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Fil info février 2017

18 Février : Manif, manif, manif!

Fil info en direct de la manifestation à Bure / prise de parole dans le bois / article d’analyse publié le 20

Le même jour, une nouvelle action de soutien sur la plage de La Turballe, dans le 44!

16 février, un clin d’œil à Hambach et virée nocturne au labo !

  • Ce soir des chouettes hiboux de Bure ont encore frappé : des grilles protégeant un bâtiment du labo, l’écothèque, sont tombées, des vitres de cette dernière ont volé en éclat, un court récit nous est parvenu de leur folle équipée :

Au troisième jour de la mobilisation contre le projet CIGEO et pour la défense du bois Lejuc, faisant suite à la marche au flambeau de la Saint Valentin, nous avons voulu visiter le bien aimé écomusée de l’ANDRA, à quelques pas du laboratoire. Nous avions injustement délaissé depuis deux jours ce charmant édifice en béton. Nous avons voulu rendre un hommage très personnel à ce monument de l’écotechnocratie et à sa « mission de sensibilisation » à la biodiversité locale. Armés des meilleures intentions, nous sommes arrivés avec une question très simple : Serait-ce pour les survivants des siècles à venir que vous exposez le souvenir vitrifié de ce que vous allez détruire ?

Arrivés à une heure tardive, nous avons malheureusement trouvé porte close. Comme personne ne répondait à l’interphone, nous avons plusieurs fois martelé notre mécontentement. La politesse n’ayant semble-t-il pas été suffisante, nous avons finalement fait plier les grilles sous le poids de nos questions. Poussés par la curiosité, nous avons voulu contempler les collections temporaires du musée ; et dans un élan d’enthousiasme, y ajouter des échantillons du patrimoine géologique local.

De tout cœur avec les familles des vitrines, la maréchaussée s’est empressé d’accourir à leur secours. Après avoir protégé notre repli par une barricade enflammée, nous avons progressivement tourné le dos à la brume qui s’épaississait.

L’ANDRA, tes mascarades ne nous enfumerons pas !

Les chouettes hiboux de Bure.

  • Encore une belle journée chargée : entre accueil des nouvelles arrivées, organisation de la logistique de la suite de la semaine et du weekend, poursuite des chantiers et début du montage du camp sur le site des concerts, c’est le corps fatigué mais l’esprit toujours aussi déterminé que nous faisons, nous aussi, résonner la forêt en solidarité jusqu’à la lutte de Hambach !

 

 

  •  Ça bouge ailleurs dans l’est, il n’y  a pas qu’à Bure qu’on construit des cabanes : autour de Strabourg, des cabanes d’occupation sont érigées sur le tracé du Grand Contournement Ouest (GCO) par le nouveau collectif ZADGCO, soutien depuis Bure à nos ami.e.s alsaciens ! (@HamsterGrand sur twitter)

15 février, de nouvelles actions de soutien à Bure !

Pendant qu’à Bure on continue de recevoir du monde et préparer ce weekend, dans de nombreux lieux, des actions pour nous soutenir sont lancées !

 

Une revue de web non-exhaustive de l’appel à venir le 18/02:

 

En réponse à notre appel, de nouvelles actions de soutien à Bure  :

  • Le 18/02 Sortir du Nucléaire Trégor organise une action à 11h à Lannion
  • A Valence un communiqué d’action reçu par mail, contre EDF :

A Valence comme à Bure, le monde du nucléaire ne dort pas tranquille…
La sale huile de vidange à rejoint les mains sales d’ EDF.
Quelques discussions préparatives, quelques rêveries déterminées…et voila un nouveau point d’attaque sur la carte !
Au magasin EDF du centre ville, entre la nouvelle peinture écologique de vidange, tout le monde pourra lire :

