Fil info

18 mai : action cabanes – le suivi !

Le 22 février ils nous ont certes chassé.es de la forêt, mais c’était sans compter que Bure est maintenant présent partout, à travers des comités de lutte imaginatifs et déterminés. Il y a peu, l’un de ces comités appelaient à une action d’occupation symbolique des arbres pour ce 18 mai. Alors c’est parti !

Et surtout ne nous arrêtons pas en chemin, retrouvons-nous, organisons-nous, construisons, grimpons. Appel à tous et toutes pour continuer cette fête !

Paris

18h16 : La personne en vérification d’identité est sortie du commissariat

17h49 : Une personne a été embarquée pour vérification d’identité au commissariat du 2e arrondissement. L’action est terminée mais la cabane est toujours dans l’arbre.

17h20 : La cabane suspendue de Babylium, dans 100 000 ans on en parlera encore!! Il parait qu’il y a du thé, du café, de l’infokiosque, de la musique, alors n’hésitez pas à les rejoindre.

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Et en attendant plus d’info, n’hésitez pas à vous régaler du très futuriste site de l‘agence de lobbying pro-nucléaire Usbek & Rica, visée par cette action.

16h35 : Les chouettes hiboux parisiens sont perché.es dans le 10e arrondissement, devant l’agence Usbek&Rica. Appel à les rejoindre en masse au 10 Bd Bonne nouvelle (10e) : de Bure à Paris, toutes déter’ contre l’ordre nucléaire!

Ci-dessous leur communiqué de presse, reçu à l’instant :

Aujourd’hui vendredi 18 mai 2018 la forêt s’invite en ville pour dire non aux projets d’enfouissement en couche géologique profonde de déchets nucléaires à Bure dans la Meuse, la Haute-Marne et ailleurs.

 

Des militan-tes sont installées dans un arbre en face du 10 boulevard Bonne Nouvelle, dans le 10eme arrondissement de Paris. Un rassemblement de quarante personnes est actuellement en cours et les militant-es appellent à les rejoindre.

 

Cette action s’inscrit dans le cadre d’un appel transnational [1] appelant à construire des cabanes dans les arbres de toutes les villes afin de :

  • – rappeler notre solidarité avec les habitant-e-s du bois Lejuc expulsé-e-s le 22 février dernier et dénoncer la répression policière et judiciaire actuellement en cours ;
  • – interpeler contre ce projet meutrier d’enfouissement qu’est CIGEO au-delà de Bure, la Meuse et la Haute-Marne. C’est un problème national qui requiert l’attention de toutes et tous ;
  • – appeler à converger le 16 juin prochain à Bar-le-Duc pour une grande journée de mobilisation [2].

 

Les opposant-e-s sont installé-es au 10 boulevard Bonne Nouvelle, à l’adresse de l’agence Usbek & Rica. Cette agence co-publie avec l’ANDRA [3] des articles portant un faux regard critique et scientifique. Les opposant-es à CIGEO dénonce la participation de cette agence de communication, et son équipe de prétendus journalistes, à la propagande du lobby nucléaire, loin, par là, de remplir son rôle d’information. Les opposant-es rappellent qu’il est en jeu le choix ou non d’une société capitaliste qui, au nom d’un confort électrique d’une partie de la population pour quelques dizaines d’années, condamne les « générations futures » à co-habiter avec ces déchets radioactifs exposées continuellement aux risques d’accidents nucléaires.

 

Le message est clair : la répression policière et judiciaire de l’État nucléaire contre les militant-e-s et habitant-es de Meuse et de Haute-Marne doit cesser et la lutte à Bure doit enfin devenir un sujet national et même international. Ce projet de poubelle nucléaire ne se fera ni ici, ni ailleurs car il n’y a aucune solution au problème des déchets radioactifs tant qu’il y n’y aura pas un arrêt total de la production.

 

Soyons nombreux-ses à converger vers Bar-le-Duc le 16 juin 2018 [2] pour la grande journée de mobilisation contre la poubelle nucléaire. Il s’agira alors de répondre aux démonstrations d’autorité de l’Etat par une démonstration de notre détermination infaillible.

