Action

Après les perquisitions, l’A.G. du mouvement appelle à créer des comités Bure partout !

Ce 23 septembre, nous étions une soixantaine de personnes, issues de toutes les composantes de la lutte, à l’assemblée du mouvement contre la poubelle nucléaire et son monde, pour réagir aux perquisitions qui nous ont frappées trois jours plus tôt. Ce qui a été fouillé de fond en comble par les gendarmes ce jour-là, ce n’est pas juste deux lieux collectifs et trois logements de militant-e-s. Ce sont nos vies, nos intimités, nos amitiés. C’est tout un mouvement dans la diversité de celles et ceux qui le font vivre, depuis quelques mois ou depuis 25 ans. Voir et entendre des gendarmes fracasser des portes et entrer dans des dortoirs en tenue anti-émeute, les armes à la main, était un choc : il a fallu toute la solidarité entre nous et les soutiens immédiats de l’extérieur, des habitant-e-s et des militant-e-s, pour le dépasser.

C’est pourquoi nous avons été très ému-e-s par les rassemblements qui se sont organisés partout dès ce jour-là. Emu-e-s aussi par le fait que des personnes souhaitent former des comités de soutien ou de lutte. Cette perquisition se retourne contre ceux qui l’ont organisée, car ce déferlement de soutiens et de dons nous a unies et a redonné du courage pour affronter le pouvoir gigantesque de l’industrie nucléaire.

Notre lutte ne veut pas simplement sauver un territoire rural de l’enterrement de première classe que lui offre le nucléaire. Elle concerne tout le monde. Le projet Cigéo en Meuse est le dernier espoir pour l’État de gagner du temps face à l’inexorable accumulation des déchets radioactifs. En le bloquant, nous remettons en question l’existence de toute la filière, depuis l’extraction de l’uranium au Niger, au Gabon…, jusqu’aux centrales, jusqu’à la poubelle finale. Et nous questionnons aussi plus généralement la violence de l’État envers tout ce qui vit.

Toutes les personnes qui se sentent touchées peuvent rejoindre la lutte depuis leurs lieux de vie, en créant si ielles le souhaitent des comités locaux, pour former un réseau de soutien mutuel. Pour que les intérêts de l’institution nucléaire soient attaqués partout où elles ont pignon sur rue, et qu’il y ait partout des des soirées de soutien, des info-tours, des actions contre les nucléocrates et leurs sous-traitants (Vinci, Eiffage, EDF, Areva, Biotope…). Libérez votre imaginaire !

Nous vous invitons dès le week-end du 21 et 22 octobre à venir à Bure : samedi 21, pour se rencontrer entre comités et dimanche 22, pour construire une cabane d’accueil dans la forêt libérée ! Pour affronter l’hiver, les matériaux de construction, d’étanchéité et d’isolation sont les bienvenus. D’autres rencontres suivront.

Si vous voulez relayer la lutte ou créer un comité de lutte chez vous, envoyez un contact (et éventuellement un petit texte si le coeur vous en dit!) à la liste burepartout@riseup.net, et inscrivez-vous sur la liste bure-intercomites@lists.riseup.net

Vous pouvez aussi venir nous voir, deux jours ou un an, renforcer la lutte locale et l’occupation de la forêt. Et partout, créons des espaces communs, reprenons nos vies volées !

On ne nous atomisera jamais !

L’Assemblée de lutte de Bure du 23 septembre.

Infos : vmc.camp/comites-de-lutte/  /  Contact : burepartout@riseup.net 

APPEL EN ANGLAIS

After the police searches, our General Assembly calls for the creation of Bure support committees everywhere!

On September 23rd, about sixty people from all the components of the struggle met for the the general assembly of the movement against the nuclear dump and its world, and in reaction to the police searches which happened three days before. What was thoroughly violated by the police on that day wasn’t only two collective and three private life spaces shared by opponents. It was our lives, our intimacies, our relationships and our diversity. To see and hear cops demolish doors and break into our dormitories wearing riot gear, weapons in their hands, was quite a shock: it took all the solidarity among ourselves and from our outside supporters, from locals and activists, to overcome it.

This is why we were so moved by all the meetings that took place from that day on. Moved, also, by how people are willing to create support and action committees. This search has turned back against those who organized it, because the tremendous wave of support and donations that followed has united us and given us more courage to oppose the gigantic powers of nuclear industry.

Our struggle doesn’t only aim at saving some rural area from the first class burial which nuclear industry has to offer. It extends to everyone. The CIGEO project in Meuse is the State’s last hope to gain time when it is faced by the inexorable accumulation of radioactive waste. By blocking it, we are questioning the very existence of the entire industry, from uranium extraction in Niger and Gabon, to nuclear factories, to the final dump. And we are more generally questionning the State’s violence against all form of life.

Every person who feels concerned can join the struggle from where they live, by creating if they so wish a local committee, to build a solidarity network. So that the nuclear institution will be attacked wherever it exists, and that everywhere there can be support parties, infotours, actions against nucleocrates and their subcontractors (Vinci, Eiffage, EDF, Areva, Biotope…). Unleash your imagination!

We invite you on the week end of October 21st/22nd to come to Bure: On Saturday 21st to meet with all the local support committees and on Sunday 22nd to build a welcome house in the freed forest! To survive winter, all construction/water and weather proofing materials are welcome. Other meetings will follow.

If you want to spread the struggle or create a local committee, send a contact (and even a text if you want!) to the burepartout@riseup.net list, and register on the bure-intercomites@lists.riseup.net list.

You can als come visit us, for two days or a year, to reinforce the local struggle and forest occupation. And lets create common places and take our stolen lives back everywhere!

We shall never be atomized!

Bure General Struggle Assembly on September 23rd

Suivi des rassemblements partout !

MERCI À NOUS

On ne saurait pas dire à quel point on est touché-e-s par toutes ces manifestations de soutien, à quel point ça donne de la force, à quel point ça mélange l’affect de rage à la joie. On aurait presque l’habitude de dire « merci », mais en fait, on se reprend. Il faut faire quelques précisions. « Merci » ça peut poser qu’il y a un centre de la lutte, un endroit plus légitime qu’un autre, et tout un tas de gens qui feraient des actions depuis la périphérie pour rendre service à ce centre. « Merci » ça peut poser, même dans la gratitude profonde, une forme de séparation entre celleux qui luttent et d’autres qui seraient des « soutiens ».

Mais en fait, on a plutôt envie de construire un mouvement où on lutte tous-tes ensemble. Où on se soutient tous-tes ensemble dans les moments difficiles. Et où, quand on dit merci, c’est à toi, à elle, lui, vous, à soi, à eux, à moi. C’est un merci à « nous » pour continuer de se construire et grandir. Un merci à « nous » pour, lorsqu’au coeur même de nos lieux de vie on se sent terriblement impuissant-e-s et acculé-e-s, d’autres, qui ont les mouvements plus libres, peuvent exprimer leur colère partout où ielles sont. Un « merci » parce que quand on voit déjà la liste de la grosse quinzaine de rassemblements de soutien, on se dit que quelque chose de l’esprit de Bure est en train de ré-infuser un peu partout, que ça augure la consolidation d’un certain nombre de groupes de lutte un peu partout, et c’est une grande joie. Un « merci », pour toutes les promesses que cela porte pour notre capacité de réaction collective en cas d’expulsion de la forêt occupée, ou toute autre ligne rouge.

