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Fil info avril 2017

Petit retour sur ce mois d’avril, qui annonce la fin de la période d’hibernation pour les hiboux ! L’intensification de la pression policière et judiciaire (présence régulière des bleus sur les routes, décision de « justice » arbitraire et expéditive quant à l’expulsabilité de la forêt, nouvelles convocations…) ne nous empêche pas, bien au contraire, d’être présent un peu partout (dans les jardins, la forêt, à la gare et sur les voies ferrées… et jusqu’en Allemagne !), et plus que jamais le sud-Meuse fourmille de mille envies et projets ! En bref, quelques événements marquants de ces dernières semaines.

Infotour en allemagne

A la mi-avril des copaines sont parties sur les routes, pour parler de la lutte d’ici là-bas ! Les retours jusqu’à maintenant sont plutôt positifs, et on est contents de continuer à créer et renforcer les liens avec nos voisins et leur longues histoires de luttes anti-nuke (et autres) !

14 avril : les concerts à la gare

C’était super ! On a bien bu, on a bien ri, on a bien dansé, bien mangé ! Les artistes de La vermine, El Prolo, La Bergerie et Nid d’guêpes semblaient plutôt contents et nous aussi 🙂

On est allés visiter les sous-traitants de l’Andra… Récit.

Ce lundi 24 avril 2017 se tenait à Bar-le-Duc l’Assemblée Générale d’Energic 52-55, un « pôle de compétences » qui a pour objectif, dans leur novlangue de gestionnaire, de fédérer les entreprises locales et de dynamiser le territoire. Nous nous y sommes rendus à une dizaine d’opposants, pour protester contre le désert nucléaire qu’ils nous préparent à grands coups de promesses mirobolantes.

A notre arrivée, banderole et tracts en mains, l’accueil n’était pas très chaleureux. Ils ont fermé le bâtiment de l’intérieur pour éviter qu’on assiste à leur assemblée : « c’est une réunion privée », qu’ils nous disent. Lorsqu’on nous demande pourquoi nous sommes là, on nous précise rapidement que la réunion qui va se tenir n’a aucun rapport avec l’Andra ni même le projet Cigéo. Puis arrive Florence Hutin Obara, directrice de l’association qui autorise l’un d’entre nous à rentrer pour assister à l’assemblée.

Mais la proposition ne convient pas à tous, la présidente de l’association comme d’autres protestent contre la présence de l’un d’entre nous… jusqu’à demander… un vote à main levée ! Résultat sans appel (dehors !) et conclusion frappante : « C’est la démocratie, nous avons voté ».

De nouveaux chantiers sur la voie ferrée

On reste vigilants sur les travaux qui ont commencé aux alentours d’Horville, officiellement, l’Andra s’est engagée auprès de la Mairie d’Horville à refaire une partie des chemins le long de l’ancienne voie ferrée en compensation de la perte de l’usage de cette même voie. Officieusement, on sait très bien que l’Andra trépigne, et cherche désespérément à maquiller les prémices de la construction de la voie ferrée qui acheminera les colis jusqu’à Saudron. Affaire à suivre !

Procès de Sven : la forêt en état d’alerte

Mercredi dernier, le 26 avril, la justice a tranché, Sven et tous les habitants de la forêt sont expulsables. Ça afflue dans tous les sens, la nouvelle circule vite, tous les liens créés ces derniers mois ne sont pas fantômes : la forêt gronde !

Pour en savoir plus, vous pouvez lire les articles déjà publiés sur vmc : Le bois Lejuc est  expulsable sans délais et Expulsables mais pas expulsés, ou encore directement nous rendre visite à la Maison et en forêt !! Nous avons besoin de vous !

Expulsables mais pas expulsé.e.s !

Sans trop de surprises, le TGI de Bar-le-Duc a tranché ce mercredi 26 avril en prononçant l’expulsabilité des occupant.es du Bois Lejuc. Après plusieurs mois de bataille juridique pour faire reconnaître l’illégitimité de l’Andra à conduire des travaux dans cette forêt, nous revoilà au moment où machines et gendarmesque menacent à nouveau à l’horizon et où il va nous falloir être nombreu.ses à être mobilisé.es pour les tenir une fois de plus à distance.

