Actualités

J-8 : Fil d’info à couper le Bure

L’échéance se rapproche très rapidement et nous sommes à présent plus d’une vingtaine à nous activer sur le chantier du futur campement VMC et tout autant pour celui des Ami-e-s de la revue Silence. Des barnums, dômes, abris, douches, tentes font peu à peu leur apparition un peu partout.

Un échaffaudage s’est érigé au long du bâtiment principal en vue d’y fixer une gouttière, tandis que nous avons reçu le bois destiné à construire une mezzanine à l’intérieur. Le gros oeuvre débute ce jeudi et devrait s’achever en début de semaine prochaine. Nous pourrons ainsi héberger le centre automédia sous la charpente et laisser l’espace au sol disponible pour un grand infokiosque.

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Folle farandole devant l’ANDRA

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La Zone À Protéger pour la Paix

Depuis lundi soir nous avons eu la surprise de voir s’installer une ZAPP, une zone à protéger par la paix, devant les grilles de l’ANDRA. Le groupe de musique des Bure-Haleurs a planté sa tente sur les pelouses qui bordent l’entrée principale du centre d’enfouissement. Des banderoles ont recouvert les buissons devant le centre tandis que des messages tracés à la craie recouvrent les routes d’accès. Hier soir un concert improvisé a réuni autour du groupe les Ami-e-s de Silence et un certain nombre d’ami-e-s venus nous aider sur le chantier. Un grand moment surréaliste, entre les enfants qui font des percussions sur les grilles de l’ANDRA, une farandole endiablée qui a défilé devant les gendarmes et vigiles, des pistolets à eau qui les arrosent et ces derniers, sidérés, qui filment avec leurs téléphones portables [1] . Dans un premier temps les autorités alertées avaient mobilisé avant-hier plusieurs véhicules de gendarmerie et des rochers ont été déposés tout au long de la pelouse pour y dissuader l’extension de la ZAPP. Mais en fin de compte, hier soir, les deux derniers gendarmes, rassurés sur l’absence de risques terroristes ont quitté le terrain et l’ont abandonné au public du concert.

Ce matin, réveil au son des cloches médiatiques : les journalistes en mal de sensationnalisme ont décrété une ZAD dans la Meuse, France Inter y voit « un nouveau Sivens », France Info le futur « épicentre de la lutte anticapitaliste ». Le tout assaisonné dans une soupe confuse au possible : on y apprend que trois camps s’installent début août (source : un article sur démosphère Alpes de Hautes-Provence), on y rajoute une citation du député Denis Baupin et une petite chanson des Bure-Haleurs. Bref, la mauvaise presse a encore de beaux jours devant elle.

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Panneau de Mandres-en-Barrois

Côté flics, ça tourne sur les routes, un peu d’hélico dans l’air mardi soir et des voitures qui se relaient devant l’ANDRA pour surveiller la ZAPP. On a eu le droit à une petite visite sur le terrain d’un duo de gendarmes qui nous demandaient de veiller à la bonne circulation des agriculteurs sur la route devant notre campement. Si ce n’est que ça qui les inquiète, pas de soucis, nous entretiendrons une relation courtoise avec les moissonneuses. Nous avons tout de même signifié aux gendarmes, surpris de ne pas se voir accueillis chaleureusement, que le terrain était privé et qu’on ne tenait pas à particulièrement à leur visite. Pourtant nous ne sommes pas les seuls à ne pas apprécier leur ballet incessant dans les villages : plusieurs habitants s’en sont plaints et se sentent intimidés délibérément par la bleusaille. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu la préfecture que trop de policiers visibles ça fait mauvaise impression et ne contribue pas à dorer le blason de la maréchaussée. D’autant que ça n’empêche pas des panneaux de signalisation de militer sur les routes …

