Fil info – Semaine du 18 au 24 juillet 2016

Dimanche 24

  • Un dimanche calme entre départ et arrivée de militant.e.s, quelques notes d’instruments de musique animent la maison de la résistance. Des personnes viennent de débarquer ce dimanche en pensant passer quelque temps dans la forêt, nous ne sommes malheureusement plus dans le bois.
  • Ce sont pour le moment les gendarmes qui l’occupent. Mais rien n’est perdu, soyons nombeu.ses.x le 12, 13 Août (prochaine date de mobilisation à Bure) et dès maintenant pour bloquer les travaux !
  • Pendant la préparation du repas du soir se déroule une AG pour échanger sur les perspectives de la lutte.
  • Au niveau des chantiers, à la gare de Luméville, le support pour la tonne à eau est presque terminé.

Samedi 23

Nous partons à midi en ballade avec les naturalistes en lutte vers le bois. Nous sommes une soixantaine, certain.e.s sous un masque de hibou.

Nous espérons passer par l’entrée sud de la forêt grâce à l’invitation « porte ouverte » de l’ANDRA ci-dessous via la magazine papier glacé que chaque foyer meusien et haut-marnais reçoit dans sa boite-aux-lettres.

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À une centaine de mètres de l’entrée, les gendarmes se déploient juste derrière le commandant Dubois. S’ensuit un long échange, où s’opposeront arguments juridiques contestant les travaux de l’ANDRA, et parole d’un commandant aux abois, qui semble affaibli.

Pour des prétendues « raisons de sécurité » que le Commandant Dubois refuse d’expliquer, seuls les naturalistes en lutte et l’avocat pourront rentrer dans le bois, le reste de la ballade repart en arrière pour tenter un passage vers la vallée d’Ormançon. Jusqu’en fin d’après-midi, l’équipe naturalistes et autres spécialistes (cartographe, géologues…) pourront relever, photographier, échanger lors d’un long parcours en forêt, et ceci peut-être pour la dernière fois sans avoir à passer par un fastidieux processus de demande d’autorisation pour faire des contre-expertises (si premières expertises il y a vraiment eu de la part de l’ANDRA…).

Pendant ce temps en longeant la vallée, tirant notre petite charrette dans laquelle se trouve le repas de midi, nous arrivons sur un chemin carrossable. Deux voitures de gendarmes se déploient sur notre gauche, nous nous engageons à droite sur le chemin de pierre où s’établira bientôt la suite du mur qui englobe chaque jour un peu plus le bois Lejuc.

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La vision de cette saignée dans les bois… Quelques semaines auparavant s’élevaient ici des arbres que l’ANDRA a abattus.

Les gendarmes finissent par nous rattraper, impossible de les prendre de vitesse, il y a des enfants avec nous. C’est une trentaine de gendarmes qui nous escorterons jusqu’à l’entré du chemin d’où nous sommes arrivé.

Nous pique-niquons dans une clairière en bordure, les gendarmes resterons mobilisés pendant tout le repas. Après mangé, un groupe repart vers la maison, l’autre arrive à rejoindre l’équipe naturalistes en passant par le vieux chêne du Bois Lejuc au grand damne du Commandant Dubois : Nous n’avons « pas le droit d’être dans cette propriété privée » qu’est cette magnifique forêt pourtant encore non grillagée à cet endroit.

Heureux de nous retrouver, les naturalistes sautent sur le repas et improvisent tout de suite un coin pique-nique en installant des troncs pour s’asseoir sur le bout de ce chemin carrossable encore en chantier. Échanges de chips et de noms savants, on se raconte nos ballades, avec le Commandant Dubois à côté qui attend que nous ayons fini de manger notre camembert.

Nous sommes ensuite escortés jusqu’à la sortie du bois et sommes contraints de passer à travers champs en longeant « le mur » dont seule la vue suffit exprimer le mélange de notre malaise, notre dégoût et notre légitime colère :

photo3Le dîner est autour d’un maffé à l’ancienne gare de Luméville (autre lieu militant). Un peu de musique et de danse animeront la soirée. La gare est actuellement en chantier avec le collectif des Scotcheuses qui file un coup de main, les dernières tuiles du préau ont été posées.

