Antirépression

le contexte anti-nucléaire de l’affaire tarnac

« Plus près de nous, hier au petit matin, des centaines de flics en armures sont venus déloger les occupants du site de Bois-Lejuc à Bure dans la Meuse, site qu’ils occupaient en protestation contre la construction d’un site d’enfouissement de déchets nucléaires ultimes. Aujourd’hui donc, ce fait passé sous silence par tout le monde à l’époque mérite d’être rappelé : les sabotages de caténaires de voies TGV dont la police a voulu nous faire porter le chapeau, participaient d’une action coordonnée à l’échelle de la France et de l’Allemagne tout le long du chemin du train de déchets nucléaires CASTOR qui se rendait cette même nuit du centre de retraitement de déchets de La Hague au centre d’enfouissements de déchets nucléaires ultimes de Gorleben dans le Wendtland, en Allemagne. Et ces crochets dont l’image est devenue célèbre après nos arrestations et leur indécente médiatisation n’étaient pas les armes ridicules de terroristes nihilistes cherchant à mettre la France à genoux en faisant dérailler des trains mais bien le symbole bien plus ancien de la résistance opiniâtre du mouvement anti-nucléaire allemand qui au terme d’une lutte acharnée combinant toutes sortes de moyens de lutte des plus pacifiques aux plus offensifs est parvenu à arracher la sortie du nucléaire en Allemagne. »

Extrait du texte lu par Manon et Benjamin, à l’occasion de la soirée de soutien « Le bal des inculpés » du 23 février 2018 au Villard (Royère-de-Vassivière). https://tarnac2018.noblogs.org/interventions-diverses/

Pourquoi les médias en parlent ils si peu? parce que l’état nucléaire !

Ielles n’ont été Ni acteur Ni actrices. Retour sur le procès du Lundi 19 Mars de 3 copaines.

Quelques photos de l’intérieur du tribunal de Bar-le-Duc après la journée de procès

 

Ce Lundi 19 mars le théatre de l’injustice était en représentation une nouvelle fois à Bar, voici les declarations de deux copaines qui comparaissait ce jour , l’un-e pour « faits de rébellion et refus de se soumette aux opérations de relevés signalétiques commis lors de l’expulsion du bois Lejuc », l’autre pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou de destruction ou dégradations de biens » (si ça vous parait incompréhensible et ridicule c’est normal):

 

Déclaration de L. (condamné à 4 mois de prison avec sursis):

Mes amies, ma famille que j’affectionne,

Je me sens détachée de toute identité, n’en déplaise au procureur et à son « dieu »,je suis un être multiforme et une réalité complexe et donc irréductible à cet artifice.

Comme vous le savez la racine du mot a donné aussi idem, identique. Aucune identité ne peut me figer car je suis une réalité vivante et mouvante. INDISCERNABLE.

Je ne me defends pas aux yeux d’une institution dont je rejette l’autorité. Sur 1 acte, j’affine mes perceptions en me référant à mes propres critères, à mon vécu, à mon sens critique.

On se retrouve réunies ici (et je pense ne pas me tromper en disant ça) parce qu’on est à la recherche permanente de source de joie et de beauté.

Parce qu’on nourrit un lien intelligent, sensible et subtil au monde.

Et quand ce rapport est brutal, insensé, c’est un amas d’immonde, qu’on s’acharne à étaler.

Nos corps tiennent en cage uniquement par coercition.

Comme a dit Ibn Arabî , bien avant les premières chasses massives aux errants et aux sorcières,

« Sois toujours en vol, ne te choisis pas de nid determiné, car c’est au nid que l’on capture l’oiseau »

Quoiqu’il arrive, on continuera à partager du pain avec les compagnon-nes à plumes.

 

Déclaration de Cristal Antem (condamné à 3 mois de prison ferme):

Je suis CRISTAL ANTEM, CRYZ pour les intimes. Je n’ai pas d’autres identité à donner.

Je ne représente personne si ce n’est moi-même. Rien ni personne ne me réprésente.

On va me demander si je souhaite être jugé aujourd’hui. OK, faites. Mais je ne participerais pas au procès.

