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J-2 : Le grand cirque de l’Andra arrive à Mandres-en-Barrois

Les habitant-e-s de Mandres-en-Barrois ont pu assister aujourd’hui au défilé de l’Andrastik Circus. L’unique représentation est annoncée pour jeudi soir 20h à la mairie du village. On retrouvera en tête d’affiche Xavier Levet qui vient de s’offrir une jolie casserole pour faux et usage de faux. On attend également avec impatience Emmanuel Hance qui avait su créer le buzz en janvier lors de sa dernière incursion dans le bois Lejuc. Sans oublier bien sûr Brutale et André, les vigi-gorilles qui ne manqueront pas de garder la porte de l’édifice municipal.






18 mai – Appel à rassemblement massif devant la mairie de Mandres !

Dernier pique-nique avant le désert nucléaire ?

Empêchons un nouveau vote autorisant l’échange du bois Lejuc ! Rassemblement à partir de 18h devant la mairie de Mandres-en-Barrois !

 

Le 18 mai, le conseil municipal de Mandres-en-Barrois va tenir une session à 20h. À l’ordre du jour, un seul sujet : voter une nouvelle délibération pour régulariser l’échange du bois Lejuc. Le 28 février, le tribunal administratif de Nancy avait invalidé la précédente délibération tenue à 6h du matin le 2 juillet 2015, qui était entachée d’irrégularités, et sommé la commune de Mandres de « régulariser » la situation sous 4 mois. Après 2 mois et demi, nous y voilà, l’Andra contre-attaque : rassemblons-nous massivement pour dissuader tout vote en faveur de l’échange du bois. Ramenons de quoi boire et manger,, instruments de musique, concerts de casseroles, pancartes et banderoles, et surtout soyons le plus nombreux-euses possible. C’est un tournant déterminant de la lutte contre la poubelle nucléaire, nous ne laisserons pas l’Andra se rhabiller des atours de la « légalité » comme ça !

Ce conseil municipal est une mascarade « démocratique » de plus dans un projet qui a fait de l’acceptabilité sociale un art. Mascarade démocratique, de faire peser sur les épaules d’une dizaine d’élus d’un village de 130 habitants sous pression l’échange d’un bois permettant le début des travaux du plus gros projet industriel européen. Mascarade démocratique, de restreindre la décision au conseil municipal, alors qu’en 2013 pour un premier projet d’échange de bois, ce même conseil avait jugé qu’il ne pouvait décemment pas voter seul une décision qui « engagerait l’avenir de la commune pour des milliers d’années », et que lors d’une consultation les habitant-e-s du village avaient voté NON à la majorité des 2/3. Mascarade démocratique, alors qu’au moins 5 élus sur les 11 sont entachés d’une situation de conflits d’intérêt : obtention de baux de chasse via l’Andra, membres de la famille salarié-e-s du laboratoire, obtention de dizaines d’hectares de terres agricoles en baux précaire via l’Andra/SAFER, etc, etc. Comment ces élus pourraient-ils repousser la main qui les nourrit ? Comment croire sérieusement que ce conseil serait « neutre » de l’influence de l’Andra ? Dans le village et autour, personne n’est dupe.

Tout cela est une hypocrisie, et la délibération positive qui risque d’en sortir sera illégitime d’avance ! En réalité le sort de ce bois, bien communal, concerne toutes celles et ceux qui – à Mandres, en Meuse et ailleurs – l’aiment, l’utilisent, y vivent, ne veulent pas le voir transformer en désert nucléaire. Soutenons massivement les quelques conseillers courageux-ses qui vont voter NON à cet échange, et ceux qui, par notre présence, en viendront à s’abstenir. Cette délibération doit refuser l’échange, ou ne pas se tenir. Et, dans tous les cas, la forêt restera libérée de l’Andra jusqu’à l’abandon du projet !