 

Soyons nombreux-ses à nous mobiliser partout pour soutenir la lutte à Bure contre CIGEO et son monde !

 

Des participant-es de cette action, opposant-es au projet de poubelle nucléaire

16h : il parait que des choses se préparent, on attend des infos, restez connectés 😉

Strasbourg

 

Compte-rendu de l’action

07h00: Début de l'action et installation de la cabane dans le parc du
Wacken, en face du conseil régional de la région Grand Est et à côté de
la foire Eco & Co (foire commerciale profitant insidieusement de notre
action pour faire sa pub)

08h00: affichage des environs et installation d'une table d'information
finie, pause casse-croûte avec les passants. pas de police à l'horizon

09h00 - 12h00: tractage dans les arrêts de tram et devant la foire,
ambiance bonne enfant, toujours pas de bleu en vue. Installation d'une
deuxième banderole, atelier de grimpe (tant qu'à faire), préparation
d'un atelier banderole, on envoie quelqu'un imprimer de nouveaux tracts

12h45: ils arrivent! un agent des RG (bien renseigné apparemment, ils
lisent vmc.camp) suivi 2 fourgons de la BIS (brigade d'intervention et
de sécurité, tout un poème) débarquent et font dégager tout le matériel
au sol. Les militants au sol présents se font contrôler leur identité de
manière assez brutale mais un camarade a réussi à remonter dans la
cabane à temps
Par contre, un autre camarade est embarqué par les flics, impossible de
savoir pour quoi à ce moment. Situation tendue

13h30: arrivée des pompiers avec grande échelle, 2 camions de secours et
le son et lumière. D'autres camarades arrivent ou reviennent en renfort,
les flics relâchent un peu la pression. On apprend que le premier
ministre se promène en ville, ce qui explique l'équipement anti-émeute
et l'attitude agressive des flics

14h00: encore des contrôles d'identité, les pompiers discutent dans
l'arbre, les flics font leur boulot de flic, puis s'énerve et décide de
repousser tout le monde loin de l'arbre. Des flics grimpent à la suite
des pompiers, la tension remonte

16h00: une première équipe de journalistes arrivent (les DNA, un journal
local), les bleus les invitent à faire leur article un peu plus loin en
regardant leur montre (c'est bientôt le week-end). Par contre, on
apprend que le camarade embarqué a été placé en garde à vue, on essaye
d'obtenir plus de renseignements

16h30: arrivée d'une deuxième équipe de journaliste (FR3 Alsace) et du
médiateur de la ville

17h30: le camarade dans l'arbre est descendu de son plein gré après
concertation avec les autres militants. les pompiers descendent la
cabane et nous la rendent avec tout le matériel (sympa, elle pourra
resservir!). Le camarade grimpeur se fait contrôler son identité sans
rien de plus... Pour l'instant?

18h30: fin de l'action et le camarade placé en garde à vue est (comme
par hasard!) relâché un peu plus tard, mais avec une convocation


Bilan

Action plutôt satisfaisante d'après ce que nous nous attendions à
affronter, malgré l'attitude agressive, brutale et souvent injurieuse
des flics et la garde à vue. Dans une ambiance très répressive à
Strasbourg (manifestations des lycéens réprimés brutalement, avec 2
gardes à vue et menaces de poursuites judiciaires la veille) ainsi qu'un
dispositif policier très pesant, la journée s'est bien finie et
l'information a tourné

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Belleville sur Loire

Des banderolles déployées devant la centrale nucléaire de Belleville sur Loire, puis accrochées dans les arbres à proximité. On rappelle que le site  pourrait accueillir prochainement une gigantesque piscine de stockage de déchets nucléaires, véritable antichambre de Cigéo. Amour et courage à celles et ceux qui luttent là-bas contre le monde atomisé !

Dijon

Occupation d’un arbre empêchée par la police

 

Sur le toit de la Belgique !

De chouettes hiboux sont allées se percher en haut du Mont RIgi pour y construire une magnifique cabane et sensibiliser les passant.e.s aux dangers du nucléaire !