Ils pourront nous saisir tout le matériel qu’ils veulent, ils pourront inculper au nom de chefs d’inculpation tous plus sordides, nous coller du trafic de drogue, de l’association de malfaiteurs, des engins explosifs, ou encore la belle trouvaille d' »armes de gros calibre », etc, etc. Peut-être même, qui sait, réactiver la vieille étiquette de « terroriste » ? Ils nous n’enlèveront pas la force indéfectible de ces liens, toute la vitalité et l’intelligence dont nous sommes capables quand nous sommes acculé-e-s au pied du mur, ou la face contre celui de notre chambre.

Comme le dit une amie habitante des environs de Bure dans une compile de témoignages qu’on est en train de faire, « Une fois que la perquiz’ était terminée, j’étais trop contente de revoir les ami-e-s après. Ça je l’ai gueulé à des flics quand ils sont partis. « Votre répression elle marche pas, on s’aime encore plus maintenant. On vous hait à la mesure qu’on s’aime les un-e-s les autres, qu’on est encore plus fort-e-s. C’est contre-productif votre merde… »

AJOUT, LE 21 SEPTEMBRE À MINUIT : Aujourd’hui, de nouveaux rassemblements sont encore annoncés, ou sont déjà passés – plus de 20, en tout, pour l’instant. Encore de nouveaux témoignages de solidarité. Encore de nouvelles rencontres possibles. Jubilatoire d’apprendre qu’il y a des hiboux un peu partout, du Jura à la Lozère en passant par le Tarn, l’Isère, l’Allemagne… Incroyable d’entendre que certain-e-s personnes décident de constituer des comités de soutien suite à leur action, ou de redonner du feu à des groupes en sommeil… Il y a quelques crânes d’oeuf au gouvernement et à la Préfecture de Meuse qui doivent légèrement pâlir sur leurs fauteuils molletonnés – et rêver d’enfouir un instant leur tête dans leur trou façon autruche pour oublier tout ça. Cette réaction foudroyante laisse augurer de bien belles initiatives si jamais l’idée leur prenait d’expulser la forêt dans les mois à venir… C’est magique ! Continuons le début !

AJOUT, LE 24 SEPTEMBRE À 23H : Et ça continue, ça continue, ça continue, ça continue d’arriver. On continue de recevoir des mails, photos, témoignages de solidarité en pagaille. Entre les ami-e-s de Colmar qui ont décidé de tenir des rassemblements pendant toute la semaine, celleux de la Clique des Ami-e-s des Bure à Lyon ou du comité de lutte de Paris qui organisent des bouffes et soirées de soutien, le tractage du comité de soutien Lozérois fraîchement créé, des camarades de Longwy – qui à la fin des années 70 ont chèrement vendu la liquidation des sidérurgies, à coup d’incendies de château, d’attaques de comicos et de manifs monstres – qui veulent créer un comité… c’est tout le mouvement qui essaime un peu partout et qui nous déborde, et c’est fantastique. Que ce soit contre une perquiz’ à Bure, la mise au pas de médias autonomes en Allemagne ou en France, l’imposition d’une loi d’assassinat social, des procès scélérats contre des camarades, nous continuerons de nous organiser !

AJOUT, LE 25 SEPTEMBRE À 23h : La solidarité dépasse les frontières, nous recevons du soutien d’Italie, d’Allemagne, des États-Unis. Et même des camarades en lutte contre l’Etat Islamique et l’armée turque au Rojava (Kurdistan syrien), du « commando Élisée Reclus » !

« Nous sommes corps à corps nous sommes terre à terre
Nous naissons de partout nous sommes sans limite. »

RECENSEMENT DE NOS ARTICLES SUR LA PERQUISITION ET LE SOUTIEN

Appel de l’AG de lutte de Bure à la création de comités & comités déjà créés

Compilation des témoignages sur la perquisition à Bure

Fil info et suivi perquisition

Compilation des messages de solidarité

Premier appel à organiser le soutien décentralisé, des rassemblements, des comités

Appel à don financier

LES RASSEMBLEMENTS PASSÉS OU À VENIR

Mercredi 20 septembre

  • Paris, Colmar, Strasbourg, Nantes, Grenoble, Angers, Bar-le-Duc, Nancy, Reims, Metz, Dijon, Toulouse, Commercy, Épinal

Jeudi 21 septembre

  • Montpellier : appel à rassemblement à 18h devant la Préfecture, par Arrêt du Nucléaire 34.
  • Blois, rassemblement devant la Préfecture à 18h.

Vendredi 22 septembre

Samedi 23 septembre

  • ALBI, Rassemblement samedi 23 septembre, à 12h, devant la Préfecture. « Pique-nique contre la poubelle nucléaire de Bure et son monde samedi 23 septembre à 12h à Albi devant la Préfecture – Soyons actifs aujourd’hui et pas radio-actifs demain, solidarité avec tous les perquisitionné-e-s! »
  • COLMAR : Encore un rassemblement de soutien devant la Préfecture à 18h !!
  • CHARLEVILLE-MÉZIÈRES, rassemblement devant la Pref à à 18h.
  • LONS-LE-SAUNIER, samedi 23 septembre, devant la Préfecture du Jura à 17h.

Dimanche 24 septembre

  • COLMAR In fire ne lâche pas la Préfecture !
  • PARIS (Ivry): cantine de soutien au Centre Social Autogéré d’Ivry et première réunion du comité de lutte parisien !

Lundi 25 septembre

  • BESANÇON, Place Pasteur, 17h30, action de tractage

Mardi 26 septembre

  • COLMAR In fire ne lâche pas la Préfecture !

Mercredi 27 septembre

Vendredi 29 septembre

Samedi 7 octobre

Dimanche 8 octobre

  • GRANGE DE MONTABOT (Normandie) : assemblée de lutte à partir de 12h, puis en soirée projection du film « Condamnés à réussir » sur l’implantation de l’usine de retraitement à La Hague, puis discussion sur la création d’un comité de souten à Bure !

 

TÉMOIGNAGE RASSEMBLEMENTS (par ordre alphabétique)

On met au fur et à mesure des récits et des photos qu’on reçoit, où qu’on pêche sur internet. N’hésitez pas à nous faire parvenir tout vos messages de soutien, photos, etc, etc !

AJOUTS LE 21 SEPTEMBRE À 12H: REIMS, COLMAR, STRASBOURG.

AJOUTS LE 21 SEPTEMBRE À MINUIT : TOULOUSE, BLOIS.

AJOUTS LE 22 SEPTEMBRE À 13H : MONTPELLIER, PHOTO DU DEUXIÈME RASSEMBLEMENT À COLMAR.

