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Le 24 octobre tous-tes à Bar-le-Duc en soutien aux paysan-ne-s en lutte !

RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN

Aux camarades paysan-ne-s en lutte contre l’installation de la décharge nucléaire

 

Place Saint-Pierre devant le tribunal correctionnel de BAR-LE-DUC

8H30 et pour la journée

MARDI 24 OCTOBRE 2017

Le 12 septembre dernier, le pro-vo-cureur de Bar-Le-Duc, au terme d’une plaidoirie maladroite mais volontairement séditieuse, accusait Jean-Pierre Simon, agriculteur à Cirfonfontaines, « coupable du choix de ses alliances et convictions ».

A l’occasion de ce procès incompréhensible (l’ANDRA n’ayant même pas demandé de dommages et intérêts : drôle de victime!), le procureur a tout de même requis 3 mois de prison avec sursis à l’encontre de Jean-Pierre.

L’attitude ultra justicière de cet habituel procureur acharné envers les opposant-es à Cigéo révèle en réalité un renforcement autoritaire de l’Etat et de son pouvoir judiciaire qui entend criminaliser celles et ceux qui rejoignent la lutte commune contre l’ANDRA et sa folie nucléaire, et plus généralement les militant-es des mouvements sociaux.

En installant un climat de tension et une présence policière permanente sur le territoire de Bure et ses environs, la préfecture, main dans la main avec l’Andra et certains élus locaux, cherchent à provoquer et à viser les populations installées dans les villages et qui gênent, par leur présence et par leurs activités rurales ou militantes, l’avancement du projet Cigéo illégitime.

N’acceptons pas cette logique de l’arbitraire, de la provocation et de la condamnation de celles et ceux qui agissent pour l’avenir de ce territoire et de ses habitant.e.s.

Rendez-vous la journée du 24 octobre, à l’occasion du rendu du délibéré et de l’audience de nos amis paysans.

Soyons nombreuses, nombreux !

Contacts :

Romain Balandier : 06 13 38 18 28

Mathieu Pagès : 06 38 28 85 39

Béatrice Quétant, animatrice de la Confédération paysanne de la Meuse : 03 29 86 10 50

Andra pas content, gendarme grognant

Nouveaux coup de pression policière sur les barricades du bois Lejuc, alors que l’Andra s’enlise dans ses demandes d’autorisation. Récit et appel à occupation.

Ce matin à 6h, quatre fourgons de gendarmerie se sont avancés jusqu’à la barricade mobile à trente mètres de la vigie sud et ont embarqué cette dernière, sans aucun doute pour dépôts d’ordures sur la voie publique. Devant cette équipe bleue très entreprenante, les chouettes hiboux présent.e.s prirent la décision de mettre le feu à la première barricade fixe devant la vigie. S’ensuivit une demie heure de face-à-face avant que, n’en mettant pas leur main au feu, les casqué.e.s présent.e.s retournent se morfondre dans leurs tristes casernes.


Dans la lignée de toutes les précédentes, cette stratégie de pression policière et de militarisation témoigne de la situation de faiblesse de L’Andra et du projet Cigéo. Il y a seulement cinq jours, la commission environnementale laissait sans réponse (et rejetait de fait) sa demande de défrichement dans le bois Lejuc, la contraignant à produire ses études d’impact environnemental, renvoyant aux calendes une date légale de début des travaux. pour ne pas perdre la face, la préfecture de Meuse choisit de répliquer par l’intimidation, à laquelle les chouettes hiboux répondirent par le feu.

Aujourd’hui plus que jamais nous vous invitons à venir habiter le bois et nous aider à préparer l’hiver. Ce 22 octobre nous commencerons la construction de la cabane solidaire. Le 24 à Bar-Le-Duc se tiennent deux procès de paysans amis ; et jusqu’à début novembre de nombreux chantiers sont prévus à la barricade nord ! Ramenez vos outils, vos matériaux, vos rires et vos chants, n’hésitez pas à venir habiter pour quelques jours, et n’hésitez pas non plus à rester six mois ! Aujourd’hui il pleut, mais il fait chaud autour des barricades.