Je rejette les codes/normes/règles/rôles du spectacle. Je ne serais ni acteur/collaborateur – ni martyr/victime – ni coupable/innocent.

J’espère que mes amis comprendront que je fais ce choix pour restez moi – même. Qu’iels ne m’en voudront pas pour cette absence imprévu et sûrement trop longue.

Je ne me soumettrai pas moi-même au contrôle de l’Etat.

Je refuse de me défendre.

 

Cette déclaration fuit suivi du refrain d’une chanson reprise par la salle malgrès les injonctions du juge au silence et Cristal a été sorti de la salle à ce moment en continuant à chanter , la salle a continuer à fredonner la chanson après sa sorti! « Ça ne vaut pas la peine… »

Voici le lien (le refrain chanté dans la salle dure de 1:04 à 1:44) :

Cristal ferait donc sa peine de prison sans avoir donné son identité!

Cristal a souhaité rendre son numéro d’écrou publique si vous souhaitait lui envoyer des lettres ou lui rendre visite! (ça permettra pour ielle que le temps soit moi long en prison et lui rechauffera le coeur)

Cristal Antem
n°ecrou: 14341

Centre pénitentiaire Nancy-Maxéville
300 rue de l’Abbé Haltebourg
54320 Maxéville

Procès de l’appel à tarte – Mardi 6 mars, 10h30

Ces procès qui se suivent et se ressemblent marquent la stratégie d’intimidation du procureur de la République. La repression semble être la seule solution pour tenter de faire taire les oppositions et ainsi imposer le projet CIGEO. Aux arguments scientifiques qui présentent la dangerosité du projet, l’Etat ne sait opposer que des attaques judiciaires. La liste des procès de hiboux est encore longue, surtout après les évennements de la semaine passée.

Le 6 mars, à 10h30 devant le tribunal de Bar-le-Duc, ramenez vos tartes pour la libération de la pelle !

Montrons leur que ces procès, qu’ils souhaiteraient voir nous isoler, sont plutôt force à nous rassembler !

L’absurde procès de la pelle à tarte – 6 mars – Tribunal de Bar-Le-Duc

Les procès des chouettes hiboux de Bure se multiplient ces derniers temps. Et peu importe si les inculpations sont plus absurdes les unes que les autres. Après « le procès de la chute du mur » où 2 personnes étaient inculpées car elles auraient participé à la destruction d’un mur que la justice avait reconnu illégal, le procès d’un copain qui aurait « atteint à l’honneur d’un officier de gendarmerie » en racontant que celui-ci l’étranglait le 18 février 2017 lors de son interpellation, cette fois-ci un copain est ammené devant le juge pour transport d’armes car il avait dans sa voiture : deux opinels, un cable électrique, et … une pelle à tarte.

Ces procès qui se suivent et se ressemblent marquent la stratégie d’intimidation du procureur de la République. La repression semble être la seule solution pour tenter de faire taire les oppositions et ainsi imposer le projet CIGEO. Aux arguments scientifiques qui présentent la dangerosité du projet, l’Etat ne sait opposer que des attaques judiciaires. La liste des procès de hiboux est encore longue, surtout après les évennements de la semaine passée.

Le 6 mars, à 10h30 devant le tribunal de Bar-le-Duc, ramenez vos tartes pour la libération de la pelle!

Montrons leur que ces procès, qu’ils souhaiteraient voir nous isoler, sont plutôt force à nous rassembler!

Quatre nouveaux arrêtés

[contrôles signalés à Thonnances-les-Joinville et Saudron, à éviter si possible]

La préfecture de la Meuse cherche à mettre des bâtons dans les roues de la convergence vers Bure qui s’opère depuis l’expulsion des hiboux le 22 février 2018. Elle a publié quatre nouveaux arrêtés actifs du 2 au 5 mars :

  • Un arrêté d’interdiction de manifestation sur le territoire des communes de Bure, Mandres-en-Barrois, et toutes communes limitrophes
  • Un arrêté d’interdiction de stationnement et de circulation des véhicules sur les agglomérations de Bure et Mandres-en-Barrois, ainsi que l’interdiction des piétons et véhicules sur le chemin de Bonnet vers le bois Lejuc
  • Deux arrêtés d’interdiction de survol

Malgré cela, tout va bien!

