, on vous propose une série d’ateliers pour prendre soin de nous, se préserver :

– atelier herboristerie (ballade-cueillette et cuisine sauvage)

– atelier jardinage

– atelier réparation de vélos

– atelier théorique et pratique sur le soutien et le rétablissement dans des contextes de répression policière.

– ateliers cuisine tous les jours (épluchage, découpe, vaisselle, … que du bonheur!),

– atelier auto-défense informatique,

– discussion sur les perspectives de lutte pour les mois et années à venir,

  • Et parce qu’on a surtout envie de partager un moment festif, peut-être un chou déjenté même, on vous propose une série d’ateliers créatifs (en préparation, ou pas, de la grosse fête-Cabaret ouvert du samedi 23) :

– atelier Zirap,

– atelier de clowns,

– atelier d’impro théatrale (à confirmer),

– atelier de percussions,

Alors à tout vite !

 

Petit point de la legal :

En ce moment, les contrôles de l’équipe bleue s’intensifient autour d’ici. Pas un jour ne passe sans que des copaines soient palpé.e.s,, des voitures fouillées… Ces pratiques ne sont légales que si les flics ont une réquisition valable (bon jour, bonne heure, bon lieu). Avant d’accepter de vous faire fouiller, de donner l’identité des passagers du véhicule et/ou de vous faire palper, insistez pour voir la réquisition et prenez bien le temps de la lire et de checker tous les détails : ils nous font chier, c’est le minimum qu’on peut faire en retour. MAIS CA NOUS EMPECHERA PAS DE NOUS AMUSER, DE SE FAIRE DU BIEN TOU-TE-S ENSEMBLE ET DE LUTTER CONTRE CIGEO ET SON MONDE !

 

Petit point de l’équipe logistique :

Et bien sûr, on aura plein de place pour vous accueillir, des lieux pour caler votre tente et des sleepings ainsi qu’une équipe de cantine qui rêve déjà de tous les bons petits plats qu’elle va nous concocter.

Action de soutien par l’EZLN

Notre dernière action: EZLN VS ENGIE

Les activistes de l’EZLN rapportent les déchets nucléaires d’ENGIE-Electrabel dans ses bureaux à Bruxelles.   

Cette après-midi dans le quartier de la gare du Nord, une soixantaine d’activistes de l’Ensemble Zoologique de Libération de la Nature (EZLN) se sont introduits dans les locaux d’ENGIE pour dénoncer le projet d’enfouissement de déchets radioactifs en Belgique. Déguisés en animaux, les activistes de l’EZLN ont abandonné une dizaine de faux barils nucléaires dans le hall d’entrée. Ils accusent ENGIE de crimes environnementaux et climatiques avec la complicité des ministres fédéraux Kris Peeters et Marie Christine Marghem.

Cette année, le gouvernement devra prendre une décision finale sur la manière de gérer les déchets radioactifs de nos centrales, et ce, sur base d’un avis de l’organisme national des déchets radioactifs et des matières fissiles enrichies (ONDRAF). Cet avis propose d’enfouir les déchets radioactifs de haute activité et/ou de longue durée de vie sous des couches géologiques considérées comme hermétiques telle que l’argile. Alors que la région de Boom était nommée en 2010, la nouvelle note de 2018 ne précise plus de lieu de stockage suivant ainsi une demande expresse du gouvernement fédéral. Malgré ce changement, aucune évaluation stratégique supplémentaire des incidences sur l’environnement n’est nécessaire selon l’ONDRAF.

«Il n’existe aucune solution pour ce type de déchets nucléaires mais les enfouir sans étudier l’impact environnemental que cela aura sur le long terme et sans aucune possibilité d’y accéder en cas d’incident, c’est potentiellement un crime contre l’environnement et un crime contre l’humanité que les ministres en charge s’apprêtent à autoriser», déclare l’EZLN. Cette action vise à mettre la pression sur le gouvernement belge afin qu’il mette en place une politique de stockage sécurisé mais qui reste accessible afin de pouvoir réagir en cas de besoin. L’EZLN déclare également qu’”il faudrait fermer les centrales bien avant 2025 tel que prévu par le plan énergie-climat 2030 car la meilleure manière de gérer les déchets c’est de ne pas en produire”.

Au-delà de la question des déchets nucléaires, ENGIE Electrabel est le pire fournisseur belge en matière d’énergie renouvelable selon le classement “Mon électricité verte”. L’EZLN déclare que l’énergie nucléaire est souvent considérée à tort comme une alternative aux énergies fossiles car la disponibilité de cette forme d’énergie a pour conséquence de freiner les investissements et le développement des secteurs de l’énergie renouvelable comme l’éolien et le photovoltaïque. « L’idéal pour l’environnement et le climat mais aussi pour la sécurité et la justice fiscale serait de voir disparaître des géants comme ENGIE, qui placeront toujours le profit avant la sécurité des citoyens et le respect de l’environnement, pour laisser émerger des coopératives de production d’énergies renouvelables.».

Cette action de l’EZLN s’inscrit dans une campagne menée pour la transition énergétique et la justice climatique qui avait commencé en décembre 2017 avec une action similaire menée contre Fluxys et ses projets gaziers.

http://ezln-zoologique.be/

Procès du 23 mai, délibéré le 26 juin

Ce 23 mai au tribunal de Bar-le-Duc, 13 procès de burien.ne.s, pour 3 séries d’arrestations : 1 arrestation le 3 mars, 6 arrestations le 4 mars et 6 arrestations le 14 mars.Beaucoup de flics présents. Ils ne demandaient pas les cartes d’identité pour entrer dans le tribunal cette fois-ci, mais étaient partout dans et autour du tribunal. Les juges ont été interpellées sur cette pression policière, elles ont répondu que c’est au président du tribunal de décider de cela et pas à elles.

