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Lecornu n’achètera pas nos âmes !

On nous annonce depuis 3 jours la venue (pas si) discrète à Bure du secrétaire d’état auprès de Nicolas Hulot, M. Lecornu, en tournée sur les sites nucléaires de l’est. Effet d’annonce réussi : les journalistes se pressent au portillon pour la seconde fois consécutive en une semaine. Après nous avoir bombardé de questions, plus absurdes les unes que les autres, sur un éventuel exode massif zadiste entre Notre-Dame-des-Landes et Bure, la blitz-presse aimerait savoir ce que nous suscite cette visite impromptue ?

À la suite de Fessenheim où il a fait miroiter les promesses d’un avenir radieux pour racheter un passé irradié avec des billets verts, l’encorneur vient visiblement rejouer sa partition dans la Meuse auprès d’un parterre « d’élus du territoire« . Après une petite descente dans le gouffre des enfers, Lecornu prévoit de moissonner quelques âmes déjà convaincues par des années de corruption institutionnalisée. L’occasion de prendre par exemple l’habituelle petite photo de poignée de main avec Stéphane Martin, Maire de Gondecourt-le-Château, président de la codecom de la vallée de l’Ornois et fervent promoteur du projet Cigéo devant l’éternel. Mais il manquera, sans aucun doute, un certain nombre d’élu-e-s à l’appel, ceux-là ne signeront pas pour une nouvelle décennie de mensonges éhontés : emplois, développement économique et démographique ne sont toujours pas au rendez-vous, bien au contraire, malgré plus de 800 milliions d’euros déversés par les GIP de Meuse et Haute-Marne en 15 ans.

Étrange de voir M. le secrétaire d’état pointer son nez à l’encornure lorsque M. Hulot n’a pas daigné recevoir lui-même les opposant-e-s à Cigéo venus pour le rencontrer au ministère de l’environnement, il y a un peu plus d’un mois. Cela dit, M. Lecornu n’a pas plus exprimé cette fois-ci le souhait de rencontrer les opposant-e-s lors de sa visite … au moins une hypocrisie qui nous est épargnée.

Et si on nous demande malgré tout ce que nous pourrions attendre de MM Lecornu et Hulot ?  Rien, sinon d’enterrer sans attendre le projet Cigéo dans son propre trou et ouvrir la porte de sortie immédiate et inconditionnelle au nucléaire. Après 70 ans de mensonges outranciers et une dangereuse inconséquence envers l’avenir de l’humanité, il paraît inconcevable qu’un gouvernement puisse à la fois se prévaloir de poursuivre le nucléaire et compter un ministère de l’écologie en son sein ; c’est un peu comme vouloir préserver d’une main ce que l’on a condamné de l’autre.

En tout état de cause, l’agenda des ministres n’est pas le nôtre ! En deux ans nous avons engagé près d’une trentaine de procédures administratives qui, pour certaines ont abouti à la condamnation de l’Andra (pour le défrichement illégal du Bois Lejuc au 1er août 2016), pour d’autres ont permis de l’astreindre à des études d’impact (avis de l’autorité environnementale annulé au printemps 2017) et les dernières qui attendent encore impatiemment des suites devant les tribunaux. Dans l’attente, nous avons eu satisfaction de voir l’Autorité de Sûreté Nucléaire reconnaître officiellement dans ses derniers avis et rapports la légitimité de nos arguments scientifiques, qui mettaient sérieusement en doute la viabilité et sûreté du projet Cigéo. Sauf à apporter des réponses à ces questions, que l’Andra elle-même n’est pas en mesure de fournir, la visite de M. Lecornu relève juste à nos yeux d’un énième exercice de langue de bois destiné à rendre l’inacceptable acceptable aux populations locales.

Qu’on se le dise, après les Christian Bataille, les Gérard Longuet; Le Cornu n’achètera pas nos âmes, sa venue ne fait que souffler sur les braises d’un incendie de colère qui n’a pas fini de s’éteindre !

 

13/02 à 9h : Face au festival des procès absurdes, tou.te.s à Bar le Duc pour le Carnaval des Hiboux !

Podcast Ziradio : Votre béton sera votre tombe !

Appel à contribution : livre d’or du mur

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Un 13 février, deux procès, trois accusés.

Cela commence comme une comptine, un peu trop répétée ces derniers temps, d’ailleurs… Encore des rassemblements devant le tribunal? C’est devenu presque une routine à l’heure de la criminalisation accélérée de la lutte anti-nucléaire, quand les citations directes par le procureur deviennent règle commune. Mais ce rendez-vous là est exceptionnel, tant la charge symbolique de ces trois accusations est forte. Deux personnes devront répondre le 13 février de la destruction du mur de béton érigé illégalement par l’Andra autour du bois Lejus à l’été 2016 ; une autre devra se défendre d’avoir « atteint à l’honneur » du commandant de gendarmerie Bruno Dubois en déclarant s’être faite étranglée par lui lors de son arrestation le 18 février 2017.