Nous  attaquons EDF

Car il est un des acteurs principaux de l’industrie du nucléaire
Car il soutient activement le projet de nucléarisation par l’enfouissement de déchets dans la Meuse, à Bure.
Car ce projet est un désastre environnemental et social, et qu’il est développé par des mafias publiques et privées de manière totalement anti-démocratique.
Car les nucléocrates d’EDF font parti de ces magouilles à cravatte.
Car nous soutenons la résistance active et légitime contre ce projet à Bure, qui subit diverses formes de forte répression.
Car se politiser et agir face à ces perspectives mortifères, c’est simplement exister dans cette société.
Car à ce moment même, des milliers de personnes se rassemblent à Bure pour protester.
Car la lutte anti-industrielle à toujours existé dans la rue comme dans les livres.
Car au quotidien, la course du progrès dévaste la profondeur des vies en nous dorlottant de confort.

L’énergie est notre avenir ? mon Oeil !
L’énergie est leur avenir, n’obéissons pas !

Qu’on se le dise
Ici comme à Bure
Les murs se lavent, pas les consciences.

  • Le 13/02 des ami.e.s ont organisé une action d’enfouissement au centre ville de Grenoble en réponse à notre appel à actions
  • Le 12/02 rassemblement de soutien à Bure à Neuvy-Bouin avec rappel de la lutte contre les déchets nucléaires des années 90 dans les Deux-Sèvres où un projet de laboratoire similaire à Bure avait pu être annulé grâce à une mobilisation intense de la population qui avait réussi a contrer l’ANDRA.

  • Par ailleurs un appel à actions contre le transport d’uranium qui converge sur Trêves les 18 et 19 février :
Action « train » franco-allemande contre les trains atomiques les 18 et 19 février 2017

En solidarité avec la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure en Lorraine

Par notre action, nous voulons protester et informer sur les nombreux transports de Yellow Cake (concentré d’uranium) entre l’Allemagne et la France. Régulièrement, des bateaux en provenance de Russie et de Namibie jettent l’ancre dans le port de Hambourg et livrent du Yellow Cake. Celui-ci est la matière première nécessaire à la fabrication de combustible pour les centrales nucléaires ou les bombes atomiques dans le monde entier. Il est acheminé par train depuis Hambourg vers l’usine AREVA de Narbonne Malvési dans le sud de la France, passant pas Cologne, Trèves, Woippy et Montpellier.

Des militant-e-s vont partir ce samedi 18 février de Kiel (les bateaux nucléaires passent par le canal de Kiel) et Hambourg pour rejoindre Trêves, emportant avec eux un symbole représentant du Yellow Cake. Ils vont suivre le trajet emprunté régulièrement par les trains atomiques. A Trêves, ils vont récupérer des objets venus de France, symbolisant de l’hexafluorure d’uranium ainsi que des morceaux du mur des travaux liés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires CIGÉO, symbolisant la résistance à ce projet fou et dangereux. Le voyage se terminera le 19 février à Gronau où se trouve l’usine d’enrichissement de l’uranium allemande. L’hexafluorure d’uranium qui y est transformé provient souvent de Pierrelatte en France.

Les militant-e-s antinucléaires veulent par leur action informer les voyageurs et le personnel des entreprises ferroviaires sur les nombreux transports atomiques et les dangers qui y sont liés, ceux-ci sont peu connus du grand public, du fait que les autorités n’informent pas sur le sujet. En cas d’accident, personne ne sait comment réagir. Les transports atomiques sont me en Allemagne sensés continuer indéfiniment, puisque les installations et les transports qui permettent à l’industrie nucléaire de fonctionner ne font pas partie de la loi allemande sur la sortie du nucléaire.

L’action a de plus lieu en solidarité avec la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Une grande manifestation aura lieu à Bure le même jour. Les travaux de construction du site d’enfouissement des déchets nucléaires ont commencé l’été dernier. C’est grâce à une résistance déterminée, qu’ils ont dû être stoppés au mois d’août 2016. Le mur érigé par l’ANDRA (Agence nationale de gestion des déchets nucléaires) pour protéger les travaux est tombé sous les coups déterminés des manifestant-e-s à la mi-août.

« Arrêter d’en produire et surtout ne pas enfouir », c’est une revendication connue quand il est question des déchets nucléaires.

