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A Bure, la lutte chauffe (au solaire) ! Programme du début d’été

Bonjour à toutes et à tous !

Un beau début de printemps à Bure

Les mois de mars et d’avril ont été bien remplis dans notre petit coin d’Est. Après avoir construit un magnifique préau en bois avec des ami-e-s de Roybon pendant le chantier collectif du 21 mars au 4 avril, on a collé des patates à l’ANDRA le 16 & 17 avril à l’occasion du Printemps des luttes paysannes ! 500 m2 de pommes de terre et 1 ha d’orge et d’avoine pour repeupler le désert nucléaire et social que l’agence cherche à fabriquer par tous les moyens. Et une belle cabane « Vigi-patate » sortie de terre pour surveiller notre champ (des partisans) !

Foule semis avrilC’était vraiment un beau week-end, riche en rencontres, en discussions et en souvenirs. Il nous a rempli d’énergie pour continuer d’enraciner la résistance à CIGEO dans les mois et les années à venir. De la révolte à la récolte… on espère aussi qu’il nous nourrira de centaines de kilos de frites et de purées ! Pour toutes celles et ceux qui n’ont pas pu y assister, on vous propose un long récit, entre textes, photos et vidéo.

Ce week-end c’était aussi le lancement des mobilisations sur Bure pour la suite du printemps et le début de l’été, et on ne va pas s’arrêter en si bon chemin ! Voici donc un premier programme des rendez-vous du début de l’été à Bure. A très bientôt !

Vendredi 3 juin à partir de 14h – Chantier buttage des patates de la révolte

Le vendredi 3 juin à partir de 14h et jusqu’au début de soirée le collectif Terres de Bure vous convie à un chantier de buttage et d’entretien du champ de patate à la gare de Luméville, qui a été semé le 17 avril sur les terres de l’ANDRA-SAFER ! Session de rattrapage pour les uns et de suivi de la récolte pour les autres : vous ne croyiez tout de même pas qu’on allait désherber 500 m2 tou-te-s seul-e-s non ?

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Après plus d’un mois une bonne partie des 80kg de patate (environ 400 m2) est sortie, et aussi les quelques topinambours qui avaient été plantés ça et là ! Alors y a du boulot : désherber, biner et butter pour faire en sorte d’avoir une grosse récolte en septembre. Si on récolte une tonne de pommes de terre autant dire que ça nous donnera la frite pour continuer de coller des patates à l’ANDRA !

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Ramenez vos outils de travail du sol (surtout des houes), votre motivation, on s’occupe du reste (goûter et apéro) !

  •  De 14h à 18h on bosse tous ensemble sur notre belle parcelle, vous pouvez arriver à n’importe quelle heure bien entendu !
  • Vers 18h30 on prend le temps d’une petite discussion sur les actions paysannes à venir, sur notre champ comme sur le reste des terres de l’ANDRA : où en est l’ANDRA dans son accaparemment de terres ? qu’est ce qu’on peut faire pour occuper le terrain dans les mois à venir ? Toutes les idées sont les bienvenues !
  • Puis apéro sur la toute nouvelle terrasse de la cabane Vigi-patate !
  • Puis la suite de la soirée se passe (pour celles et ceux qui veulent) à 20km de Bure avec les chorales à Bure Anticapitaliste 2016 !

IMG_20160524_171709On espère vous voir nombreux-euses ! Des semis radieux, pas des champs irradiés !

Contact : terresdebure@riseup.net

Vendredi 3 (soirée) et samedi 4 juin – Rencontres Bure Anticapitaliste 2016

Le vendredi 3 juin (à partir du soir) et samedi 4 juin, on enchaîne avec « Bure Anticapitaliste 2016 », les rencontres des chorales révolutionnaires et des anticapitalistes d’ici et d’ailleurs à Naix-aux-Forges (15 km de Bure) : chansons, concerts, discussions, et bien d’autres choses au programme par ici :Flyer_pgm_A5-avec-modif-Affiche-v2 –  Toutes les infos : http://nancy-luttes.net/bure-anti.k-2016/ Contact :

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Samedi 4 juin – Concerts à l’ancienne gare de Luméville

À partir de 19h. Concerts punk en plein air sous le nouveau préau construit en chantier collectif avec les potes de Roybon. Au programme :

Affiche version 2

Enfance sauvage (punk rock chaotique/ Paris) http://enfance-sauvage.bandcamp.com

Les Bécasses (power pop punk /Paris) http://becasses.propagande.org

Exzema (technopunk / Nancy) http://exzema.bandcamp.com/releases

GAZ (punk hardcore / Paris) http://pleingaz.org

Prix libre pour le défraiement des groupes.

Possibilité de planter une tente / garer un véhicule.

Attention, commerce le plus proche à 8km, pense aux provisions.

Dimanche 5 juin – Les 200 000 pas à Bure !

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le dimanche 5 juin rendez-vous dès le matin pour la manifestation des 200 000 pas à Bure ! Après la  mobilisation des 100 000 pas en juin 2015 on attend des milliers de personne de l’Est et de toute la France pour continuer de reprendre le territoire des mains voraces de l’ANDRA.