AJOUT LE 23 SEPTEMBRE À MIDI : COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN DE BESANÇON, ACTION ET ANNONCE SOIRÉE DE SOUTIEN À LYON, LONS-LE-SAUNIER.

AJOUT LE 24 SEPTEMBRE : RASSEMBLEMENT À GRENOBLE, RASSEMBLEMENT & CONSTITUTION DU COMITÉ DE LUTTE À ALBI, NOUVEAU RASSEMBLEMENT À COLMAR, TEXTE DE SOUTIEN DEPUIS LA FÊTE DE LA MONTAGNE LIMOUSINE, NOUVELLES DES ACTIONS À MENDE.

AJOUT LE 25 SEPTEMBRE : SOUTIEN DU KURDISTAN PAR LE COMMANDO ÉLISÉE RECLUS, SOUTIEN DEPUIS RENNES, SOUTIEN DEPUIS FLORENCE (ITALIE), ENREGISTREMENT DEPUIS TOULOUSE, PHOTOS DU MARATHON DE COLMAR QUI CONTINUE (AVEC CETTE FOIS UN REPAS PAYSAN), PHOTO DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

AJOUT LE 29 SEPTEMBRE (désolé, on a un peu du mal à tout suivre!!) : photo de soutien depuis la Fête de la Montagne Limousine, compte-rendu d’une action à Lyon, compte-rendu d’une action à Rennes.

AJOUT LE 2 OCTOBRE: Photos et petit texte de la magnifique soirée de soutien de la Clique des Ami-e-s de Bure à Lyon ! Photos du rassemblement à Toulouse !

ALBI

Suite aux perquisitions visant les opposant.e.s au projet CIGEO qui ont eu lieu le 20 septembre 2017 à Bure, nous nous sommes réunis devant la préfecture d’Albi le samedi 23 septembre. Nous voulions à la fois protester contre la répression policière, montrer notre solidarité aux opposant.e.s et créer une dynamique de soutien qui puisse se maintenir dans le temps.

Nous étions une bonne vingtaine à pique-niquer fièrement devant la Préfecture, dont une dizaine très motivée pour initier un comité de soutien tarnais à Bure. Nos premières actions seront : l’organisation d’une soirée pour faire connaître la résistance à la poubelle nucléaire et collecter des sous, recueillir du matériel pour réparer les pertes et la casse dues aux perquisitions, la tenue de stands d’information et l’organisation de tractages et d’émissions de radio.

Au Testet comme à Bure, le pouvoir d’Etat s’est appuyé sur des milices pour faire le sale boulot contre l’occupation de la forêt. Nous héritons d’ailleurs dans le Tarn du Préfet Jean-Michel Mougard qui a sévi dans la Meuse au moment de l’expulsion de la forêt de Mandres. A Sivens, le 25 octobre 2014, le Préfet et le ministre de l’Intérieur ont créé les conditions de l’affrontement qui ont conduit à la mort de Rémi Fraisse ; chez vous, le même mécanisme a conduit à la mutilation de Robin. Ici et là, ce sont des armes de guerre qu’on utilise pour tenter de décourager les résistant.e.s.

Nous sommes touché.e.s par ce qui se passe à Bure, les liens existent déjà entre nos territoires et sont à renforcer !

Que se rallume partout la flamme de la lutte anti-nucléaire !

Des hiboux tarnais
leshibouxtarnais@riseup.net (adresse en service dans quelques jours)

ANGERS

Bonjour à tou.te.s !
Nous avons relayé (parmi d’autres) votre appel à rassemblement. Nous étions donc ce soir plusieurs collectifs angevins devant la préfecture d’Angers à partir de 18h. On vous envoie quelques photos. Pour info, SDN49 était présent et a pris la parole au micro. Nous étions présent.e.s le week end du 15 aout à Bure (festival, bois et manif) et avons en projet, avec SDN49, la création d’un collectif de soutien local. On vous tiendra au courant. (Réunion le 4 octobre)
Bon courage à vous !
On continue à relayer vos infos.

 

BAR-LE-DUC

Une trentaine de personnes à Bar-le-Duc !

BESANÇON

Indignation et colère suite aux perquisitions de la gendarmerie à Bure

A Bure, petit village meusien, l’Etat par l’intermédiaire de l’ANDRA (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) s’apprête à construire un vaste centre d’enfouissement profond des déchets nucléaires (CIGEO) dont une bonne partie hautement radioactive. C’est donc ce lieu qui a été choisi pour être la poubelle nucléaire de la France et y enfouir les déchets dangereux pour lesquels les initiateurs des premières centrales nucléaires avaient prédit que nos scientifiques trouveraient rapidement une solution. Les années passent et force est de constater qu’ils se sont lourdement trompés ; personne ne sait que faire de ces déchets dangereux. L’alternative trouvée est donc de cacher la poussière radioactive sous le tapis, histoire de soulager les consciences et tant pis pour les nombreuses générations futures. Le danger résidera surtout par le fait de l’irréversibilité de cet enfouissement, les fûts de déchets étant entassés dans des galeries souterraines, totalement obstruées, avec impossibilité de rechercher un fût de fond de galerie en cas d’incident.

Une large et forte opposition s’est élaborée depuis des années contre ce projet dans toute la France et surtout sur place en Lorraine. Des propositions alternatives sont proposées comme le stockage en subsurface, en laissant les déchets sur leurs lieux de production, dans l’attente d’une meilleure solution.

L’Etat par l’intermédiaire de la police et de la gendarmerie continue à brimer et vouloir museler cette opposition qui dérange son projet. Le 15 août dernier, un militant a été grièvement blessé au pied par une grenade lancée par les forces de l’ordre sur les manifestants à Bure. Mercredi 20 septembre, plus d’une centaine de gendarmes ont perquisitionné plusieurs fiefs des opposants au projet CIGEO : la Maison de la Résistante à Bure, l’ancienne gare de Luméville-en-Ornois ainsi que certains domiciles dans la région et procédé à la saisie de matériel informatique, terrorisant les militants et les populations sur place.

Nos organisations se déclarent fermement opposées au projet CIGEO et souhaitent manifester leurs vives indignation et colère face à la répression violente subie par les militants qui luttent sur place contre l’enfouissement des déchets radioactifs. Comme pour Notre Dame des Landes, cette opposition dépasse largement le contexte local lorrain et s’étend à toute la France. L’Etat doit abandonner ce projet coûteux et dangereux.

Pour plus d’information sur CIGEO et l’opposition à ce projet, vous pouvez consulter les sites internet de BureStop ou du CEDRA52 (edit : et de vmc.camp 😉 !)

Signataires : Association Stop Nucléaire Besançon, NDDL Besançon, Syndicat Solidaire 25, Ensemble Besançon, EELV BFC, M1717 UdG Besançon, NPA Besançon

BLOIS

 Salut les ami.e.s,

Je vous envoie deux trois photos du rassemblement sur Blois ayant eu lieu ce soir, une vingtaine de personnes, des lectures de vos témoignages ainsi que du remerciement pour les rassemblements. De chouettes discussions qui amènent à la résurrection du comité NDDL/Bure…! Ils sont chauds patates et vous embrassent !

