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Le Commandant Dubois veut visiter la forêt…!

pa230032Il semblerait que le Commandant Dudois, chef des opérations menées pour sauvegarder les travaux illégaux de l’Andra, souhaite retourner dans le bois.

ça ne nous plait pas beaucoup..

Pour rappel, c’est lui qui a mené toutes les interventions contre les opposant-es durant l’été d’urgence, en particulier l’expulsion du 7 juillet du Bois Lejuc.

Rejoignez-nous en forêt pour lui rappeler qu’il a d’autres choses à faire: notamment s’occuper en urgence des plaintes déposées contre l’Andra pour défrichement illégal du bois Lejuc, construction du mur en béton de la honte et contre les violences des vigiles de l’Andra qui ont agit couverts par ses gendarmes…

Soyons nombreus-e-s dés maintenant au quotidien pour veiller ensemble.  Moults activités forestières vous attendent ! des ponts de singes, des champignons, des matins brumeux, et du coeur!

Et tenez vous pret-e-s en cas de reprise des travaux à nous rejoindre massivement !

Ré-Ré-Occupation de la Forêt de Mandres !

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EN BREF

– Convergence : Le bois Lejuc est plus que jamais EN VIE : occupé, libéré, habité, défendu dans un respect de la diversité des tactiques. Participez ! Venez partager vos expériences et élargir nos possibilités, défendons la vie de cette forêt !

– Tous les dimanches à partir de 14h : vin chaud et châtaignes…, promenades d’automne, champignons, initiation à la grimpe, construction, discussions dans la forêt libérée ! (Apportez ce que vous avez envie de partager : un goûter, un savoir-faire, de la peinture pour vous exprimer sur le mur…)

– Le 13/12/2016 anniversaire déter’ de Swen : le résident officiel de la foret fête ses 30 ans ! Célébrons et défendons ! Feux d’artifice :  « bring your own beer ». Le bois est libre !

– À tout moment, passez à la maison de la résistance à la poubelle nucléaire à Bure pour s’informer, se rencontrer, se reposer et s’activer !

En cas d’expulsion et/ou de redémarrage des travaux :

– Convergence le samedi suivant vers Bure à 11h (précision du lieu sur vmc.camp en temps voulu) pour une manifestation dont la teneur sera affinée en fonction de ce qui sera le plus stratégique.

– Pour soutenir financièrement et matériellement la libération du bois, il existe toujours un appel à don et un appel à matos.

sauvonslaforet[at]riseup[point]net / www.vmc.camp /

Maison de la résistance : +33(0)3 29 45 41 77

Presse : +33(0)7 53 54 07 31

EN MOINS BREF

Les feuilles rougissent de plus belle chaque jour. Le vent fraîchit. La nuit s’étire peu à peu. Les brumes givrantes du matin pointent le bout du nez. Il y a des bouquets flamboyants où que l’on tourne le regard, les chemins défrichés couverts de tapis craquants, et les hourras de chiens joueurs. Le vert tendre a laissé place au rouge rage, l’automne a embras(s)é l’été et, contrairement à ce que nous écrivions dans notre premier appel, à Bure, nous allons toujours aux champignons ! Après presque 5 mois de manifestations, d’occupations, de balades, d’expulsions, de réoccupations, d’affrontements, de recours juridiques, de pique-nique, de tractages, de constructions de vigies, de boums improvisées, de sabotages de mur… le bois Lejuc est plus que jamais libéré !

Sans crier gare, voici que depuis l’épique chute du « Bure de merlin » le 14 août, des dizaines de hiboux ont refait leurs nids dans cette jolie forêt. Cette fois, il n’y a pas eu d’appels pétaradants, pas de textos urgents, pas d’overdoses d’informations ou de demandes de soutien. La nouvelle occupation s’est installée tranquillement, profitant de la douceur automnale : le plaisir de monter une grande plate-forme au cœur d’un hêtre, de s’initier à la grimpe, de redécouvrir cette forêt aux couleurs changeantes, sans pression des flics. Prendre le temps de discuter avec celles et ceux qui continuent de s’y promener. Apprendre à respirer à nouveau après avoir passé un été en apnée furieuse et euphorique. Le changement de saison : d’été d’urgence, à automne paisible…vers un hiver déter !

