Fil info

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Altercations du 14 novembre au sud-est de la forêt

8h40 Appel de vigie sud-est: 3 jeeps de gendarmerie sont stationnées devant elle. Des copaines s’approchent, se font courser par les flics jusqu’à la barricade, et retournent vers les jeeps s’équiper.

9h10 Après l’arrivée de renforts de gendarmerie (nombre inconnu), les flics se dirigent vers la barricade et annoncent qu’ils sont là pour protéger les travaux qui sont fait dans la vallée, que cela n’a donc rien à voir avec nous.

9h20 Une voiture partie de BZL pour la forêt rencontre un barrage de flics armés sur le carrefour de l’antenne.

Fin de journée  Les gendarmes sont restés postés près de vigie sud-est toute la journée, nous observant faire la soupe et poser un toit sur la Galerie : la nouvelle cabane collective. Ils reviendront demain, après-demain, le temps de « protéger » les travaux de construction d’un petit pont sur la rivière de l’Ormançon. Les gendarmes parlent d’un pont pour les vaches, les ouvriers parlent d’un pont fait par l’Andra…

 

La repression continue…

Au moment où commence le Forum Social Mondial Antinucléaire. Alors même qu’une délégation internationale se prépare à venir à bure pour témoigner son soutien à celles et ceux qui aujourd’hui lutte dans le bois Lejuc (et autour) contre un projet nucléaire déraisonnable , hypothéquant nos avenirs . Après la répression violente qui fit quatre blessés graves lors de la manifestation du 15 août. Après la perquisition du 20 septembre destinée à museler les opposant(e)s . L’état et les forces de l’ordre ont à nouveau décidé d’exercer la répression et d’envoyer un message destiné à menacer et faire peur à celles et ceux qui contestent ce projet en arrêtant ce matin un de nos camarades alors qu’il circulait à vélo sur la route.

Il est actuellement en garde à vue à la gendarmerie et sera probablement déféré en vue de sa mise en détention dans un temps très proche.

Cette volonté permanente d’escalade du système répressif de l’état mérite une réponse du plus grand nombre, partout faites entendre votre voix. Il faut que la violence institutionnelle à notre égard et contre toutes les autres luttes, qui criminalise les mouvements sociaux et juge en délinquants celles et ceux qui luttent, CESSE !!

À Bure comme ailleurs soutenons toutes celles et ceux qui subissent la répression ou qui se soustraient à la justice.

20 octobre: répétition générale d’expulsion?

Suite à un problème de communication concernant le « coup de pression » du vendredi 20 octobre, nous voulons rétablir quelques faits déterminants et rendre l’intensité de ce moment. Ce vendredi 20 octobre nous avons vécu l’attaque la plus sérieuse de la forêt depuis la 1ère expulsion du 7 juillet 2016. Ceci est donc un cri d’alarme qui a vocation à intensifier durablement la résistance, notamment sur les barricades.

Ce n’était pas un simple coup de pression

Les GM (gendarmes mobiles) sont arrivés de nuit, juste avant que le soleil se lève, phares éteints, en essayant de se faire discrets. C’est grâce à un projecteur installé sur la vigie qu’on a soudain pu distinguer les très nombreuses bandes réfléchissantes qui entouraient la vigie. Les occupant.e.s n’ont pas eu le temps de compter plus de 4 fourgons. A ce moment là les GM étaient en train d’embarquer les chicanes, à une cinquantaine de mètres de la vigie. La réaction immédiate des occupant.e.s fut d’enflammer la barricade devant la vigie, ensuite de quoi un cinquantaine de GM se sont mis en ligne devant la barricade en feu. Pendant que les hiboux en barricade ripostaient à cette attaque, d’autres sont allés vérifier plus à l’est du bois qu’il n’y avait pas de tentative d’encerclement. C’est là qu’ielles ont constaté que des GM tentaient de s’introduire dans le bois à travers des broussailles. Une autre barricade a donc là aussi été enflammée. Après une bonne demi-heure de résistance, les militaires ce sont repliés.

En tout cas le nombre de GM ainsi que leur tentative d’encerclement laisse clairement à penser qu’ils avaient l’intention, a minima, de faire des interpellations. Qu’il s’agisse ou non d’une répétition générale d’expulsion, un seuil a clairement été franchi dans la stratégie de la tension.

Alors que l’Andra est empêtrée dans son bourbier juridique et qu’elle essuie des échecs quant à son non-respect des règles environnementales, ses alliés de la préfecture répondent par la menace et la violence.