PHOTOS À VENIR.

CHARLEVILLE-MÉZIÈRES

Photo du rassemblement le 23 septembre ! Suivi d’une petite déambulation en ville dans le Festival des Marionnettes !

COMMERCY

Une grosse vingtaine de personnes se sont rassemblées devant la sous-Préfecture. « Belle action ! Journaliste présent. 2 ou 3 estafettes. Flics en mode calme. Sous-préfecture décorée. Gueulophone déchaîné! »

 

 

COLMAR

A Colmar 20 personnes hier soir… On y retourne ce soir. Tenez bon …on est pas loin …. et prêts !!!

On a lu votre mot sur la page d’accueil de vmc.camp. Avec le collectif local, combinant les asso antinuke et les Amis de la Confédération Paysanne., vous les connaissez bien, on lutte avec vous, d’une force tu peux même pas imaginer. Bure est au cœur de nos discours et de nos actions, aux côtés de la fermeture de Fessenheim, mais tout ça tu le sais déjà, Ô toi lecteur de ce message, on pleure et on se révolte avec vous, pour les mêmes raisons, avec cette ferveur qui nous anime tous.
No pasaran et hopla on les emmerde !!
Aline

Nouveau rassemblement vendredi 22 septembre ! Colmar est plus chaud que CIGEO !

Rassemblement du 24 septembre : ColMarave la poubelle nucléaire !

25 septembre, Colmar toujours chaud bouillant avec un repas paysan !!

DIJON

Une quarantaine de personnes en rassemblement !

FLORENCE (ITALIE)

Témoignage et photo de soutien depuis la 8ème vitrine des cultures anarchistes et libertaires de Florence !

GRENOBLE

KURDISTAN (ROJAVA)

Message de soutien du Commando Élisée Reclus :

SOLIDARITY
FROM ROJAVA FOR BURE
NON À LA MEGAPOUBELLE ATOMIQUE
RESISTANCE AND SABOTAGE
KOMANDO É. RECLUS

We, Komando É. Reclus, want to show our support to all people who are struggling in defense of the planet against capitalist voracity and nuclear aberation. Also, we specifically want to  express our solidarity with Bure’s activists, who have to face the state and police repression that defends the nuclear lobby’s interests.

Continue the fight!

Revolutionary and ecological greetings and regards,

Komando Élysée Reclus

LONS-LE-SAUNIER

LOZÈRE

Bonjour,
Nous avons décidé d’organiser un comité de vigilance en Lozère avec les personnes et les associations qui voudront y participer.
Ce comité de vigilance aura pour mission de diffuser le plus largement possible les informations concernant ce projet d’enfouissement, de faire le relais des différents rendez-vous de résistance à Bure et ailleurs, de mobiliser toutes celles et tous ceux qui pourraient venir vous soutenir physiquement si besoin était. Nous envisageons d’organiser assez rapidement une soirée spectacles avec les personnes que nous allons contacter.
Nous vous informerons du fonctionnement du nouveau comité de vigilance Lozère.
N’hésitez pas à nous faire part de tous les problèmes que vous rencontrerez mais aussi des avancées positives pour cette lutte.
Merci à vous « les gens de Bure » ! Nous penserons à vous plus particulièrement les 23 et 24 septembre en regrettant de ne pas être à vos côtés physiquement.
Suite aux perquisitions de ce jour, 20 septembre 2017, nous sommes indignés ! Nous serons encore plus attentifs à ce qui se passe à Bure et sommes encore plus déterminés à nous mobiliser avec vous ! 
Nouveau message du 24 septembre
Bonjour,
Un petit message pour vous dire que le comité de vigilance Lozère a pris la parole lors de la manifestation contre la loi « précarité » jeudi à Mende, prise de parole qui a été très applaudie (ça fait du bien), et a distribué des tracts samedi matin sur le marché de Mende également. A part quelques personnes indifférentes, nous sommes très contents de pouvoir vous dire que l’accueil des gens était attentif et intéressé. Il y a eu des échanges avec de nombreuses personnes. Nous recommencerons jeudi matin sur le marché de Florac.
Nous pensons bien à vous, chouettes, hiboux et gravitant-e-s de Bure et des environs !

LYON

Les lyonnais-e-s sont super chaud-e-s et ont créé la magnifique Clique des Ami-e-s de Bure (la CAB) après la manifestation du 15 août, en soutien aux blessé-e-s… Ils organisent le 29 septembre une soirée-cantine de soutien ! UN premier rassemblement s’est déroulé le 22 septembre !

Voici leur récit de l’action de soutien du 20 septembre !!

Photo et récit de la soirée de lancement de la Clique des Ami-e-s de Bure le 29 septembre, ça fait tellement chaud au coeur !!

Coucou les chouettes hiboux, ici la CAB, la Clique des Ami.e.s de Bure, from Lyon et Saint-Etienne, on a organisé notre première soirée de soutien à la lutte et aux blessé.e.s du 15 aout, et du coup voila une photo pleine d’amour d’une petite partie des chouettes hiboux d’ici, en vrai la soirée a attiré environ 200 personnes très intéressées par la Meuse et ses paysages, donc ça fait très plaisir, c’était un beau moment et on a senti qu’il était baigné de ce que nous avions vécu.e.s toutes les fois où nous sommes venu.e.s vous voir.
DU LOVE DU LOVE DU LOVE !

Courage à tou.te.s
La CAB

METZ

Bonsoir,

à l’appel de SDN Moselle, et malgré une sollicitation tardive, une vingtaine de personne se sont rassemblées ce mercredi 20 septembre de 1830 à 19h30 devant la préfecture de Metz pour soutenir les militants perquisitionnés ce matin à 6h, à Bure et dans d’autres lieux de résidence.

Que ceux ci reçoivent tout notre soutien moral et qu’ils sachent qu’en ces moments de lutte très difficiles,  nous sauront les épauler et être à leurs côtés dans les semaines et les mois à venir.

Ci dessous, le communiqué de presse rédigé par l’association.

COMMUNIQUE SORTONS DU NUCLEAIRE MOSELLE

Stop à la répression Policière en marche à BURE ! Stop à la poursuite du projet CIGEO!

L’association Sortons du Nucléaire Moselle dénonce avec force l’opération de perquisition sans précedent  qui a eu lieu ce matin à la maison de la résistance à Bure ainsi que dans divers lieux de vie en Meuse d’opposant.e.s à Cigéo.

Après les violentes repressions policières  de la mi-Août faisant suite à toute une série d’actions juridiques contre des militants du mouvement anti-nucléaire, ce sont encore les forces qui génèrent le désordre qui ont ce matin investi plusieurs lieux de résistance à l’implantation de CIGEO.