EN MOINS BREF

Les feuilles rougissent de plus belle chaque jour. Le vent fraîchit. La nuit s’étire peu à peu. Les brumes givrantes du matin pointent le bout du nez. Il y a des bouquets flamboyants où que l’on tourne le regard, les chemins défrichés couverts de tapis craquants, et les hourras de chiens joueurs. Le vert tendre a laissé place au rouge rage, l’automne a embras(s)é l’été et, contrairement à ce que nous écrivions dans notre premier appel, à Bure, nous allons toujours aux champignons ! Après presque 5 mois de manifestations, d’occupations, de balades, d’expulsions, de réoccupations, d’affrontements, de recours juridiques, de pique-nique, de tractages, de constructions de vigies, de boums improvisées, de sabotages de mur… le bois Lejuc est plus que jamais libéré !

Tôt ou tard les barricades de papier tomberont

Car nous ne sous-estimons pas les VRPs de l’atome, qui ne sont pas restés bras croisés à flemmarder dans leurs costumes trop grands et leurs bureaux aseptisés. Ils ont fait appel de la décision de suspension des travaux du 1er août; celui-ci sera jugé en novembre ou en décembre selon les différentes audiences encore à venir. La procédure d’obtention d’autorisation de défrichement est en cours. Contre toute attente, le Conseil Général de l’Environnement et du Développement durable (CGEDD) n’a pas daigné nécessaire d’exiger une étude d’impact environnementale (Rappelons qu’il s’agit du plus grand chantier des 100 000 ans à venir !).

Le bois libéré gagne en popularité

Début octobre un huissier est venu se balader avec à son bras l’homme de main de l’Andra et deux vigiles armés de bâtons. Ceux-là même qui tentent des embuscades ou testent notre vigilance en lisière. Chaque semaine, au moins une fois l’hélico nous survole, les bleus rôdent dans les alentours. Même Commandant Dubois cherche insidieusement à se faire inviter en promenade. Pour couronner le tout, l’Andra semble à présent prendre mesure de la richesse inestimable de ce bout de forêt : elle veut en effet venir reboiser des parcelles qu’elle aurait malencontreusement piétiner des grosses bottes de Cigéo.

Côté répression, des ami-e-s ont pris 2 mois de sursis pour un graff sur une ruine, un autre une interdiction de Meuse pour 2 ans, et des convocations s’accumulent pour l’affaire du mur. Une nouvelle préfète s’est installée en Meuse, et un nouveau directeur du cru pour CIGEO. L’Andra a aussi recruté un expert en droit public pour éviter de reproduire les erreurs passées. Bref, ils se réorganisent, et les menaces d’expulsion de la forêt et de reprise des travaux de forages se rapprochent. À nous de les anticiper, comme nous l’avons toujours fait depuis ce fol été.

Des dizaines de personnes ont choisi de s’installer sur place

Par ce nouvel appel, après un relatif temps de repos, nous souhaitons donner des nouvelles à toutes les amies passées cet été, l’an dernier, depuis 20 ans. À tous les curieux qui ont préféré des destinations de vacances plus exotiques qu’un été en Meuse (on ne vous en tient pas rigueur). Aux tritons sans frontière qui résistent, de Calais à Notre-Dame-des-Landes, assourdis par le bruits des bottes bornées qui clôturent cette fin de règne en annonçant une ère encore plus martiale. À celles et ceux qui cherchent quelques raisons d’espérer.

Ici, c’est avec un optimisme joyeux et déterminé que nous enracinons cette petite victoire; des arbres sont replantés dans les gravats; et aux solides branches de leurs ancêtres centenaires des cabanes sont reconstruites. De là-haut, les vigiles et autres sbires de l’Andra paraissent enfin à leur taille : ridiculement minuscules face à la grandeur de cette forêt. Malgré le froid, les hiboux en tout genre semblent s’y plaire et se sont même mis à hululer des tas de camarades partout en France et en Europe pour leur prêter main forte ! Cabanes, plate-forme, cuisine, toilettes sèches, tipi avec feu central, préau récolteur d’eau de pluie, espace de couarail chauffé avec dortoirs… sortent de terre et des aires comme les champignons qui poussent et les grues cendrées qui passent…

L’un d’entre nous, Swen a décidé d’élire officiellement domicile dans le bois Lejuc. Ensemble, nous y fêterons ses 30 ans le 13 décembre.