Dehors, des barnums, des stands de crèpes, makis, et autres activités.
Dedans c’est long. Malgré des séries de dossiers quasiment identiques, les personnes passent les unes après les autres.

Une nouvelle série de T-shirt a été mise en vogue pour dénoncer le chef d’inculpation bien bricolé des affaires du 14 mars :

pour avoir à Mandres en Barrois […] participé sciemment à un attroupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destruction ou dégradation de biens, en l’espèce en s’intégrant à un groupe d’une quinzaine de personnes se portant à la rencontre d’employés de l’Andra en s’étant préalablement vêtus de manière tendanciellement uniforme, munis de gants et/ou de vêtements ou accessoires destinés à se dissimuler le visage ainsi qu’en ayant ramassé des pierres sur le parcours, dans le contexte d’une évacuation contestée du Bois Lejuc par les forces de l’ordre et à la suite d’appels, notamment diffusés sur les réseaux sociaux, à la réoccupation de cette zone boisée.

Les réquisitions d’Olivier Glady, procureur :

  • Pour 3 dossiers (3 et 4 mars), il demande la relaxe (pourquoi ceux-là et pas les autres quasiment identiques ? parfois impossible à savoir)
  • Pour les 4 autres dossiers du 4 mars, il demande 3 mois de sursis simple
  • Pour les 6 dossiers du 14 mars, il demande 4 mois de sursis, parfois du sursis simple et parfois avec mise à l’épreuve (interdiction de territoire de Meuse et Haute-Marne pour 2 ans et, dans un cas, obligation de travailler)

Cette interdiction de territoire est convoitée par Glady, comme il l’a affirmé afin d’empecher les personnes « de se mettre en situation propre à réeffectuer un délit ». Quant à l’obligation de travailler, elle permettrait de « reprendre contact avec la réalité » …

Les déclarations de Glady s’inscrivaient dans sa volonté de dissocier les bon.nes des mauvais.es opposant.es. « On voit un profil différent », celui là « a fini par retrouver la raison en garde à vue en quittant la ligne du mouvement. Mais il est sorti du commissariat, et vous ne voyez plus le M. X qui a retrouvé la raison », pour celle là « elle est considérée par les forces de police comme la meneuse, la porte parole du mouvement ».

Glady, qui est très fier de son chef d’inculpation, et souhaite que les juges condamnent toute personne pris dans n’importe quel groupe, même s’il y a pas d’éléments sur la personne interpellée « Le groupe est un moyen à la réalisation des infractions. Un peu à la manière d’une association de malfaiteurs, il y a une entente entre les membres du groupe. »

Côté des 5 avocat.es présent.es, le mode de défense adopté pour ce jour a été principalement d’attaquer techniquement les dossiers. Pour chaque procès des nullités ont été demandées par les avocat.es. En fonction des dossiers, il y avait l’absence de PV d’interpellation, des heures qui ne correspondent pas, l’incohérence de reprocher une non-dispersion à un groupe en train de fuir, la non notification des droits en garde à vue, des articles du code pénal confondus, l’absence de l’accord écrit du procureur pour le prolongement de la garde à vue etc etc.

Ont été aussi dénoncé dans certains dossiers:

  • La prise d’ADN par ruse/force sur les vêtements des interpellé.es
  • Des questions en audition qui outrepassaient les affaires (comme par exemple Avez vous versé de l’argent pour cette lutte, ou vous a t’on demandé de l’argent pour cela ? Vos proches versent-ils de l’argent pour cette cause, ou sont-ils garants d’éventuels achats immobiliers ? Pouvez vous nous citer d’autres maisons occupées par des opposants ?)
  • La catégorisation dont sont victimes les accusé.es. « Je suis outrée quand j’entends le ministère public parler de « militants anti CIGEO », « gens de Bure ». Qui sont ces gens ? Les habitants administratifs de Bure ? Ou quelque chose d’autre ? […] La désignation est sombre et fait penser à ce que Michele Aliot Marie appelait dans l’affaire Tarnac la Nébuleuse, quand on voit ce que ça a donné. » (une des avocate)

La juge a censuré à chaque fois les inculpé.es (de l’affaire du 4 mars) qui ont voulu faire au tribunal une seule et unique déclaration commune spontanée sans répondre aux questions du tribunal :

Nous ne sommes pas particulièrement surprises de nous trouver devant vous aujourd’hui. En effet, nous concevons cette procédure comme banale dans un contexte de répression accrue depuis quelques temps envers celleux que la justice désigne comme militants anti-cigéo. Vous allez juger 6 personnes parmi tant d’autres, prises au hasard. A ce titre nous ne voyons pas pourquoi nous devrions nous singulariser et répondre individuellement à vos questions. D’une façon générale, nous refusons que justice soit rendue en fonction des origines, des catégories sociales, des diplômes et/ou des situations professionnelles. Bien que nous restions des individues de sensibilités différentes et que nous ayons donc réagi de diverses manières à nos gardes à vue, nous ne voulons pas que vous nous dissociiez les uns des autres en fonction de critères racistes et classistes.

Les prétextes de la juge étaient qu’on ne pouvait pas faire de déclaration commune car ce sont des procès individuels, et quand les prévenu.es commençaient à lire, elle coupait en disant que c’était hors propos par rapport à l’affaire.

Par contre elle n’a pas censuré ni les avocat.es ni le procureur même quand celui-ci a fait tout un laius pour dire que le procès se transformait en procès contre la police, qu’il peut garantir personnellement que M. Dubois (le commandant de gendarmerie local) faisait très bien son boulot, ou encore quand il parlait des « gens de Bure ».

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