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Fil info janvier 2018

23 janvier

Le vendredi 19, nous avons pu observer une intense activité de la part des gendarmes.

Le matin, six hiboux en chemin vers le bois Lejuc ont subi un long contrôle d’identité au milieu d’un champ, mobilisant deux voitures de gendarmerie et un véhicule banalisé. Des copaines sont venu.es en soutien.

L’après-midi, à une centaine de mêtres de la vigie sud, un important dispositif de gendarmerie (deux fourgonettes et deux fourgons) est venu protéger un camion miltaire sur lequel a été dressé une longue antenne pendant une vingtaine de minutes (nous n’avons pas de photo de l’antenne entièrement déployée).

10 janvier

..d’ici

Depuis une semaine, grâce à la tempête, on a de nouvelles barricades de partout en forêt ! Mais ne vous inquiétez pas, tout le monde va bien 😉

En ce moment on a le droit à une bleusaille un peu reloue, qui contrôle les gentes à pied ou en voiture. Un petit exemple des passages en voiture banalisée ou non devant la maison hier matin (c’est sans compter les autres lieux) : 8:20, 8:28, 9:00, 9:38, 10:08, 10:11, re 10:11, 10:51, 11:06, 11:40, 12:00, 12:30… Encore un ptit tour de manège les gars ?

A part ça, entre deux arrivées de nouvelles personnes (trop la folie !!)  la routine hivernale s’installe : ateliers de programmation informatique, fournées de pain, ateliers clown, jeux de société, préparation pour le printemps du jardin de la gare, ménage interminable de la maison…

…et bientôt en exclusivité totalement totale : un nouveau site internet !! mais chuuut…

… et d’ailleurs

26 janvier – Contre la logique sécuritaire d’un monde qui enferme

On relaie un commniqué de prisonniers de Fleury en réponse aux blocages des matons : sortons tous les hiboux de leurs cages ! Liberté pour tous et toutes !

…et rendez-vous à Bure les 15 et 16 mars pour de nouvelles rencontres contre l’enfermement (plus d’infos bientôt).

De nos amies de l’amassada

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Soutien aux 16 personnes arrêté.es en Sud-Aveyron

Nous relayons ici le communiqué de l’Amassada et des opposant.es à l’éolien industriel et au Transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu (12) :

Jeudi 25 janvier

« Ce matin, aux alentours de 6h30, plusieurs habitants des communes de Saint-Affrique et Camarès, ont vu leur sommeil interrompu brutalement par une série d’irruptions intempestives dans leur domicile. Plusieurs dizaines de gendarmes s’y sont en effet déployés pour procéder à l’arrestation de 16 personnes. Cette opération militaire démesurée semble répondre aux refus commun de plusieurs personnes d’aller à une série de convocations ayant été distribuées peu après le court blocage le 12 décembre 2017 d’un chantier éolien industriel à Crassous (Saint-Affrique). Aucun lien n’ayant été établi entre ce blocage et les personnes convoquées, les concernés avaient jugés peu pertinent d’obéir à ces injonctions, et avaient judicieusement fait connaître leur décision publiquement par voie de presse. Cette opération démontre une fois de plus que le Procureur de Rodez ayant mandaté la troupe, fait, comme ses semblables, bien peu cas de la présomption d’innocence. Opération dont les méthodes rappellent vaguement celles de l’anti-terrorisme.
Nous appellons donc aujourd’hui à un rassemblement bruyant devant la Gendarmerie de Saint-Affrique à 13h00 mais aussi ce soir à 18h00 au « Lieu-Dit » (Saint-Affrique) pour organiser l’auto-défense juridique. »

Les chouettes hiboux de Bure apportent leur soutien aux copain.es de l’Aveyron.

Edit : Les personnes arrêtées sont sorties de garde-à-vue vers 16h30 !

Nous vous invitons à consulter régulièrement le blog de l’Amassada (douze.noblogs.org)  pour vous tenir informé.es sur les lutte anti-transfo et anti-éolien industriel du sud-aveyron.

Appel à contribution pour un livre d’or de la chute du mur

NOUS SOMMES TOUS.TES DES TOMBEUR.SE.S DE MUR !

 

Le 13 février, deux amis passeront en procès au tribunal de Bar-le-Duc : ils sont accusés de la destruction du fameux mur de béton érigé par l’Andra autour de la forêt à l’été 2016. Quand on songe à la vague d’espoir et de joie, au sentiment profond d’unité et de force qui avaient accompagné ce moment historique, il est clair que nous ne pouvons pas ne pas réagir ! Nous sommes tous.tes des tombeurs de mur ! Des informations suivront donc bientôt sur ce procès scandaleux, et sur notre appel à mobilisation. Restez aux nouvelles sur vmc.camp !