Et c’est bien ce qui unie les activistes participant à l’action « train » et les militant-e-s de Bure ce week-end : Il s’agit de stopper la production de déchets nucléaires à sa source. Pour cela, il faut stopper les transports atomiques qui permettent à cette dangereuse industrie de fonctionner

 

Pour plus d’informations

Page web de la campagne allemande contre les transports d’uranium : http://urantransport.de

Appel pour l’action « train » en allemand : http://urantransport.de/aktionstage/aktionsfahrt/

Appel pour l’action « train » en francais : http://urantransport.de/wp-content/uploads/2017/01/2017-appel-action-train-uranium.pdf

 

 

14 février, Nous avons déclaré notre flamme à l’ANDRA !

20h30 : 80 chouettes hiboux partent de la Maison de Résistance vers l’œil mauvais du village de Saudron (le laboratoire de l’Andra).

En cours de route, passant en vue des terres qui devraient accueillir le projet de transformateur électrique que l’ANDRA souhaite installer pour alimenter CIGÉO, nous avons allumé nos magnifiques flambeaux. Ils rivalisaient dans la nuit avec l’écrasant éclairage du Laboratoire, au loin. Après 40 minutes de marche enjouée, nous y sommes parvenus et constatés sans étonnement qu’il était étroitement gardé par les Gendarmes mobiles.

« On est plus chauds que CIGÉO ! » « ANDRA dégage, résistance et sabotage ! »

Après une petite danse autour d’un brasier improvisé, les broussailles du rond-point devant le laboratoire se sont embrasées. Au retour, les vitres d’une cabine de surveillance ont volé en éclat, un peu de peinture a volé et des flammes sont venues lécher le digicode d’une des grilles d’entrée.

Une douce soirée où même la lune, rousse, a déclaré sa flamme à l’Andra, et ce n’est qu’un début …

Marche aux flambeaux vers l’ANDRA ! from vmc on Vimeo.

 

13 février, une semaine chargée avec du beau monde qui s’annonce

  • La logistique du 18 février est en route ! Ça range dans tous les coins de la Maison de Résistance, une vingtaine de personnes nous ont déjà rejoint.e.s et s’activent sur moults chantiers (cuisine de choc pour la semaine, dortoirs qui prolifèrent dans chaque recoin, installation de l’accueil maison avec infokiosque, bureau automedia, legal team et camion médic s’installent).

10 février, Réaction populaire contre les violences polières

À Bure, dans les villes, dans les forêts, en solidarité avec Théo, tout le bois Lejuc se dresse contre l’inhumanité des actes racistes et homophobes commis par la police.

3 février, un clin d’oeil de la forêt de Hambach

Encore un week-end qui s’annonce chargé mais qui pour l’instant s’amorce tranquillement à la maison de Bure. C’est sous un ciel hésitant, un peu gris, que nous recevons ce matin le soutien des copaines d’Hambach!

En marchant dans la forêt d’Hambach, avec des barricades et des tranchées construites après l’intrusion des vigiles de la RWE et de la police, la nouvelle arrive que la même répression conduite par l’avarice des fous creuseurs de sol s’est abattue sur nos camarades de Bure qui résistent contre la destruction de la forêt censée permettre plus encore de folie extractionniste sous la forme ici d’une poubelle nucléaire. Baricades détruites, vigiles, blocages routiers par la gendarmerie, tant de choses qui résonnent si familièrement à nos oreilles, aussi familièrement que la destruction mondialisée des habitats afin d’extraire chaque dernière goutte de poison, qui tue les écosystèmes, les communautés , les peuples et le climat pour remplir les poches de ces barons mafieux.

Ainsi, aux companieros de Bure et tout ceux et celles qui reçoivent cet assaut, debout sur les barricades, perché-e-s sur les cabanes dans les arbres, ou dans les caravanes, combattant ce monstre extractionniste et capitaliste, un grand cri de solidarité résonne de la foret d’Hambach jusqu’à vous

Forer ou forêt ? L’ANDRA va voir de quel bois on se chauffe !