Au programme – Le matin : 3 parcours de randonnées sur la thématique des transports de déchets atomique. Pour midis : rendez-vous devant le “labo” de Bure : Repas tiré du sac. Buvette et restauration d’appoint. Stands d’information indépendante, ateliers d’animation, chorales révolutionnaires, musique, etc. A 15H : CONCERT DE CASSEROLES pour dénoncer toutes celles que traîne l’Andra. Et pour finir, grande construction participative collective pour laisser notre empreinte sur un territoire annexé sans aucune concertation. 

Des bus ou des covoiturages sont peut-être prévus par chez vous, toutes les infos sur cette journée ici : http://100000pasabure.over-blog.com/. Contact : http://100000pasabure.over-blog.com/contact

Du 6 au 12 Juin – Les Scotcheuses dans l’Est !Bure cabaret d'anticipation

Aprés avoir réalisé deux westerns sur la ZAD de Notre Dame Des Landes, le collectif de cinema en super 8 « les scotcheuses » s’installe quelques jours dans l’Est avec l’idée de réaliser un film d’anticipation post-catastrophique avec toutes les personnes d’ici motivé-e-s pour y participer.

Première semaine de travail pour la réalisation de ce film du 6 au 12 juin à l’ancienne gare de Lumeville avec des Sessions  d’écriture/atelier/spectacle. Il y aura des images super 8, des  écritures de scénettes théâtrales, de la fabrication musicale, de  la prise de son… et il faudra agencer le tout pour présenter un spectacle le dernier soir (dimanche 12) !

Bref, si vous souhaitez participer au projet, bienvenu-e-s ! passez à l’ancienne gare de Lumeville la semaine du 6 au 12 juin pour discuter du film, contribuer …

Les scotcheuses sont les petits objets mécaniques qui servent à couper et scotcher la pellicule pour le montage d’un film. C’est le nom qu’on s’est donnés.
Nous sommes un collectif de cinéma artisanal. On utilise la caméra Super 8 car c’est un outil qu’on peut facilement s’approprier et transmettre (il permet de comprendre le cinéma). On aime aussi le grain des images de cette caméra faite pour les films amateurs, les films de famille, rattachée aux histoires du quotidien. Ses images chaleureuses.
Le collectif est un endroit poreux, parfois nous sommes vingt, parfois moins et parfois plus. Certains d’entre nous ont une expérience plus ancienne dans la fabrication de films et d’autres ont plein d’autres connaissances. On apprend les uns des autres. Malgré les difficultés, nous avons réussi à inventer une façon de faire un cinéma horizontal et partagé, où les hiérarchies et les divisions du travail sont toujours remises en cause.
Partir, voyager, passer et filmer en one shot, c’est ce qu’on fait : se réapproprier des outils pour pas les laisser aux mains de l’ennemi parce que si nous on a plein d’outils qu’on sait toutes utiliser, eh bien là, voyez-vous, on sera les plus fortes.
Les plus forts dans les failles et les interstices d’un monde qui vacille. Les plus forts avec nos faiblesses. Chaque rencontre, chaque lutte, est comme une petite allumette pour ne plus fermer l’objectif. Pour poser nos regards aux endroits de lutte, de vie.

Les scotcheuses

lien vers l’affiche : http://vmc.camp/2016/05/14/du-6-au-12-juin-les-scotcheuses-a-bure/

Jeudi 16 juin – Grande assemblée stratégique !

Jeudi 16 juin, à partir de 18h, retrouvons nous tous et toutes à la Maison de résistance à la poubelle nucléaire à Bure pour préparer le départ à Notre-Dame-des-Landes pour le festival du 9-10 juillet et réfléchir aux échéances qui nous attendent dans les prochains mois !

Collectif BureStop et autres associations, habitant-e-s de la Maison de Bure et d’autres lieux de vie et de résistance, gens de passage, curieux-euses, ami-e-s, paysan-ne-s-, toutes les composantes de la lutte sont conviées pour partager un moment de réflexion commun. Que voulons nous porter tous ensemble à Notre-Dame-des-Landes et comment prépare-t-on notre départ ? Alors que l’ANDRA continue d’avancer sur le terrain comme au Parlement, quelles perspectives communes voulons-nous donner dans les mois à venir (et au-delà) ? Bref, comment on analyse les derniers mois et vers où on va ensemble ?

Prenons le temps d’une discussion stratégique, conviviale et ouverte !

Samedi 9 et dimanche 10 juillet – Bure à l’honneur à Notre-Dame-des-Landes au rassemblement de la coordination des opposant-e-s

Bure est la lutte à l’honneur du rassemblement 2016 de l’ACIPA ! L’an dernier c’était Roybon et dans la foulée une décision juridique avait gelé le projet, espérons qu’il en sera de même pour la poubelle nucléaire ! Rejoignez-nous dans la zone libérée du bocage de l’ouest nantais pour deux jours de discussions, de fêtes, de cantine de soutien !

Infos : https://www.acipa-ndl.fr/actualites/divers/item/651-ndl2016-9-10-juillet-semailles-de-democratie

Plus que jamais la lutte à Bure décolle et on vous attend nombreux et nombreuses pour ce début d’été bien chargé !

A bientôt,

Quelques habitant-e-s de l’Est.