Nous avons besoin de tout votre soutien, que ce soit pour construire des barricades, les défendre, vivre en forêt, s’occuper de l’automédia, ou nous soutenir à distance, financièrement, matériellement ou par des actions décentralisées.

Merci de faire tourner cet article au maximum !

Contact : sauvonslaforet at riseup.net

Infos : vmc.camp

 

 

Quand la police s’occupe de vos encombrants

Face au harcèlement policier permanent qui se passe à Bure et ses environs : contrôles d’identité, contrôles routiers, guet-appent au bois de chaufour, courses poursuites, hélico qui passe pour nous regarder sortir des pommes de terre, passage au ralenti caméra à la main jusqu’à 30 fois par jour devant nos lieux de vie (que ce soit la maison de la résistance, les barricades en forêt ou les maisons personnelles d’opposant.es au projet CIGEO), on a décidé de mettre 4 tabourets symboliques sur la route devant la maison de la résistance pour les obliger à sortir de leur voiture pour les mettre de côté à chaque fois qu’ils passent. Encombrement temporaire destiné seulement aux flics, qu’on retirait au passage des habitant.es.

(suite…)

10/09 : rassemblement contre les violences policières et pour l’interdiction des grenades assourdissantes

Article publié sur manif-est et repris par le site d’Anarchist Bure Cross

Suite à la manifestation du 15 août à Bure qui a fait de nombreux blessés graves parmi les manifestants, un rassemblement est organisé à Bar-Le-Duc, dans la Meuse, ce dimanche 10 septembre à 14h, afin de soutenir Robin, réclamer l’interdiction des grenades dites « assourdissantes », et dénoncer la violence des forces de l’ordre, qui mutilent en toute impunité.

30 personnes ont été blessées, dont trois personnes grièvement blessées, dont Robin, qui a été hospitalisé car une grenade a explosé sur son pied. Son pied a été perforé par la grenade, laissant un cratère de 10 cm par 13 sur une profondeur de 2 à 3 cm (voir l’article des médics de Bure, avec la photo). Il s’agit d’une blessure très grave, causée par une arme de guerre qui est présentée comme étant « non-létale ».

Le 15 aout 2017, des centaines de manifestants ont convergé à Bure dans le but de s’opposer au projet de poubelle nucléaire de l’état français. Vent debout contre cette farce mortifère, ils venaient affirmer, jeunes et vieux, agriculteurs et étudiants, enfants et grands parents, leur opposition déterminée. La gendarmerie mobile décidera de les empêcher de manifester sur le chemin prévu. Ils décident donc de rejoindre leur but à travers champs. Leur objectif était de rejoindre le site archéologique néolithique d’importance majeure mis à jour sur l’emprise du projet, afin de dénoncer sa minimisation par la mafia nucléaire.

Au bout de plusieurs heures de marche, la gendarmerie mobile décide de nouveau de freiner la progression des manifestants. Pour ce faire, et tandis que ceux-ci ne représentaient en rien un danger pour eux ou une quelquonque infrastructure, ils tireront au milieu des champs et de la foule des dizaines de grenades assourdissantes qui feront de nombreux blessés, et ce pendant que les gens refluaient. Ces tirs de grenades ont été effectués par des fusils lanceurs de grenades, à des dizaines de mètres de leurs cibles. L’une d’entre elle a touché Robin au pied, lui causant encore actuellement d’atroces douleurs et un futur à jamais modifié. Malgré cela, il ne perd pas espoir et encourage tous les hommes et femmes, en lutte maintenant ou plus tard, à ne pas céder à la fatalité policière et à la peur et à continuer de lutter sur tous les fronts, contre le nucléaire et contre le monde qui va avec.

La grenade aurait pu le tuer, lui ou un autre, si elle avait explosé près de sa tête, comme cela a été le cas pour Rémi Fraisse, mort à Sivens d’une grenade offensive, explosant dans son dos, interdite depuis. Une grenade offensive comportait 100g de TNT. La GLI F4 (détail de la grenade ici), la grenade assourdissante qui a touché Robin et tant d’autres en contient 25g. Quel différence y a t-il, à en juger par les blessures profondes et irréversibles infligées ? Aucune, cela dépend juste de l’endroit où tombe la grenade.

Malgré cette tragique actualité, et tous les mutilés et morts provoqués par les armes de la police, Macron et sa clique viennent de commander pour 22 millions de grenades lacrymogènes et explosives en tout genre, disant « commander l’arsenal nécessaire pour 4 ans de maintien de l’ordre ». Cette annonce, à quelques jour du coup d’envoi d’un nouveau mouvement social d’ampleur contre la casse des acquis sociaux, de la part d’un gouvernement qui sabre les budgets sociaux et accompagne les plus riches, et mutile ses opposants à peine 2 mois après avoir été élu, a un goût amer et dégueulasse.

