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Montier en Der ou le monde derrière l’objectif !

On y parle de nature , de milieu naturel, de migration d’oiseaux… tout ce qui fait qu’ un jour n’importe qui s’émerveille pour ce qui l’entoure, et se passionne jusqu’à avoir le désir infini de protéger ces richesses à la portée de tous. L’oiseau a passionné les combattants de la guerre 14 18 au cœur des tranchées… il faisait rêver les « poilus »: chants d’alouettes ou de mésanges charbonnières résonnaient entre deux bombardements. Ils inspirèrent des musiciens comme Messiaen mais ce qu’ils inspiraient aux poilus n’avait pas de prix : s’imaginer à la maison , en liberté , loin de la tranchée.
Et de quelle liberté ont pu être inspiré les occupant-e-s du Bois lejuc
en juin 2016 et autres chouettes de Bure ? La sensation fugace d’être au monde! Le plaisir de vivre dans la forêt, de lutter ensemble, de sentir le contact avec l’humus en écoutant le concert de la grive musicienne, des pouillots véloces, fitis ou siffleur …Walden  ou la vie dans les bois et la résistance aussi à l’occupant nucléocrate !

 



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Contribution de quelques habitants de la Vienne et de la Charente à une solution originale au problème des déchets radioactifs

À la fin des années 1980, l’Andra a tenté de démarcher plusieurs départements de France pour y implanter son gros trou atomique. Elle a su se faire accueillir à coups de fourches, de goudrons et de plumes, de tracteurs blindés, de manifs massives et déterminées et multiformes, d’occupation de site et de veillée de Noël, de centaines de personnes brûlant leurs cartes électorales et organisant des signatures de pétition massive, etc, etc. Des luttes injustement méconnues sur lesquelles on pourra utilement se documenter en lisant, notamment, la brochure Le temps des déchets, de l’indispensable Association contre le nucléaire et son monde ; ou encore la bande-dessinée Village Toxique sur la lutte à Neuvy-Bouin.

Au-delà de s’opposer de manière radicale et insaisissable, les opposant-e-s – en bon-ne-s citoyen-ne-s, ont également proposé des alternatives à l’enfouissement qui, à l’heure où le sinistre de la trahison écolocratique se prononce pour la « moins mauvaise solution », méritent de sortir de leur trou pour gagner toute la lumière qu’elle mérite.
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Fil info

Altercations du 14 novembre au sud-est de la forêt

8h40 Appel de vigie sud-est: 3 jeeps de gendarmerie sont stationnées devant elle. Des copaines s’approchent, se font courser par les flics jusqu’à la barricade, et retournent vers les jeeps s’équiper.

9h10 Après l’arrivée de renforts de gendarmerie (nombre inconnu), les flics se dirigent vers la barricade et annoncent qu’ils sont là pour protéger les travaux qui sont fait dans la vallée, que cela n’a donc rien à voir avec nous.

9h20 Une voiture partie de BZL pour la forêt rencontre un barrage de flics armés sur le carrefour de l’antenne.

Fin de journée  Les gendarmes sont restés postés près de vigie sud-est toute la journée, nous observant faire la soupe et poser un toit sur la Galerie : la nouvelle cabane collective. Ils reviendront demain, après-demain, le temps de « protéger » les travaux de construction d’un petit pont sur la rivière de l’Ormançon. Les gendarmes parlent d’un pont pour les vaches, les ouvriers parlent d’un pont fait par l’Andra…

 

Mais-qu’est-ce-qu’ulles-flic!?!?

Il y a deux jours à peine, l’un de nos camarades était arrêté alors qu’il roulait en vélo du bois occupé vers le village de Bure. Hier, avec une rapidité exceptionnelle, il était transféré en prison à 300km d’ici.

Aujourd’hui, la machine répressive de l’État a multiplié les pressions destinées à faire peur : des unités du PSIG (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie) ont assiégé toute la nuit les hiboux.e.s de la Vigie Sud, venant se poster toutes les heures à quelques dizaines de mètres de la barricade. Après une brève interruption le temps que le jour se lève, ils sont revenus, plus nombreux, nous filmant, nous épiant à la jumelle, pour nous intimider (nous terroriser). Le face-à-face de la matinée a duré quatre longues heures.

En comparaison des coups de pression passés, celui-ci a duré particulièrement longtemps. Des hiboux.e.s venant d’une demi-douzaine de lieux alentour ont convergé vers la barricade. En fin de matinée, une partie d’entre elles.eux ont avancé en un bloc solidaire pour repousser les militaires, qui ont alors quitté les lieux.

