le contexte anti-nucléaire de l’affaire tarnac

« Plus près de nous, hier au petit matin, des centaines de flics en armures sont venus déloger les occupants du site de Bois-Lejuc à Bure dans la Meuse, site qu’ils occupaient en protestation contre la construction d’un site d’enfouissement de déchets nucléaires ultimes. Aujourd’hui donc, ce fait passé sous silence par tout le monde à l’époque mérite d’être rappelé : les sabotages de caténaires de voies TGV dont la police a voulu nous faire porter le chapeau, participaient d’une action coordonnée à l’échelle de la France et de l’Allemagne tout le long du chemin du train de déchets nucléaires CASTOR qui se rendait cette même nuit du centre de retraitement de déchets de La Hague au centre d’enfouissements de déchets nucléaires ultimes de Gorleben dans le Wendtland, en Allemagne. Et ces crochets dont l’image est devenue célèbre après nos arrestations et leur indécente médiatisation n’étaient pas les armes ridicules de terroristes nihilistes cherchant à mettre la France à genoux en faisant dérailler des trains mais bien le symbole bien plus ancien de la résistance opiniâtre du mouvement anti-nucléaire allemand qui au terme d’une lutte acharnée combinant toutes sortes de moyens de lutte des plus pacifiques aux plus offensifs est parvenu à arracher la sortie du nucléaire en Allemagne. »

Extrait du texte lu par Manon et Benjamin, à l’occasion de la soirée de soutien « Le bal des inculpés » du 23 février 2018 au Villard (Royère-de-Vassivière). https://tarnac2018.noblogs.org/interventions-diverses/

Pourquoi les médias en parlent ils si peu? parce que l’état nucléaire !

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