Plus d’infos : vmc.camp

Samedi 9 et dimanche 10 juillet – Bure à l’honneur à Notre-Dame-des-Landes au rassemblement de la coordination des opposant-e-s

Bure est la lutte à l’honneur du rassemblement 2016 de l’ACIPA ! L’an dernier c’était Roybon et dans la foulée une décision juridique avait gelé le projet, espérons qu’il en sera de même pour la poubelle nucléaire ! Rejoignez-nous dans la zone libérée du bocage de l’ouest nantais pour deux jours de discussions, de fêtes, de cantine de soutien !

Infos : https://www.acipa-ndl.fr/actualites/divers/item/651-ndl2016-9-10-juillet-semailles-de-democratie

Plus que jamais la lutte à Bure décolle et on vous attend nombreux et nombreuses pour ce début d’été bien chargé !

A bientôt,

Quelques habitant-e-s de l’Est.

Jeudi 16 juin – Grande assemblée stratégique !

Jeudi 16 juin, à partir de 18h, retrouvons nous tous et toutes à la Maison de Bure pour préparer le départ à Notre-Dame-des-Landes pour le festival du 9-10 juillet et réfléchir aux échéances qui nous attendent dans les prochains mois !

Collectif BureStop et autres associations, habitant-e-s de la Maison de Bure et d’autres lieux de vie et de résistance, gens de passage, curieux-euses, ami-e-s, paysan-ne-s-, toutes les composantes de la lutte sont conviées pour partager un moment de réflexion commun. Que voulons nous porter tous ensemble à Notre-Dame-des-Landes et comment prépare-t-on notre départ ? Alors que l’ANDRA continue d’avancer sur le terrain comme au Parlement, quelles perspectives communes voulons-nous donner dans les mois à venir (et au-delà) ? Bref, comment on analyse les derniers mois et vers où on va ensemble ?

Bref, prenons le temps d’une discussion stratégique, conviviale et ouverte !

Du 6 au 12 Juin – Les Scotcheuses à Bure

Bure cabaret d'anticipation

Première semaine de travail sur la réalisation d’un film d’anticipation post-catastrophique avec les scotcheuses.

Sessions  d’écriture/atelier/spectacle. Il y aura des images super 8, des  écritures de scénettes théâtrales, de la fabrication musicale, de  la prise de son… et il faudra agencer le tout pour présenter un spectacle le dernier soir (dimanche 12) !

Bref, si vous souhaitez participer au projet, bienvenu-e-s ! passez à l’ancienne gare de lumeville la semaine du 6 juin pour discuter du film, contribuer …

Les scotcheuses sont les petits objets mécaniques qui servent à couper et scotcher la pellicule pour le montage d’un film. C’est le nom qu’on s’est donnés.
Nous sommes un collectif de cinéma artisanal. On utilise la caméra Super 8 car c’est un outil qu’on peut facilement s’approprier et transmettre (il permet de comprendre le cinéma). On aime aussi le grain des images de cette caméra faite pour les films amateurs, les films de famille, rattachée aux histoires du quotidien. Ses images chaleureuses.
Le collectif est un endroit poreux, parfois nous sommes vingt, parfois moins et parfois plus. Certains d’entre nous ont une expérience plus ancienne dans la fabrication de films et d’autres ont plein d’autres connaissances. On apprend les uns des autres. Malgré les difficultés, nous avons réussi à inventer une façon de faire un cinéma horizontal et partagé, où les hiérarchies et les divisions du travail sont toujours remises en cause.
Partir, voyager, passer et filmer en one shot, c’est ce qu’on fait : se réapproprier des outils pour pas les laisser aux mains de l’ennemi parce que si nous on a plein d’outils qu’on sait toutes utiliser, eh bien là, voyez-vous, on sera les plus fortes.
Les plus forts dans les failles et les interstices d’un monde qui vacille. Les plus forts avec nos faiblesses. Chaque rencontre, chaque lutte, est comme une petite allumette pour ne plus fermer l’objectif. Pour poser nos regards aux endroits de lutte, de vie.

Les scotcheuses

Vendredi 3 juin à partir de 14h – Chantier buttage des patates de la révolte

Vendredi 3 juin à partir de 14h – Chantier buttage des patates de la révolte

Le vendredi 3 juin à partir de 14h et jusqu’au début de soirée le collectif Terres de Bure vous convie à un chantier de buttage et d’entretien du champ de patate à la gare de Luméville, qui a été semé le 17 avril sur les terres de l’ANDRA-SAFER ! Session de rattrapage pour les uns et de suivi de la récolte pour les autres : vous ne croyiez tout de même pas qu’on allait désherber 500 m2 tou-te-s seul-e-s non ?

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Après plus d’un mois une bonne partie des 80kg de patate est sortie, et aussi les quelques topinambours qui avaient été plantés ça et là ! Alors y a du boulot : désherber, biner et butter pour faire en sorte d’avoir une grosse récolte en septembre. Si on récolte une tonne de pommes de terre autant dire que ça nous donnera la frite pour continuer de coller des patates à l’ANDRA !

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Ramenez vos outils de travail du sol (surtout des houes), votre motivation, on s’occupe du reste (goûter et apéro) !