Selon l’avis rendu par le tribunal de Bar-le-Duc, Sven Lindstroem devrait faire ses bagages, sous prétexte que sa maison forestière de palettes n’est pas « attachée matériellement au sol par un dispositif de liaison ou d’ancrage ou de fondation (…) et repose simplement au sol » et ne saurait donc être considérée comme un « immeuble bâti« . En outre, « le droit de propriété est un droit fondamental et l’occupation sans droit ni titre (…) constitue un trouble manifestement illicite ». Bien mal acquis, au  passage, puisque l’Andra s’est vue, le 28 février dernier, annuler par le Tribunal Administratif de Nancy le contrat d’échange avec la commune de Mandres-en-Barrois qui l’avait rendu propriétaire du Bois Lejuc en janvier 2016. Mais propriété à demi reste propriété et la propriété c’est sacré : étant donné que la commune dispose de 4 mois pour renouveler un vote d’échange avec l’Andra en conseil municipal, cette décision d’annulation n’est qu’un contretemps avant que tout rentre l’ordre et que l’Andra puisse à nouveau défricher en rond. La commune ne semble cependant pas vouloir réitérer le vote puisque le maire a fait appel fin mars de la décision d’échange.

Évaporée au final, dans cette décision d’expulsion, la raison profonde de la présence de notre ami Sven dans cette forêt, outre qu’il fait bon dormir à la cime des arbres et fleurer la rosée matinale en compagnie des chevreuils. Car, au-delà du « droit au respect du domicile et à la dignité » qui légitimerait à lui seul bien des discussions autour du caractère fondamental de la propriété, quand tant d’humains en sont privés, il ne s’agissait évidemment pas pour Sven de revendiquer ici un droit au logement opposable (DALO) au cœur des sous-bois. Mais il s’agit bien plutôt de s’opposer physiquement à la destruction d’une forêt, déjà bien entamée avec les travaux de défrichement menés sur 7 Ha par l’Andra, au cours de l’été 2016. (suite…)

Assemblée de lutte contre Cigéo le 6 mai

Alors que le spectre d’une expulsion du Bois Lejuc se profile à nouveau à l’horizon et que l’Andra entame de nouveaux travaux sur le tracé du projet de voie ferroviaire, il nous semble indispensable de nous retrouver en large assemblée de lutte entre voisin.es, opposant.es, habitant.es en lutte contre Cigéo et les autres projets de nucléarisation du territoire.

En effet, nous avons besoin de discuter et de décider ensemble des perspectives de lutte dans les jours, semaines et mois à venir. Faire un point sur les derniers évènements, un état des lieux des mobilisations en Meuse et Haute-Marne et renforcer les liens entre nous pour les prochains rendez-vous qui nous attendent d’ici l’été.

Cette assemblée est ouverte et sera annoncée dans les villages environnants, n’hésitez pas à diffuser largement l’invitation, que nous soyons nombreus.es à construire les prochaines mobilisations.

Nous vous proposons donc de nous retrouver le samedi 6 mai à partir de 10h à Bure (lieu à préciser).

A très bientôt !

Les chouettes hiboux de Bure

Le Bois Lejuc est expulsable sans délais !

Mercredi 26 Avril – Nous y revoilà, quelques mois après une expulsion brutale de l’occupation du Bois Lejuc survenue en juillet 2016, ce mercredi 26 avril le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a tranché : le bois est à nouveau expulsable sans délais, la préfecture peut réinvestir les sous-bois à grands renforts de grenades et bruit de bottes ! Mais cela ne se passera pas de la même manière, depuis un an nous nous sommes renforcés : nous avons été des centaines à réinvestir cette forêt, à y manifester, y lutter, y construire, y vivre et apprivoiser chacun de ses reliefs.

Des dizaines d’opposant.es se sont installées au fil des mois dans les villages autour de Bure, nous avons remporté une série de victoires juridiques et fait perdre de précieux mois à un projet qui joue la course contre la montre. À plusieurs reprises nous avons bloqué les tentatives de l’ANDRA de pénétrer dans le Bois et de reprendre des travaux.

Dès à présent nous appelons à venir nous rejoindre, nombreu.ses, durant les jours et semaines à venir. Nous sommes déterminées à opposer une résistance farouche en cas d’expulsion du Bois Lejuc !

La décision rendue par le TGI de Bar-le-Duc

La revue de presse mise à jour

Discussion + projection du film « Pas res nos arresta » sur la lutte de l’AMASSADA

Samedi 27 Mai – Rencontre/film/discussion sur la lutte dans l’Aveyron contre le méga transfo et les éoliennes industrielles

Hauts Cantons d'Oc : Projection du film : « PAS RES NOS ARRESTA »

 

 

19h00 – Point sur l’Amassada
avec les copain.e.s de là-bàs !
20h30   –  Repas /auberge espagnole
21h30  – Projection du film :
       « Pas res nos arresta »
(avec couvertures, thé, tisanes, … )
et débat …
Lieu à préciser fonction du temps .
 