Soyons le plus nombreux-euses possible ! Prévenez vos ami-e-s, votre sœur, votre frère, vos collègues, etc, etc, toutes celles et ceux qui ne sont pas revenus à Bure depuis longtemps, c’est un moment déterminant de la lutte contre CIGEO ! Nous avons boycotté le Débat Public en 2013, nous bloquons les travaux dans le bois depuis près d’un an, nous avons fait tomber des grilles de l’Andra en février dernier : jeudi 18 mai, nous pouvons, avec les habitant-e-s résistant-e-s de Mandres, libérer la commune de l’influence néfaste de l’Andra et porter un nouvel arrêt au projet Cigéo !

Infos pratiques :

  • Rassemblement à partir de 18h sur la place de la mairie pour être là en masse pour 20h. Il risque d’y avoir du bleu, donc assurez vous que vos véhicules sont en règle !

  • Ramenez de quoi faire un joyeux banquet partagé, des instruments, des banderoles, des déguisements, des casseroles, de quoi faire des concerts endiablés et faire résonner à mille lieux l’écho de notre résistance, quand ils voudraient décider en catimini dans une petite salle de mairie de l’avenir de notre territoire pour 100 000 ans.

  • Faites tourner un maximum ! Vmc.camp / sauvonslaforet@riseup

  • Tel média : 07 53 54 07 31  / Un point presse aura lieu à 19h à côté de la mairie, avec les différentes composantes de la lutte contre la poubelle nucléaire.

La suite du dossier Échange du bois de Mandres :

 

J-3 : N’allons pas dans le mur !

L’avenir du bois appartient à ceux et celles qui se lèvent tôt.

6h, par exemple lorsque l’on veut assister à un conseil municipal entaché d’irrégularités. C’est à cette heure matinale que l’on a pu, le 2 juillet 2015, apercevoir des élus entrer dans une mairie gardée par des gorilles de l’Andra. Sous cet œil vigilant; se votait à bulletins secrets le sacrifice du bois communal de Mandres-en-barrois.

C’est donc à 6h dans la brume opaque qui n’est pas sans rappeler les méthodes de l’Agence, qu’on eût ce matin le plaisir de découvrir des pans de murs déposés devant cette mairie.

S’ils obstruent symboliquement la porte de l’édifice où se rejouera jeudi cette mascarade, ils rappellent surtout qu’en deux ans, l’Andra a révélée ses étonnants dons d’alchimiste. Qui peut encore ignorer que partout où elle passe, elle transforme le bois en béton armé et les villages en déserts ?

NOUS N’IRONS PAS DANS LE MUR.

 

À Bure, si l’Andra réoccupe la forêt, on l’expulse !

Appel à converger en Meuse dés maintenant pour défendre le bois Lejuc !

Dans nos étranges contrées de Meuse, il semblerait que le temps soit devenu cyclique. La faute n’en est pas au réchauffement climatique, mais à des poussées saisonnières de fièvres autoritaires sur le bois Lejuc réoccupé depuis septembre 2016. Le 26 avril, au terme de moult péripéties judiciaires qui nous faisaient gagner du temps depuis décembre, le tribunal de Bar-le-Duc a finalement déclaré que les habitant-e-s du bois étaient expulsables sans délai. Et, le 18 mai, le conseil municipal de Mandres-en-Barrois va se réunir pour prendre une nouvelle délibération pour « régulariser » l’échange du bois. L’État et l’Andra contre-attaquent.

Nous aurons eu 2 mois de répit, pendant lequel de nouvelles personnes se sont installées, des cabanes construites, des maisons investies, 1500 m² de patates et d’oignons plantés sur des terres squattées, des balades naturalistes et des week-end de sorcières, etc, etc. Maintenant, ça recommence. Après l’été d’urgence et la première expulsion, l’été indien et la réoccupation, l’hiver déter, les menaces sur la forêt et la manif au pied du labo, nous entrons dans le printemps résistant ! Les hélicoptères ont repris leurs survols quotidiens – même en plein milieu de la nuit. Les patrouilles de flics, vautours malfaisants, tournent dans les villages, rendant furieux certain-e-s habitant-e-s. Les feuilles ont poussé un peu partout, et même sur certaines barricades : la Meuse est belle et vous accueille dés maintenant.