 

 

Vendredi 22 juillet :

  • Après une période intense de mobilisations, d’actions, d’occupation et de réoccupation depuis le mois de Juin, alors que la fatigue se fait ressentir en plein #Eted’urgence, nous avons à nouveau marqué notre présence et détermination ce matin en érigeant une barricade à l’entré sud du bois.
  • Quelques minutes s’écoulent, 3 camions de GM sortent du bois vers notre position. Nous enflammons la barricade et repartons calmement.
  • L’après-midi, après de chaleureux échanges autour d’un repas collectif, un nouveau départ vers la forêt s’organise. Armé de tambours et de casseroles, la déambulation musicale descend la pente entre le petit bois du chaufour et le bois Le Juc. Le vent se lève, le ciel s’obscurcit, une vingtaine de gendarmes se déploient. Nous sommes à quelques dizaines de mètres de la ligne de gendarmes mobiles, quelques mercenaires de l’ANDRA sont visibles à l’extrême droite des gendarmes, près de l’entrée du bois. Un éclair déchire le ciel, certain-e-s crient leur colère face à ces forces d’un ordre nucléarisé. Cinq gendarmes repartent vers leurs véhicules, nous nous avançons de quelques mètres, ils reviennent, la situation se fige, le tableau est noir. Les premières gouttes de pluie tombent sans sommation, l’orage est au-dessus de nous, nous repartons vers le chaufour en musique.
  • Ne laissons pas l’ANDRA détruire le bois communal de Mandres-en-Barrois
  • Lors de cette balade, la pensée que nous soyons des milliers amène l’espérance d’une réoccupation victorieuse. Encore une fois, notre seule limite, c’est le nombre.
  • Soyons nombreu-ses-x à converger dans les semaines à venir pour stopper les travaux et des milliers le 13 et 14 août pour reprendre le bois !

 

Jeudi 21 juillet :

  • Des tas de choses très réjouissantes se préparent pour le week-end, en particulier le samedi 23 juillet… Rendez-vous vers 10h à la Maison de Bure pour une grande balade populaire et tranquille en forêt, avec un repas partagé. Prenez des chaussures de marche, de quoi boire, manger, prendre des photos… En parallèle, une balade naturaliste aura lieu ! Toutes les infos sur le programme des événements à venir !

Mardi 19 juillet :

  • Réveil en tension ! Un peu avant 9 h, un camion de travaux chargé de portions de mur a été bloqué par les opposant.e.s dans le village de Bure et « redécoré ». Des gardes mobiles sont arrivés pour protéger le camion, dont certains ont infligé quelques coups de matraque. Plusieurs dizaines personnes se sont rassemblées devant le camion avec une battucada. Quelques interpellations ont eu lieu mais les personnes ont été relâchées.
  • L’Est Republicain vient de lancer un sondage sur la pertinence de l’occupation du bois Lejus par les opposant-e-s au CIGEO. si, si ! c’est par ici

Lundi 18 juillet :

  • 7h40 : après une nuit calme, premiers mouvements pour les travaux. Plusieurs camions viennent d’arriver, dont un camion grumier.
  • 8h : un blocage est en cours devant une entreprise prestataire de l’Andra.
  • 8h20 : dans la forêt, beaucoup de véhicules de travaux sont arrivés et les ouvriers ont commencé à tronçonner des arbres.
  • 9h30 : le blocage de l’entreprise prestataire, à Joinville, a pris fin. Infos ici
  • Appel à une grande bouffe en forêt à 13h (cantine collective), suivie d’une grande discussion sur la situation et les perspectives à 13h30 !!!
  • 14h40 : le pique-nique s’est bien passé, dans une ambiance festive et familiale. L’AG va bientôt commencer.
  • Soirée conviviale à la maison
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