Défendre dans la diversité des tactiques

Nous amplifions notre hululement, qu’il résonne au plus loin et que encore plus nombreux-euses nous convergions. Même si déjà des dizaines de personnes ont choisi de s’installer sur place après l’été. Nous savons que c’est aussi, en grande partie grâce à la condamnation juridique de l’Andra* que la forêt est protégée. Toutefois, ne nous faisons aucune illusion : comme dans toute l’histoire des recours juridiques et des luttes anti-nucléaire, les barricades de papiers tombent, tôt ou tard les travaux seront régularisés. Quelques semaines, quelques mois : c’est une question de temps. À ce moment là, nous devrons être suffisamment fort-e-s, créati-ve-s, solidaires, ensemble pour les bloquer!

Dès maintenant que des dizaines et des dizaines de personnes profitent de ce bois, viennent y vivre, s’y balader et s’organiser. En cas d’expulsion ou de reprise des travaux, le samedi suivant une marée humaine déferlera sur eux pour défendre dans la diversité des tactiques la forêt libre, pour les arrêter ! Entre temps nous allons continuer de vivre, rire, attiser les braises et faire des étincelles, squatter des terres agricoles, aller aux champignons, construire nos nids un peu partout dans le coin, apprendre à nous connaître, tisser des liens, inventer quelque chose de beau et contagieux qui se répand.

Signé : Les chouettes hiboux hululants de la forêt de Mandres

Liste besoin matos forêt au 10/11/2016

Liste mise à jour le 7/12/16

Pour construire :

  • des bâches résistantes à la pluie (type camion), mais on prend aussi les plus légères ! (pas trouées c’est mieux quand même…)
  • du bois : planches de récup, palettes
  • des petits poêles
  • du matos de construction de récup : fenêtre, porte, tôles ondulées, etc.
  • des clous, visserie (en bon état)
  • des outils : scies, marteaux, haches, hachettes…
  • de la corde polypro en bon état : 14 ou 12mm (ponts de singe) et 6mm aussi (pour attacher poutrelles), et de la corde en tout genre (ça peut toujours servir), des gros élastiques
  • des filets (de pêche par exemple)
  • des câbles métalliques
  • des pneus
  • des vieilles caravanes!

Pour tenir le coup :

  • de quoi manger : type boite de conserve facile à conserver donc et à réchauffer (même avec de la viande, tous-tes les habitant-es de la forêt ne sont pas vegan), gâteaux, café, thé…
  • de quoi rester aux chaud : habits chauds (adulte), couvertures, sac de couchages, des matelas, tentes
  • du matos léger de camping (petite vaisselle, petit gaz…)
  • des bidons type jerrican, des seaux (avec couvercle c’est très bien aussi)

Pour grimper :

  • des cordes statiques/semi statiques/dynamiques
  • matos d’escalade (en bon état c’est mieux 🙂 !) : baudriers, mousquetons, cordelettes de 6mm à 8mm, descendeurs, sangles, matériel d’ascension

Pour communiquer :

  • des téléphones
  • du matériel média (appareil photo, caméra, smartphone…)
  • talkies longue portée
  • matos radio, CB

!IMPORTANT! Appel Legal Team

Si vous êtes convoqué-e pour une audition en gendarmerie, avant de vous y rendre, merci de prendre contact avec la Legal Team : 07 55 777 632 ou arr (at) riseup (point) net. Attention de ne pas dire au téléphone ce que vous auriez pu faire ou pas pour être convoqué-e.

! MISE à JOUR au 22/11/2016 : Déjà 4 personnes ont été entendues pour la destruction du mur. D’autres devraient recevoir des convocations prochainement. Il est important de nous tenir informer si vous en recevez une aussi. Merci.

Tous les dimanche – Retrouvons-nous dans le bois Lejuc !

Retrouvons-nous tous et toutes ensemble dans le bois libéré !

Les journées passent à Bure. C’est l’automne, avec ses couleurs chaudes et intenses des matins ensoleillés. C’est la période des cueillettes de champignon, le premier froid arrive avec un rêve de châtaignes… Et, dans le bois Lejuc libéré de l’emprise de l’Andra, une vie s’est à nouveau réinstallée, des cabanes se construisent, des rêves s’y accrochent. Les travaux sont suspendus, la forêt est plus que jamais libérée et un chantier de construction a commencé depuis le 24 octobre !