 

Week-end de chantiers en forêt

L’hiver approche à grands pas et les chouettes et hiboux du Bois Lejus se préparent à hiberner plus que jamais! Suivant le chantier de la cabane solidaire le 22 octobre et le rendu du procès de Jean-Pierre le 24 octobre à Bar-le-Duc, on invite toutes personnes motivées à rester ou nous rejoindre en forêt du 26 au 29 octobre afin de réaliser différents chantiers; entres autres un dortoir collectif (chauffé!) à la Barricade Nord, une cuisine d’hiver et de nouvelles barricades. La Maison de la résistance sera là comme d’hab pour vous accueillir et il sera possible de mettre en place une navette en voiture de la forêt à la maison (au besoin). L’idée est de se donner rendez-vous tous les matins à 10h à la Barricade Nord pour établir les besoins des différents chantiers et ensuite se diviser petites équipes.
Ce sera l’occasion de faire des rencontres, d’apprendre à bricoler et de partager nos différents savoirs en mode convivial. Que vous ayez vos outils ou non, que vous sachiez construire des château-forts ou des châteaux de sable, toutes formes d’aide seront les bienvenues! Et comme l’ANDRA est en attente de recevoir une autorisation de défrichage d’ici novembre, n’hésitez surtout pas à vous installer avec nous à court, moyen ou long terme. Nous ne serons jamais trop pour défendre le Bois Lejus et faire capoter leur projet de poubelle nucléaire!
Infos pratiques pour la semaine de chantiers:
    Quand? du 26 au 29 octobre, rendez-vous tous les matins à 10h
    Où? à la Barricade Nord
    Où dormir? dans une des cabanes en forêt avec un bon duvet ou à la Maison de la résistance
    Comment venir à Bure? voir le lien ici.
    Quels sont les besoins de matos? bois, planches, scies, marteaux, visseuses, clous, vis, baches, poêles à bois, etc.
    Pour une liste exhaustive des besoins de matos voir le lien ici.

« CONSTRUISONS LA CABANE SOLIDAIRE ! » & Premier moment inter-comités au Bois Lejuc – Dimanche 22 octobre 2017

Le 22 octobre, nous allons poser les premières fondations d’une cabane solidaire construite par tous et par toutes dans le bois Lejuc. Vous êtes les bienvenu-es ! L’idée est de rebâtir le « couarail »-cette pièce qui se veut dans la tradition du coin, un lieu de rencontre et d’échange. La cabane est un lieu ouvert, elle comportera un espace d’accueil et un dortoir. Voici le programme de cette journée dans les bois, dans les couleurs flamboyantes de l’automne ! – 11h : rdv à la barricade nord pour le *remontage du tipi Bois debout*. Cette construction faite de planches colorées, porteuses des messages de soutien et d’espoir venus de partout, avait été montée une première fois au festival Bure’lesques, et doit maintenant trouver sa place définitive au Bois Lejus libéré.

12h30 : repas tiré du sac, amenez de quoi partager et nous on essaiera de faire une soupe chaude !

après-midi : lancement du chantier d’une nouvelle « cabane solidaire », porté par des assos et sympathisant.es, toujours plus nombreux-ses à s’impliquer dans l’occupation du bois. Amenez votre matos de construction ! Toutes les infos et besoin sur http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article859

16h30 : goûter-apéro en forêt (ou à la maison s’il fait moche) pour commencer à discuter des comités de lutte. Profitons de cette journée de chantier pour nous rencontrer et discuter de la constitution des groupes locaux, des actions décentralisées, des envies/attentes de chacun-e-s, réfléchir à de futures échéances communes, partager du matos de diffusion, etc ! Ce temps de discussion sera un premier jalon pour se rencontrer avant de penser des rencontres inter-comités plus larges dans quelques mois !

Rappel ici se trouve la liste des besoins en matériel que chacun et chacune pourra ramener lors de la journée de rassemblement du 22 octobre en forêt : http://vmc.camp/2016/11/13/liste-besoin-matos-foret-au-12102016/

Solidarité depuis le territoire Mi’kmaw non-cédé

Nous avons reçu cette photo de solidarité réalisée par des gentes impliquées dans la lutte contre la pétrolière Junex en territoire Mi’kmaw non-cédé (territoire surtout connu sous le nom de Gaspésie). Située dans l’est du Québec, la « péninsule gaspésienne » est menacée de toute part par de nouvelles réglementations qui autorisent l’extraction pétrolière dans la région. En août dernier, des dizaines de militant.e.s écologistes et anticolonialistes ont bloqué l’accès à un site de forage de la compagnie Junex pendant plusieurs jours. Suite à leur expulsion, illes se sont retrouvé au bord de la route 198 où un campement de solidarité s’était mis en place. Le « Camp de la rivière » (ou « Junexit ») entamera bientôt son deuxième mois d’existence et les gentes sur place se prépare maintenant à affronter l’hiver! Le camp est devenu un lieu de rencontre incontournable dans la lutte contre les hydrocarbures et la destruction coloniale dans les provinces de l’est du Canada.