Le bois est expulsable donc. Mais pas expulsé. Rappelons, au titre des barricades de « papier » – qui tombent toujours, mais nous font gagner du temps pour construire le rapport de force -, que la délibération ayant permis la propriété de l’Andra sur le bois a été invalidée par la justice le 28 février. Que cette forêt n’a donc jamais cessée d’être le bois communal des habitants de Mandres. Que rien n’est fait au sujet de la future « délibération » du 18 mai. Que de mars à juillet de nombreuses espèces d’oiseaux nidifient dans les bois, ce qui bloque l’autorisation de défrichement. Qu’une grosse dizaine d’espèces protégées – chat forestier, chauve souris, oiseaux… – ont été identifiées au cours des derniers mois. Pour ce qui est des barricades réelles, des cabanes, des vigies… il ne tient qu’à nous de les consolider dés maintenant !

Drôle de calendrier. On aura fort peu parlé « d’environnement » ou de nucléaire lors de cette non-campagne présidentielle aux allures de déballages de télé-réalité à mauvais rebondissements. 2007 est loin, avec le « pacte écologique » de M. Hulot et le spectacle du Grenelle de l’Environnement. Et la promesse de fermeture de Fessenheim lancée en 2012 aura tenu, jusqu’au bout, son rang de promesse. En 2017 on a parlé « affaires », immigration-terrorisme-racisme et sécurité-police. On enfouira les déchets nucléaires comme on rase des bidonvilles, comme on mate des prolétaires dans les quartiers populaires et les luttes : avec une police-milice chaque jour plus fascisée et « autonome » dans son action. Bure est le prolongement dans une zone hyper-rurale du laboratoire répressif d’un pouvoir qui durcit son versant autoritaire chaque mois.

Et ce n’est pas l’avènement d’un banquier glabre au sourire fresh (plutôt qu’une matrone fasciste carnassière) rhabillé des habits « anti-système » du « renouvellement » qui va changer quoi ce soit – sinon dans le rythme – à la marche morbide de l’enfer capitaliste, raciste et autoritaire. Que l’on se batte contre un projet de poubelle nucléaire, contre un aéroport vert, contre toutes les polices et les frontières, contre un plan social, contre les oppressions systémiques, c’est toujours ce monde infernal que l’on cherche à fissurer et arrêter, même pour un moment. En luttant contre tout ce qui nous domine, c’est une myriade d’autres espaces que nous essayons de construire par nous-mêmes, d’autres communautés de vie et de lutte émancipatrices, d’autres chants, d’autres songes, d’autres relations où l’on arrête de se vendre, sans l’aval d’aucune autorité.

Dans la langue décharnée de ceux qui prétendent nous gouverner, ces espaces qui se cherchent, ces conflits qui s’ancrent, sont des « kystes ». Prenons-les au mot : ce monde est malade, offrons lui un abcès à faire joyeusement puruler sur la face blême de son ordre pourrissant. Alors, soyons sympas, offrons un cadeau au nouveau potentat poupin du capitalisme débridé et toute sa clique livide d’apprenti start-upers: une intronisation en beauté avec un conflit assumé au cœur de ces 220 hectares de bois.

Dés maintenant – et comme toujours -, toutes les présences à Bure sont cruciales. Gardons nous de tout triomphalisme, de tout fantasme guerrier ...: nous savons que ce que nous construisons est fragile, et, dans un pari, nous y mettons pourtant tout notre amour. Nous savons aussi que, même si nous sommes plus nombreus(e)s à vivre sur place qu’il y a un an, nous ne sommes pas encore suffisamment fortEs pour les bousculer sur tous les fronts. Il y aura à Bure dans les mois à venir besoin, certes, de boucliers, de tranchées, de barricades, mais aussi et surtout de chants, de massages, de cultiver les champs squattés, de construire des moments de vie ensemble, de s’interroger sur nous et nos relationsIl y aura par-dessus tout besoin de joie, de soin, d’attention aux unEs et aux autres pour continuer d’ancrer ici une vie désirable qui fasse mentir leur désert.