D’ici là, nous vous invitons à mettre à profit les 21 jours qui nous séparent de l’audience, en rédigeant ensemble un livre d’or de la chute du mur. En une phrase ou en dix pages, que vous ayez été là ce jour là ou non, partagez vos souvenirs, dites-nous ce que cela vous a inspiré, et envoyez vos contribution à livredordumur@riseup.net.

Montrons leur que nous n’avons clairement pas vécu la même journée, ce 14 aout 2016, et que ce qu’ils voudraient réduire à une « déterioration » commise par deux personnes a en fait fait vibrer à l’unisson des centaines voire des milliers de personnes. Individus, collectifs ou associations, nous y étions tous et toutes, ou nous aurions voulu y être : faisons-nous entendre !

On compte sur vous !

Des chouettes hiboux.

Appel de l’équipe TRADUC BURE

 

 

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Cher.e.s tous.tes !
Nous avons besoin d’aide pour traduire les articles publiés sur vmc.camp, ainsi que certains tracts et brochures que nous écrivons et/ou que nous partageons ici. Les traductions peuvent se faire en n’importe quelle langue.
Nous communiquons via une liste mail. Si vous souhaitez participer, chouette ! Il vous suffit d’envoyer un mail à traducdebure-subscribe@lists.riseup.net.
Un grand merci d’avance pour votre aide ! 🙂

 

Une chouette hiboux de Bure.

Audience du 16 janvier : 6 mois fermes requis pour menaces et refus de signalétique !

Récemment nommé à la cour d’appel de Nancy comme substitut du procureur au Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc, Bruno Fleury met la barre particulièrement haut dans ses réquisitoires : 6 mois de prison ferme pour ne pas être revenu en prison à l’issue d’une journée de sortie, puis 6 mois de prison ferme pour refus de signalétique et menaces de mort.  Une chose est sûre : Bruno Fleury ne fait pas partie de ceux qui souhaitent répondre à la surpopulation carcérale, bien au contraire. De quoi réjouir encore les matons en colère.

L’article de l’Est Républicain de ce mercredi 17 janvier est sans ambiguïtés dans son titre : à Bure on entend faire « régner la loi ». Suit un texte un peu confus où l’entrée en fonction d’un nouveau substitut, d’une juge des libertés et de la détention et d’une assesseure se retrouvent mêlés aux bonnes résolutions de notre bien-aimé procureur Olivier Glady qui entend se battre sur tous les fronts de l’injustice meusienne : la délinquance burienne, les stupéfiants, les harcèlements sexuels. Une lecture un peu rapide du titre et du contenu prêterait presque à penser que Bure est le Gotham du crime dont Olivier Glady sera le Batman. En tous cas, M. Glady nous avait prévenu l’année passée en demandant au feu juge

En attendant, la couleur est annoncée avec cette première audience burienne de l’année et trois autres audiences inscrites par le procureur pour le 13 février prochain puis une autre le 6 mars. Ce mercredi la salle était emplie aux deux tiers avec une cinquantaine de personnes dont une quarantaine de soutiens pour notre ami X qui comparaissait après avoir été interpellé à la Maison de Résistance, lors de sa perquisition le 20 septembre dernier..  

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20 janvier – Assemblée de lutte contre Cigéo

L’assemblée de lutte à Bure réunit le temps d’une demie-journée toutes les composantes de la lutte, les voisin.es, habitant.es de Bure et autour, visiteur.euses occasionnel.les, soutiens distants et moins distants. Elle est largement ouverte à tout.es celles et ceux qui souhaitent s’informer ou s’investir dans la lutte.

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A l’attention des journalistes souhaitant venir à Bure cette semaine

L’engouement médiatique suscité par l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes commence à déferler sur Bure. Car maintenant que s’achève cette farce grotesque qui a vu les gouvernements successifs s’obstiner dans la défense d’un projet vieux de cinquante ans, où donc, sinon dans la Meuse, retrouver à peu de frais ce parfum de « scandale zadiste » qui fait vendre tant de papier?

Nous voulons préciser d’emblée que nous ne sommes pas la « ZAD de rechange » de l’après-NDDL. Aujourd’hui, toutes nos pensées vont à nos ami.es de l’ouest et à la célébration de leur victoire. Nous ne souhaitons pas profiter de la situation pour faire du sensationnel facile sur le sujet de Bure : ce qui se joue ici, les failles de sécurité de Cigéo pointées par l’ASN, les manipulations de l’Andra, notre volonté d’habiter un territoire que d’autres vouent à l’enfer nucléaire, tout cela mérite bien davantage !