Pour ce qui nous concerne, en revanche, nous avons poursuivi notre porte à porte dans les villages des environs et nous avons, à quelques rares exceptions près, accueillis avec bienveillance et curiosité. Il faut dire que nous nous comportons plus courtoisement que M. Hance qui, d’après des témoignages concordants (y compris au sein de l’ANDRA) a un caractère peu avenant. Menacer nos pacifiques ami-e-s de la ZAPP d’évacuation ou les habitants alentour d’expropriation quand ils ne veulent pas vendre ça ne doit pas être un boulot facile, il faut dire … [2]. Mais nous saluons néanmoins les efforts louables de l’ANDRA pour se faire bien voir auprès des corrompus, de ceux qui ne veulent rien voir et rien entendre, par des campagnes publicitaires d’un sens humoristique indéniable. Les autres savent à quoi s’en tenir depuis 15 ans.

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Publicité parue dans la Voix de la Haute-Marne du 17/07/15

[1] le ministère va encore devoir se fendre d’une note sur le devoir de réserve sur les réseaux sociaux

[2] avant de nous honnir et nous menacer à notre tour, nous conseillons à ce monsieur de se renseigner sur l’effet Streisand (du nom de la chanteuse).

[Communiqué] Bure : un campement peut en cacher un autre

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : (en pdf)

Le ton est donné dans les médias ce 23 juillet : France Inter s’interroge sur « un prochain Sivens dans la Meuse » tandis que France info voit dans Bure le futur « épicentre de la lutte anticapitaliste ». La valse des épouvantails est engagée: on plante des ZAD comme on sème du maïs, en long, en large et surtout de travers. 

Une information rapide n’est décidément pas gage de qualité : une fois n’est pas coutume, on noue trois bouts de ficelle ensembles et on ligote l’actualité avec. Un reportage très lacunaire d’une correspondante locale, un mélange d’informations vite et mal glanées sur un moteur de recherche, le tweet d’un député et hop, on tient le buzz du matin.

Alors que personne n’a jamais appelé à une « ZAD » dans la Meuse, on agite le spectre des hordes zadistes qui déferleraient cet été pour occuper les terres comme à Notre-Dame-des-Landes. Chaque réalité est singulière et celle de la Meuse ne date pas d’hier: la contestation n’a pas attendu que le mot zadiste soit inscrit dans le dictionnaire par l’Académie française pour s’ancrer localement. Depuis dix ans une maison de la résistance, achetée et restaurée à Bure par les opposants au projet d’enfouissement nucléaire relaie les initiatives très diverses qui concourent à dénoncer et empêcher le projet CIGÉO. Et les campements de cet été (au nombre de deux, pas trois) viennent s’inscrire dans la continuité de cette dynamique: installés sur un terrain acquis il y a près de dix ans par des sympathisants de la lutte locale, le campement des Amis de la revue Silence (du 20 juillet au 3 août) et celui, anticapitaliste (du 1er au 10 août) du collectif VMC sont pensés comme des moments de rencontre et de renforcement de la lutte locale. 

À ces initiatives est spontanément venue s’ajouter celle d’occupation du terrain devant l’ANDRA, par un groupe de musiciens engagés, les BURE Haleurs. Et s’ils proclamment une Zone à protéger par la paix (ZAPP), c’est dans une démarche ironique qui n’aura pas échappée à toutes les personnes présentes. Le meilleur succès de la dérision c’est quand ses interlocuteurs se prennent trop au sérieux. Que les journalistes voient dans nos 7 amis qui campent joyeusement devant les grilles du laboratoire, un nouveau Sivens, la ZAD de demain, nous laisse penser qu’il doit y avoir bien peu de sujets croustillants à se mettre sous la dent en Lorraine en cet été ensoleillé.