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Continuons de nous rencontrer dans ce bois à nouveau occupé, découvrons toutes les cabanes, prenons le temps de passer un bon moment ensemble ! Et, puisque les travaux peuvent recommencer à tout moment, réfléchissons ensemble à comment continuer de les bloquer au mieux !
A partir de 14 h : cueillettes, promenades, initiation à l’escalade, découvertes des cabanes, pour se retrouver ensuite autour d’un feu, d’un vin chaud et de bonnes chataîgnes (en fonction des arrivages) !

Pour tous les habitant-e-s de Mandres et des villages alentours, les promeneurs-euses, cueilleurs-euses, flâneurs-euses, curieux-euses et les hiboux qui veulent se retrouver et enraciner la résistance !

Nous garderons le bois libéré !

Contact : sauvonslaforet@riseup.net / Tel : 07 58 65 48 89

Du 11 au 13 novembre à Bure – Barricades agricoles contre la poubelle nucléaire et rencontres Reclaim the Fields !

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Dimanche 13 novembre, à partir de 10h30, chantier barricades agricoles à la gare de Luméville. Et à partir de vendredi 11, rencontres francophones du réseau Reclaim the Fields à la Maison de la résistance à Bure.

 

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Depuis la fin de l’été à Bure, le bois de Mandres-en-Barrois est temporairement libéré de l’Andra. Les pans du mur abattu gisent à terre, les gendarmes se sont retirés et des cabanes se reconstruisent dans les arbres. Les croque-morts du nucléaire ont subi une défaite mémorable.

Mais l’empire de l’Andra ne s’arrête pas à la lisière de la forêt. En dix ans, l’agence s’est accaparée plus 3000 ha de terrains, dont 1000 hectares de terres agricoles, harcelant de nombreux-euses paysan-ne-s, augmentant le prix du foncier et compliquant les installations agricoles.

20160906_161942Dans ces champs, les travaux ont débuté il y a plus d’un an. A cause des premiers forages et des fouilles archéologiques, plus de 300 hectares ont été retirés de l’usage agricole, privés de leur valeur nourricière. Après avoir été couverts de tranchées, voilà qu’ils s’enfrichent avant de laisser place à une gigantesque zone de conditionnement de déchets en surface.

Des arbres habités aux champs occupés  !

Pour renforcer le blocage des travaux, nous appelons à continuer l’occupation des terres agricoles ! En novembre dernier nous avions semé un hectare de céréales sous les fenêtres du laboratoire. En avril, nous plantions 500 m2 de pomme de terres à la place d’une future voie ferrée. Avec les 300 kg que nous avons récolté nous continuerons de friter l’Andra, démolir des murs et construire des cabanes : nos cultures squattées sont le terreau d’une résistance diffuse.img_20161016_104951Depuis le début de l’automne, nous avons étendu ce carré de patates pour reprendre 3 hectares à l’Andra. Des variétés de blé ancien ont été installées, du seigle et du blé panifiables ont été semés, et bientôt un fournil se construira… pour coller des pains aux nucléocrates !

Dimanche 13 novembre, nous invitons tout le monde à entretenir ce champ et construire des barricades et des haies tout autour. A partir de 10h30, rendez vous à l’ancienne gare de Luméville pour un grand chantier collectif : paillage, plantation massive de barricades d’arbres fruitiers et d’arbres de haies, creusement de fossés, fabrique d’épouvAndrails, semis d’hiver, confection de buttes. Nourrissons les résistances, empêchons les travaux, et affirmons des avenirs désirables à la place du désert nucléaire ! Ramenez de quoi boire et grignoter ; ramenez vos pelles, vos fourches, vos pioches ; ramenez de nombreux arbrisseaux et autres plants ; et surtout ramenez-vous !

img_20160924_164954Et à partir de vendredi 11 après-midi, la maison de résistance à Bure accueillera les rencontres francophones du réseau de paysan-ne-s et collectifs anticapitalistes Reclaim the Fields, pour prendre le temps de la réflexion et enraciner les rébellions dans le grand Est, en France et ailleurs. Tout le monde est invité à y participer !