Teaser 1 :

Bure, bataille pour le Bois Lejuc (Teaser 1) from vmc on Vimeo.

Teaser 2 [NOUVEAU]:

Bure, bataille pour le Bois Lejuc (Teaser 2) from vmc on Vimeo.

 

À Bure, tout s’accélère. Les occupant.e.s du bois Lejuc ont été convoqué.e.s au tribunal le 25 janvier le 8 février. Le délibéré est remis au 22 février, la menace d’expulsion est imminente. L’Andra projette de défricher sept hectares supplémentaires de forêt pour commencer ses travaux de forage. Elle a d’ores et déjà tenté par deux fois de pénétrer dans le Bois Lejuc et s’est associée le concours de la préfecture pour s’en prendre aux barricades agricoles construites en novembre autour de nos champs de céréales, à quelques km de là. À nous de l’en empêcher !

Une bataille décisive va se jouer jusqu’à mi-mars, date à laquelle la nidification empêcherait, selon le code de l’environnement, toute déforestation. Notre détermination est essentielle comme l’a prouvé la mobilisation de cet été, mais l’issue du bras de fer reste incertaine.

Nous invitons tout.e.s nos ami.e.s à venir nous rejoindre dès maintenant pour renforcer l’occupation, grimper dans les arbres, participer aux chantiers en cours et construire des barricades. Pour se préparer à l’expulsion, des journées d’autoformation sont prévues les dimanche 22, 29 janvier et 5 février.

Nous appelons ensuite à une semaine d’actions du 14 au 18 février. Le 14 à Bure, nous ouvrons le bal en « déclarant notre flamme » à l’Andra ! Agissons partout ailleurs le reste de la semaine : soyons transis, passionnels  et fougueux !

Le 18 février, qu’ils nous expulsent ou pas, on vous accueille à 10h30 pour marcher d’abord ensemble sur le bois et y manger et poursuivre ensuite la manifestation.  Cette journée doit être une démonstration de force pour que jamais il n’y ait de poubelle nucléaire.

 

Gardez vos déchets, on garde la forêt !

ANDRA DEGAGE, RESISTANCE ET AFFOUAGE !

En cas d’expulsion, l’alerte sera donnée sur vmc.camp, twitter les Ziradiés, FB Bure à Cuire. Nous avons de quoi vous héberger, prenez des vêtements chauds, des couvertures et n’oubliez pas les chaussettes de montagne !

Intervention matinale sur les barricades agricoles

Depuis plusieurs semaines, l’Andra ne fait qu’augmenter la tension sur les opposant-e-s à la poubelle nucléaire. Il y a deux semaines, le 23 janvier, une occupante a pris un coup au visage par un vigile lors d’une première tentative d’intervention de l’Andra dans le bois. Une plainte a été déposée pour coups et blessures. La semaine dernière, lundi 31 janvier, Emmanuel Hance, homme de terrain de l’Andra, déversait de l’essence sur une barricade sur laquelle les occupant-e-s de la forêt étaient accrochés.

Alors que l’Andra se gargarise de son respect des procédures juridiques, elle a pourtant fait un nouveau passage en force ce matin du 8 février, pendant que l’audience de Sven se tenait au TGI de Bar-le-Duc. C’est une stratégie de diversion qui a cette fois été choisie par l’Andra et la préfecture. Des voitures de gendarmes ont été envoyées aux entrées de la forêt pour enlever les pneus aux chicanes de la Vigie Sud. Cela leur a permis de libérer le terrain pour intervenir sur leur cible réelle, à savoir la barricade agricole qui protégeait le champ de blé squatté à la Gare de Luméville. Cette diversion leur a permis de démanteler la barricade en évitant qu’il y ait trop de soutien sur place.