Par ces actions, le gouvernement actuel montre bien son total soutien à l’industrie nucléaire toute puissante. Il montre aussi par la même son adhésion et sa soumission à cette industrie qui porte en son sein tout ce qu’incarne le totalitarisme: absence de concertation démocratique, mensonges, omerta, corruption, répression policière.

Le gouvernement doit ouvrir les yeux rapidement et reconnaître l’impasse écologique, technique et financière dans laquelle les dirigeants et les scientifiques ont engagé le pays depuis 1/2 siècle .

Nous sommes là aussi pour dénoncer les mensonges de l’ANDRA qui dans sa communication ne cesse de donner à ce projet une valeur écologique majeure alors que par ailleurs, il est mis à mal  par les rapports même de l’Autorité de sûreté nucléaire et de l’ Institut de radioprotection de sûreté Nucléaire.

Ensemble, nous apportons notre soutien total à tous les opposants sur place à Bure et sur les lieux de luttes.

MONTPELLIER

 

À Montpellier, comme dans de nombreuses villes de France, la solidarité avec la lutte que mènent nos camarades de Bure s’est exprimée suite aux perquisitions policières qui ont eu lieu mercredi 20 septembre.

À l’appel d’Arrêt du nucléaire 34, une vingtaine de personnes se sont rassemblées jeudi 21 à 18h devant la Préfecture pour dénoncer les méthodes brutales de la police : perquisition et casse dans les locaux, perquisition dans certains domiciles, saisie d’ordinateurs, de la photocopieuse, de divers matériels, confinement dans des domiciles pendant des heures, barrages routiers, contrôles d’identité…

Après un rappel de la lutte contre Cigeo ces derniers mois autour de Bure (occupation du bois, mobilisation festive en août suivi d’une répression de la manifestation du 15 août et ce nouvel épisode d’intimidation policière) nous avons lu le communiqué du collectif Arrêt du nucléaire.

Sur notre site : http://www.arretdunucleaire34.org/Repression-policiere-a-Bure-Montpellier-solidaire

Avec vous !

NANCY

Un article sur le rassemblement à Nancy !

PARIS

« Aujourd’hui 20 septembre se sont retrouvées plus d’une centaine de personnes devant la préfecture de Paris à 18h.

Ce rassemblement prend place au moment même où est jugé l’affaire de la voiture brûlée du quai de Valmy (pour plus d’infos: (https://paris-luttes.info/proces-a-venir-pour-l-incendie-de-8574)

Dans ces deux affaires, la mise à feu est le prétexte de l’état pour réprimer ces opposant-es. Plus que jamais, « Bure rime avec voiture » et ces instants de solidarité nous permettent de nous rencontrer et de tisser des liens inter luttes.

Le comité de soutien à Bure de Paris/Ile de France appelle à une cantine solidaire au Centre Social Autogéré d’Ivry dimanche 24 septembre à 20h ainsi qu’à une première réunion du comité à 18h dans le même lieu.

PLATEAU DE MILLEVACHES

Texte de soutien lu à la Fête de la Montagne Limousine le 24 septembre, à Nedde

Habitant.e.s où visiteur.euses de la montagne limousine, ami.es venus de NDDL, de Roybon ou de l’Amassada, amoureux.ses des territoires et des libertés, nous nous sommes réuni.es ce 24 septembre à Nedde pour parler des violences policières. Cet été, dans une année électorale en allemagne et en france, la répression n’a pas pour autant connu de répit : arrestations massives et fermetures de lieux et sites internet suite au G20 à Hambourg ; blessures graves infligées au cours de la manifestation du 15 août à Bure ; procès du quai de Valmy… Cette semaine encore, expulsion des salariés de GM&S de la préfecture de Guéret.

Dans ce contexte toutes nos pensées vont aux camarades antinucléaires de Bure violemment perquisitionné.es dès 6h du matin ce mercredi 20 septembre. Depuis toujours, de la bombe aux centrales, des mines d’uranium Areva au Niger (et autrefois en Limousin) à la poubelle de Bure, le nucléaire est indissociable d’une société autoritaire, policière et coloniale. Notre solidarité est entière envers celles et ceux qui la contestent.

Depuis le plateau des Millevaches, qui a lui aussi connu de telles pratiques de répression par le passé, nous relayons l’appel de Bure à former partout des comités de soutien et à amplifier le combat contre Cigéo. C’est un moment décisif pour la lutte antinucléaire et les luttes en général. Ne restons pas spectateurs.ices.

REIMS

Société nucléaire société policière ! Sortie immédiate… Amplifions la lutte contre le nucléaire et son monde!  Dans cette tension pesante on perd tous/tes des plumes mais chouettes et hiboux se refond vite plumes et becs. Ils nous assènent, ils nous assaillent … nous acérons !

Les ami-e-s de Reims ont réalisé une capsule sonore écoutable sur leur radio libre, la Radio Primitive, et téléchargeable !

RENNES

Une petite banderole se baladait pendant la manifestation du 21 septembre à Rennes la Rouge !

On relaie aussi le compte-rendu d’une solidarité très chaleureuse à Rennes dans les jours suivant !

STRASBOURG – ZAD DU MOULIN

Photo de soutien de toute l’équipe en lutte contre l’infâme projet de Grand Contournement OUest routier à Strasbourg, qui occupe depuis quelques semaines une parcelle forestière à la ZAD du Moulin !

Salut d’Alsace… Hier, nous avons eu une grosse journée contre Vinci et… nous apprenions au fil de la journée qu’une opération de répression vous a touché avec de nombreuses perquisitions.

A Strasbourg, des copains-copines ont participé au rassemblement de soutien hier soir devant la préfecture de Strasbourg, puis devant la maison du Préfet… et sur la ZAD du Moulin, nous avons reparlé de notre grosse journée et…nous avons marqué un moment pour vous, en solidarité !

Nous sommes solidaires. Ni la-bas, ni ici !
#ConvergenceDesLuttes
#BURE #GCO #ZADduMoulin »
sur la page ZAD du Moulin : https://goo.gl/tSkTmi

STRASBOURG – PRÉFECTURE

TOULOUSE

Bonjour à tous !

Nous sommes un petit groupe toulousain sans étiquette de sympathisants qui avons lancé un appel à rassemblement à la préfecture hier, sans trop savoir à quoi s’attendre. On s’est retrouvés à 18h avec une quarantaine de personnes qui ne connaissaient pas toutes, et bien motivées à dorénavant s’organiser pour faire entendre parler à Toulouse de la plus grosse poubelle du monde ! Ça a donc été une superbe opportunité pour nous ! A vouloir réprimer les opposants, le gouvernement a oublié de prendre en compte l’effet Flamby (« si jamais vous avez le malheur d’écraser un Flamby, vous allez retrouveR du Flamby sur tous les murs. ») et il nous motive plus que jamais à lui tenir tête !

Courage ! Les hiboux toulousains sont avec vous ! »

Des enregistrements ont été fait par la radio Canal Sud !