Afin de ne pas laisser Robin et les autres mutilés seuls face à l’injustice,

Afin de montrer que malgré les armes et les abus des forces de l’ordre, nous serons toujours là, solidaires et determinés à poursuivre nos luttes,

Afin d’exiger l’interdiction de ces grenades semeuses de mort,

Retrouvons-nous ce dimanche 10 septembre à 14h devant la gendarmerie de Bar-le-Duc.

Soyons nombreux, emmenons des pancartes et des banderoles, retrouvons-nous pour soutenir Robin et les autres.

Rien ne nous arrêtera.

Fil Info manifestation du 15 août

Suivez ici en direct la manifestation contre le Tombeau nucléaire de Bure!

14h : C’est parti ! Après un pique-nique devant la salle des fêtes de Bure, le cortège de 500 personnes se met en route.

14h30 : Les gendarmes mobiles tentent de tuer la manifestation dans l’œuf en bloquant le cortège à la sortie de Bure.

14h50 : Nous décidons de les contourner en prenant une autre route. On n’arrêtera pas les manifestant.e.s (pas plus que les rejets de CIGÉO !).

15h30: Le cortège poursuit sa marche, s’égayant dans les champs autour de Saudron.

15h50 : Arrivée dans Saudron avec le son de la sono, petit temps d’arrêt et de danse !

16h10 : Plusieurs camions de gendarmes mobiles bloquent la sortie de Saudron. Tirs de grenades lacrymogènes, la manifestation reflue et doit se replier dans le champ d’un agriculteur.

 

 

 

Fil info juillet 2017

30 juillet : deux semaines avant les Bure’lesques !

Le fil info de Juillet a parfois été chargé en info tra’flics et en récits d’interpellations, en coups de pression et en descriptions ornithologiques. De l’extérieur, ça doit faire un peu zone de guerre mais rassurez-vous, on va bien, et Bure ça n’est pas que « police partout » : c’est surtout passer du temps à refaire le monde, cultiver des coins de jardins et des champs squattés, combattre le mildiou, bricoler dans des maisons fraîchement investies, détourner des affiches, faire un grand ménage de printemps (mais en été), écouter de la musique, se rencontrer, boire des coups, chanter, et bien sûr comploter contre l’Andra et son monde tout moche…

Alors pour (re)découvrir une Meuse bien vivante qui n’est pas que celle de la « nucléarisation », de la « militarisation » et d’autres mots qui font peur, n’oubliez pas le festival Les Bure’lesques du 11 au 13 aout. L’ensemble des collectifs, assos et opposant.es qui y sont investis travaillent d’arrache-pied pour en faire un moment inoubliable. Vous pouvez encore devenir bénévole en remplissant le formulaire en ligne.

27 juillet: gendarmes dans bure

7H: Un.e copaine interpellé.e dans le village de Bure probablement suite à la soirée du 14 juillet.

25 juillet: La musique adoucit les mœurs…

Mardi  25 juillet, tout est plutôt calme dans bure, hormis l’habituel et inutile balai incessant des flics.Une copine décide donc de s’installer sur la route pour jouer de l’accordéon en chantant, ce qui donne encore une fois une scène o% nos fiers gendarmes, qui souhaitent garder la route accessible pour leurs collègues, débarquent en fanfare mobilisant trois de leurs véhicules pour régler cette dangereuse situation (où tout autre véhicule avait libre passage) .

Notre heureuse copine continue de jouer et de chanter ignorant la flicaille rodant autour d’elle. Flics qui bien sûr ne souhaitent que mettre madame en sécurité hors de cette route, qui deviendrait presque une voie privée pour passage massif de poulets, surveillé depuis le ciel par le très familier hélicoptère. N’obtenant pas de réponse autre que de belles chansons, la flicaille décide donc d’embarquer la musicienne pour un contrôle d’identité.

Décidément il semblerait que pour les forces de l’ordre du sud meusien, la définition de voie publique soit « voie militaire réservée aux gendarmes ».

Et pendant ce temps là le professeur Abidou poursuit son étude ornithologique des poulets bleus au sein de son laburatoire et vous propose d’ores etdéjà d’adopter le disque de « Dernier contrôle » et de « Dernier passage » des gendarmes à imprimer et découper soi-même et disposer derrière son pare-brise ou sa fenêtre d’habitation.

 

(suite…)