  •  De 14h à 18h on bosse tous ensemble sur notre belle parcelle, vous pouvez arriver à n’importe quelle heure bien entendu !
  • Vers 18h30 on prend le temps d’une petite discussion sur les actions paysannes à venir, sur notre champ comme sur le reste des terres de l’ANDRA : où en est l’ANDRA dans son accaparemment de terres ? qu’est ce qu’on peut faire pour occuper le terrain dans les mois à venir ? Toutes les idées sont les bienvenues !
  • Puis apéro sur la toute nouvelle terrasse de la cabane Vigi-patate !
  • Puis la suite de la soirée se passe (pour celles et ceux qui veulent) à 20km de Bure avec les chorales à Bure Anticapitaliste 2016 !

IMG_20160524_171709On espère vous voir nombreux-euses ! Des semis radieux, pas des champs irradiés !

Contact : terresdebure@riseup.net

Samedi 4 juin – Concerts à l’ancienne gare de Luméville

À partir de 19h

Concerts punk en plein air sous le nouveau préau construit en chantier collectif avec les potes de Roybon.

fly définitif final pour de bon

Au programme

Enfance sauvage (punk rock chaotique/ Paris)
http://enfance-sauvage.bandcamp.com

Les Bécasses (power pop punk /Paris)
http://becasses.propagande.org

Exzema (technopunk / Nancy)
http://exzema.bandcamp.com/releases

GAZ (punk hardcore / Paris)
http://pleingaz.org

Un groupe s’ajoute 🙂

Apeupresk (Aproximativopunk / Paris)

Prix libre pour le défraiement des groupes.

Possibilité de planter une tente / garer un véhicule.

Attention, commerce le plus proche à 8km, pense aux provisions.

Et le lendemain départ à 10H30 depuis la gare pour la manif des 200000 pas.

Rassemblement devant le consulat honoraire de Finlande à St Nicolas de Port.

Jeudi 11 mai à 14h, une dizaine de personnes se sont rassemblées devant le consulat honoraire de Finlande à saint Nicolas de Port, près de Nancy, en soutien aux participant-e-s au camp anti-nucléaire de Pyhäjoki qui ont subi une violente répression.

Des tracts d’infos ont été distribués aux passant-e-s et automobilistes, sur des banderoles on pouvait lire « stop repression, stop rosatom » et « liberté pour toutes, solidarité avec Pyhäjoki ».

Les participant-e-s ont pu s’entretenir avec le consul honoraire agacé car sa façade venait d’être repeinte la nuit précédente (http://consulat-finlande-nancy.fr/un-message-aux-auteurs-du-tag/), ce qui selon lui est contraire aux « valeurs humanistes profondément ancrées dans la culture finlandaise », à savoir la tolérance et la liberté.. . sans blague!!consulat st nic.

 

 

Appel à actions décentralisées – Parlementaires, enterrez la loi pas les déchets nucléaires !

On relaie un appel à actions décentralisées alors que le 17 mai s’ouvre une discussion parlementaire sur la proposition de loi de Gérard Longuet (le M. Cigeo de la Meuse, ancien Ministre de la Défense, ancien du GUD et d’Occident, nostalgique de l’Algérie française et facho notoire). Alors que la scène médiatique est occupée par le passage en force du 49-3, les incendies au Canada et les Panama Papers voilà une nouvelle tentative de passer en douce pour lancer le pire projet industriel que la France ait porté. La proposition ci-dessous n’est qu’une possibilité parmi tant d’autres pour affirmer notre détermination.

De la loi « travaille ! » à Bure nous sommes partout, ils ne nous enterreront pas !

Bandeau BurestopAppel à actions décentralisées contre la proposition de loi Cigéo examinée au Sénat le 17 mai 2016

Parlementaires, enterrez cette loi, pas les déchets nucléaires !

Mardi 17 mai 2016, les sénateurs vont examiner une proposition de loi visant à précipiter la mise en route du centre d’enfouissement de déchets nucléaires Cigéo à BURE (Meuse/Haute-Marne). Cette nouvelle loi, si elle est votée, autoriserait le lancement industriel de la méga-poubelle nucléaire en le faisant passer pour une énième phase de « recherche », baptisée « phase-pilote ». 30 ans d’opposition à ce projet de méga-poubelle atomique imposée sans concertation, des montagnes de risques industriels, la condamnation du sous-sol, un désastre financier annoncé et la mort programmée de tout un territoire, tout cela ne peut pas être enterré !

Des actions partout pour lancer un message aux faiseurs de loi !

A partir du 11 mai, partout en France et ailleurs, de multiples formes d’actions sont possibles pour affirmer notre détermination, interpeller les parlementaires et rendre visible notre refus légitime de la poubelle nucléaire et son monde. Nous proposons ici une action simple pour mettre sur la scène publique les déchets nucléaires qu’ils pourraient enfouir en votant cette loi.