Nouvelle action contre le nucléaire au sommet de la Belgique ! Afin de poursuivre l’intervention de lundi chez Engie-Electrabel contre l’enfouissement des déchets radioactifs en Belgique et ailleurs, les chouettes hiboux des Hautes Fagnes dénoncent eux aussi, ce crime contre l’environnement et l’humanité. 

Fil info répression 14-16 mars 2018

Vendredi 16 mars :

1 personne envoyé à la prison de Nancy en attendant sa comparution immédiate lundi à Bar le duc.

Les 6 autres personnes sont sortis, procès le 23 mai. Tou.tes ont une interdiction de territoire de meuse et haute marne (ils ont eu la générosité de laisser les personnes chercher leurs affaires, l’interdiction s’applique à partir de dimanche), sauf une personne domiciliée dans la meuse qui a donc une interdiction de … la commune de Mandres. Tou.tes ont également une obligation de pointer toutes les 2 semaines dans les comissariats proches de leur domiciliation.

Jeudi 15 mars : les 7 garde-à-vue sont reconduites de 24h supplémentaires.

Mercredi 14 mars : suite à une balade en forêt, 7 personnes ont été interpellées pour dégradation en réunion. Les 7 personnes ont été placées en garde-à-vue.

FIL INFO mardi 6 mars

Côté répression:

Une journée à Bar Le duc (sous occupation par les CRS). Procès de la pelle à tarte le matin à 10h30. Le procureur demande 2 mois avec surci (et la restitution de la pelle à tarte), rendu le 24 avril. L’après midi une comparution immédiate d’un copaine arrêté le dimanche. Une quarantaine de personnes présentes pour le soutenir. Il a refusé de se faire juger immédiatement en compa, le procureur a demandé sa mise en provisoire, le juge lui a mis un contrôle judiciaire avec interdiction de territoire de la Meuse jusqu’à son procès le 4 avril.

Les 6 dernières personnes mises en garde à vue ont été relaché en début d’après midi après 48h avec des convocations pour le 23 mai 14h à Bar le duc.

Côté Andra:

Des camions continuent d’entrer et de sortir de la fôret, fermé par les forces policières, pour sortir des bouts de mur et du bois.

FIL INFO : Lundi 5 mars

Côté répression

Une course toute la journée (des centaines de km dans toute la Meuse…) pour apprendre à 12h30 qu’une comparution immédiate a lieu à 15h à Bar le duc, ainsi que toutes les autres garde à vue sont prolongées de 24 heures. 7 personnes vont donc passer une deuxième nuit dans 5 commissariats répartis dans toute la Meuse.

La comparution immédiate ayant été acceptée, le procureur demande 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis, sans mandat de dépôt. Résultat : le copain est condamné à 3 mois de prison avec sursis avec mise à l’épreuve pendant un an, interdiction de territoire de la Meuse pendant 1 an, sans inscription au casier judiciaire.

Côté vie quotidienne

Rangement et repos en vue. Plein de discussion, un atelier rap, plusieurs morceaux produits en vue. Houmous party.

FIL INFO de la première journée du week-end inter-comités

Suivez ici en direct le déroulement de la journée du 3 mars, première journée du week-end Intercomités.

 

19h00 : Quelques personnes ont été bléssées. Bilan médic à suivre. Debrief de la manif à l’affranchi. Ambiance conviviale. Bientôt le repas !

18h35 : Au moins une personne envoyée au commissariat pour vérification d’identité.

18h : Une personne arrêtée il y a moins d’une heure, en parallèle du retour au village.

16h55 : La manifestation rentre à Mandres avec le matériel de la vigie.Le retour se fait lentement et s’arrête régulièrement, quelques feus d’artifices sont tirés, à nouveau des tires de lacrymos. Les Gardes Mobiles pressent tranquillement à avancer les manifestant.es avec le camion à eau et finissent par s’installer au carrefour de Mandres ou ils effectueront des contrôles parfois pressant (menace de poursuites judiciaires sur certaines personnes qui rentraient) et interférrait sur la libre circulation de la population. Pas d’interpellé.es directement lors de la manifestation. Le convoi est resté soudé et s’est fait sous la musique de la sono.