On vous attend !

ANDRA DÉGAGE, RÉSISTANCE ET SABOTAGE !

GARDEZ VOS DÉCHETS, ON GARDE LA FORÊT !

PROCHAINS RENDEZ-VOUS

  • Dés maintenant, convergeons nombreux et nombreuses vers Bure pour renforcer l’occupation dans le bois Lejuc : il y a de la place, il y a des gens là pour vous accueillir, ramenez de quoi être le plus autonome possible : tentes, couchage, bottes, bouffe, frontale, de quoi grimpez si vous avez, matos de construction et outils…

  • Le 18 mai : APPEL À RASSEMBLEMENT à partir de 18h devant la mairie de Mandres-en-Barrois pour mettre la pression et empêcher un vote permettant de « régulariser » la propriété de l’Andra sur le bois : ramenez de quoi boire et manger, des casseroles, des instruments de musique, banderoles etc ! Plus d’infos à venir sur vmc.camp

  • 20 mai : grande manifestation des 300 000 pas à Bure contre la nucléarisation du territoire. Plus d’infos sur www.cedra52.fr/300000

  • 17 & 18 juin : Rencontres anticarcérales à Bure, plus d’infos à venir bientôt sur vmc.camp.

  • 19 au 26 juin : SEMAINE D’ACTION ET DE NIDIFICATION: venez « nidifier » en forêt avec les chouettes et hiboux du bois pour renforcer l’occupation ! Et organiser des actions contre l’Andra (et son monde (de merde)) ! Plus d’infos à venir sur vmc.camp

EN CAS D’EXPULSION

  • Le jour même

    • Rassemblement à 18h à la Maison de résistance à Bure pour soutenir les expulsé-e-s et décider de la suite.

    • Rassemblement à 18h devant les préfectures pour celles et ceux qui sont trop loin de Bure

  • Grosse manifestation dans les semaines suivant une tentative d’expulsion, suivre les infos sur vmc.camp

  • Appel à actions décentralisées contre les promoteurs et sous-traitants de la poubelle nucléaire : Vinci, Eiffage, Edf, Andra, Areva, le CEA…

Discussions sur l’autonomie italienne durant les années 70

Du vendredi 12 Mai au dimanche 14 Mai – Partage d’expériences sur l’Italie des années 70 et échanges/réflexions sur ce que cela nous évoque pour aujourd’hui à Bure et ailleurs…

L’idée c’est de prendre ces moments pour partager ce qui s’est passé pendant ces années 70 en Italie, depuis les grèves jusqu’à la lutte armée. C’est de découvrir ce qui a eu lieu, de s’en inspirer et surtout d’échanger sur les questions qui nous habitent autour de l’autonomie : entre les luttes, les espaces de vies en collectif, les coups d’éclats et le long terme etc.

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Vendredi 12 : Projection de « Lavorare con lentezza » sur le mouvement autonome à Bologne dans les années 70, discussions, lectures, auberge espagnole italienne.
Samedi 13 à partir de 13h : Retour sur les années 70 en Italie, avec Alessandro Stella auteur d' »Années de rêves et de plomb » et des traducteur-ices de « la Horde d’Or » + discussions/débats.
Dimanche 14 à partir de 13h : Présentation/discussion autour du livre « Ne crois pas avoir de droits » sur l’expérience d’un groupe de femmes qui, dans les années 70 cherchèrent les ressources nécessaires à l’exercice de leur liberté…

… et peut-être (chut) :  » l’Intervento » -pièce de théâtre sur ces années de luttes et de rêves  .. https://constellations.boum.org/spip.php?article99

Info pratiques : possibilité de dormir sur place (ramène ton duvet:), si vous pouvez/voulez ramener vos tentes et de quoi becter et boire (plus proche commerces à 20 km). Programme mouvant en fonction de la situation de la forêt (expulsion ou pas) – RDV à votre arrivée à la maison de résistance à la poubelle nucléaire. 2, rue de l’Eglise. 55290 à Bure !