  • Remplissons des sacs poubelles et coller le logo Bure/Stop imprimable sur A4 ou A3 (téléchargeable ici)
  • Empilons-les devant la porte de la permanence des députés ou sénateurs
  • Protégeons-nous, si possible, des émanations radioactives et du déni de « démocratie » avec des combinaisons blanches et des masques.
  • Prenons une photo de ce joli tas, et si possible la plaque de permanence du lieu
  • Imprimons et scotchons sur la porte notre interpellation des parlementaires, ou donnons leur en main propre (téléchargeable ici)
  • Envoyons la photo, en indiquant le lieu, par mail à : compresse55@orange.fr ou enterronscigeo@riseup.net avant lundi 16 mai, 8h. Toutes ces photos pourront être jointes à un communiqué de presse qui partira le jour même.

La suite

Soyons nombreux-euses à nous mobiliser à partir du 11 mai puis retrouvons-nous le terrain le dimanche 5 juin aux 200 000 pas à Bure et pour les autres réjouissances à venir !

Plus d’infos et contact

  • Plus d’infos sur le projet de loi Longuet  : ici
  • www.burestop.eu

Coordination Burestop (Burestop55, Bure Zone Libre, Habitants vigilants de Gondrecourt, Eodra, MNE, Mirabel Lorraine Environnement) + Amis de la Terre France

« On ne nous atomisera jamais ! » – Retour sur le Printemps des luttes paysannes

Malgré la pluie, le ciel lourd et la terre argileuse collant aux bottes, dimanche 17 avril des centaines de personnes ont planté 100 kg de patates et semé à la volée 1ha d’orge et d’avoine pour enraciner la résistance à la poubelle nucléaire CIGEO et l’accaparement des terres de l’ANDRA. Sur le bord du terrain, une belle ambiance résonne entre accordéon, construction d’une cabane et cuisson d’un méchoui. Les participant-e-s plongent leurs mains dans la terre du champ délimité par des drapeaux claquant au vent (BureStop, la Confédération Paysanne, et le drapeau noir…) : « Des semis radieux, pas des champs irradiés ! »Retour en texte, photos et vidéo sur un super week-end… Et prochain rendez-vous à partir du 3 juin pour le Chantier buttage des patates puis pour les manifestations du week-end !

 

La vidéo de la journée (disponible sur Le nouveau jour J)

16 avril – « Rencontrer des alliés et partager ma situation »

Le 16 avril se tenait une journée de discussion sur le thème des résistances aux accaparements de terres et à l’artificialisation des sols : quelles sont les luttes en cours dans l’est de la France et au-delà ? quels sont les acteurs impliqués ? comment mieux se relier ? Alors que les Semis radieux du 15 novembre s’étaient déroulés sur une après-midi, l’objectif de cette journée était de prendre un plus long temps pour se rencontrer.

A cause de la pluie et de petits retards logistiques, les discussions du matin ont eu lieu à la Maison de résistance entre 15 à 20 personnes. L’occasion de refaire le point sur le processus d’appropriation foncière mené par l’ANDRA depuis des années : 3000 ha accaparés, 2000 ha de forêts, 1000 ha de terres agricoles (avec la complicité des SAFER et la menace de contrôles et d’expropriations) pour environ 15 millions d’euros, entraînant augmentation des prix et difficulté d’accès à la terre pour de nouveaux-elles agriculteur-ice-s. Cinq fois plus que les « besoins réels » en surface, estimés à 600 ha (estimations qui ne cessent de grimper : 300 ha en 2013, et 100 ha 2011). L’opportunité, aussi, de présenter les dossiers rédigés à cet effet (en version complète ou version résumée).

L’occasion, aussi, de rencontrer de nouvelles personnes comme Pascal (prénom changé), ancien agriculteur venu de Stenay, à la frontière bruxelloise, qui lutte contre un « projet de zone commerciale » menaçant son terrain, « alors que les autres sont vides ». « C’est la première fois que je viens ici, pour rencontrer des alliés et partager ma situation » explique-t-il.

Tout au long de la matinée les participant-e-s arrivent, de Dijon, des Vosges, d’Alsace, de Paris, de Rouen, d’Albertville, de Meuse, de Haute-Marne, etc. L’après-midi, après un retour sur la dynamique du collectif Terres de Bure, la soixantaine de personnes présentes a prolongé les discussions en plus petits groupes : comment habiter nos territoires, s’ancrer localement et se relier ? comment « faire réseau » entre les différentes personnes et collectifs en lutte contre les accaparements de terre, et comment toucher les mondes agricoles ?

DSC_0017Au retour des commissions, quelques perspectives s’échangent pour les mois à venir pour que cette rencontre ne reste pas lettre morte. « Vous ne croyez tout de même pas qu’on va vous laisser repartir chez vous tranquille et butter les patates tou-te-s seul-e-s ? Il nous faut un prochain rendez-vous pour entretenir notre champ ! » annonce un des organisateurs de la journée. Un autre participant, venu d’un collectif des Vosges, propose aux motivé-e-s la création d’un collectif Reclaim the Fields Nord-Est. Une prochaine grande assemblée est aussi évoquée à l’occasion des 200 000 pas du 5 juin. Les gouttes perlent sur le barnum, les rires et les propositions fusent, et la fête se prépare. « Le bar est ouvert ! » sonne le début de la soirée.