APPEL À ORGANISER LE SOUTIEN DÉCENTRALISÉ À BURE, DÉS CE SOIR ET DANS LES JOURS À VENIR

Bonjour à tous-tes !

Ici en direct de Bure où une opération de perquisition d’ampleur cible différents lieux. Ils ont notamment saisi la quasi intégralité du bureau de la Maison de résistance – photocopieuse comprise (heureusement, ils n’ont pas touché à notre chatte Minette qui aime se blottir). Et du matos. Etc, etc. Vitres pétées, portes fracturées, camarade embarqué pour « rebéllion », habitants intimidés, contrôles filtrants, domiciles privés éloignés de Bure perquisitionnés avec petites questions sur la vie familiale de la personne, etc.

Bref, tout ça nous rappelle de grandes et touchantes heures de coups de filet sur les mouvements de vie et de lutte, même s’ils ne feront pas l’erreur de sortir cette fois-ci la qualification terroriste.

Là, sur le moment, nous nous sentons fragiles, vulnérables, choqué-e-s. C’est un vrai coup – même si cela fait des mois que nous nous y attendions. Mais on ne s’attend jamais vraiment, même quand on vit avec les flics partout, à les voir débarquer au coeur de nos lieux de vies, nos intimités, fouiller nos chambres, nos caravanes, camions, bureau, tout déplacer, fouiner avec leurs mains de mort tout ce qui constitue nos vies.

On ne s’attend jamais vraiment à ça, et ce qui nous fait tenir, ce qui nous donne de la force pour contre-carrer immédiatement leur opération politique, c’est de sentir tout le soutien et les messages d’affection et de pensées qui parviennent d’un peu partout.

Vu l’ampleur de la stratégie de tension déployée pour isoler et épuiser ce qui se joue à Bure, le soutien décentralisé est plus que jamais crucial et décisif.

Nous appelons donc, partout où vous êtes, via les comités ZAD/grands projets ou tout autre initiative, à organiser des rassemblements de soutien dés ce soir, ou dans les jours à venir, devant les Préfecture. Et à constituer, si ce n’est pas déjà fait, des comités de soutien. Pour faire face à la stratégie de la tension et affirmer la consistance de nos résistances, pour répondre par un sucroît de solidarité à ce qui vise à les affaiblir. Pour continuer de construire un mouvement d’ampleur qui, à Bure et ailleurs, refuse l’atomisation sous toutes ses formes.

Paris, Nantes, Grenobles, Bar-le-Duc ont commencé, il n’y a plus qu’à suivre. Envoyez les infos des rassemblement à l’adresse sauvonslaforet at riseup.net , nous nous chargerons de les compiler.

« Nous sommes corps à corps nous sommes terre à terre
Nous naissons de partout nous sommes sans limites. »

À très bientôt,

Des chouettes, hiboux et gravitant-e-s de Bure.

CALL IN ENGLISH

Hey Everyone

Live from Bure, France where house raids have taken place this morning.  The cops seized pratically the whole office in the house of resistance in Bure, including the photocopier (luckily they didn’t take our cat though) and loads of other stuff.  Windows were smashed, doors forced, one person detained, habitants intmidated, police checks, houses quite far from Bure also raided and people were asked questions about their private life.

All this reminds of all the time we’ve spent fighting against this project at least they haven’t talked/used terrorists in their definition of the raid

Right now, we’re feeling fragile, vunerable, shocked.  Even though it’s a shock we’ve been waiting for this day for months.  Although we did’t really expect it even though we’ve been living with the police occupation around here for a while now.  To see them come into places where we live, our intimate spaces, searching bedrooms, caravans, vans, office, moving everything around with their dirty hands.

When we see the strategy of tension used to isolate and tire people out in Bure, decentralised support is now crucial and decisive more than ever

We call out to you, where ever you are, via ZAD groups, or any other initiative, to organise support gatherings from tonight or in the next few days, in front of the préfecture.  To show our resistance and to have solidarity with one another.  To continue to build up the movement, in Bure and everywhere to refuse to be atomised in every way.

Paris has started to organise things you just need to follow! Send out all the infos of the gatherings to sauvonslaforet at riseup.net , we will forward the infos!

update 3:30pm – 12 support gatherings/demos will be held all over France tonight at 6pm

Retour sur le rassemblement à Bar-le-Duc le 10 septembre pour Robin – Faire face à la mutilation physique et sociale

  Le 10 septembre, à Bar-le-Duc, une centaine de personnes se sont rassemblées devant la gendarmerie, en solidarité avec Robin, gravement blessé par les gendarmes lors de la manifestation du 15 août à Bure. Comme l’affirment Robin, sa famille et ses amis, la famille de Rémi Fraisse, et des membres de la famille de Vital Michalon, assassiné à Creys-Malville en 1977, dans une tribune publiée le 12 septembre. « La violence étatique, lorsqu’elle produit ses ravages sans susciter d’émoi collectif, constitue chacun de nous en mutilé potentiel, en mutilé préalable, en mutilé social. ». Son objectif premier est de faire peur, diviser, nous isoler jusqu’au fond de nous-mêmes.

(suite…)

Forces de l’ordre : pourquoi tant de grenades ?

Nous relayons ici une tribune parue dans Libération le 12 septembre, signée par Robin, sa famille et ses amis, la famille de Rémi Fraisse, ainsi que des membres de la famille de Vital Michalon, tué par la police lors de la manifestation de Creys-Malville en juillet 1977.

Le gouvernement a lancé une commande publique de 1,2 million de grenades pour les forces de l’ordre, alors que leur usage est plus que contestable : blessures graves, mutilations, sans parler du décès de Rémi Fraisse.

(suite…)

Lettre de Robin pour appeler à la manifestation du 10 septembre

Je suis Robin. La personne qui a été gravement blessée au pied par une des nombreuses grenades que les gendarmes ont tirées à la manifestation contre la poubelle nucléaire Cigéo à Bure, mardi 15 août 2017.

Mon pied a été creusé de 2 cm jusqu’à 3 cm de profondeur sur une surface de 10 cm sur 13 cm. Les os fracturés ou pulvérisés ont été réparés avec des prothèses, des broches et du ciment. La douleur est constante, les nuits difficiles et le risque d’infection et donc d’amputation des orteils reste possible. Selon la chirurgienne, j’aurai des séquelles à vie.

La manifestation a été bloquée et gazée dès le départ de Bure par les gendarmes mobiles (GM). Après avoir fait demi-tour, nous sommes repartis à travers champs vers le site de l’Andra [l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, qui porte le projet Cigéo] et nous avons de nouveau été bloqués à la sortie du village de Saudron. Un arsenal militaire avec canon à eau s’est déployé rapidement et les GM nous ont repoussés et suivis à travers champs avant de nous disperser avec des lacrymogènes, des tirs de Flash-Ball et, surtout, à la fin, une grosse salve de grenades dites à effet assourdissant GLI F4.