Qu’un journaliste, isolément, puisse se laisser aller à quelques approximations dans un format toujours trop étroit pour retranscrire les réalités, on le déplore mais on peut le concevoir. Mais que la presse nationale s’en empare, le répète, l’amplifie et le déforme davantage, c’est à se demander si c’est l’information ou son apparence qui prime. Si nous avions eu autant de contacts téléphoniques ou physiques que nous lisons d’articles qui prétendent nous donner la parole, on s’épargnerait quelques raccourcis et confusions qui frisent la malhonnêteté intellectuelle et journalistique. Il nous semblait pourtant qu’un des fondements du travail d’enquête reposait dans la vérification de ses sources. Notre site internet en est une : il est alimenté quotidiennement en informations et précise nos intentions à travers plusieurs textes. Et si des questions subsistaient après lecture, nous avons mis à disposition un contact téléphonique dédié aux médias.

Dans ces temps où l’information circule à la vitesse d’un tweet, les conséquences d’une mauvaise presse peuvent s’avérer regrettables et difficilement réparables. 

L’équipe automedia du campement autogéré qui se déroulera du 1er au 10 août

www.vmc.camp

Tel : 07.58.23.08.97

vmc+presse@riseup.net

Note Bene : Notre campement commençant le 1er août, nous sommes joignables par téléphone jusqu’à cette date et ne sommes donc ni présents sur le terrain de Luméville-en-Ornois, ni à la Maison de la Résistance, ni même devant l’ANDRA, auparavant. 

 En bonus, une analyse détaillée de l’article de France Inter :

 

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à télécharger ici

J-10 : le fil d’info à couper le Bure

A 10 jours avant le campement nous sommes quelques un-e-s à être déjà présent-e-s sur place pour préparer la semaine de chantier collectif qui débute ce lundi 20 juillet sur le terrain de Luméville-en-Ornois en même temps que le montage du campement des Ami-e-s de la revue Silence!. Ces derniers ont commencé à déposer les premiers matériaux et nous avons libéré les espaces où ils s’installeront durant les jours qui viennent, jusqu’à la fin de leur campement, le 3 août. De notre côté nous attendons impatiemment les premières arrivées du chantier pour engager les mille et unes choses qu’il nous reste à faire pour que nous soyons prêts à accueillir les centaines de personnes que nous attendons. Avis aux petits mains et bonnes volontés …

J-10_vmccampHier et aujourd’hui nous avons fait connaissance avec les cyclistes de l’Altertour qui ont fait une escale de deux jours à Bure, à la Maison de la Résistance. Une quarantaine d’entre eux, après un passage devant les portes de l’ANDRA, sous surveillance des gendarmes, nous ont rejoint sur le terrain pour partager le repas et découvrir les lieux. Chouettes moments de discussion et de repas en musique.

Plusieurs d’entre nous étaient passé-e-s plus tôt dans la journée dans les villages alentours pour y diffuser une invitation à nous rejoindre sur le terrain et à soutenir notre effort de lutte. Une fois encore, nous sommes surpris du bon accueil que nous recevons : si beaucoup ont renoncé à voir le projet annulé, ils sont nombreux à nous soutenir. Nous avons déjà reçu un certain nombre de matériaux de leur part et avons des promesses de nouveaux dons pour les jours à venir. Une dizaine d’entre eux, des villages de Mandres et Luméville-en-Ornois, nous ont rendu visite au goûter que nous avons organisé cet après-midi sur le terrain.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ANDRA n’est pas aimée, bien au contraire : elle a réussi à diviser les familles, les voisins, monter les un-e-s contre les autres et créer un climat de délation, de trahison et de culpabilité détestable. Pour beaucoup, notre venue apporte une inconnue dans le paysage social dégradé par les manigances politiques. On nous observe avec une curiosité plutôt bienveillante mais néanmoins prudente.

flics_andraDu côté des bleus, les routes sont dégagées, les gendarmes font des tours en voiture (et en hélico) et continuent à relever les plaques qui ne sont pas dissimulées, à contrôler les voitures isolées lorsqu’ils trouvent un prétexte pour le faire et à nous prendre copieusement en photo, lors des manifestations qui sont organisées aux abords du site de l’ANDRA. On ne doute pas que le régiment devrait s’étoffer assez prochainement … on a notamment pu voir que les gendarmes s’étaient dotés de motos cross et d’un véhicule tout-terrain pour les excursions dans les champs.