De la forêt libérée de Mandres-en-Barrois aux champs rebelles : on ne nous atomisera jamais !
ANDRA, dégage ! Graine, b(l)ocages, semis sauvages !

Infos : vmc.camp / Contact : terresdebure@riseup.net  / Téléphone (média) : 07 58 65 48 89

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Affiches et tracts à venir pour diffusion

L’affiche en PDF.

Infos pratiques pour l’action de dimanche 13 novembre

Rendez-vous à l’ancienne gare de Luméville dimanche 13 novembre à partir de 10h30.

  • De 10h30 à 12h, finalisation de l’installation de la journée, préparation et lancement des différents chantiers, etc.
  • Midi : repas partagé, ramenez de quoi boire et manger car il y aura seulement une petite soupe, du vin chaud et quelques pommes de terre de notre première récolte.
  • De 12h30 à 13h : point sur l’accaparement des terres de l’Andra et ré-explication des chantiers de l’aprèm.
  • De 13h à la tombée de la nuit : entretien et défense du champ squatté !
  • À la tombée de la nuit, remballage des outils et direction la Maison de résistance pour un apéro et une soupe au chaud (et peut-être un concert) !
  • Parking en fonction de la météo et de la boue sur le terrain.
  • Matériel à ramener : des bottes et vêtements de pluie (en fonction de la météo) ; fourche, houe, bêche, pelle, pioche ; des arbrisseaux en nombre, autres plants et semis ; et quelque chose à boire/grignoter pour partager le midi et/ou le soir.

 Pour les rencontres francophones Reclaim the Fields du 11 au 13 novembre

Infos pratiques 

Les rencontres se dérouleront principalement à la Maison de résistance à la poubelle nucléaire à Bure. Pour y participer, envoyer impérativement un mail à terresdebure@riseup.net pour préciser votre venue et anticiper le nombre qu’on sera. Possibilité de dormir sur place, prévoir au cas où tente et couchage autonome. Participation aux frais et à l’auto-organisation du week-end (cantine, etc).

Pré-programme

Vendredi 11

  • Début des rencontres à midi, repas commun.
  • À partir de 14h : discussion sur la lutte à Bure, les dynamiques d’installations sur place, l’enjeu d’occupation du territoire, l’accaparemment des terres de l’Andra et les résistances, présentation du collectif Terres de Bure, ballade de découverte des environs, projections… tout est possible !
  • Soirée: repas, et à voir !

Samedi 12

Discussions préparées par Reclaim the Fields à la fois sur le fonctionnement interne de la « constellation », ses perspectives, mais aussi d’autres enjeux de fonds. Plus de détails à venir !

Dimanche 13

  • Matinée : discussion préparée par RTF à la maison / et installation et début du grand chantier collectif à côté de l’ancienne gare de Luméville
  • Aprèm : voir ci-dessus
  • Soirée : apéro à la maison.

Et pour les plus motivées, invitation à une journée et demi de découverte de Reclaim the Fields et des problématiques agricoles du jeudi 10 au vendredi 11 matinée !

Cette journée et demie se tiendra en amont des rencontres publiques et ouvertes à tous. Elle est plutôt envisagée comme un temps d’approfondissement entre différentes personnes, collectifs, paysan-ne-s installées (ou pas) soucieuses de mieux se connaître et se fédérer dans l’Est (ou le Grand Est) !

Voir tous les détails ICI.

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Soutien financier antirep’

Anti-répression  : Pour soutenir les personnes qui font face à la justice et les aider à financer leur procès, envoyez vos dons à Cacendr notre caisse anti-rep (collectif d’action contre l’enfouissement des déchets radioactifs) : Merci !

  • Chèque à envoyer à Cacendr 5 rue du 15 septembre 1944 54320 Maxeville. Notez au dos du chèque « Soutien anti-cigeo ».
  • Virement : Notez dans l’objet du virement « Soutien anti-cigeo ». Si vous voulez recevoir un reçu fiscal, précisez que le montant et la date de vos virements, ainsi que vos coordonnées postales à cet email : cacendr [at] riseup [point] net

RIB à télécharger ici : RIB_Cacendr_livret

Ne pas se trahir. Ne pas les trahir. Ne pas se laisser faire.