C’est une opération sémantique inouïe de donner le complément d’« assourdissant » à ces grenades. Cela montre à quel point l’État veut cacher à la population la dangerosité et la létalité des armes dont il dote la police contre ses opposants. En effet, quelle différence y-a-t-il entre une police qui tire à balles réelles sur la foule, et une qui envoie des grenades dont la déflagration, d’environ 90 cm de diamètre, tue à coup sûr si elle arrive à la tête ?

Parmi la quinzaine de grenades que ces salopards de GM nous ont envoyées en l’espace d’une minute, j’ai vu la 2e exploser à hauteur de tête. Si quelqu’un avait été à cet endroit précis, il serait certainement mort à l’heure qu’il est.

Pour ma part, comprenant le danger de la situation je me mets à courir dans la direction opposée aux GM. Là, j’entends crier : « Attention grenade ! » Je lève la tête pour chercher dans le ciel… Je ne vois rien. C’est à ce moment que la grenade explose à coté de mon pied. Choqué par le bruit, et les nerfs ayant été coupés sur le coup, je ne comprends ce qui m’arrive qu’en regardant, sans y croire, mon pied que la chaussure explosée et fondue laisse apparaître ouvert sur toute la partie supérieure, os et tendons à l’air. Cette vision d’horreur associée à la douleur brutale qui commence à monter me font crier : « Oh non ! oh non ! Oh NOOOOOOOON ! » Je m’écroule mais rapidement l’équipe médic, dont je salue le courage et l’efficacité, me mettent sur un brancard et se lancent dans une grande course pour me sortir du champ. Les grenades continuent à exploser et l’une d’elles tombe très proche de nous alors que nous sommes déjà loin.

À ce moment-là, l’intention des GM est très claire : lancer des grenades sur nous pour nous blesser. Ceci dans le but évident de terroriser l’ensemble de la population : que ceux qui se battent déjà arrêtent, que ceux qui ne se battent pas encore se disent « Je ne vais pas risquer ma vie » malgré toutes les raisons qui poussent à se battre aujourd’hui. Il ne tient qu’à nous d’inverser cet effet.

La surveillance policière, les procès, les gardes à vue et la prison ne suffisent plus à empêcher quelque chose d’évidemment nécessaire d’émerger. Alors, pour continuer à construire leur monde de béton, ils frappent, tirent au Flash-Ball et envoient leurs grenades meurtrières. Vital Michalon, tué en juillet 1977 à Creys-Malville, a eu moins de chance que moi. Tout comme Rémi Fraisse, tué en octobre 2014 à la Zad de Sivens. La grenade est arrivée dans son dos et l’a tué sur le coup. L’enquête ouverte à l’encontre des gendarmes a conclu à un non-lieu en 2017.

Mon cas est bien loin d’être isolé. De très nombreuses personnes ont été blessées par la police (à l’œil, à la tête, aux pieds, aux mains…) et je partage maintenant leur histoire, les souffrances et la répression gravées dans la chair à jamais.

Je pense à mes enfants, au petit que je portais encore beaucoup en journée. Au grand, avec qui j’aimais tant jouer, courir et sauter partout. Aux deux que je portais si souvent ensemble, un sur chaque bras. Mes blessures m’empêcheront pour un temps de m’occuper d’eux comme avant. C’est ce genre de choses aussi que l’État nous vole quand il nous blesse ou nous enferme dans sa frénésie à protéger ces grands projets destructeurs (aéroport, nucléaire, barrage…)

Je pense à ceux que j’aime, mes amis, ma famille et tous ceux qui se battent et restent debout.

Je pense aux très nombreuses victimes de crimes policiers. À leurs proches et leurs familles, leurs combats pour la justice et la vérité. À la douleur de la perte d’un être cher à laquelle s’ajoute celle de voir son nom et son histoire salis par les mensonges dans les médias. Adama Traoré, Wissam-el-Yamni, Laramy et Mushin, Ali Ziri et toutes ces personnes passées à tabac, asphyxiées ou abattues menottées, dont la police a pris la vie dans la plus totale impunité.

J’appelle toutes les personnes que mon histoire touche à me rejoindre pour se rassembler symboliquement devant la gendarmerie de Bar-le-Duc (Meuse) pour demander l’interdiction des grenades assourdissantes et lutter contre les violences policières. Le rassemblement aura lieu dimanche 10 septembre, à 14 h.

J’en appelle à toutes les personnes qui me connaissent, tous les mutilés et tous les proches de ceux qui sont partis trop tôt. Venez avec des pancartes, écrivez-y ce qui vous tient à cœur. Venez avec vos amis, vos collègues, vos voisins, vos parents, vos frères et sœurs.

10/09 : rassemblement contre les violences policières et pour l’interdiction des grenades assourdissantes

Article publié sur manif-est et repris par le site d’Anarchist Bure Cross

Suite à la manifestation du 15 août à Bure qui a fait de nombreux blessés graves parmi les manifestants, un rassemblement est organisé à Bar-Le-Duc, dans la Meuse, ce dimanche 10 septembre à 14h, afin de soutenir Robin, réclamer l’interdiction des grenades dites « assourdissantes », et dénoncer la violence des forces de l’ordre, qui mutilent en toute impunité.

30 personnes ont été blessées, dont trois personnes grièvement blessées, dont Robin, qui a été hospitalisé car une grenade a explosé sur son pied. Son pied a été perforé par la grenade, laissant un cratère de 10 cm par 13 sur une profondeur de 2 à 3 cm (voir l’article des médics de Bure, avec la photo). Il s’agit d’une blessure très grave, causée par une arme de guerre qui est présentée comme étant « non-létale ».

Le 15 aout 2017, des centaines de manifestants ont convergé à Bure dans le but de s’opposer au projet de poubelle nucléaire de l’état français. Vent debout contre cette farce mortifère, ils venaient affirmer, jeunes et vieux, agriculteurs et étudiants, enfants et grands parents, leur opposition déterminée. La gendarmerie mobile décidera de les empêcher de manifester sur le chemin prévu. Ils décident donc de rejoindre leur but à travers champs. Leur objectif était de rejoindre le site archéologique néolithique d’importance majeure mis à jour sur l’emprise du projet, afin de dénoncer sa minimisation par la mafia nucléaire.

Au bout de plusieurs heures de marche, la gendarmerie mobile décide de nouveau de freiner la progression des manifestants. Pour ce faire, et tandis que ceux-ci ne représentaient en rien un danger pour eux ou une quelquonque infrastructure, ils tireront au milieu des champs et de la foule des dizaines de grenades assourdissantes qui feront de nombreux blessés, et ce pendant que les gens refluaient. Ces tirs de grenades ont été effectués par des fusils lanceurs de grenades, à des dizaines de mètres de leurs cibles. L’une d’entre elle a touché Robin au pied, lui causant encore actuellement d’atroces douleurs et un futur à jamais modifié. Malgré cela, il ne perd pas espoir et encourage tous les hommes et femmes, en lutte maintenant ou plus tard, à ne pas céder à la fatalité policière et à la peur et à continuer de lutter sur tous les fronts, contre le nucléaire et contre le monde qui va avec.