Plus d’infos sur les livres :

Au sujet des « Années de rêves et de plomb – Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980) » : En 1979, dans le Nord de l’Italie, la mort accidentelle de trois membres de l’Autonomie ouvrière donne lieu à une violente répression. Comment en est-on arrivés là ?
Années de rêves et de plombRevenant sur la longue histoire des combats ouvriers italiens, mai 68 et l’influence du Chili de Pinochet sur la militarisation des groupes socialistes, ce livre met au jour la continuité des luttes entre les années 1960 et les années 1970. De l’influence des Brigades rouges aux moyens d’action concrets, des limites de la lutte armée au rôle des intellectuels dans le militantisme, cet hommage à d’anciens camarades revendique le droit de se souvenir et la nécessité de perpétuer un combat pour un monde plus juste. 

« Il n’y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. “Le personnel est politique”, nous avaient appris de nos camarades féministes. Et alors que nous plongions tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, nous révolutionnions aussi nos rapports interpersonnels… Nous avions un désir débordant de mordre la vie, d’aller au bout d’une aventure enivrante, de profiter de tout ce que le monde pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre le paradis céleste, ni le grand soir. “Qu’est-ce que vous voulez ?”, nous demandait-on. On répondait : “Nous voulons tout !” » . http://agone.org/memoiressociales/anneesderevesetdeplomb/

« la Horde d’or. Italie 1968-1977 » : C’est un « Livre d’histoires et d’analyses politiques, horde-dor-couvcompilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d’une révolte, devenue «transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. », La horde d’or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l’histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu’à la fin des années 70, qui verront s’exténuer les espérances et les jubilations d’une génération « outrageusement » enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d’or permet de combler un « manque d’histoire » de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l’Italie, mais également l’Europe, et dont l’actualité resurgit, près d’un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l’inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise « créative, politique et existentielle » à laquelle nous sommes confrontés. ». http://www.lyber-eclat.net/livres/la-horde-dor/

Au sujet de « ne crois pas avoir de droits »  : « Ne crois pas avoir de droits est le récit d’une expérience collective. L’expérience d’un groupe de femmes qui, dans les années 1970 en Italie, cherchèrent les ressources nécessaires à l’exercice de leur liberté, prenant le contre-pied d’une logique de victimisation qui leur conseillait avant tout de réclamer, légalement, les droits qui devaient permettre leur émancipation. Ce livre est l’histoire de leurs victoires comme de leurs échecs, pour que la liberté soit quelque chose de vécu plutôt que quelque chose de simplement formel. La Librairie des femmes propose un chemin singulier : investir la sphère symbolique, souvent délaissée, comme lieu où puiser afin de faire éclore une puissance féminine. Ce récit ne nous invite pas tant à suivre leur chemin qu’à nous inspirer de leur démarche, à prendre conscience de la force de toute politique qui part de soi. » .http://editionslatempete.com/necroispas.html

Fil info avril 2017

Petit retour sur ce mois d’avril, qui annonce la fin de la période d’hibernation pour les hiboux ! L’intensification de la pression policière et judiciaire (présence régulière des bleus sur les routes, décision de « justice » arbitraire et expéditive quant à l’expulsabilité de la forêt, nouvelles convocations…) ne nous empêche pas, bien au contraire, d’être présent un peu partout (dans les jardins, la forêt, à la gare et sur les voies ferrées… et jusqu’en Allemagne !), et plus que jamais le sud-Meuse fourmille de mille envies et projets ! En bref, quelques événements marquants de ces dernières semaines.