A la nuit tombée, après de difficiles réglages, une projection du court-métrage Anomalie du collectif des Scotcheuses (sur la lutte contre le puçage des moutons) se lance sous l’imposant préau en bois construit par des copain-e-s de Roybon lors du dernier chantier collectif. La belle cathédrale boisée se fait cinéma en plein air. « On voit que ça a beaucoup évolué depuis le campement, c’est chouette ! » s’exclame un ami parisien, qui n’était pas revenu depuis l’été, devant la construction. C’est la première rencontre publique sur le terrain de l’ancienne gare de Luméville depuis le campement antiautoritaire et anticapitaliste d’août 2015. Entre temps, de nombreux chantiers collectifs ont aménagé le terrain en le dotant d’espaces d’accueil et d’organisation.

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Plus tard, alors que les discussions s’éternisent près de la tireuse à bière ou du grand braséro, une clameur de trompette retentit dans le lointain. Une foule se masse, en procession carnavalesque, derrière un mannequin en paille grandeur nature bricolé à la hâte. « Brûlons Manu ! » « Brûlons Manu ! » clame le cortège dans de grands cris d’allégresse. La moustache griffonnée sur le sac blanc qui mime la tête permet de reconnaître l’effigie du bonhomme de paille : celle d’Emmanuel Hance, le négociateur foncier de l’ANDRA, symbole vivant de l’accaparement des terres de l’agence et de son travail de nettoyage du territoire dans les villages.Bure_042016©Fabrice_Caterini_Inediz-1En août 2015 durant le campement une action anonyme avait ciblé le domicile de ce personnage unanimement craint ou détesté dans les villages alentours. Mais ce soir c’est un grand feu symbolique. « Un peu rapide », juge un participant, sourire en coin « on aurait pu imaginer un jury populaire avant de jeter le mannequin au feu ! Et ça aurait pu prendre du temps, car il y aurait beaucoup de choses à dire contre l’ANDRA et son négociateur foncier ! ».

La nuit se termine dans le rougeoiement des flammes, tandis qu’une boum improvisée est lancée en deux temps trois mouvements grâce à une rallonge, un poste, un groupe électrogène téméraire, une antenne minutieusement réglée et, surtout, Nostalgie et sa disco nocturne.

17 avril – « On ne nous atomisera jamais ! »

Rendez-vous est donné sur le terrain dès 9h du matin pour le petit déjeuner et la préparation des semis collectifs. Au bord du terrain, des paysans lèvent-tôt surveillent depuis l’aube un méchoui d’agneau qui cuit grâce aux braises du grand feu de la veille. Une longue file de voiture envahit peu à peu le bord du champ. « C’était pas facile de trouver, vous auriez pu mieux indiquer ! » : si beaucoup de gens connaissent la Maison de résistance à la poubelle nucléaire à Bure, c’est pour bien d’autres la première venue à proximité du terrain de l’ancienne gare de Luméville. Les sacs de pommes de terres, de céréales et les outils sont apportés peu à peu. Un premier tracteur arrive, applaudi par les manifestant-e-s, et creuse les sillons de la plantation rebelle. Un deuxième engin muni d’une remorque plateau se gare au bord du champ : « Il a beaucoup plu, ça va être compliqué de l’utiliser » explique l’agriculteur du coin qui l’a prêté. Il ne servira pas de la journée sinon pour le symbole.Bure_042016©Fabrice_Caterini_Inediz-3

Le 15 novembre, 12 tracteurs avaient ouvert le cortège pour semer 2 ha de céréales à un jet de pierres des locaux de l’ANDRA. Ce jour-ci, ils sont moins nombreux mais l’objectif n’est pas le même. Romain, paysan soutien des Vosges explique : « Pendant les Semis radieux du 15 novembre, on a fait des semis symboliques pour affirmer que les 3000 ha de terres accaparées par l’ANDRA, dont  300 retirées à l’usage des agriculteurs au nom des travaux préparatoires, devaient rester à vocation agricole et nourricière. Aujourd’hui, 6 mois après le début des travaux, fini le symbolique : on compte bien défendre notre champ de patates pour nourrir la révolte contre CIGEO ! » Le choix de la parcelle, qui jouxte l’espace d’organisation de l’ancienne Gare, n’est pas anodin : « Ca permettra de mieux surveiller le champ des nuisibles… les doryphores mais surtout l’ANDRA ! »

La présence de l’agence sur le terrain est diffuse, et ne se fait pas uniquement sentir par le ballet incessant des gendarmes au bord du champ. Car fin mars un tracteur a travaillé le sol de ce terrain mis en réserve par la SAFER pour le compte de l’ANDRA, sous les yeux médusés des paysans qui l’utilisaient auparavant. La même scène s’est produite sur l’ensemble des 300 ha concernés par les travaux préparatoires. Emmenés par Emmanuel Hance, l’ANDRA, non contente de s’accaparer les terres, a commencé à en travailler le sol, voire y faire des semailles. « C’est incroyable ! On ne comprend pas bien ce qu’ils veulent en faire ! Ils ont peut-être semé de l’herbe… » confie un agriculteur voisin, qui espérait sans doute, comme beaucoup d’autres, pouvoir récupérer ces terres pour la campagne du printemps. L’incertitude plane maintenant sur le devenir de ces terres pour la campagne d’hiver à partir de septembre 2016 : seront-elles rétrocédées aux agriculteurs-ices ? Si oui, pour combien de temps ? Où laisseront-elles places à d’autres travaux ?Bure_042016©Fabrice_Caterini_Inediz-2