NON AUX PÉTROLIÈRES! NON AU NUCLÉAIRE! One world, one struggle!

Pour info: campdelariviere.info

La vie ne s’arrête pas – 8 octobre concert à la Maison de résistance!

On ne s’arrête pas de vivre à Bure… Au contraire ! En forêt on se prépare à l’hiver tandis qu’un film post-apocalyptique du collectif des Scotcheuses commence à être tourné dans les villages alentours et que le champ de patates n’en finit
plus de donner ses fruits. Et ce dimanche, ce sont les copain.e.s de la compagnie KTA qui nous font le plaisir de venir jouer à la Maison de Résistance leur spectacle. C’est punk, c’est malin, c’est bruyant et bavard mais surtout ça raconte par le menu les petites révoltes et les grandes insoumissions qui jalonnent l’histoire de France mais qui n’apparaissent que rarement dans les livres d’Histoire.

à écouter ici :
http://ciekta.bandcamp.com/

Il y aura aussi le duo de Clitocracy en début de soirée :
http://clitocracy.bandcamp.com/

Et les deux groupes seront la veille au soir à Nancy à l’occasion du
week-end « No means no » sur le consentement.
http://manif-est.info/No-Means-No-6-7-et-8-octobre-2017-306.html

pas peur

un café – un rail de flammes – pas peur seulement

le vertige sur des traînées

de désir en attente des ruines. L’été

court à sa perte pendant qu’on brûle le

moment

entre caresses et chuchotements de pages

parfois le moment coïncide avec l’orage. Ou un feu

qui s’éteint tranquille

la situation se présente entre le dos obscur

du chat sauvage et le cri abrupt de la chouette

 

pas peur seulement l’excitation sur les ornières de

cailloux en attente des sangliers

un défilé de nuages qui s’en foutent d’éole, qui

tracent c’est la consistance du ciel rapportée au

réel

 

le goût de la fumée – une chauve-souris en lisière

découpe la nuit

pas peur seulement l’hésitation sur des histoires

en attente d’être racontées – ou jamais

 

des pommes vertes

panique et contrefeux et baises

les tiques se la ramènent le jour et la nuit la marée

de mulots monte

un morceau de champignon comme un rêve halluciné

 

 

 » ma dernière cendre sera plus chaude que leurs vies  » – Tsvetaieva

Après les perquisitions, l’A.G. du mouvement appelle à créer des comités Bure partout !

Ce 23 septembre, nous étions une soixantaine de personnes, issues de toutes les composantes de la lutte, à l’assemblée du mouvement contre la poubelle nucléaire et son monde, pour réagir aux perquisitions qui nous ont frappées trois jours plus tôt. Ce qui a été fouillé de fond en comble par les gendarmes ce jour-là, ce n’est pas juste deux lieux collectifs et trois logements de militant-e-s. Ce sont nos vies, nos intimités, nos amitiés. C’est tout un mouvement dans la diversité de celles et ceux qui le font vivre, depuis quelques mois ou depuis 25 ans. Voir et entendre des gendarmes fracasser des portes et entrer dans des dortoirs en tenue anti-émeute, les armes à la main, était un choc : il a fallu toute la solidarité entre nous et les soutiens immédiats de l’extérieur, des habitant-e-s et des militant-e-s, pour le dépasser.

C’est pourquoi nous avons été très ému-e-s par les rassemblements qui se sont organisés partout dès ce jour-là. Emu-e-s aussi par le fait que des personnes souhaitent former des comités de soutien ou de lutte. Cette perquisition se retourne contre ceux qui l’ont organisée, car ce déferlement de soutiens et de dons nous a unies et a redonné du courage pour affronter le pouvoir gigantesque de l’industrie nucléaire.