Témoignage de 2 personnes qui ont tenté de bloquer les engins

Il était 9h25, on a entendu du bruit, on pensait que c’était les potes, on a entendu un bruit métallique, on a vu la pelleteuse prendre les pneus, on a couru et appelé les gens. On a commencé à s’approcher des pneus et on s’est aperçu au même moment qu’il y avait 2 flics sur le quai de la gare derrière la Vigie Patate, on est allé les raccompagner à la sortie sans qu’ils bronchent car ils savaient qu’ils n’avaient pas à être là ! Y’avait 2 ouvriers avec la benne et la pince, et 4 voitures de gendarmes au début.

– Ça j’ai kiffé, leur dire « cassez-vous ! » et qu’ils s’en aillent.

– On a dit « cassez-vous » ils ont fait demi-tour et ils sont partis… Après on est retourné sur la barricade, on s’est accrochés aux pneus. Ils ont continué de travailler juste à côté de nous, à 5 cm, la pince de la pelle nous frôlait quand elle prenait des pneus, des bouts de mur. Ils nous passaient juste au dessus de la tête avec des bouts de mur.

– Quand la pince s’est relevée je me suis accroché à une de ses dents, mais l’ouvrier n’en a rien eu à faire, il n’a rien ralenti, il m’a soulevé en l’air, à au moins 1,5 – 2 m et continuait de détruire la barricade, puis je suis retombé juste à côté des pneus dans le champ. Là les flics ont essayé de m’approcher, je me suis accroché au reste de la barricade.

– On était dans le pneu et ils se mettaient à moitié sur nous à tirer, à nous enlever de la barricade mais ça ne marchait pas vraiment…

– Y’a un gendarme qui a dit plusieurs fois, « oh je les connais, ils vont faire un sit-in ! », de manière méprisante.

– On ne bougeait pas de ces pneus, ils ont bougé le camion pour aller prendre des pneus plus loin, on a couru de nos pneus pour aller là où ils travaillaient. C’est là qu’ils nous ont sauté dessus. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, j’étais recroquevillée avec ma capuche et j’étais toute compressée, j’arrivais plus à respirer, je savais pas ce qu’il se passait, je criais « arrêtez, arrêtez » mais j’avais du mal à parler. Ça a duré plus de 10 secondes. À un moment ils nous ont lâché et les ouvriers ont continué à ramasser les pneus, les morceaux de murs, les arbrisseaux, et même les épouvAndrails qu’on avait planté…

– C’est dingue, on est des foutu-e-s paysan-ne-s et on vient nous agresser avec des gazeuses ! Ils disaient « c’est que des pneus ! », on répondait « non, c’est plein de gens qui sont venus avec leurs gosses en novembre, des centaines de personnes, pour planter des arbres, semer les terres, construire une barricade pour résister à ce monde de merde ! ». À un moment un flic nous demande « qu’est ce que vous avez cultivé ici ? », on lui répond « enlève ton uniforme si tu veux qu’on te réponde ! ».

– Ils nous ont dit « c’est privé, cassez vous de là, c’est le propriétaire qui nous a demandé ». Le propriétaire, c’est la SAFER de Lorraine, qui met en réserve ces terres pour les futurs chantiers de l’Andra. Mais on ne sait même pas si la SAFER a porté plainte pour ça [alors même qu’une personne a déjà été convoquée, suspectée d’être impliquée dans l’occupation des terres et l’installation des barricades].

Ils ont fini vers 10h20 et sont repartis, après avoir été renforcé d’une dizaines de gendarmes supplémentaires

– On a décidé de reconstruire des barricades et des banderoles. On lâchera rien ! 

Que penser de tout ça ?

Il est clair que l’Andra cherche à nous mettre une pression psychologique. Elle sait que les attentions sont focalisées sur la forêt et que les barricades juridiques tiennent toujours. Elle s’attaque donc à la Gare et aux champs squattés , sur le front de la future voie ferrée (dont les travaux doivent commencer en 2019). Ce qu’elle ignore, c’est que cela ne fait qu’attiser la révolte de tous.tes celleux qui vivent et luttent à Bure, ainsi que celle des habitant-e-s des villages alentours, qui sont fatigué.e.s de l’omniprésence policière. L’Andra pense couper nos racines, mais elle ne fait qu’affûter notre détermination.