15h55 : Tentative de construction de la vigie avortée. La manif s’étend dans les champs, la police aussi. La police pousse les gens jusqu’au chemin et tirent des bombes lacrymos.

15h40 : le cortège arrive en lisière du bois, présence du canon à eau, d’un hélicoptère et d’une ligne de gendarmes mobiles en lisière du bois, le cortège se déplace à travers champs vers le Sud Est.

15h25 : le cortège est sorti de Mandres-en-Barrois et est sur le chemin vers le bois Lejuc.

14h35 : Le repas est fini, le cortège se prépare. Gros dispositif policier en cours de déploiement à 500m de la lisière sud du bois en demi-cercle.

13h15 : Point presse devant la mairie de Mandres-en-Barrois, entouré par la gendarmerie.

12h30 : Les gendarmes ont quittés les rues de Mandres. L’interco se déroule comme prévue !

11h : Les discussions en petits groupes vont bon train. Mise en commun des échanges lors d’une grande assemblée dans quelques minutes.

9h30 : Début des discussions de l’inter comités. Participent des personnes d’au moins 10 comités déjà créés et 11 comités en cours de création (plus d’infos dans le bilan).

9h : Des contrôles ou barrage de police s’installent dans différents villages. Nous tenons à jour l’infotraflic dans la barre de droite. N’hésitez pas à appeler la maison de résistance si vous êtes témoins d’un nouveau point de contrôle ou barrage. (03 29 45 41 77).

8h10 : Les personnes dormant à la maison de résistance sont parties en cortège pour rejoindre Mandres où commenceront à 9h30 les discussions inter-comités.

 

Quatre nouveaux arrêtés

[contrôles signalés à Thonnances-les-Joinville et Saudron, à éviter si possible]

La préfecture de la Meuse cherche à mettre des bâtons dans les roues de la convergence vers Bure qui s’opère depuis l’expulsion des hiboux le 22 février 2018. Elle a publié quatre nouveaux arrêtés actifs du 2 au 5 mars :

  • Un arrêté d’interdiction de manifestation sur le territoire des communes de Bure, Mandres-en-Barrois, et toutes communes limitrophes
  • Un arrêté d’interdiction de stationnement et de circulation des véhicules sur les agglomérations de Bure et Mandres-en-Barrois, ainsi que l’interdiction des piétons et véhicules sur le chemin de Bonnet vers le bois Lejuc
  • Deux arrêtés d’interdiction de survol

Malgré cela, tout va bien!

La circulation des piétons reste légale (sauf aux abords de la forêt, c.f. arrêté précédent) sur les communes de Bure et Mandres.

Aucun contrôle n’a eu lieu dans le cadres des différents arrêtés pour le moment, mais on peut rester vigilant.e.s (notamment quant au transport de matériel qui fait aussi l’objet d’un arrêté).

 

Si vous subissez un contrôle sur Bure ou Mandres, appelez la Maison de Résistance au 09 54 10 57 11, pour que nous mettions à jour cet article, et surtout ne payez pas vos amendes. Nos avocats ont attaqué ces arrêtés en référé liberté à Nancy ce vendredi 2 mars à 18h30; le rendu se fera samedi 3 mars entre 9h et 10h. * mise à jour 11h30: la court rejette notre requête, les arrêtés sont toujours valides.

Le seul controle ayant eu lieu pour le moment est un controle routier à Thonance-les-Joinville ayant donné lieu a un controle de stupéfiant (test salivaire). Les controles ne sont pas systématiques du tout.

Dans tous les cas, nous vous invitons toujours à venir nous rejoindre. Les préparatifs vont bon train. On va pas se laisser faire !

Le texte complet des arrêtés est consultable ici.

Ci-dessous, une reproduction des articles des deux premiers arrêtés :



J+4 après la tentative d’expulsion du bois

Nous sommes lundi 26 février, 4 jours après la tentative d’expulsion du bois.