Nous recevons beaucoup de mails de propositions et de questions concernant le campement, c’est très encourageant : le programme des discussions, ateliers et évènements se densifie et se précise.

Du côté des actualités, il paraît que Ségolène Royal serait contre l’enfouissement, après que le 49.3 ait entériné la possibilité pour le projet de se lancer. Nous sommes déçus qu’elle n’ait pas pensé à appeler à rejoindre le campement cet été et nous saluons évidemment la sincérité désintéressée de ses déclarations alors qu’en mai dernier son ministère réaffirmait son soutien au processus d’enfouissement des déchets nucléaires. Pour BFMTV, nous agaçons la population ; il faut croire que nous ne rencontrons pas la même population. Il est toujours bon d’avoir une presse non-partisane pour soutenir l’effort de lutte et rétablir les réalités que vivent les français qui ne « supportent plus les barbouillages sur leurs murs ». Il nous semblait que seuls les murs de l’ANDRA et ses partenaires, des meules de foin et des panneaux de signalisation avaient été relookés. Attention, une malhonnêteté journalistique peut en cacher une autre dans la Meuse … On retiendra tout de même des déclarations du directeur adjoint de l’ANDRA, Jean-Claude Baillet que « les habitants n’ont pas à être inquiets, des essais à blanc seront faits avec des colis factices … » (et une irradiation factice ?).

 

NDDL – s’ils reviennent, on résistera plus fort encore !

ZAD-NDDL – (re)cours toujours !

 

Le 17 juillet, 17 recours contre l’aéroport ont été rejeté par lePrends ZAD tribunal administratif. Le premier ministre manuel Valls à immédiatement déclaré que cette décision « doit entraîner la reprise des travaux ». De notre côté, nous n’oublions pas que le gouvernement, après la manifestation du 22 février 2014 s’était engagé à attendre la fin du processus juridique pour agir. A ce titre, nous soulignons la décision des associations, hier, de faire appel et de poursuivre la bataille juridique Quelle que soit la réalité des menaces, l’occupation de la ZAD de Notre Dame des Landes va continuer. Les cultures, habitats, activités se densifient et s’envisagent dans le long terme avec des paysan-nes et habitant-e-s du coin, avec de nombreux-ses amies de la lutte, d’ici ou d’ailleurs. Nous nous battrons jusqu’au bout pour continuer à vivre sur cette zone et contre l’aménagement capitaliste du territoire. S’il leur prenait la folle envie de démarrer de quelconques chantiers liés à l’aéroport et ses dessertes ou d’attaquer la zad, nous sommes prêt-e-s à résister ensemble dans toute notre diversité sur les terres de Notre Dame des Landes et bien au-delà. Nous avons déjà repoussé l’opération César en 2012 et nous les repousserons de nouveau s’il le faut. Nous sommes aujourd’hui plus fort-e-s encore grâce à l’énergie accumulée par le mouvement dans la région et ailleurs, et le soutien de plus de 200 comités locaux. (voir à ce titre les proposition de réaction des comités locaux en cas d’expulsion ou de démarrage des travaux sur la zad : https://zad.nadir.org/spip.php?article3095 et ci-dessous)…. En un mot : Valls te faire coter en bourse ! Un groupe d’occupant-es à la plage, mais pas loin du bocage.

Rappel à tous les comités et personnes solidaires

 

Depuis la zad de Notre dame des landes, réactions en cas d’opération policière, d’expulsion de la zad de Notre dame des Landes ou de démarrage de chantiers de l’aéroport.

