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La repression continue…

Au moment où commence le Forum Social Mondial Antinucléaire. Alors même qu’une délégation internationale se prépare à venir à bure pour témoigner son soutien à celles et ceux qui aujourd’hui lutte dans le bois Lejuc (et autour) contre un projet nucléaire déraisonnable , hypothéquant nos avenirs . Après la répression violente qui fit quatre blessés graves lors de la manifestation du 15 août. Après la perquisition du 20 septembre destinée à museler les opposant(e)s . L’état et les forces de l’ordre ont à nouveau décidé d’exercer la répression et d’envoyer un message destiné à menacer et faire peur à celles et ceux qui contestent ce projet en arrêtant ce matin un de nos camarades alors qu’il circulait à vélo sur la route.

Il est actuellement en garde à vue à la gendarmerie et sera probablement déféré en vue de sa mise en détention dans un temps très proche.

Cette volonté permanente d’escalade du système répressif de l’état mérite une réponse du plus grand nombre, partout faites entendre votre voix. Il faut que la violence institutionnelle à notre égard et contre toutes les autres luttes, qui criminalise les mouvements sociaux et juge en délinquants celles et ceux qui luttent, CESSE !!

À Bure comme ailleurs soutenons toutes celles et ceux qui subissent la répression ou qui se soustraient à la justice.

Appel à participation

 La commission Lol est en vacances et on manque d’idées pour les tout nouveaux stickers qu’on s’apprête à imprimer. Pour le message, y a le « Andra dégage, résistance et sabotage » mais pas que, on peut tout imaginer par contre faudrait que le nom du site apparaisse et encore mieux le mot BURE! Alors si tu/vous avez des idées rectangles en 80 par 100 (+ 2mm de marge de chaque côté en prévision des découpes) envoye les nous à associationdemalfaiteuses@riseup.net ou à la maison de la résistance, au 2 rue de l’église à Bure (55290).

p.s : 300 dpi minimum, en bonne résolution quoi! si tu scannes ton dessin par exemple, bisous.

20 octobre: répétition générale d’expulsion?

Suite à un problème de communication concernant le « coup de pression » du vendredi 20 octobre, nous voulons rétablir quelques faits déterminants et rendre l’intensité de ce moment. Ce vendredi 20 octobre nous avons vécu l’attaque la plus sérieuse de la forêt depuis la 1ère expulsion du 7 juillet 2016. Ceci est donc un cri d’alarme qui a vocation à intensifier durablement la résistance, notamment sur les barricades.

Ce n’était pas un simple coup de pression

Les GM (gendarmes mobiles) sont arrivés de nuit, juste avant que le soleil se lève, phares éteints, en essayant de se faire discrets. C’est grâce à un projecteur installé sur la vigie qu’on a soudain pu distinguer les très nombreuses bandes réfléchissantes qui entouraient la vigie. Les occupant.e.s n’ont pas eu le temps de compter plus de 4 fourgons. A ce moment là les GM étaient en train d’embarquer les chicanes, à une cinquantaine de mètres de la vigie. La réaction immédiate des occupant.e.s fut d’enflammer la barricade devant la vigie, ensuite de quoi un cinquantaine de GM se sont mis en ligne devant la barricade en feu. Pendant que les hiboux en barricade ripostaient à cette attaque, d’autres sont allés vérifier plus à l’est du bois qu’il n’y avait pas de tentative d’encerclement. C’est là qu’ielles ont constaté que des GM tentaient de s’introduire dans le bois à travers des broussailles. Une autre barricade a donc là aussi été enflammée. Après une bonne demi-heure de résistance, les militaires ce sont repliés.

En tout cas le nombre de GM ainsi que leur tentative d’encerclement laisse clairement à penser qu’ils avaient l’intention, a minima, de faire des interpellations. Qu’il s’agisse ou non d’une répétition générale d’expulsion, un seuil a clairement été franchi dans la stratégie de la tension.

Alors que l’Andra est empêtrée dans son bourbier juridique et qu’elle essuie des échecs quant à son non-respect des règles environnementales, ses alliés de la préfecture répondent par la menace et la violence.

Nous avons besoin de tout votre soutien, que ce soit pour construire des barricades, les défendre, vivre en forêt, s’occuper de l’automédia, ou nous soutenir à distance, financièrement, matériellement ou par des actions décentralisées.

Merci de faire tourner cet article au maximum !