La SAFER et l’Andra vont-ils décider de détruire complètement les 2 ha de champs de blé occupé ? Les menaces vont-elles à nouveau se concentrer sur la forêt ?

Ce qui est sûr, c’est qu’on a besoin d’un maximum de soutien à partir du 14 février pour le début de la semaine d’action, le 18 février pour la grande manifestation, et dans les mois à venir, pour vivre et lutter contre la poubelle nucléaire.

La barricade est tombée, mais les champs squattés sont toujours là, toujours de boue ! On en a reconstruite et on vous attend nombreux-euses !

Fil info 8 Fevrier – les flics sont passés dans la foret et à la gare ..

Fin de l’alerte à 10h30. les flics sont repartis de la forêt et de la gare. ils ont démonté la barricade agricole mais les champs sont toujours là et la foret tient toujours !
Fil info 8 Février – les flics sont passés dans le bois Lejuc et aux barricades agricoles ..

9h30 – Alors qu’aujourd’hui se déroule le procès concernant l’expulsion des occupant-e-s du bois Lejuc à Bar Le duc, les flics viennent d’arriver barricade nord et barricade sud. on parle de 3 fourgons à chaque barricade.

Au même moment, des gendarmes débarquent  à l’ancienne gare de Lumeville. ils s’en prennent aux barricades agricoles  qui matérialisaient notre occupation. 

10h – Attention route barrée entre Mandres en Barrois et Lumèville. Les flics ont un arrêté préfectoral pour contrôler les personnes dans le véhicule et font faire demi tour. Pour soutenir les semis venir à luméville et finir à pied ou passer par Cirfontaine

10h15 – Les flics sont repartis de barricade sud. ils ont enlevé les pneus devant mais la barricade est ok.

Par contre grosse pression sur le champ à coté de l’ancienne gare de lumeville. une pelleteuse s’en prend aux barricades agricoles. des copain-e-s sont dans le champ pour protéger les cultures.

10h30 – Dispositif relevé à la gare. les flics sont partis après avoir retiré l’ensemble de la barricade. décidément ils ont l’air d’aimer les pneus..

A priori plus de bleu à l’horizon, ça ressemble à un coup de pression .. pas serein l’équipe de l’ANDRA? au moment où le bois leur échappe, ils cherchent à nous intimider?

11h – Fin d’audience sur l’occupation du bois Lejuc à Bar Le Duc. Rendu du jugement cole 22 Février. D’ici là, ils n’auront pas d’ordonnance d’expulsion pour nous expulser. 

Nous habitons tou-tes le Bois Lejuc !

[Le 25 janvier, l’avocate de la partie adverse a demandé et obtenu un délai supplémentaire.
L’audience de Sven Lindström est dorénavant prévue pour le 8 février 2017, toujours au TGI de Bar-le-Duc à 9h30.]


 Le 25 janvier Le 08 février soutenons Sven à son procès !

 

Depuis quelques mois le Bois Lejuc est occupé en résistance aux travaux de l’ANDRA, l’agence d’enfouissement de déchets nucléaires, qui menace de le détruire pour entamer les chantiers préliminaires au projet. Après avoir déjà défriché près de 8 hectares de forêt et bâti un mur d’enceinte de 1,2km, l’été dernier, l’ANDRA essuyait coup sur coup une défaite juridique et militante. Le 1er août le tribunal de Bar-le-Duc condamnait l’entreprise à cesser tout défrichement illégal et à remettre en état le bois. Le 14 août, près de 400 personnes détruisaient le mur dans une forêt désertée la veille par gendarmes et vigiles. Les rats quittaient le navire …

Dans une forêt mutilée et jonchée des ruines du mur, la vie a repris ses droits sur le ballet des machines : animaux et occupant-es se sont reconstruit un espace. D’abord à la cime des arbres puis à leur pied, jour après jour, des cabanes ont fleuri un peu partout dans le sud du Bois Lejuc. Avec Sven, habitant déclaré du Bois, nous avons consacré un temps précieux à construire des structures d’accueil pour les dizaines de soutiens qui sont venus dans le bois tout au long de l’automne. Par notre présence dans la forêt, par tous temps, et même à présent au coeur de l’hiver, nous affirmons notre détermination à sauver le Bois Lejuc et nous opposer à tous travaux de l’ANDRA !