Infotour en allemagne

A la mi-avril des copaines sont parties sur les routes, pour parler de la lutte d’ici là-bas ! Les retours jusqu’à maintenant sont plutôt positifs, et on est contents de continuer à créer et renforcer les liens avec nos voisins et leur longues histoires de luttes anti-nuke (et autres) !

14 avril : les concerts à la gare

C’était super ! On a bien bu, on a bien ri, on a bien dansé, bien mangé ! Les artistes de La vermine, El Prolo, La Bergerie et Nid d’guêpes semblaient plutôt contents et nous aussi 🙂

On est allés visiter les sous-traitants de l’Andra… Récit.

Ce lundi 24 avril 2017 se tenait à Bar-le-Duc l’Assemblée Générale d’Energic 52-55, un « pôle de compétences » qui a pour objectif, dans leur novlangue de gestionnaire, de fédérer les entreprises locales et de dynamiser le territoire. Nous nous y sommes rendus à une dizaine d’opposants, pour protester contre le désert nucléaire qu’ils nous préparent à grands coups de promesses mirobolantes.

A notre arrivée, banderole et tracts en mains, l’accueil n’était pas très chaleureux. Ils ont fermé le bâtiment de l’intérieur pour éviter qu’on assiste à leur assemblée : « c’est une réunion privée », qu’ils nous disent. Lorsqu’on nous demande pourquoi nous sommes là, on nous précise rapidement que la réunion qui va se tenir n’a aucun rapport avec l’Andra ni même le projet Cigéo. Puis arrive Florence Hutin Obara, directrice de l’association qui autorise l’un d’entre nous à rentrer pour assister à l’assemblée.

Mais la proposition ne convient pas à tous, la présidente de l’association comme d’autres protestent contre la présence de l’un d’entre nous… jusqu’à demander… un vote à main levée ! Résultat sans appel (dehors !) et conclusion frappante : « C’est la démocratie, nous avons voté ».

De nouveaux chantiers sur la voie ferrée

On reste vigilants sur les travaux qui ont commencé aux alentours d’Horville, officiellement, l’Andra s’est engagée auprès de la Mairie d’Horville à refaire une partie des chemins le long de l’ancienne voie ferrée en compensation de la perte de l’usage de cette même voie. Officieusement, on sait très bien que l’Andra trépigne, et cherche désespérément à maquiller les prémices de la construction de la voie ferrée qui acheminera les colis jusqu’à Saudron. Affaire à suivre !

Procès de Sven : la forêt en état d’alerte

Mercredi dernier, le 26 avril, la justice a tranché, Sven et tous les habitants de la forêt sont expulsables. Ça afflue dans tous les sens, la nouvelle circule vite, tous les liens créés ces derniers mois ne sont pas fantômes : la forêt gronde !

Pour en savoir plus, vous pouvez lire les articles déjà publiés sur vmc : Le bois Lejuc est  expulsable sans délais et Expulsables mais pas expulsés, ou encore directement nous rendre visite à la Maison et en forêt !! Nous avons besoin de vous !

Expulsables mais pas expulsé.e.s !

Sans trop de surprises, le TGI de Bar-le-Duc a tranché ce mercredi 26 avril en prononçant l’expulsabilité des occupant.es du Bois Lejuc. Après plusieurs mois de bataille juridique pour faire reconnaître l’illégitimité de l’Andra à conduire des travaux dans cette forêt, nous revoilà au moment où machines et gendarmesque menacent à nouveau à l’horizon et où il va nous falloir être nombreu.ses à être mobilisé.es pour les tenir une fois de plus à distance.