Contact : sauvonslaforet at riseup.net

Infos : vmc.camp

 

 

« CONSTRUISONS LA CABANE SOLIDAIRE ! » & Premier moment inter-comités au Bois Lejuc – Dimanche 22 octobre 2017

Le 22 octobre, nous allons poser les premières fondations d’une cabane solidaire construite par tous et par toutes dans le bois Lejuc. Vous êtes les bienvenu-es ! L’idée est de rebâtir le « couarail »-cette pièce qui se veut dans la tradition du coin, un lieu de rencontre et d’échange. La cabane est un lieu ouvert, elle comportera un espace d’accueil et un dortoir. Voici le programme de cette journée dans les bois, dans les couleurs flamboyantes de l’automne ! – 11h : rdv à la barricade nord pour le *remontage du tipi Bois debout*. Cette construction faite de planches colorées, porteuses des messages de soutien et d’espoir venus de partout, avait été montée une première fois au festival Bure’lesques, et doit maintenant trouver sa place définitive au Bois Lejus libéré.

12h30 : repas tiré du sac, amenez de quoi partager et nous on essaiera de faire une soupe chaude !

après-midi : lancement du chantier d’une nouvelle « cabane solidaire », porté par des assos et sympathisant.es, toujours plus nombreux-ses à s’impliquer dans l’occupation du bois. Amenez votre matos de construction ! Toutes les infos et besoin sur http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article859

16h30 : goûter-apéro en forêt (ou à la maison s’il fait moche) pour commencer à discuter des comités de lutte. Profitons de cette journée de chantier pour nous rencontrer et discuter de la constitution des groupes locaux, des actions décentralisées, des envies/attentes de chacun-e-s, réfléchir à de futures échéances communes, partager du matos de diffusion, etc ! Ce temps de discussion sera un premier jalon pour se rencontrer avant de penser des rencontres inter-comités plus larges dans quelques mois !

Rappel ici se trouve la liste des besoins en matériel que chacun et chacune pourra ramener lors de la journée de rassemblement du 22 octobre en forêt : http://vmc.camp/2016/11/13/liste-besoin-matos-foret-au-12102016/

pas peur

un café – un rail de flammes – pas peur seulement

le vertige sur des traînées

de désir en attente des ruines. L’été

court à sa perte pendant qu’on brûle le

moment

entre caresses et chuchotements de pages

parfois le moment coïncide avec l’orage. Ou un feu

qui s’éteint tranquille

la situation se présente entre le dos obscur

du chat sauvage et le cri abrupt de la chouette

 

pas peur seulement l’excitation sur les ornières de

cailloux en attente des sangliers

un défilé de nuages qui s’en foutent d’éole, qui

tracent c’est la consistance du ciel rapportée au

réel

 

le goût de la fumée – une chauve-souris en lisière

découpe la nuit

pas peur seulement l’hésitation sur des histoires

en attente d’être racontées – ou jamais

 

des pommes vertes

panique et contrefeux et baises

les tiques se la ramènent le jour et la nuit la marée

de mulots monte

un morceau de champignon comme un rêve halluciné

 

 

 » ma dernière cendre sera plus chaude que leurs vies  » – Tsvetaieva

15 Août 2017- En Marche ! Contre le tombeau nucléaire …

Si l’ANDRA ramasse, ce n’est pas une raison pour baisser la garde …

Depuis la chute du Bure de Merlin, l’ANDRA vacille … Retardée par la  résistance des chouettes hiboux du bois Lejuc, les recours juridiques tout azimuts et les mobilisations constantes des opposant.e.s et de leurs complices, elle doit faire face depuis quelques mois à une vraie série noire  :  1/3 des habitant.e.s de Mandres-en-Barrois s’engagent juridiquement pour contester la propriété du bois Lejuc, l’ANDRA se voit obligée d’effectuer des étude d’impact avant tout défrichement ou forage, des archéologues lancent une pétition pour s’opposer à la destruction d’une enceinte néolithique sur le site Bure-Saudron (1) et l’Autorité de Sûreté du Nucléaire (ASN) et l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) lui demandent de revoir sa copie, jusqu’à remettre en cause le confinement des colis …  Ce qui explique sûrement que la demande d’autorisation de création du CIGÉO soit repoussée d’un an.

Le colosse au pied d’argile tremble, mais le monde nucléaire et sa clique policière perdurent.