Le 25 janvier Le 08 février, suite à une procédure de justice à son encontre, Sven est convoqué à 9h 9h30 au tribunal de Bar-le-Duc.

Nous appelons à venir nombreu-ses le soutenir mercredi matin devant le tribunal et à lui manifester votre soutien massif en lui écrivant une carte postale au Haut Chemin, 55290 Mandres-en-Barrois ou un mail sur sven.lind@riseup.net dès maintenant.

Tract à diffuser:

 

Appel à Insurrection Artistique Permanente

Insurrection artistique, dès maintenant !

Artistes de tous horizons, on vous attend à Bure le 18 février prochain, les jours avant et tous ceux qui les suivront pour donner couleur, forme, mouvement et vie à notre résistance ! Que l’art soit lutte et la lutte soit art, et que le triste dévoiement qu’en fait l’ANDRA, trouve son désavoeu dans notre créa(c)tion collective !

 

Bure. Dans la Meuse.
Un matin où le soleil brille sur le sol humide de la veille.

 

Chèr-es ami-es,

Le 14 août, nous faisions tomber le mur. Le mur de la honte que l’ANDRA, l’agence nationale des nucléocrates ingérables, a essayé d’ériger autour du bois Lejuc. Ce bois qu’elle veut raser pour y construire des puits d’évacuation, ce bois qu’on ne la laissera pas tuer.

Et le 14 août, le mur est tombé ! Nous avons dansé sur ses ruines, fait résonner nos voix, nos pas, nos bras sur ses tuyaux rouillés. Depuis nous occupons la forêt pour bloquer le projet et chaque jour nous constatons que l’inspiration ne cesse de renaître. La créativité a retrouvé sa place, dans chaque détails de la forêt, dans nos constructions, lorsque l’on grimpe, et par le détournement des pans du Bure de Merlin, devenus slogans, devenus symboles !

La brèche dans les plans autoritaires de l’ANDRA ouvre un passage vers une réalité plus vive, plus intense, que l’on vous invite dès maintenant à venir vous approprier.

Et plus spécifiquement, le 18 février aura lieu une grande mobilisation contre le projet CIGÉO. Au programme : manifestation et actions en direction du bois Lejuc, concerts en soirée, et appel à insurrection artistique.

Artistes de tous horizons, instrumentistes de tous poils venez faire vibrer la forêt libérée. Graffeuses-graffeurs, acrobates, bâtisseuses-bâtisseurs, gentes du théâtre, marionnettistes, cracheuses-cracheurs de feu, danseuses-danseurs, artistes pirates, peintres ou sculptrices-sculpteurs et plus encore, vous êtes invité-es à Bure pour laisser libre cours à votre imagination. La forme est libre, vous pouvez venir quelques jours avant, avec des projets déjà préparés ou à organiser pendant la marche, des performances dans les arbres, au sol, dans les airs…

Venez retourner les murs ! Faites du bois Lejuc un anti-musée à ciel ouvert, image vivante de l’art comme forme de vie, comme forme d’action, comme forme de résistance.

Si vous voulez présenter une idée, investir un bout d’espace avec votre imaginaire, écrivez-nous sur sauvonslaforet@riseup.net !

Les chouettes hiboux arbristes


 

Tracts et affiche de notre appel, à diffuser sans modération aucune :

tract A5tract A4

Affiche

 


En bonus, une vidéo qu’on avait fait cet été au moment de la chute du mur :

À Bure-les-bains, on bois Lejuc sans modération

 

 

30/01 : récit circonstancié de la visite surprise de l’ANDRA

Après la journée mouvementée d’hier (lundi 30), marquée par le retour des machines et de l’incontournable Emmanuel Hance, voici venu le moment d’un retour, au calme et avec du recul, sur le déroulé exact de cette matinée. Nous publions donc un récit factuel aussi exact que possible de la journée, pour éviter toute exagération dans nos réseaux, et surtout tuer dans l’œuf toute tentative de déformation ou de mensonge de la part de l’Andra.