Ceci dit, l’après-midi était ensoleillée; la forêt est toujours aussi belle et occupé.

« Fatigué d’une longue journée à repouser les gendarmes de la foret, je me sens entouré de gens que j’aime beaucoup et me dis que la vie est dure mais qu’elle est aussi tres belle. »

N’hésitez pas à venir nous rejoindre si le coeur vous en dit !

Les liens qu’on tisse sont bien plus fort qu’une pauvre logique répressive.

 

Quelques photos des évènements :

La repression continue…

Au moment où commence le Forum Social Mondial Antinucléaire. Alors même qu’une délégation internationale se prépare à venir à bure pour témoigner son soutien à celles et ceux qui aujourd’hui lutte dans le bois Lejuc (et autour) contre un projet nucléaire déraisonnable , hypothéquant nos avenirs . Après la répression violente qui fit quatre blessés graves lors de la manifestation du 15 août. Après la perquisition du 20 septembre destinée à museler les opposant(e)s . L’état et les forces de l’ordre ont à nouveau décidé d’exercer la répression et d’envoyer un message destiné à menacer et faire peur à celles et ceux qui contestent ce projet en arrêtant ce matin un de nos camarades alors qu’il circulait à vélo sur la route.

Il est actuellement en garde à vue à la gendarmerie et sera probablement déféré en vue de sa mise en détention dans un temps très proche.

Cette volonté permanente d’escalade du système répressif de l’état mérite une réponse du plus grand nombre, partout faites entendre votre voix. Il faut que la violence institutionnelle à notre égard et contre toutes les autres luttes, qui criminalise les mouvements sociaux et juge en délinquants celles et ceux qui luttent, CESSE !!

À Bure comme ailleurs soutenons toutes celles et ceux qui subissent la répression ou qui se soustraient à la justice.

Appel à participation

 La commission Lol est en vacances et on manque d’idées pour les tout nouveaux stickers qu’on s’apprête à imprimer. Pour le message, y a le « Andra dégage, résistance et sabotage » mais pas que, on peut tout imaginer par contre faudrait que le nom du site apparaisse et encore mieux le mot BURE! Alors si tu/vous avez des idées rectangles en 80 par 100 (+ 2mm de marge de chaque côté en prévision des découpes) envoye les nous à associationdemalfaiteuses@riseup.net ou à la maison de la résistance, au 2 rue de l’église à Bure (55290).

p.s : 300 dpi minimum, en bonne résolution quoi! si tu scannes ton dessin par exemple, bisous.

Bure se déplace chez vous

Des chouettes hiboux seront en tournée pour présenter, discuter, échanger autour de Bure dans la partie sud de la France. Viendez nous rencontrer !

Voici les dates et les lieux prévus (le programme peut être encore amené à changer) :

Lyon :                8 novembre à 19h, à La Gryffe, 5 rue Sébastien Gryffe 69007 Lyon (dans le cadre de Novembre Libertaire)

Roybon :           10 novembre en soirée, sur la zad (et toute la semaine, un chantier collectif !)

Saint-Etienne :  11 novembre à 19h30 à l’amicale du Crêt de Roch, 16 rue Royet 42000 Saint-Étienne

Aubenas :         12 novembre à 18h au Labo’nheur, 29 boulevard Maréchal Leclerc 07200 Aubenas.

Florac :             13 novembre à 19h à la Salle de réunion rue Sipple Sert (derrière La Poste) 48400 Florac

Toulouse :         14 novembre à 12h à la faculté Le Mirail, 5 Allée Antonio Machado 31100 Toulouse

                         15 novembre à 20h chez canal sud radio, 40 rue Alfred Duméril 31400 Toulouse

                         16 novembre à 19h au local Piquemil, 6 rue Piquemil 31300 Toulouse

Gaillac :           17 novembre à 19h au Chinabulle, 47 rue du chateau du roi 81600 Gaillac

Bordeaux :       19 novembre à 20h au Samovar, 18 rue Camille Sauvageau 33800 Bordeaux

Aubusson :        21 novembre (plus d’infos bientôt !), organisé avec le collectif Stop Mines 23

« Il y a 25 ans, l’État a choisi le petit village de Bure dans la Meuse pour y enfouir les déchets nucléaires les plus dangereux. L’opposition n’a jamais cessée : Squat de terres agricoles, installations dans les villages alentours, bataille juridique, manifestations … Depuis plus d’un an des opposant.es occupent et habitent une forêt empêchant ainsi le début des travaux. Des chouettes hiboux du Bois Lejuc viennent parler de tout ça et plus encore ! Retour sur la lutte, projection, discussion … »

20 octobre: répétition générale d’expulsion?