Aujourd’hui est rendu le jugement des recours environnementaux contre la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes. Quels que soient le résultat de ces recours et les décisions du gouvernement, nous sommes prêt sur le terrain et au-delà, à parer à toute éventualité. La capacité de résistance du mouvement contre l’aéroport s’est encore renforcée depuis l’opération d’expulsion de l’automne 2012.
Des comités de toute la région se sont réunis à plusieurs reprises au cours des deux dernières années pour planifier les réactions en cas de nouvelle attaque sur la zad ou démarrage des travaux.

Voici ce qui en ressort. A chacun.e de s’organiser dès aujourd’hui pour les adapter localement.

Partout :

- Appel à remettre à jour les chaînes téléphoniques et mails dans tous les comités. Si des signes d’opérations policières massive apparaissent et sont confirmés, un appel commun à réagir émanera de COPAIN, de l’ACIPA et d’occupant-e-s de la zad

Sur la zad et juste autour :

- Appel à venir résister sur la zone même et à en faire en sorte que la zad ne se retrouve pas enclavée et encerclée. Faire en sorte que les déplacements et check-points policiers soient perturbés et que les soutiens et ravitaillements circulent.

Dans la région :

- Dès le premier jour de l’opération, actions coordonnées de bloquages des routes ou des opérations escargot, sur les points d’accès à la zone ou sur les grands axes, ponts et points stratégiques de la région, et/ou à des occupations de lieux du pouvoir.

- Un point d’info permanent sur la situation devant la préfecture, et un système de communication entre les différents points de mobilisation.

- Des actions nocturnes de casserolades et autres manifestations sonores devant les hotels où seront logés les policiers et gendarmes.

- Une convergence le soir même, à partir des différents points de blocage ou d’actions, pour se rendre à 18h devant la Préfecture et une assemblée après coup dans un lieu réservé pour se coordonner en vue des jours suivants.

- Une manifestation le samedi à Nantes après une semaine d’opération.

A l’extérieur de la région :

- Appel à occupation des lieux de pouvoir ou à des opérations de ralentissement des flux localement, ainsi qu’à venir sur le terrain défendre la zad pour ceux et celles qui le peuvent.

L’aéroport ne se fera pas – La zad de Notre Dame des Landes continuera à fleurir !

Appel à soutien pour empêcher l’expulsion de la ZAD de Roybon

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Le préfet de l’Isère veut expulser la ZAD de Roybon à partir du rendu des recours au tribunal administratif attendu entre le 16 juillet , en cas d’avis négatif pour les opposants

Nous avons besoin de vous pour préparer la résistance et empêcher Pierre et Vacances de continuer les travaux.

Toute les compétences sont nécessaires. Si vous voulez éviter les barrages, venez avant le 16 juillet. D’ici là soyez attentif.

Depuis quelques jours, plusieurs éléments s’additionnent et nous font penser que les autorités vont tenter d’évacuer la ZAD de Roybon dans les prochaines semaines.

Le 2 juillet, les recours engagés par PCSCP, la FRAPNA et la Fédération de la Drôme pour la pêche et la protection du milieu aquatique contre les deux arrêtés du préfet qui autorisaient le début des travaux seront examinés sur le fond par le Tribunal administratif. Le verdict tombera vraisemblablement durant les 2 semaines qui suivront.

En attendant l’État prépare le terrain. La semaine dernière plusieurs articles relayant la parole du Préfet ont paru dans la presse (vous pouvez retrouver l’un de ces articles ici : http://www.lefigaro.fr/actualite-fr…

Jean-Paul Bonnetain, le nouveau préfet de l’Isère, souligne dans ses propos qu’en cas de décision favorable à Pierre & Vacances par le Tribunal administratif, il n’attendra pas pour envoyer la cavalerie. Rappelons-nous qu’il ne fallut pas plus de 2 heures aux forces de l’ordre pour débarquer à Sivens après le délibéré !

Ces articles visent certainement deux choses : d’une part ils préparent l’opinion publique à l’évacuation des occupants, et avertissent même les pro-Center Parcs pour un éventuel soutien aux forces de l’ordre et d’autre part, ils espèrent décourager ceux qui seraient tentés de rejoindre la ZAD.