(suite…)

Nouveau coup de poker dans la bataille juridique pour le Bois Lejuc !

Ce lundi 30 janvier, le combat juridique qui nous oppose à l’ANDRA*, autour du Bois Lejuc, futur site pressenti pour la zone d’enfouissement des déchets radioactifs, a connu une nouvelle péripétie avec les conclusions du rapporteur public qui condamnent explicitement les conditions d’acquisition du Bois Lejuc par l’ANDRA.

A la suite d’un échange de leur bois communal en conseil municipal, organisé à 6h du matin à l’insu d’une partie des habitant-es, à l’été 2015, certains d’entre eux avaient décidé d’introduire un recours contre la mairie de Mandres-en-Barrois.

Dans ses conclusions, pour l’audience du 31 janvier, le rapporteur public condamne les conditions d’échange du bois, et plus précisément le vote à bulletin secret du conseil municipal. Il préconise l’organisation d’un nouvel échange en conseil municipal dans un délai de 4 mois. (suite…)

Fil info janvier 2017

31 janvier, une journée au tribunal

  • Aujourd’hui se tenaient deux audiences, respectivement à Bar-le-Duc et Nancy, la première en renvoi d’un procès contre deux militants pour refus de prélèvement ADN en été 2016, le second intenté par des habitants de la commune de Mandres-en-Barrois contre la cession de leur bois.

Contre nos deux ami-s le procureur a requis 500 euros avec sursis et 3 mois avec sursis. Encore un réquisitoire hallucinant !

Communiqué suite au procès

Quant à l’échange du bois, la rapporteuse publique a confirmé ses conclusions et demande l’annulation de l’échange du bois. Délibéré le 28 février.

  • Comme nous nous y attendions, après le passage de l’huissier et de son service de communication, hier soir et ce matin l’ANDRA a cru bon de sortir un scénario de com. digne des mauvais films : une annonce sortie de nulle part d’une attaque informatique contre son site. Et dans le même temps, quelques photos savoureuses de la douzaine d’horribles « zadistes » cagoulés qui l’ont empêchée d’entrer dans le Bois Lejuc hier matin.

Quelques heures plus tard, l’information a fait un flop, tandis que la vidéo que nous avons diffusée de Emmanuel Hance, l’ingénieur terrible de l’ANDRA, versant de l’essence sur la barricade où sont agrippés nos ami-es, a reçu un grand nombre de visites et des commentaires choqués de son comportement.

L’ANDRA a encore raté une occasion de faire le mort, alors qu’elle est mise en difficulté sur le terrain et en justice, une stratégie qui lui a toujours mieux réussi que l’inverse.

 

 

(suite…)

Communiqué : nouveau passage en force de l’ANDRA dans le Bois Lejuc !


E. Hance, responsable des opérations extérieures de l’ANDRA versant de l’essence sur les militants protégeant l’accès au bois

Ce matin, l’Andra (l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs) a de nouveau tenté de pénétrer dans le bois Lejuc pour reprendre les débris d’un mur en béton dont la construction avait été jugée illégale le 1er août. Nous affirmons ici la légitimité de notre opposition à cette opération de communication.

À 9h10 ce matin, 30 janvier 2017, une pelleteuse, deux tracteurs avec remorques, un huissier, des vigiles et le service de communication de l’Andra  sont venus « nettoyer le bois ». Mais pourquoi n’ont-ils pas retiré les pans de mur à la fin de l’été, lorsque le bois n’était pas occupé ? Le fait qu’ils interviennent quelques jours avant l’échéance légale de « réhabilitation » démontre plutôt de leur part un dernier effort médiatique pour rattraper leurs graves erreurs.

(suite…)