La circulation des piétons reste légale (sauf aux abords de la forêt, c.f. arrêté précédent) sur les communes de Bure et Mandres.

Aucun contrôle n’a eu lieu dans le cadres des différents arrêtés pour le moment, mais on peut rester vigilant.e.s (notamment quant au transport de matériel qui fait aussi l’objet d’un arrêté).

 

Si vous subissez un contrôle sur Bure ou Mandres, appelez la Maison de Résistance au 09 54 10 57 11, pour que nous mettions à jour cet article, et surtout ne payez pas vos amendes. Nos avocats ont attaqué ces arrêtés en référé liberté à Nancy ce vendredi 2 mars à 18h30; le rendu se fera samedi 3 mars entre 9h et 10h. * mise à jour 11h30: la court rejette notre requête, les arrêtés sont toujours valides.

Le seul controle ayant eu lieu pour le moment est un controle routier à Thonance-les-Joinville ayant donné lieu a un controle de stupéfiant (test salivaire). Les controles ne sont pas systématiques du tout.

Dans tous les cas, nous vous invitons toujours à venir nous rejoindre. Les préparatifs vont bon train. On va pas se laisser faire !

Le texte complet des arrêtés est consultable ici.

Ci-dessous, une reproduction des articles des deux premiers arrêtés :



13/02 à 9h : Face au festival des procès absurdes, tou.te.s à Bar le Duc pour le Carnaval des Hiboux !

Podcast Ziradio : Votre béton sera votre tombe !

Appel à contribution : livre d’or du mur

*

Un 13 février, deux procès, trois accusés.

Cela commence comme une comptine, un peu trop répétée ces derniers temps, d’ailleurs… Encore des rassemblements devant le tribunal? C’est devenu presque une routine à l’heure de la criminalisation accélérée de la lutte anti-nucléaire, quand les citations directes par le procureur deviennent règle commune. Mais ce rendez-vous là est exceptionnel, tant la charge symbolique de ces trois accusations est forte. Deux personnes devront répondre le 13 février de la destruction du mur de béton érigé illégalement par l’Andra autour du bois Lejus à l’été 2016 ; une autre devra se défendre d’avoir « atteint à l’honneur » du commandant de gendarmerie Bruno Dubois en déclarant s’être faite étranglée par lui lors de son arrestation le 18 février 2017.

(suite…)

Soutien aux 16 personnes arrêté.es en Sud-Aveyron

Nous relayons ici le communiqué de l’Amassada et des opposant.es à l’éolien industriel et au Transformateur de Saint-Victor-et-Melvieu (12) :

Jeudi 25 janvier

« Ce matin, aux alentours de 6h30, plusieurs habitants des communes de Saint-Affrique et Camarès, ont vu leur sommeil interrompu brutalement par une série d’irruptions intempestives dans leur domicile. Plusieurs dizaines de gendarmes s’y sont en effet déployés pour procéder à l’arrestation de 16 personnes. Cette opération militaire démesurée semble répondre aux refus commun de plusieurs personnes d’aller à une série de convocations ayant été distribuées peu après le court blocage le 12 décembre 2017 d’un chantier éolien industriel à Crassous (Saint-Affrique). Aucun lien n’ayant été établi entre ce blocage et les personnes convoquées, les concernés avaient jugés peu pertinent d’obéir à ces injonctions, et avaient judicieusement fait connaître leur décision publiquement par voie de presse. Cette opération démontre une fois de plus que le Procureur de Rodez ayant mandaté la troupe, fait, comme ses semblables, bien peu cas de la présomption d’innocence. Opération dont les méthodes rappellent vaguement celles de l’anti-terrorisme.
Nous appellons donc aujourd’hui à un rassemblement bruyant devant la Gendarmerie de Saint-Affrique à 13h00 mais aussi ce soir à 18h00 au « Lieu-Dit » (Saint-Affrique) pour organiser l’auto-défense juridique. »

Les chouettes hiboux de Bure apportent leur soutien aux copain.es de l’Aveyron.