Deux, trois jours après le discours du préfet, le Conseil d’État annule le jugement suspensif au titre de la loi sur l’eau du 23 décembre. (http://www.lemonde.fr/planete/artic…) Le juge des référés avait estimé alors qu’un doute existait « quant à la suffisance des mesures prévues par l’arrêté pour compenser la destruction de zones humides qu’entraînera la réalisation du projet ». ( http://grenoble.tribunal-administra…)

Si les travaux ne sont plus suspendus, cela signifie qu’ils peuvent reprendre dès maintenant.

Pour un point judiciaire plus complet c’est ici : http://www.pcscp.org/Center-Parcs-R…

Un autre indicateur nous signale aussi l’éventuelle évacuation prochaine : un décret vient d’être publié, le 13 juin 2015, au journal officiel, permettant à la préfecture de prolonger pour une durée maximale de trois ans l’arrêté de défrichement de Pierre & Vacances qui arrivait à expiration mi-juillet (http://www.ledauphine.com/isere-sud…).

Tous ces éléments nous permettent donc de penser que les forces de l’ordre pourraient arriver sur les lieux au plus tard à la mi-juillet, si le Tribunal administratif (qui se veut indépendant) donne raison au Préfet et à Pierre & Vacances…

Nous appelons donc d’ores et déjà, tous ceux qui le peuvent à rejoindre au plus tôt la ZAD.

Tout le monde peut apporter son aide. Toutes les sensibilités et les manières de résister trouveront leur place.

ILS VEULENT NOUS ENTERRER MAIS ILS OUBLIENT QUE NOUS SOMMES DES GRAINES PRÊTES A GERMER
P.-S.

https://zadroybon.wordpress.com/ ( site de la ZAD )
https://rhonenddl.wordpress.com/ ( collectif Lyonnais de soutien )
http://fr.padlet.com/GREZADPAD/nw9dl26kz2i0 ( mur du collectif de soutien grenoblois )

Ce que tu dois emmener :

– une ou plusieurs bouteilles d’eau/gourdes
– sucres, biscuits/ cereales
– lampe torche
– duvet/sac a viande

Ce que tu peux emmener :

– serum physiologique
– steristrip
– spray desinfectant
– arnica
– kit suture
– bouffe seche (semoule surtout mais aussi pates riz ,etc…)
– fruits secs,noix compotes ,etc
– boites de conserve
– bouillons
– rechauds et recharge gaz
– jerrycans
– cameras
– matos pour velos (rustines,pompes , cables , patins , chambres )
– boussoles
– miroirs
– couverture de survie
– cordes
– bougies

Communiqué : un préfet averti en vaut deux !

(en pdf)

Depuis maintenant plusieurs mois nous sommes un certain nombre à être présentEs à Bure pour préparer collectivement notre arrivée sur le campement qui se déroulera du 1er au 10 août 2015 à 5 km de Bure, dont le but est de permettre la rencontre de groupes en lutte et de renforcer la lutte contre Cigéo. Cet événement aura lieu sur un terrain situé sur la commune de Luméville-en-Ornois, mis à notre disposition par ses propriétaires : une ancienne gare ferroviaire qui couvre près de 8 hectares de terrain et pourra accueillir les innombrables amiEs qui nous ont déjà annoncé leur venue, ainsi que celles et ceux que nous ne connaissons pas encore. En effet, après une cinquantaine de soirées d’information en France et dans les pays voisins, nous sommes très contentEs de constater que notre projet prend vie et forme, donnant envie à d’autres personnes de découvrir les vertes vallées, les belles forêts et les habitant.es de la Meuse et de la Haute-Marne et d’y mettre leur grain de sel. Nous sommes notamment heureusement surprisES que deux grandes rencontres internationales aient choisi notre camp comme point de ralliement et nous nous préparons à d’autres sollicitations. Les retours que nous avons dépassent toutes nos espérances.