18 octobre 2016, premiers frottements avec la justice. 9h. Le ciel lourd de sens abrite sur la place prison église et tribunal. Le billet n’est pas cher, il est même gratuit pour rentrer dans le palais crème qui abritent ceux et celles qui décident de vos vies. Le petit escalier propret y mène sûrement. Des policiers l’encadrent et nous toisent, insipides grisailles du regard. Leurs postures rigides portent les ruines d’un monde, bien loin enfouies dans leur front plissé. Dans des moments comme celui-ci, cette familiarité des corpulences est toujours gênante : encore une fois nous nous sommes reconnu-es. Nous fréquentons toujours les mêmes endroits, mais pas pour les mêmes raisons. Aucun bonjour, les dents serrées. Il nous faut baisser la tête pour passer la haute porte du tribunal. Des mains distraites plongent dans nos sacs dans l’espoir d’y trouver quelques lames. On ne pleurera pas. Quelques gros marqueurs tout au plus. Un carnet de dessin dont les feuillets resteront collés. Un portique clignote rouge, nous aussi. Un œil amusé sur le portant de prospectus sur papier glacé : il est vide. En souvenir d’une foule en colère qui, sortant du tribunal, enragée du verdict, les envoyaient valser sur le sol froid des couloirs émoussés du pouvoir.

La salle est déjà comble, les oiseaux de mauvais augure sont de sortie, avec leur longue robe noire boursouflée aux épaules et leurs pantalons qui gondolent piteusement en grande pompe. Çà virevolte dans l’air vicié de la justice, pendant qu’au mur des prolétaires crèvent de faim sur une vieille croûte peinte par un illustre inconnu, sûrement un fidèle ami de magistrat à qui l’on n’osa rien refuser.

Les ami-es proches et lointains sont là, le sourire attentif. Les reports s’amoncellent sous le couperet des voix blafardes, un juge visqueux s’épanche sur son pupitre haut perché. Son menton tremble à chaque mouvement de bouche comme un dessert anglais, et ses dents papier de cigarette jauni écrasent sa purée de mots. A sa gauche, un homme boite de conserve à la pupille torve et métallique pointille ses haussements de sourcils inquisiteurs. A sa droite, un petit homme replet, blanc et repassé comme une chemise du dimanche, porte une grosse médaille dorée de vache primée au salon de l’agriculture. Ils sont de hauts, et donc disgracieux.

Le juge lève un œil vers nous à la réception du dossier. L’avocate nous clapote l’épaule pour que l’on s’avance à la barre. Il est juste là, devant, omnipotent et ridicule, et dans nos ventres craquent déjà le bois sec du feu qui n’attend que de prendre. L’idée est pourtant de ne pas s’emporter dans le vent d’étaler leurs vices, l’espace est trop étriqué et la ligne de départ faussée.

« Mademoiselle X ? C’est bien vous ? Daigne adresser l’un de nos maîtres de cérémonie l’air affaissé.

– Hmmm oui. Hochement de tête qui se veut haut vers les moulures auréolées de l’institution.

Monsieur X. C’est vous ?

Sourcils noirs dressés en forêts orageuses.

-Oui.

– Rappel des faits. Vous êtes accusé-es d’avoir dégradé légèrement un bâtiment appartenant à l’Agence Nationale de déchets radioactifs, par ailleurs en très mauvais état. Vous êtes également accusé-es d’avoir refusé de donner vos empreintes ainsi que des photos pour alimenter les fichiers de police. » L’autre assène les questions habituelles pour évaluer le degré de marginalité dont nous sommes capables, testant également notre aisance à voguer sur les instants gênants de la confrontation entre l’institution écrasante et les individus diminués :

« – Est-ce que vous travaillez ? Quelles sont vos ressources ? Vous avez des projets ?

-je ne crois pas que ce soit le lieu et le contexte pour en discuter.

– J’occupe mon temps à une multitude d’activités et de projets non marchands. »

L’autre jubile, ironique :

« – On aura tous noté que vous avez des projets passionnants et enrichissants ! Si je vous demande cela, c’est pour comprendre qui vous êtes. On appelle ça un principe de personnalisation de la peine, c’est un progrès ! la justice jauge votre intégration, quelle est votre personnalité, elle ne juge pas comme un robot ! »

Il poursuit, contrit de plaisir bien qu’asséché comme une crotte oubliée :

« – Alors, qui tenait la bombe, qui tenait l’échelle, je n’sais pas !? vous teniez l’échelle mademoiselle ?