Pour cette raison, nous demandons aux journalistes qui souhaiteraient nous rencontrer de nous adresser leur demande détaillée par mail sur automedia.bure (at) riseup.net ou par téléphone au 07.53.54.07.31. Nos lieux de lutte sont aussi nos lieux de vie. C’est pourquoi, sans contact préalable, nous ne recevrons pas des équipes qui se présenteraient spontanément à la Maison de Résistance ou au Bois Lejus.

Nous invitons également à prendre connaissance du communiqué résumant la position commune du mouvement anti-Cigéo avant de nous contacter.

 

Communiqué des opposant-e-s à CIGEO : Après l’abandon de l’aéroport de NDDL, défendons la ZAD, renforçons la lutte à Bure et partout ailleurs !

C’est officiel : le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est abandonné. Il y a peu de mots pour décrire le mélange d’émotion qui nous assaille, un sentiment profond de joie, de dignité, de justesse et de force. Aujourd’hui, pour de très nombreuses personnes en France et au-delà, est un jour historique : un de ceux, encore trop rares, où une force collective entêtée fait plier les puissants.

Ce n’est pas si souvent dans une vie que l’on peut ressentir de telles joies, une telle force. Cela faisait depuis 2006 et le CPE qu’un large mouvement populaire et déterminé n’avait plus remporté une victoire. Aujourd’hui ce n’est pas seulement un projet d’aéroport (parmi des centaines d’autres en construction dans le monde) qui est abandonné, c’est un sentiment de victoire possible qui renaît et nous inspire pour toutes les luttes que l’on mène partout, pour tous les mondes que nous essayons de bâtir.

Ni le rejet systématique des recours juridique des opposant-e-s, ni les parodies de consultation démocratique, ni le recours à la force militaire comme en 2012, n’ont pu permettre de mener à bien ce projet. Pour autant, il nous faut nous garder de tout triomphalisme. L’abandon de l’aéroport est la fin d’une première phase de lutte, qui aura duré plus de 50 ans. Maintenant il faudra déjouer, dans les jours et mois à venir, toutes les tentatives d’évacuation de la ZAD – même « partielle », même à minima. Il faudra crever la baudruche de la communication va-t-en guerre et la montrer pour ce qu’elle est vraiment : une mise en scène de l’État pour ne pas perdre totalement la face. Il faudra par dessus tout battre en brêche toute tentative de dissociation entre occupants légaux et illégaux, agriculteur-ices et squateur-euses, bons ou mauvais anti-aéroport. Il en va de l’avenir de la ZAD et de tous les rêves qu’elle a suscités.

Ce que les gouvernants et les technocrates, qui ne pensent qu’avec des chiffres, ne comprendront jamais c’est que l’on peut être prêt à se battre pour des attachements qui nous dépassent. Nous réaffirmons que nous appelons à défendre la ZAD de manière unie. Nous appelons à un moratoire sur toute expulsion, et au transfert des 1650 hectares de terres à l’ensemble du mouvement pour une gestion collective, basée sur les 6 points du mouvement anti-aéroport. Nous appelons à venir massivement le 10 février pour la fête de la victoire, qui promet d’être inoubliable, sur la ZAD.

L’aéroport ne se construit pas : le capitalisme, un temps, trébuche, mais il continue son avancée destructrice ailleurs. Certains medias pourraient maintenant annoncer de manière pétaradante le « départ des zadistes » en premier lieu vers Bure. Cela pour mieux légitimer une future intervention policière d’ici à quelques mois sur le bois Lejuc occupé depuis juin 2016.

Mais à Bure, nous avons toujours dit que nous refusions le label ZAD pour mieux inventer la richesse singulière de notre lutte en Meuse. Le fantasme de la « horde de zadiste radicale », fréquemment agité pour son parfum de sensationnel, ne fonctionnera pas plus aujourd’hui qu’il y a 1 an et demi, quand le bois Lejuc a commencé à être défendu.

L’abandon de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes n’est pas plus la victoire des « zadistes » que des « agriculteurs-ices », des « associations » ou des « comités » : c’est celle de tout un mouvement protéiforme, dépassant largement le cadre local, qui a su faire de sa diversité une force, malgré toutes les frictions, et ne pas camper sur des positions identitaires. Demain, nous espérons qu’il en ira de même dans la lutte nécessaire contre le projet de poubelle nucléaire de Bure. Nous appelons à continuer de construire et renforcer des comités partout et rejoindre tous ceux qui se créent depuis des mois.

Non aux expulsions ! Que vivent la ZAD et ses mondes !

Communiqué signé par : Des chouettes hiboux en réunion hebdomadaire, Bure Stop, CEDRA