 

Rencontre/discussion autour du livre la « colonisation du savoir »

Mardi 23 Mai – Rencontre/discussion avec Samir Boumediene autour du livre :  « la colonisation du savoir, Une histoire des plantes médicinales du Nouveau Monde (1492-1750) » .

Présentation et discussion autour du livre à partir de 18h30 suivi d’un repas tout.e.s ensemble (auberge espagnole) pour poursuivre les échanges … A l’ancienne gare de Luméville.

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Petite présentation du livre : Tabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs… De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Au moyen d’expéditions scientifiques et d’interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l’expansion européenne comme une colonisation du savoir.
Article à son sujet  sur lundi matin

 

 

CIGEO nouveaux travaux en cours

Depuis quelques jours nous avons repéré des trajets de camions entre Luméville et Horville, hier, nous avons constaté qu’une pelleteuse travaillait à construire une route praticable pour camions le long de l’ancienne voie de chemin de fer, 4 vigiles de l’Andra accompagnaient la manœuvre prétextant une piste cyclable…(lol)

– Entre Luméville et Horville, le long de la nationale 32, 300 m de longs sur 3 mètres de large ont étés creusés de manière à accueillir les gravats de Chardot TP, le même genre de route que dans la forêt. Cela s’est produit aujourd’hui.

– Entre Horville et Gondrecourt, une voie de gravats est déjà aménagée sur plus d’un kilomètre. Un arrêté municipal signale une interdiction temporaire de circuler sur ces voies. Voir lien vidéo MPEG0007

 

Tôt ce matin, des opposants se sont rendus sur place et ont été rapidement rejoins par un véhicule de police.

déroulé chronologique :

à partir de 7h30Arrivée sur les lieux et constatation de l’avancée des travaux.

8h14On remarque l’arrivée d’un véhicule de gendarmerie et de véhicules de vigiles, Hance est présent. On se déplace à l’entrée de la voie en construction pour leur faire face.

9h05 – Cinq véhicules de police arrivent en renfort (dont 1 fourgonnette), présence de Dubois.

9h30 – Arrivée de la pelleteuse qu’on commence à bloquer.

10h20 – Fin du blocage sous la pression des gendarmes présents en grand nombre qui arrivent à nous repousser. La pelleteuse reprend son travail.

11h10 – Retour à la maison, pas d’interpellation 😉

 

Plan du tracé du projet de voie ferroviaire entre Gondrecourt-le-château, Horville-en-Ornois et l’ancienne gare de Luméville-en-Ornois, sur le parcours de l’ancienne voie ferrée :

  • en noir : le projet de réhabilitation de la voie ferrée
  • en rouge : travaux déjà effectués
  • point bleu : blocage le mercredi 19 avril

 

Plan imprimable : fond de carte en A3 (clip droit sur l’image puis Enregistrer l’image sous)  (suite…)

Le 2 mai, tou.te.s à Bar-le-Duc

Le 2 mai à Bar-le-Duc aura lieu le procès de Jean-Pierre Simon, poursuivi pour complicité dans la première occupation du Bois Lejuc. Nous serons des centaines à répondre à l’appel de la confédération paysanne en nous rassemblant devant le TGI dès 9h.

Bois Lejuc, dix mois oui !

19 juin – 19 avril : 10 mois aujourd’hui que le Bois Lejuc est occupé ! Occupant.e.s résolu.e.s des lieux, ou plutôt casanier.e.s à BZL, nous avons tou.te.s appris, chacun.e à notre rythme, à connaître et aimer la forêt communale de Mandres-en-Barrois. Nous en connaissons les sentiers et les clairières, les zones déjà détruites et celles menacées, celles qui sont stratégiques pour une cabane, pour une barricade, pour une entrée discrète, pour un repli sûr… Nous l’avons connue en été, en automne, en hiver (déter’!) et au printemps. Nous avons vu le lieu changer, nous avons vu les bourgeons éclater jour après jour et les parterres de primevères s’étendre.

En prêtant une telle attention au Bois Lejuc, en nourrissant jour après jour un peu plus le désir de le protéger des ravages de l’industrie nucléaire, nous avons appris beaucoup nous aussi, et notre détermination à enterrer Cigéo est plus grande que jamais.