Selon l’avis rendu par le tribunal de Bar-le-Duc, Sven Lindstroem devrait faire ses bagages, sous prétexte que sa maison forestière de palettes n’est pas « attachée matériellement au sol par un dispositif de liaison ou d’ancrage ou de fondation (…) et repose simplement au sol » et ne saurait donc être considérée comme un « immeuble bâti« . En outre, « le droit de propriété est un droit fondamental et l’occupation sans droit ni titre (…) constitue un trouble manifestement illicite ». Bien mal acquis, au  passage, puisque l’Andra s’est vue, le 28 février dernier, annuler par le Tribunal Administratif de Nancy le contrat d’échange avec la commune de Mandres-en-Barrois qui l’avait rendu propriétaire du Bois Lejuc en janvier 2016. Mais propriété à demi reste propriété et la propriété c’est sacré : étant donné que la commune dispose de 4 mois pour renouveler un vote d’échange avec l’Andra en conseil municipal, cette décision d’annulation n’est qu’un contretemps avant que tout rentre l’ordre et que l’Andra puisse à nouveau défricher en rond. La commune ne semble cependant pas vouloir réitérer le vote puisque le maire a fait appel fin mars de la décision d’échange.

Évaporée au final, dans cette décision d’expulsion, la raison profonde de la présence de notre ami Sven dans cette forêt, outre qu’il fait bon dormir à la cime des arbres et fleurer la rosée matinale en compagnie des chevreuils. Car, au-delà du « droit au respect du domicile et à la dignité » qui légitimerait à lui seul bien des discussions autour du caractère fondamental de la propriété, quand tant d’humains en sont privés, il ne s’agissait évidemment pas pour Sven de revendiquer ici un droit au logement opposable (DALO) au cœur des sous-bois. Mais il s’agit bien plutôt de s’opposer physiquement à la destruction d’une forêt, déjà bien entamée avec les travaux de défrichement menés sur 7 Ha par l’Andra, au cours de l’été 2016. (suite…)

Assemblée de lutte contre Cigéo le 6 mai

Alors que le spectre d’une expulsion du Bois Lejuc se profile à nouveau à l’horizon et que l’Andra entame de nouveaux travaux sur le tracé du projet de voie ferroviaire, il nous semble indispensable de nous retrouver en large assemblée de lutte entre voisin.es, opposant.es, habitant.es en lutte contre Cigéo et les autres projets de nucléarisation du territoire.

En effet, nous avons besoin de discuter et de décider ensemble des perspectives de lutte dans les jours, semaines et mois à venir. Faire un point sur les derniers évènements, un état des lieux des mobilisations en Meuse et Haute-Marne et renforcer les liens entre nous pour les prochains rendez-vous qui nous attendent d’ici l’été.

Cette assemblée est ouverte et sera annoncée dans les villages environnants, n’hésitez pas à diffuser largement l’invitation, que nous soyons nombreus.es à construire les prochaines mobilisations.

Nous vous proposons donc de nous retrouver le samedi 6 mai à partir de 10h à Bure (lieu à préciser).

A très bientôt !

Les chouettes hiboux de Bure

Le Bois Lejuc est expulsable sans délais !

Mercredi 26 Avril – Nous y revoilà, quelques mois après une expulsion brutale de l’occupation du Bois Lejuc survenue en juillet 2016, ce mercredi 26 avril le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a tranché : le bois est à nouveau expulsable sans délais, la préfecture peut réinvestir les sous-bois à grands renforts de grenades et bruit de bottes ! Mais cela ne se passera pas de la même manière, depuis un an nous nous sommes renforcés : nous avons été des centaines à réinvestir cette forêt, à y manifester, y lutter, y construire, y vivre et apprivoiser chacun de ses reliefs.

Des dizaines d’opposant.es se sont installées au fil des mois dans les villages autour de Bure, nous avons remporté une série de victoires juridiques et fait perdre de précieux mois à un projet qui joue la course contre la montre. À plusieurs reprises nous avons bloqué les tentatives de l’ANDRA de pénétrer dans le Bois et de reprendre des travaux.

Dès à présent nous appelons à venir nous rejoindre, nombreu.ses, durant les jours et semaines à venir. Nous sommes déterminées à opposer une résistance farouche en cas d’expulsion du Bois Lejuc !

La décision rendue par le TGI de Bar-le-Duc

La revue de presse mise à jour