Afin de préparer au mieux toutes ces rencontres, nous avons déjà entamé des démarches localement pour informer de notre projet de cet été, en complicité avec les dynamiques locales existantes. De plus, si le camp constituera une base centrale, des discussions et animations auront également lieu en dehors du camp, dans des villages, rond-points, place, afin de favoriser les rencontres.

En revanche nous sommes très surprisES que la préfecture (l’une d’entre elles en tous cas, puisqu’il semblerait qu’il y ait une sous-préfecture spécialement dédiée au laboratoire de l’ANDRA) n’ait pas jugé bon de prendre contact avec nous malgré son intérêt ostensible pour notre initiative. Pourtant, après avoir relevé nos plaques d’immatriculation, nous avoir photographiéEs et contrôléEs au long de ces dernières semaines, tous les indices concordent à nous laisser entrevoir une belle convergence policière début août à Bure. Le bon sens voudrait que la préfecture nous précise un peu mieux son projet estival pour éviter que la promiscuité n’entraîne des désagréments collatéraux. Et nous déplorons par avance les nuisances auprès de la population qu’un télescopage intempestif pourrait susciter.
Bien entendu, dans ces conditions, s’il devait advenir de fâcheux contretemps dans notre projet, des démarchages anxiogènes auprès des habitantEs, et si nous devions constater des débordements intempestifs de la part des forces de l’ordre lors et en amont du campement, nous en tiendrions les autorités pleinement responsables.

Mais nous nous doutons que ces dernières sauront faire preuve de la bienveillance et la tolérance qui les caractérisent, afin que ce moment de rencontre, essentiel aux mouvements de lutte qui prévoient de s’y retrouver, se déroule sans un dispositif martial ostensiblement provocateur. Notamment, nous sommes certainEs qu’elles voudront éviter les contrôles et la présence policière sur les routes qui entourent notre campement, et épargner ainsi des tensions superflues dont nous nous passerons touTEs fort bien. Transformer le laboratoire en camp retranché et entourer les sites sensibles attenant au projet d’enfouissement CIGÉO et ses connexes (SYNDIÈSE & co) d’une armada de robocops devrait amplement suffire à signifier de quel côté se situe la menace.

En tout état de cause, nous ferons en sorte que la présence policière ne nous empêche pas de vivre de riches moments et construire ensemble durant ces dix jours et dans les temps qui suivront.

Vladimir, Martine & Co
vmc@riseup.net
vmc.camp
Téléphone presse : 07.58.23.08.97

 

Circulez, y’a plus rien à voir, la loi Macron fait passer à la sauce 49-3 le feu vert à l’enfouissement des déchets nucléaires

*Communiqué Coordination BURESTOP* (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

COMMUNIQUE Jeudi 9 juillet 2015 Cigéo/BURE :

Circulez, y’a plus rien à voir, la loi Macron fait passer à la sauce 49-3 le feu vert à l’enfouissement des déchets nucléaires !!

 

*Les promoteurs de Cigeo, après maintes tentatives malheureuses pour fourguer celui-ci au sein d’une loi qui n’a rien à voir, réussissent leur coup.* *La Coordination BURESTOP dénonce ce tour de force indigne, démonstratif des « méthodes » dans le monde du nucléaire.*

Mercredi 9 juillet 2015, en troisième et dernière lecture à l’Assemblée nationale, le gouvernement a imposé la loi Macron en ayant une ultime fois recours à l’article 49-3 et passant donc outre le débat à l’Assemblée nationale, avec en prime un beau cavalier législatif : le feu vert déguisé à Cigeo/BURE.