A côté des planteur-euses de pomme de terres qui s’affairent sur les buttes modelées par les griffes du vieux tracteur, des dizaines de personnes découvrent le geste universel du semeur et tentent de se coordonner. « Alors on se met en ligne ? Attention, on y va ! ». Chacun y va de son commentaire sur le bon coup de poignet, la densité optimale, et demande parfois conseils aux paysans. Les graines de révolte jaillissent en pluie sur le champ bosselé par le labour de l’ANDRA. « Il faudrait passer un coup de cultivateur pour casser les mottes, mais la terre est trop lourde. On y reviendra dans quelques jours » explique un agriculteur d’un village d’à côté. « Pas facile de travailler le sol ici quand il a plu ! »

La parcelle est située dans un grand fond de vallée, une zone considérée par les paysan-ne-s comme « des terres à vache », aux sols lourds, humides, argileux. « Les prairies, progressivement remplacées par des céréales dans le reste de la zone à cause de la crise de l’élevage, y subsistent sur une grande partie. Avec ces actions on apprend aussi à découvrir les terres de la région et l’histoire de l’agriculture en discutant avec les paysans du coin. » commente Jean, du collectif Terres de Bure. « Il faudrait d’ailleurs penser à mettre quelques brebis un de ces quatre », plaisante un autre paysan en regardant un autre champ en friche un peu plus loin.Bure_042016©Fabrice_Caterini_Inediz-4

Pendant que les semeur-euses s’activent, les coups de marteaux retentissent au bord du champ. Une dizaine de personne s’activent depuis le matin et construisent « la cabane Vigipatate pour surveiller notre champ ! ». En quelques heures un petit cabanon muni d’une table de bar sort de terre, ainsi que des poteaux prêt à accueillir une plateforme de vigie. A 16h, le clairon de la trompette retentit. Cette fois ce n’est pas pour un bûcher mais pour ouvrir la marche à un homme en vête de costard et casque de chantier. « Je suis représentant de l’ANDRA et je suis venu ici pour inaugurer votre magnifique construction ! ». A sa main, une plaque du Groupement d’Intérêt Public, l’instrument qui distribue la manne financière de l’agence dans les villages pour acheter les consciences. Sous les huées rigolardes de la foule, l’ingénieur d’opérette cloue ce funeste symbole « l’ANDRA est très heureuse de financer votre initiative de semis collectif, dans la droite lignée de nos expositions culturelles et écologiques ».

DSC_0037La journée s’achève dans cette ambiance de fête. A 19h, éclairés par la lueur rasante du soleil crépusculaire qui se montre pour la première fois du week-end, les dernier-e-s- semeurs-euses installent au milieu du champ une large banderole.

DSC_0049« On ne nous atomisera jamais » : une affirmation, mais aussi une promesse. Celle de revenir très vite pour entretenir et récolter le champ. Celle de continuer de faire croître, souterrainement, les résistances à l’ANDRA et à son monde dans toutes les directions. Comme des rhizomes de patate !

Des semis radieux, pas des champs irradiés !

ANDRA, dégage !

 

Une écoute sonore de la journée

C’est dans l’excellente émission Actualité des luttes de Fréquence Paris Plurielle ==> ici !

Crédits photos et/ou vidéo
  • Fabrice Caterini, agence Inediz
  • Sebastien Bonetti
D’autres retours sur le week-end
  • Le reportage de France 3
  • Un article de Reporterre
  • Un article de l’Est Républicain

Soutien au campement anti-nucléaire réprimé en Finlande !

Oh la belle surprise !
C’est le printemps, tout fleurit même les routes !
Solidarité avec les participant-e-s du campement anti-nucléaire « Reclaim the Cape » à Pyhäjoki en Finlande, contre la construction d’une centrale nucléaire financée par le russe Rosatom !

DSCF0704« ANTI NUKE TOUT PYHÄJOKI BURE GORLEBEN »

 

Le camp d’action antinucléaire en Finlande violemment expulsé par les flics.

 

À Pyhäjoki, en Finlande, se déroulait la semaine dernière un camp d’action antinucléaire près du site de construction d’une nouvelle centrale nucléaire par les sociétés Fennovoima-Rosatom. La police a violemment attaqué les participant.es jeudi et vendredi, faisant des blessé.es. Aux dernières nouvelles, 9 personnes sont encore détenues pour une durée indéterminée. Un appel à soutien a été lancé.

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Les récits des personnes sur place sont dispos ici : https://fennovoima.no.com/en/

On vous propose une traduction des dernières publications ici :

Communiqué suite à la journée du 28 avril

Ce 28 Avril, vers 15h, des flics anti-émeute et une brigade cynophile ont commencé à approcher le camp. Nous leur avons bien fait comprendre avec un mégaphone qu’illes n’étaient pas les bienvenues, et que nous ne souhaitions pas entrer en conflit avec elleux. Illes n’ont rien dit ni répondu à aucune question.