 

9h30 : Une pelleteuse et un gros camion de transport viennent d’être aperçus quittant l’ANDRA et en direction du bois.

Dans la matinée : des camions emportant les débris du mur sont vus au niveau de Mandres, et des camions transportent ce qui ressemble à de la terre au niveau du sud de la forêt

14h30 : 2 camions bennes et une pelleteuse ont étés suivies en sortant du laboratoire et se sont dirigés jusqu’au bois. Un camion benne avec gravat et un autre contenant des pierres de très grande taille.

 

Ce matin 26 Février les pelleteuses ont été vu en forêt, que font-elles ? Elles coupent les arbres pour alimenter les fournaises de l’ANDRA et faire jaillir des profondeurs ces engeances démoniaques.

J+3 après la tentative d’expulsion du bois Lejuc

On est le dimanche 25 janvier et des hiboux sont encore dans les arbres, ne quittez pas le fil info de vmc.camp!

 

A 14h30 : 23 hiboux encerclé.e.s dans le bois Lejuc par 4 camions de Gendarmerie Mobile (dont un baché). Il.elle.s étaient allé.e.s soutenir des hiboux encore perché.e.s depuis jeudi.

A 15h : les 23 hiboux sont encerclé.e.s depuis 45min. Les gendarmes veulent controler les identités, les hiboux refusent.

A16h30 : 17 hiboux relaché.e.s à l’auré du bois, 11 autres devraient être relaché.e.s dans un autre voyage. Il.elle.s ont refusé collectivement le controle d’identité.

A 16h40 : les 11 autres hiboux ont été relaché.e.s au sud de la forêt.

 

Un retour sur la journée d’expulsion

6h15, un matin glacial en Meuse, des maglights dans la gueule au réveil, des barricades en feu : l’expulsion du bois Lejuc commence. Certain.es occupant.es se font arrêter, d’autres échappent au griffes policières s’abattant sur Bure. Suite à des tensions avec la police dans les rues de Bure, les flics tentent de défoncer les portes arrières de la Maison de Resistance et entrent finalement par une fenêtre. La plupart des occupant.es se retranchent alors sur la mezzanine. Après la formation de barricades dans l’escalier y menant, les occupant.es résistent à l’arrestation en s’asseyant et en se tenant les un.es les autres.

Bilan provisoire des arrestations et interpellations diverses : 7 gardes à vues et plusieurs dizaines de vérifications d’identité, dont une bonne partie au commissariat.

On a très envie d’organiser la riposte avec vous mais on a besoin d’un temps posé de reflexion collective pour encaisser le choc et pour imaginer la suite. On espère se voir nombreux.ses le 3-4 mars ou avant, ou après.

Quelques chouettes hiboux de Bure et du bois Lejuc (qui sont sorti.es du commissariat plus tôt que les autres).

 

Merci pour tous les messages de soutien qui affluent d’un peu partout.

Expulsion de la forêt – destruction de la barricade Nord

Témoignage de hiboux qui ont assisté à la destruction de la barricade nord.

Quand on est arrivés au niveau de la barricade, vers 9h du matin, le dispositif policier était en place, le bulldozer était démarré mais la destruction n’avait pas encore commencé. A notre arrivée ils ont éteint leur machine et s’en est suivi un long face à face entre nous et les flics. Au bout de 20 minutes de ce face à face, d’autres véhicules de police sont arrivés en renfort et ils ont remis en route la machine de destruction. Alors, on s’est postés au plus près de la barricade. On ne pouvait rien faire d’autre que de faire face, le coeur serré, sans croire ce qu’on voyait – et prendre un maximum d’images. On n’a pas pu prendre une vidéo de la destruction de la cuisine du Futur, faute de place dans l’appareil photo. Elle s’est effondrée avec une majesté incroyable,  sa boule à facette a tenu le coup.

On a pas vraiment de mots pour décrire ce qu’on a ressenti et ce que représente la destruction de ce lieu qu’on a tant aimé.

D’autres photos et vidéos viendront.

On tient le coup.

 

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