Notre lutte ne veut pas simplement sauver un territoire rural de l’enterrement de première classe que lui offre le nucléaire. Elle concerne tout le monde. Le projet Cigéo en Meuse est le dernier espoir pour l’État de gagner du temps face à l’inexorable accumulation des déchets radioactifs. En le bloquant, nous remettons en question l’existence de toute la filière, depuis l’extraction de l’uranium au Niger, au Gabon…, jusqu’aux centrales, jusqu’à la poubelle finale. Et nous questionnons aussi plus généralement la violence de l’État envers tout ce qui vit.

Toutes les personnes qui se sentent touchées peuvent rejoindre la lutte depuis leurs lieux de vie, en créant si ielles le souhaitent des comités locaux, pour former un réseau de soutien mutuel. Pour que les intérêts de l’institution nucléaire soient attaqués partout où elles ont pignon sur rue, et qu’il y ait partout des des soirées de soutien, des info-tours, des actions contre les nucléocrates et leurs sous-traitants (Vinci, Eiffage, EDF, Areva, Biotope…). Libérez votre imaginaire !

Nous vous invitons dès le week-end du 21 et 22 octobre à venir à Bure : samedi 21, pour se rencontrer entre comités et dimanche 22, pour construire une cabane d’accueil dans la forêt libérée ! Pour affronter l’hiver, les matériaux de construction, d’étanchéité et d’isolation sont les bienvenus. D’autres rencontres suivront.

Si vous voulez relayer la lutte ou créer un comité de lutte chez vous, envoyez un contact (et éventuellement un petit texte si le coeur vous en dit!) à la liste burepartout@riseup.net, et inscrivez-vous sur la liste bure-intercomites@lists.riseup.net

Vous pouvez aussi venir nous voir, deux jours ou un an, renforcer la lutte locale et l’occupation de la forêt. Et partout, créons des espaces communs, reprenons nos vies volées !

On ne nous atomisera jamais !

L’Assemblée de lutte de Bure du 23 septembre.

Infos : vmc.camp/comites-de-lutte/  /  Contact : burepartout@riseup.net 

APPEL EN ANGLAIS

After the police searches, our General Assembly calls for the creation of Bure support committees everywhere!

On September 23rd, about sixty people from all the components of the struggle met for the the general assembly of the movement against the nuclear dump and its world, and in reaction to the police searches which happened three days before. What was thoroughly violated by the police on that day wasn’t only two collective and three private life spaces shared by opponents. It was our lives, our intimacies, our relationships and our diversity. To see and hear cops demolish doors and break into our dormitories wearing riot gear, weapons in their hands, was quite a shock: it took all the solidarity among ourselves and from our outside supporters, from locals and activists, to overcome it.

This is why we were so moved by all the meetings that took place from that day on. Moved, also, by how people are willing to create support and action committees. This search has turned back against those who organized it, because the tremendous wave of support and donations that followed has united us and given us more courage to oppose the gigantic powers of nuclear industry.

Our struggle doesn’t only aim at saving some rural area from the first class burial which nuclear industry has to offer. It extends to everyone. The CIGEO project in Meuse is the State’s last hope to gain time when it is faced by the inexorable accumulation of radioactive waste. By blocking it, we are questioning the very existence of the entire industry, from uranium extraction in Niger and Gabon, to nuclear factories, to the final dump. And we are more generally questionning the State’s violence against all form of life.

Every person who feels concerned can join the struggle from where they live, by creating if they so wish a local committee, to build a solidarity network. So that the nuclear institution will be attacked wherever it exists, and that everywhere there can be support parties, infotours, actions against nucleocrates and their subcontractors (Vinci, Eiffage, EDF, Areva, Biotope…). Unleash your imagination!

We invite you on the week end of October 21st/22nd to come to Bure: On Saturday 21st to meet with all the local support committees and on Sunday 22nd to build a welcome house in the freed forest! To survive winter, all construction/water and weather proofing materials are welcome. Other meetings will follow.

If you want to spread the struggle or create a local committee, send a contact (and even a text if you want!) to the burepartout@riseup.net list, and register on the bure-intercomites@lists.riseup.net list.

You can als come visit us, for two days or a year, to reinforce the local struggle and forest occupation. And lets create common places and take our stolen lives back everywhere!

We shall never be atomized!

Bure General Struggle Assembly on September 23rd