*C’est expéditif, scélérat, imprudent, dangereux, malhonnête, totalement inféodé au pouvoir des lobbies industriels et terriblement méprisant de l’opinion citoyenne.**


*** L’article /201* /impose sans discussion sa propre définition de la réversibilité. L’autorisation de construire Cigeo sera donnée sans demander l’avis des parlementaires comme prévu initialement et l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) va peut-être faire l’économie des recherches sur le sujet qu’elle projetait en 2015. Pas de précision sur la fumeuse phase « pilote » qui n’est autre que la phase de lancement de l’enfouissement. Sur l’issue de celle-ci, aucune date, aucun cahier des charges : l’Andra a les coudées franches et… le flou dont elle a besoin pour travailler toute seule dans son coin, sans regard démocratique extérieur.

Un bel exemple de l’incroyable pression qu’exercent à tout prix et en toute impunité les adorateurs du nucléaire (et les lobbies du BTP ?) qui font, malheureusement, la loi dans ce pays. Et pourtant. Les déboires financiers colossaux d’Areva, le flop industriel enfin révélé de la construction d’un EPR qui ne fonctionnera jamais (cuve en acier défectueux et bétons poreux) n’arrivent toujours pas à émouvoir une classe politique aveuglée ou soumise.

Comme le laboratoire de Bure, Cigeo et sa phase « pilote » sont là pour faire croire qu’il existe une solution aux déchets nucléaires. Par ce biais, c’est la prolongation de la durée de vie des réacteurs que le Gouvernement cautionne aujourd’hui. L’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux est un projet extrêmement coûteux, technologiquement immature et, pour de nombreux experts, irréalisable. Alors que Cigeo/BURE est annoncé comme le plus gros chantier d’Europe à venir, il y a de quoi s’inquiéter. En attendant, ce sont les consommateurs qui paient et paieront les erreurs de décision de leurs élus.

*Pour les associations et collectifs de la Coordination BURESTOP, cette manoeuvre est indigne mais elle ne change rien.

* Faire l’économie d’une bonne explication du projet Cigeo, tant citoyenne que parlementaire, n’est pas forcément un bon calcul. Leur détermination est inchangée et la mobilisation continue. De nombreuses actions sont prévues cet été.


 

ANNEXES


 

/Récapitulatif des tentatives d’intrusion de modifications législatives pour faciliter l’autorisation du projet CIGEO dans le projet de loi sur la transition énergétique et le projet de loi sur la croissance et l’activité – Synthèse le 02 juillet 2015./ <http://mirabel-lne.asso.fr/f/SYNTHESE_RECAP_amendements_cigeo_2013_2015.pdf> +

/Schémas du processus d’autorisation pour l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, Projet Cigéo, Loi du 28 juin 2006 & principales modifications apportées par l’article 201 de la loi Macron/ <http://mirabel-lne.asso.fr/f/Schemas_comparatifs_loi2006_projetMacron.pdf> LOI MACRON / article 201 : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-pdf/2934-1-art_49-3.pdf

 

Cigéo/BURE, en finir – Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d’en produire!!

 

20/07 au 03/08 : partage du terrain avec les Ami-e-s de Silence

Du 20 juillet au 3 août le terrain que nous allons investir pour le campement de cet été sera également habité par un autre campement plus discret et familial, celui, annuel, des Ami-e-s de la revue écologiste Silence!

Initialement prévu pour se prolonger jusqu’au 5 août, nous avons mutuellement convenus de déplacer les dates de nos campements afin que ceux-ci se chevauchent le moins possible. Nous aurons donc 3 jours en commun au début de campement, ceux du montage/démontage.

En amont du campement, nous avons prévu un chantier du 20 au 26 juillet, dans le même temps où s’effectuera le montage de leur campement, nous partagerons donc le terrain en deux parties, afin de poursuivre nos travaux d’aménagement, tout en respectant l’intimité de nos voisin-e-s.

Nous invitons celles et ceux qui nous rejoignent à s’installer dans les espaces que nous avons convenus ensembles et à veiller à ce que nous nous côtoyions en bonne intelligence et dans le respect les unes des autres.

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