Le 14 août 2016, près de 500 personnes détruisaient collectivement et dans la joie le mur qui ceinturait le bois Lejuc. Un an après cette belle journée, fêtons en masse et en paillettes la défaite à venir du nucléaire! Montrons par notre nombre que nous sommes toujours aussi déterminé.e.s (à en finir) et que nous serons présent.e.s pour empêcher les travaux!

Au programme :

Lundi 14journée dans le bois Lejuc : ballades et jeux , repas prix libre servi dans la forêt –  Soirée au coin du feu avec lectures, camping dans le coin ( prendre tentes, duvets, …)

Mardi 1514h départ de manif de Bure – repas et musique en soirée

(1) pétition des archéologues

Paris – Bure : trajet Longuet…

Isolé.es, les chouettes hiboux? Pas vraiment. Pendant que les poulets du docteur Abidou s’usent les pattes autour de la Maison de Résisance et du Bois Lejuc, on observe une belle recrudescence d’actions antinucléaires parisiennes. Après l’enfarinage (sublime) du directeur de l’Andra le 13 juin, c’est cette fois tout un « forum mondial du nucléaire durable » (sic), en plein sixième arrondissement, qui a été perturbé le 12 juillet en soutien à Bure et au Bois Lejus. Notre bien aimé sénateur Gerard Longuet, ancien membre du mouvement d’extrême-droite Occident et fervent soutien de Cigéo, a d’ailleurs fait partie des premiers visés. Nous avons reçu un second récit de cette action, que nous publions ci-dessous : il complète et précise celui publié sur Paris-Lutte Info !

Le jour le plus Longuet

Un colloque intitulé « Un nucléaire soutenable » était organisé le 12 juillet à la mairie du 6ème arrondissement de Paris dans le cadre du – tenez vous bien – « Forum Mondial du développement durable », par la revue Passages. Cette revue, qui souhaite « en appeler plus à la raison qu’au militantisme » et défend « les énergies décarbonées, du nucléaire au renouvelable » doit facilement trouver des entreprises prêtes à lâcher les 1100 euros (sic) d’abonnement annuel.

Ce colloque avait invité un panel prestigieux de pontes de l’atome : Pierre-Marie Abadie, directeur de l’ANDRA, dont le regard bas et inquiet scrutait la salle pour repérer d’éventuels sacs de farine suite à une précédente mésaventure ; Brice Lalonde, ancien ministre et écologiste à vélo devenu ardent promoteur du nucléaire ; de nombreux directeurs, secrétaires généraux, administrateurs et ingénieurs en tout genre, du CEA, d’EDF, d’AREVA, de l’armée etc. En prime, quelques médecins et universitaires pour orner le tout d’un vernis de pensée profonde et d’humanisme. Enfin, le sénateur de la Meuse était visiblement l’invité le plus désiré de la journée, puisqu’il fut un peu longuet à arriver. Il a fallu attendre 15h pour qu’il puisse profiter de notre présence à ce colloque. Jusqu’à ce moment là, nous avons donc dû écouter ce que ces gens avaient à dire, en nous retenant d’exprimer, verbalement ou physiquement, ce que nous pensions de leurs propos.

(suite…)

Fil info juillet 2017

30 juillet : deux semaines avant les Bure’lesques !

Le fil info de Juillet a parfois été chargé en info tra’flics et en récits d’interpellations, en coups de pression et en descriptions ornithologiques. De l’extérieur, ça doit faire un peu zone de guerre mais rassurez-vous, on va bien, et Bure ça n’est pas que « police partout » : c’est surtout passer du temps à refaire le monde, cultiver des coins de jardins et des champs squattés, combattre le mildiou, bricoler dans des maisons fraîchement investies, détourner des affiches, faire un grand ménage de printemps (mais en été), écouter de la musique, se rencontrer, boire des coups, chanter, et bien sûr comploter contre l’Andra et son monde tout moche…

Alors pour (re)découvrir une Meuse bien vivante qui n’est pas que celle de la « nucléarisation », de la « militarisation » et d’autres mots qui font peur, n’oubliez pas le festival Les Bure’lesques du 11 au 13 aout. L’ensemble des collectifs, assos et opposant.es qui y sont investis travaillent d’arrache-pied pour en faire un moment inoubliable. Vous pouvez encore devenir bénévole en remplissant le formulaire en ligne.

27 juillet: gendarmes dans bure

7H: Un.e copaine interpellé.e dans le village de Bure probablement suite à la soirée du 14 juillet.