Edit : Les personnes arrêtées sont sorties de garde-à-vue vers 16h30 !

Nous vous invitons à consulter régulièrement le blog de l’Amassada (douze.noblogs.org)  pour vous tenir informé.es sur les lutte anti-transfo et anti-éolien industriel du sud-aveyron.

Audience du 16 janvier : 6 mois fermes requis pour menaces et refus de signalétique !

Récemment nommé à la cour d’appel de Nancy comme substitut du procureur au Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc, Bruno Fleury met la barre particulièrement haut dans ses réquisitoires : 6 mois de prison ferme pour ne pas être revenu en prison à l’issue d’une journée de sortie, puis 6 mois de prison ferme pour refus de signalétique et menaces de mort.  Une chose est sûre : Bruno Fleury ne fait pas partie de ceux qui souhaitent répondre à la surpopulation carcérale, bien au contraire. De quoi réjouir encore les matons en colère.

L’article de l’Est Républicain de ce mercredi 17 janvier est sans ambiguïtés dans son titre : à Bure on entend faire « régner la loi ». Suit un texte un peu confus où l’entrée en fonction d’un nouveau substitut, d’une juge des libertés et de la détention et d’une assesseure se retrouvent mêlés aux bonnes résolutions de notre bien-aimé procureur Olivier Glady qui entend se battre sur tous les fronts de l’injustice meusienne : la délinquance burienne, les stupéfiants, les harcèlements sexuels. Une lecture un peu rapide du titre et du contenu prêterait presque à penser que Bure est le Gotham du crime dont Olivier Glady sera le Batman. En tous cas, M. Glady nous avait prévenu l’année passée en demandant au feu juge

En attendant, la couleur est annoncée avec cette première audience burienne de l’année et trois autres audiences inscrites par le procureur pour le 13 février prochain puis une autre le 6 mars. Ce mercredi la salle était emplie aux deux tiers avec une cinquantaine de personnes dont une quarantaine de soutiens pour notre ami X qui comparaissait après avoir été interpellé à la Maison de Résistance, lors de sa perquisition le 20 septembre dernier..  

(suite…)

Solidarité face aux violences policières

Banderole de soutien devant la vigie sud au bois Lejuc. Du Testet à Caulier, ni oubli ni pardon.

Aujourd’hui la justice a rendu un non-lieu dans « l’affaire Rémi Fraisse ». Ce n’est donc la faute de personne s’il est mort.

Le 15 décembre, deux personnes sont mortes, happées par un TER en fuyant les flics entre Saint-Maurice Pellevoisin et Fives, à Lille. Le procureur a nié qu’ils essayaient d’échapper à un nouveau passage à tabac en expliquant que s’ils sont passés le long des voies de chemins de fer c’était pour prendre un « raccourci ».

(suite…)

Pluie de convocations à Bure

INFORMATION de la LEGAL TEAM : À DIFFUSER LARGEMENT !

En septembre dernier le juge d’instruction de Bar-le-Duc a supervisé une série de perquisitions opérées le 20 septembre 2017 dans le cadre d’une commission rogatoire suite aux dégradations commises à l’Hôtel- restaurant du site de l’Andra à Bure durant la semaine d’action de juin 2017.

Dans ce cadre, des enquêteurs de la Section de Recherche criminelle de la gendarmerie de Nancy mènent une enquête poussée qui s’étend plus largement aux événements antérieurs de l’été 2016, des 23 et 30 janvier 2017, du 18 février 2017, de mai 2017, de juin 2017, du 14 juillet 2017 et du 15 août 2017 et sans doute davantage. Depuis janvier 2017, les convocations en audition libre ou les citations à comparaître au tribunal se succèdent aléatoirement auprès de personnes dont les plaques d’immatriculation ont été relevées à l’occasion de ces événements, de personnes contrôlées ou conduites aux postes lors de contrôles routiers à différents moments de l’année, de personnes prétendument identifiées sur des photos, par leurs affaires perdues ou par des agents lors de journées de mobilisation, ou encore de militant-e-s associatifs en lutte contre le projet Cigéo.

(suite…)

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