Les ondes de choc judiciaires de la première occupation

S’il y a une chose que l’on apprend en luttant pour une forêt, c’est que les arbres changent plus vite que le papier : les charmes ont eu beau perdre et retrouver leurs feuilles, l’institution judiciaire, elle, mâche et digère encore et toujours le même épisode. L’actualité parfois brûlante, l’attaque de l’écothèque en février 2017 et maintenant le début des travaux sur la voie ferrée, ne doivent pas nous faire oublier que certaines suites judiciaires de la première occupation (juin – juillet 2016) sont encore devant nous : nous vivons aujourd’hui les remous de l’expulsion du 7 juillet. Il y a moins d’un mois, nous parlions du cas de Florent, interdit de Meuse a cette occasion, et qui a choisi de transgresser publiquement sa peine. Le 2 mai à Bar-le-Duc aura lieu le procès de Jean-Pierre Simon, agriculteur céréalier en lutte contre Cigéo : l’Andra lui reproche d’avoir soutenu la première occupation du Bois en mettant son tracteur et sa bétaillère à disposition des opposant.e.s.

Soutien à l’occupation, vraiment ? Mais occupation de quoi, appartenant à qui ? Le 28 février 2017, la justice a rendu caduque l’acte administratif qui avait permis l’échange du terrain entre la commune de Mandres et l’Andra. Ce coup de tonnerre juridique ébranle en cascade toutes les procédures de l’Andra : comment pourraient-ils faire expulser Sven d’un lieu qui ne leur appartient pas ? Quant à Jean-Pierre… Si la forêt n’a jamais été à l’agence, qu’a-t-il fait de plus que de mettre son tracteur en lisière d’un bois communal ? Non seulement rien de répréhensible, mais même quelque chose de tout à fait louable : empêcher une entreprise de détruire illégalement la forêt des habitant.e.s de Mandres ! Le condamner dans ces circonstances serait décidément un très mauvais signal quant à la l’indépendance de la justice vis-à-vis de l’industrie nucléaire. Pourtant, parce que ce premier acte de l’ « été d’urgence » a redonné une formidable impulsion à la lutte contre Cigéo, on peut craindre que les autorités aient à cœur de le faire payer chèrement à la seule personne qu’ils ont sous la main…

(suite…)

Info-tour Bure en Allemagne

Après 20 ans de lutte contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires, la détermination des militant-e-s ne cesse d’augmenter.

L’année 2016 a permis grace à diverses stratégies (bataille juridique, occupation de la zone des travaux, manifestations…) d’entraver la mise en oeuvre par l’ANDRA (l’agence national pour la gestion des déchets radioactif) de centaines de forage dans la foret du bois Lejuc. Les murs que l’ANDRA a érigés n’ont pas suffit à contenir notre colère qui les a fait exploser.

2017 apporte sont nouveaux lot de combat : empêcher l’ANDRA de continuer  le massacre du bois, les empêcher d’en récupérer la propriété aujourd’hui contestée par les habitants de la commune, étendre l’occupation sur place, défendre la vingtaine d’espèces protégées récemment découverte dans la forêt. En effet, chauve souris, reptiles, sangliers, hiboux, cerfs et chats sauvages se trouvent menacés par l’agence qui entend bien déposer sa demande d’autorisation pour le stockage en profondeur (500 mètres) en 2018, sans se soucier des dégâts qu’elle cause, à court comme à long terme. Laconiquement, l’ANDRA indique qu’elle règlera les compensations financières en lien avec la perte de biodiversité qu’elle engendre.

Mais rien n’est joué pour l’ANDRA qui croyait pouvoir appliquer ses méthodes mafieuses sans résistance de notre part. Aujourd’hui, le réseau de notre lutte qui date de plus de 30 ans s’étend et s’internationalise. De Notre-Dame-des-Landes à Pyhajoki en passant par Gorleben, les liens se renforcent chaque jour.

Dates et lieux :

16. April: Hambacher Forst, (Skillsharing Camp)
18. April: Bielefeld, Autonomes Jugendzentrum
20. April: Bremen, Altes Sportamt
24. April: Wendland, Gasthof Meuchefitz
26. April: Leipzig, Meuterei
28. April: Berlin, Wagenplatz Lohmühle

Attention changements possibles dans les dates, le site sera tenu à jour!

Achtet auf Änderungen!

 

Pour nous contacter, vous pouvez nous joindre sur l’adresse mail suivante : sauvonslaforet@riseup.net

A bientôt, ici ou ailleurs