La grenade aurait pu le tuer, lui ou un autre, si elle avait explosé près de sa tête, comme cela a été le cas pour Rémi Fraisse, mort à Sivens d’une grenade offensive, explosant dans son dos, interdite depuis. Une grenade offensive comportait 100g de TNT. La GLI F4 (détail de la grenade ici), la grenade assourdissante qui a touché Robin et tant d’autres en contient 25g. Quel différence y a t-il, à en juger par les blessures profondes et irréversibles infligées ? Aucune, cela dépend juste de l’endroit où tombe la grenade.

Malgré cette tragique actualité, et tous les mutilés et morts provoqués par les armes de la police, Macron et sa clique viennent de commander pour 22 millions de grenades lacrymogènes et explosives en tout genre, disant « commander l’arsenal nécessaire pour 4 ans de maintien de l’ordre ». Cette annonce, à quelques jour du coup d’envoi d’un nouveau mouvement social d’ampleur contre la casse des acquis sociaux, de la part d’un gouvernement qui sabre les budgets sociaux et accompagne les plus riches, et mutile ses opposants à peine 2 mois après avoir été élu, a un goût amer et dégueulasse.

Afin de ne pas laisser Robin et les autres mutilés seuls face à l’injustice,

Afin de montrer que malgré les armes et les abus des forces de l’ordre, nous serons toujours là, solidaires et determinés à poursuivre nos luttes,

Afin d’exiger l’interdiction de ces grenades semeuses de mort,

Retrouvons-nous ce dimanche 10 septembre à 14h devant la gendarmerie de Bar-le-Duc.

Soyons nombreux, emmenons des pancartes et des banderoles, retrouvons-nous pour soutenir Robin et les autres.

Rien ne nous arrêtera.

Le 12 septembre, tou.te.s à Bar-le-Duc au procès de Jean-Pierre et contre la nouvelle loi travail

Le 12 septembre à Bar-le-Duc aura lieu le procès de Jean-Pierre Simon, poursuivi pour complicité dans la première occupation du Bois Lejuc. Nous serons des centaines à répondre à l’appel de la confédération paysanne en nous rassemblant devant le TGI dès 9h. A midi un repas et des stands sont prévus. Cela sera aussi l’occasion de rejoindre dans l’après-midi le cortège de lutte contre la nouvelle loi travail.

Appel publié par la confédération paysanne:

12.09.2017 Rendez-vous le 12 septembre 2017 à partir de 9h00 devant le tribunal de Bar-le-Duc pour soutenir Jean-Pierre Simon !

Le 12 septembre à Bar-le-Duc, Jean-Pierre SIMON sera jugé pour avoir aidé les opposants au projet d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure.

Son crime ? Il aurait mis à disposition des opposants son tracteur et sa remorque, ce qui aurait favorisé l’occupation du Bois Lejuc, illégalement accaparé et défriché par l’ANDRA (Agence Nationale de gestion des Déchets Nucléaires).

Jean-Pierre avait déjà été durement touché par le projet de Bure, qui avait grandement mis en péril sa ferme. Il a malgré les difficultés sorti la tête de l’eau et continué la lutte ! En séquestrant son tracteur depuis plus d’un an comme « pièce à conviction », la justice veut museler la lutte et empêche Jean-Pierre de travailler.

Les conséquences de la logique court-termiste de la politique énergétique et la production de déchets nucléaires ne doivent pas retomber systématiquement sur les paysans et les territoires ruraux. Jean-Pierre Simon et tous les paysans meusiens et haut-marnais doivent pouvoir faire leur métier !

La Conf’ s’oppose, avec tous ceux qui luttent contre les expropriations et la destruction de foncier agicole, aux grands projets inutiles et à l’accaparement foncier qui bafouent les droits des paysans !

Mobilisons-nous pour le soutenir et défendre les droits des paysans !

RDV le 12 SEPTEMBRE 2017 à 9H00 DEVANT LE TRIBUNAL,
3 PLACE SAINT-PIERRE à BAR-LE-DUC

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On republie ici les analyses fournies pour le procès du 2 mai qui a été reporté:

Paysans, avec le désert nucléaire à étreindre ?

S’il peut être un moyen de faire payer l’occupation, ce procès est surtout une stratégie d’intimidation à l’encontre des habitant.e.s, et des agriculteurs-rices en particulier, qui pourraient vouloir faire barrage à Cigéo. La saisie de l’outil de travail (Jean-Pierre n’a pas revu sa bétaillère depuis plus d’un an), associée aux pressions foncières déjà à l’œuvre depuis des années, sont en effet un bon moyen d’inviter à une certaine modération dans la révolte… Mais c’est aussi pour nous l’occasion de mettre le projecteur sur les magouilles foncières de l’Andra, et de dénoncer haut et fort les chantages odieux dont les agriculteurs sont victimes.

Depuis des années maintenant, par le biais des Safer (sociétés d’aménagement du foncier et d’établissement rural), l’Andra est mise au courant de toute vente de terre ayant lieu dans le secteur, et peut immédiatement se porter acquéreuse au lieu de laisser fonctionner le marché local des installations et des agrandissements. C’est ainsi qu’elle s’est constitué un patrimoine de 2 200 ha (chiffre de 2015) dont seule une petite partie est directement en lien avec ses projets : le reste sert ensuite à des échanges de terre contre d’autres terrains mieux situés, ou est reloué annuellement via un système de baux précaires.

Mais l’Andra n’achète pas à n’importe quel prix : depuis son implantation, elle a sciemment fait monter le prix de l’hectare de 2000€ ! A court terme, c’est une aubaine pour les agriculteurs qui peuvent vendre à très bon prix et obtenir en échange des baux précaires sur d’autres terres pour y continuer leur activité. Mais sur le long terme, c’est un véritable désert qui s’installe car les installations ainsi amputées ne sont plus viables en fin de course, donc plus transmissibles à la génération suivante. Racheter des terres pour se constituer une exploitation viable est presque impossible car le prix est fixé par l’historique des ventes, donc par les magouilles de l’Andra… Restent donc les baux précaires, renouvelés chaque année, mais c’est précisément l’angoisse de leur non-reconduction annuelle qui contraint une partie de la population au silence et à la résignation.

Sur le plan agricole, l’arrivée de l’Andra dans la région n’est au fond que le catalyseur d’une évolution à l’œuvre partout. L’accès à la terre est verrouillé ; les petites exploitations ne sont plus viables et sont démembrées au lieu d’être transmises ; seul un petit nombre de gros exploitants est à terme en mesure d’accaparer toujours plus de terres, tandis que le reste de la paysannerie disparaît. Les nucléocrates qui se vantent d’incarner le renouveau d’une Meuse désindustrialisée et vidée de ses habitants ne font en réalité que susciter et accélérer cette logique mortifère.

Semences et sabotages !

Résistance et affouages !

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Etat des lieux des propriétés foncières de l’Andra en 2015

Brochure d’entretien avec Jean-Pierre