25 juillet: La musique adoucit les mœurs…

Mardi  25 juillet, tout est plutôt calme dans bure, hormis l’habituel et inutile balai incessant des flics.Une copine décide donc de s’installer sur la route pour jouer de l’accordéon en chantant, ce qui donne encore une fois une scène o% nos fiers gendarmes, qui souhaitent garder la route accessible pour leurs collègues, débarquent en fanfare mobilisant trois de leurs véhicules pour régler cette dangereuse situation (où tout autre véhicule avait libre passage) .

Notre heureuse copine continue de jouer et de chanter ignorant la flicaille rodant autour d’elle. Flics qui bien sûr ne souhaitent que mettre madame en sécurité hors de cette route, qui deviendrait presque une voie privée pour passage massif de poulets, surveillé depuis le ciel par le très familier hélicoptère. N’obtenant pas de réponse autre que de belles chansons, la flicaille décide donc d’embarquer la musicienne pour un contrôle d’identité.

Décidément il semblerait que pour les forces de l’ordre du sud meusien, la définition de voie publique soit « voie militaire réservée aux gendarmes ».

Et pendant ce temps là le professeur Abidou poursuit son étude ornithologique des poulets bleus au sein de son laburatoire et vous propose d’ores etdéjà d’adopter le disque de « Dernier contrôle » et de « Dernier passage » des gendarmes à imprimer et découper soi-même et disposer derrière son pare-brise ou sa fenêtre d’habitation.

 

(suite…)

14 juillet: No table is illegal

Petit retour de la soirée burienne du 14 juillet

Une fête à la peau lisse

L’air était doux en ce soir de 14 juillet, et les habitant.e.s de la maison de résistance, accompagnées de leurs voisin.e.s venues de tous les villages alentours, ainsi que les cyclistes de passage de l’écotopia biketour festoyaient gaiement, fêtant les récents revers de Cigéo et la joie d’être ensemble.

C’est l’indisposition causée par le passage de 3856ème patrouille de police de la journée, rappel de l’intimidation constante que constitue l’état de militarisation du territoire, qui pousse alors les convives à installer leur table sur la chaussée flambante neuve en face de la maison de résistance, pour y banqueter dans l’allégresse et proposer aux prochaines patrouilles un itinéraire alternatif. Après manger, une partie de foot improvisée fut interrompue par deux gendarmes, demandant instamment de bouger la table, qui « gênerait les déplacements sur la voie publique. » Après leur avoir opposé un refus cordial mais ferme, assurant que nous écarterions la table pour laisser passer les tracteurs et moissonneuses (promesse tenue avec assiduité et célérité tout au cours de la soirée) , la fête se poursuivit tranquillement avec une partie de bowling-pétanque, alors que la patrouille suivante contournait la maison, provoquant quelques rires.

 

La coupure Dubois

(suite…)

Coup de pression sur barricades sud et nord au Bois Lejuc

Samedi 1 juillet

Nouvelle pression policière ! A 18h, quatre fourgons se sont garés à l’antenne à quelques centaines de mètres du bois Lejuc avant de se rapprocher  de la vigie Sud. Une vingtaine de gendarmes sont sortis des camions en tenue anti émeute et menaçants. Pour les maintenir à distance nous avons allumé la barricade sud.

Pendant une heure, nous nous sommes retrouvés fac à face. Les gendarmes nous visaient avec des flashball mais ils n’ont pas tiré. Comme hier, cela ressemble à un exercice pour préparer une future expulsion.

Nous appelons dès maintenant à venir nous rejoindre pour défendre le bois Lejuc. Le mois de Juillet va être décisif vu les pressions policières.

Nous appelons également à venir lors de la journée de mobilisation du 15 août pour faire une grande manifestation et consolider l’occupation du bois Lejuc. 

vendredi 30 juin

C’est devenu classique. Tous les mois, on a le droit à notre petite virée de gendarmes mobiles. Sauf qu’aujourd’hui, ils étaient une bonne cinquantaine, flashball et bouclier en main et ils n’avaient pas le sourire. Ils se sont dirigés vers les premières barricades au sud tandis qu’au nord, une quinzaine de GM fouillaient la vigie Nord alors même qu’elle se situe sur le champ privé d’un ami agriculteur.

A 17 heure, l’opération policière a débuté, elle s’est terminée vers 18h30. On appelle tout le monde à rester vigilant, cela ressemble fort bien à une action de reconnaissance pour préparer une éventuelle expulsion. Les gendarmes nous ont assuré, « on est là pour un bon moment et on va se revoir ». On saura les attendre.