Suite à un problème de communication concernant le « coup de pression » du vendredi 20 octobre, nous voulons rétablir quelques faits déterminants et rendre l’intensité de ce moment. Ce vendredi 20 octobre nous avons vécu l’attaque la plus sérieuse de la forêt depuis la 1ère expulsion du 7 juillet 2016. Ceci est donc un cri d’alarme qui a vocation à intensifier durablement la résistance, notamment sur les barricades.

Ce n’était pas un simple coup de pression

Les GM (gendarmes mobiles) sont arrivés de nuit, juste avant que le soleil se lève, phares éteints, en essayant de se faire discrets. C’est grâce à un projecteur installé sur la vigie qu’on a soudain pu distinguer les très nombreuses bandes réfléchissantes qui entouraient la vigie. Les occupant.e.s n’ont pas eu le temps de compter plus de 4 fourgons. A ce moment là les GM étaient en train d’embarquer les chicanes, à une cinquantaine de mètres de la vigie. La réaction immédiate des occupant.e.s fut d’enflammer la barricade devant la vigie, ensuite de quoi un cinquantaine de GM se sont mis en ligne devant la barricade en feu. Pendant que les hiboux en barricade ripostaient à cette attaque, d’autres sont allés vérifier plus à l’est du bois qu’il n’y avait pas de tentative d’encerclement. C’est là qu’ielles ont constaté que des GM tentaient de s’introduire dans le bois à travers des broussailles. Une autre barricade a donc là aussi été enflammée. Après une bonne demi-heure de résistance, les militaires ce sont repliés.

En tout cas le nombre de GM ainsi que leur tentative d’encerclement laisse clairement à penser qu’ils avaient l’intention, a minima, de faire des interpellations. Qu’il s’agisse ou non d’une répétition générale d’expulsion, un seuil a clairement été franchi dans la stratégie de la tension.

Alors que l’Andra est empêtrée dans son bourbier juridique et qu’elle essuie des échecs quant à son non-respect des règles environnementales, ses alliés de la préfecture répondent par la menace et la violence.

Nous avons besoin de tout votre soutien, que ce soit pour construire des barricades, les défendre, vivre en forêt, s’occuper de l’automédia, ou nous soutenir à distance, financièrement, matériellement ou par des actions décentralisées.

Merci de faire tourner cet article au maximum !

Contact : sauvonslaforet at riseup.net

Infos : vmc.camp

 

 

Appel à un automne paysan à Bure ! Occupons, cultivons, résistons !

  • Contre le projet de décharge nucléaire CIGEO et la nucléarisation du territoire
  • Pour la préservation des terres agricoles et leur avenir nourricier, et des forêts
  • Contre l’occupation et la militarisation du territoire par l’Etat et l’Andra
  • Pour l’autonomie paysanne et au-delà…

Dès les années 90, des paysan-ne-s se sont associé-e-s au large mouvement de résistance à la folie du projet d’enfouissement1 des déchets nucléaires à Bure. De semis collectifs en manifestations, ils et elles ont témoigné de leur attachement à ces terres menacées que d’autres avant elles-eux ont cultivé et préservé. Plus de 20 années de lutte n’ont pas entamées la détermination de chacun-e alors que l’État, ses services et ses élus, usent continuellement de méthodes insoutenables pour imposer un projet toujours plus contesté.

Personne ne peut être indifférent aux violentes conséquences de l’occupation du territoire par l’ANDRA. Car à travers ce combat, il ne s’agit pas seulement de défendre le droit des générations futures à un environnement sain mais aussi de s’opposer à toutes les injustices sociales et les violences infligées aux paysan.ne.s et populations locales.

Accaparement massif des terres et des forêts, pressions et intimidations policières permanentes, injection d’argent et achat des consciences, … la présence de l’ANDRA vient condamner durablement la perspective de vivre tout simplement dans ces villages de Meuse/Haute Marne, ni même d’y penser des installations agricoles ou autres.