[TA GUEULE AVEC TES MADEMOISELLES malheureux magistrat masculin myso et vermoulu]

-Le travail était également partagé monsieur, ma vocation née n’est pas de tenir des échelles.

-Vous avez été interrompus, qu’est ce que vous vouliez mettre après « ANDRA » ?

-le fait d’avoir été coupé-es dans notre élan nousimg_3767 a fait perdre l’inspiration.

-ah oui, il ne faut jamais couper un artiste dans son inspiration..

-Bon, qu’est ce que vous pensez de tout ça ?

– c’est un peu vaste comme question.

-qu’est ce que vous pensez de votre geste ?

– C’est un peu vexant que notre œuvre soit taxée de dégradation. Je ne vois pas comment nous aurions pu dégrader le bâtiment plus que l’Andra qui l’a acheté pour le détruire.

-Au sujet des empreintes, pourquoi vous avez refusé ?

-je refuse d’apparaître dans un fichier de police. Je suis contre toute forme de stockage, que ce soit des déchets aux empreintes et photos.

– j’ai écrit un texte afin de vous répondre, cela fait quelques lignes.

– Quelques lignes ? Et bien allez-y !

-Le fichier qui regroupe les empreintes digitales de toutes celles et ceux qui se frottent à l’encre indélébile de la répression se servirait du bout de mes doigts pour mesurer, quantifier, tracer, contrôler, suivre, punir, surveiller, enfermer, cloisonner, analyser. Mes mains sont façonnées pour construire, tourner des pages, coudre, sculpter, peindre, caresser, cueillir des fruits, cuisiner.

Politiquement, je refuse d’alimenter un fichier qui dira de moi ce que le monde que je veux combattre veut dire de moi. Je refuse que les sillons de ma peau soit chargés d’une histoire que la prévention du crime m’aura inventée, composée mécaniquement des objets que j’effleurerai quelque part, assemblée par le fil rouge de ce que l’on suppose de moi par ma façon de vivre. Les gens qui me connaissent sur le bout des doigts sont mes ami-es, voilà pourquoi je n’ai pas donné mes empreintes aux gendarmes.

-Merci pour ce poème ! » marmonne enjoué le poisson-juge, se croyant capable de tout réduire en une poêlée de médiocres mots.

La procureur enchaîne, juchée dans sa cage de bois, aride dans sa chair et dans sa bouche :

« – s’il y a un principe important en France, c’est le droit de propriété. La liberté d’expression oui, mais encadrée et limitée. Imaginez monsieur le juge, que vous ayez une maison et que ces jeunes gens viennent tagger vos murs, vous seriez content ? Je me demande quel serait leur discours s’ils étaient victime d’un crime grave requérant ADN. »

Les deux avocates finissent en guacamole fade. L’une sussurant à l’oreille du juge se voit prier d’hausser le ton et pérore de ne pas être dans un théâtre : ah bon ? Elle pleurniche en virevoltant pour que l’Andra, grande prêtresse du harcèlement des locaux meusiens et de l’accaparemment du sol, puisse récupérer quelques sesterces et sa dignité.

L’autre se courbe mollement sous l’effet de la courtoisie. Ses mots ne trépignent même pas sous sa langue, on sent l’ennui poindre et se reflètent dans les mauvaises boiseries. Nous avions pourtant tout prévu, tout prémâché. elle hachure quelques mots sur le fait que l’Andra tenta d’effacer seulement une partie de la fresque « Andra gare à toi, tout est à nous rien est à toi » et laissa le joli dessin, à croire que la sensibilité artistique de l’agence passait avant le droit français.

Le juge tourne mollement la tête dans un bruit de vide d’elles à nous:

« Vous savez ce que c’est des TIG ?

-oui.

-Alors ? Demande t-il avec le mouvement du menton caractéristique de l’instituteur paternaliste qui ordonne la récitation à un enfant.

Je rappelle que c’est un substitut à l’emprisonnement. Il s’agit de travailler de manière non rémunérée dans des associations ou des collectivités pour réparer votre acte. Ce n’est pas le bagne non plus, la France a évolué depuis !

Alors, vous acceptez ? Je rappelle que c’est un substitut à l’emprisonnement ! Insiste l’homme étalé.

-non. »

L’audience est levée. Les bras ballants restent ballants. Le papier de cigarette colle aux doigts. La fumée s’accroche aux cœurs. Retour au nœud du spectacle : les voix sont comme détachées des gorges, le velours rouge du fauteuil se dessine derrière le corps du juge ectoplasmique qui se prononce :

« vous êtes condamnés à verser 400€ d’amende chacun avec sursis, 500€ à l’Andra pour couvrir les frais de justice, et 2 mois de prison avec sursis. »

Coup de marteau sans faucille.

Fin du spectacle.

Journées de découverte de RTF et des problématiques agricoles à Bure

Invitation à une journée et demie de « découverte de RTF et des problématiques agricoles qui nous intéressent »

du jeudi 10 novembre (10h) au vendredi 11 novembre (13h), à Bure (55)

« Reprenons les champs ! » est un slogan qui vous parle ?

On vous invite à une session d’une journée et demi pour prendre le temps de présenter ce qu’est Reclaim The Fields*, comment ça marche (ou non), et avoir ensemble des réflexions et débats sur les thèmatiques des luttes paysannes, de ce que signifie être paysan.ne, de la paysannerie dont on rêve, de pour qui et pour quoi produire, d’agriculture collective, d’autonomie ou de souveraineté alimentaire. Une partie de cette rencontre est prévue pour se former et échanger sur le monde agricolo-administrativo-politico-économico actuel. On a imaginé ces journées avec différents outils d' »éducation populaire », pour que ça ne soit pas trop pénible, et aussi pour diffuser ce genre d’outils, à réutiliser ensuite dans d’autres contextes!

Enfin, cette rencontre est conçue pour permettre de raconter ce qu’on fait chacun.e chez soi, se rencontrer, échanger sur ce qui nous rassemble ou pas, se mettre en réseau et pourquoi pas prévoir de faire des choses ensemble !

Bref, on vous attends nombreux.ses !

merci d’envoyer un mail à mikalice(at)ouvaton.org pour vous inscrire

*Reclaim the Fields est une constellation de personnes et de collectifs qui veulent retrouver le contrôle de la production alimentaire. Nous sommes déterminé.e.s à sortir du capitalisme au travers de modes de production coopératifs, collectifs, autonomes et répondant à nos besoins. Nous ne sommes pas un groupe homogène, nous traversons les frontiéres, sans hiérarchie, sans tolérance des formes de discriminations et d’exploitations des personnes. Nous soutenons les luttes et visions de la Via Campesina. Nous souhaitons partager les connaissances et l’expérience acquise au fil des années de militance et de vie paysanne, et les enrichir avec les perspectives de celles et de ceux qui ne sont pas ou pas encore paysan.ne.s. (extrait de « Qui sommes nous ?», texte collectif RTF 2010 )

Tous et toutes à Bar-le-Duc le 18 octobre à 9h pour le procès de deux camarades !

Soutien à deux camarades inculpé-es le mardi 18 octobre à 9h à Bar-le-Duc !

Retrouvons-nous nombreux-euses devant le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc le mardi 18 octobre à 9h en soutien à deux camarades. Venez découvrir la nouvelle pièce de théâtre écrite par l’Andra et mise en scène par la Justice : l’histoire rocambolesque de nos deux artistes peintres en bâtiment arrêté-es au lendemain des 200 000 pas, le 6 juin 2016, par la gendarmerie rurale au terme d’une étrange affaire d’art incompris sur une gare en ruine appartenant à l’ANDRA. Illes sont  inculpé-es pour « refus de signalétique » et de « dégradation  » en réunion.

C’est le troisième procès de la répression de l’été d’urgence, après le renvoi du 6 septembre sur 2 camarades arrêtés lors de la manif’ de réoccupation du 16 juillet, et le 12 septembre le procès du camarade interpellé lors de l’expulsion ! Contre la répression qui met la pression, divise, isole, la solidarité est notre arme :  amenons nos masques de hiboux, notre bonne humeur, des carnets de chansons et un petit truc à grignoter !

Tel info : 07 58 65 48 89

Infos : sauvonslaforet@riseup.net