C’est en réaction à cette privation d’avenir que de plus en plus de paysan-ne-s et d’habitant-e-s élèvent désormais la voix et s’engagent pleinement dans la lutte. De Gudmont à Mandres-en-Barrois, ils et elles crient leur colère, prêtent un bout de champ, leur matériel, sont présent-e-s dans les manifestations…

Cette dynamique féconde n’a pas été et n’est toujours pas sans entrave. Les agriculteurs-trices sont à la fois les premiers à avoir subi malgré eux les impacts d’un projet qui n’est pas autorisé2, et à connaître les difficultés que l’on rencontre lorsque l’on s’oppose à la volonté de l’Andra, qui nous propose un avenir à son image… irresponsable, irrespirable et dont elle seule fait partie ! De récents procès, incompréhensibles, en témoignent.

Il est indispensable qu’ils/elles sachent qu’ils et elles sont loin d’être seul-e-s.

Nous soutenons massivement les paysan-ne-s et l’occupation des terres

Notre opposition à ce monstrueux projet rejoint tant d’autres luttes par le monde face à la voracité du pouvoir économique et industriel, face à l’exploitation et à l’oppression des territoires et des populations les plus fragiles : qu’il s’agisse de la construction d’un aéroport, d’un pipeline, d’une autoroute ou d’une décharge…même combat ! En défendant l’espace et les ressources qui nous font vivre par l’occupation d’un village, d’une ferme, d’un champ ou d’une forêt, nous remplissons notre devoir de prendre soin de la terre et nous exigeons la reconnaissance de notre droit universel à cette terre.

Nous revendiquons collectivement le droit d’occuper et de travailler la terre pour nous nourrir, ainsi que les habitant-e-s autour. Ce droit collectif est supérieur aux seuls intérêts de l’industrie nucléaire, de la SAFER, et d’une poignée de notables qui veulent tracer une orientation industrielle mortifère pour la région. Les 3200 hectares de terres agricoles et forestières que l’Andra a accaparé doivent rester à un usage nourricier et collectif.

Rien ne nous empêchera de continuer à lutter avec les moyens dont nous disposons et de construire d’autres possibles avec toute notre joie.

Nous, personnes, collectifs, associations en lutte contre la poubelle nucléaire CIGEO et son monde, appelons à nous mobiliser nombreux/euses dans la suite des actions pour défendre le bois Lejuc et bloquer les travaux,

Nous appelons à un automne paysan à Bure pour construire d’autres avenirs désirables que le désert nucléaire et social.

Fin octobre – début novembre, occupons les terres accaparées par l’ANDRA (la date précise sera communiqué dés que possible en fonction de la météo) : Nous nous rassemblerons pour semer du seigle sur 2 ha de terres cultivés par la résistance depuis 1 an et demi sur le tracé de la voie ferrée de l’Andra !

La suite des temps forts du début d’automne :

  • 22 octobre, dans le bois Lejuc: construction d’une cabane solidaire et premières discussion inter-comités de lutte (http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article859)
  • 24 octobre : appel à un rassemblement à partir de 9h devant le tribunal de Bar-le-Duc en soutien à Jean-Pierre Simon qui recevra son délibéré. Puis, le soir, concerts à la Gare de Luméville.
  • 26 au 29 octobre: week-end de chantiers et de renforcement de l’occupation du bois Lejuc !
  • 28 octobre : marché paysan dans les rues de Bure, pour renouer des liens les habitant-e-s, leur territoire, et ce qui y est cultivé, et défendre des idées de souveraineté alimentaire !
  • Fin-octobre début-novembre : action collective de semis sur les terres squattées de l’Andra !
  • ! CONFIRMÉ : CHANGEMENT DE DATE ! REPORTÉE AU 25/26 NOVEMBRE : 25 novembre assemblée de lutte du mouvement contre la poubelle nucléaire (à Couvertpuis) & 26 novembre suite de la construction de la cabane solidaire / et autres chantiers dans le bois Lejuc

On ne nous atomisera jamais ! Des radis, pas du radium !

Listes des signataires : des habitant-e-s de Bure et des environs, Confédération Paysanne nationale, Confédération Paysanne du 55, EODRA, CEDRA, Habitants Vigilants de Gondrecourt-le-Château, ASODEDRA, Bure Zone Libre.

Infos : vmc.camp / burestop.eu

Contact : sauvonslaforet@riseup.net

Contact presse : 06 13 38 18 28  &  07 53 54 07 31

1Les gendarmes du nucléaire (ASN et IRSN) se joignent désormais aux craintes et aux critiques exprimées de longue date par des experts indépendants et par les associations, en mettant en doute le dossier -explosif- de sûreté Cigéo produit dernièrement par l’Andra

2Les travaux relatifs au centre d’enfouissement restent à ce jours illégitimes: la simple demande d’autorisation de création de CIGEO étant repoussée à 2018.