La police a commencé à tirer sur les gens au flash ball et les personnes dans le camp se sont défendues en jetant des pierres. Elle cherchait clairement à atteindre la tête des activistes ou à les atteindre à la poitrine. Des gens ont été atteints plusieurs fois à la poitrine. À notre connaissance, personne n’est touché à la tête… La police a été touchée plusieurs fois avec des pierres, et une de leurs voitures a brûlé.

Après avoir été longtemps retardée, la police est finalement parvenue à pénétrer dans le camp, alors que les personnes qui le défendaient disparaissaient dans la forêt. Dans le camp, la police a tiré des projectiles sur les personnes de la cuisine collective. Les flics ont évacué toutes les personnes du camp et emmené certaines en détention provisoire.

Il y a eu 35 arrestations dans la journée. Il y a encore 9 personnes en détention provisoire dont entre 4 et 6 menacées d’expulsion. On réactualisera la situation prochainement.

La police a aussi menacé d’évacuer un autre lieu que nous occupons toujours.

Nous ne céderons pas à la répression et aux violences policières, et la lutte contre Fennovoima continue. Maintenant nous allons avoir besoin de monde pour aider à reconstruire le camp et continuer le combat et les actions. Nous vous invitons à rejoindre la lutte où que vous soyez, ciblons les entreprises qui travaillent avec/pour Fennovoima, les ambassades de Finlande, ou la police locale.

Texte original : https://fennovoima.no.com/en/2016/04/cops-attacked-stopfennovoima-camp-support-needed/

Message suite aux évènements du 29 avril

La répression contre les opposant-es au projet de centrale nucléaire de l’entreprise Fennovoima-Rosatom s’aggrave. Le vendredi 29 avril, deux camps d’opposant-e-s ont été expulsés à Pyhäjoki, en Finlande. À l’échelle du pays, les opérations de police ont été massives. Pas grandes. Massives. Il y avait environ 20 camionnettes de police, des agents en équipement anti-émeute, un hélicoptère de la police aux frontières, des sections des deux équipes nationales d’élite, des brigades cynophiles et des camionnettes anti-émeute.

La police a déclaré l’expulsion des deux campements en présentant un mandat confu d’un point de vue légal, ne spécifiant aucun lieu ou d’autres informations. Seulement un ordre de quitter les lieux et une précision que la police arrêterait « sous couvert de la loi » toute personne considérée « liée à ces lieux » ou « susceptible de troubler l’ordre public ».

La majorité des campeurs-euses et des participant-es à la semaine d’action Reclaim the Cape se sont regroupé-es et ont disparu dans les forêts sans négocier avec la police.

À l’heure où nous écrivons ce texte, les deux campements sont vidés des infrastructures et des objets personnels qui y restaient. Des camarades sont recherché-es et capturé-es dans les bois. Celleux qui sont en détention sont soutenu-es et attendu-es à l’extérieur des cellules. Un nouveau campement est en construction.

Pour rappel, le jeudi 28 avril, une action non-violente de blocage du chantier de Fennovoima-Rosatom a eu lieu à l’aide de lock-on. Après plusieurs heures de blocage, la police est arrivée mais s’est vite désintéressée de cette action pour se diriger vers le campement. 11 personnes sont encore en détention, dont 8 camarades internationales-aux. Certain-es d’entre elleux sont menacé-es d’emprisonnement. Les chefs d’inculpation actuellement connus sont « sabotage aggravé », « participation à une émeute » et « agression sur agent de police ».

Un-e camarade est toujours hospitalisé-e et dans un état grave, apparemment suite à un passage à tabac par la police.

Comme d’habitude, la majorité des grands médias ne se soucient pas de neutralité ou d’éthique professionnelle. La diffamation systématique des opposant-es à Fennovoima-Rosatom émane surtout de l’Yle Oulu (l’échelon local de la radio-télévision nationale).

Comme toujours, nous ne courberons pas l’échine sous la répression d’état et la violence physique. Cette opération de police à grande échelle était la troisième dirigée contre les opposant-es à Fennovoima-Rosatom en l’espace de quatre jours. L’ampleur immense de ces attaques a une explication simple : nous avons considérablement nui à Fennovoima-Rosatom et, ce faisant, franchi la limite entre simplement gênant-es et potentiellement dangereux-ses. De plus, nous avons réveillé une culture de résistance que la Finlande n’avait plus vue depuis la guerre civile de 1918, ce qui a sans aucun doute effrayé le pouvoir en place.

S’il n’a jamais été possible que tout le monde participe directement à cette lutte, il est maintenant temps d’appeler à la solidarité. Dans cette situation d’urgence, nous appelons au soutien des inculpé-es et des constructeur-ices et occupant-es du nouveau campement ici à Pyhäjoki, ainsi qu’à rejoindre la lutte en donnant à la firme Fennovoima-Rosatom ce qu’elle mérite. Dans le profond respect de la diversité des modes d’action, nous encourageons chacun-e à se faire entendre par cette entreprise et toutes celles qui lui sont liées ; de même pour les ambassades finlandaises et les représentant-es de la police locale.

La solidarité est un verbe. Pratiquez-la. Nous appelons à un soutien de tous-tes, partout.

Message original reçu le 30 avril :
Repression against the opposers of Fennovoima-Rosatom nuclear power plant project continues : and it’s getting worse and worse. On Friday 29.4. two protest camp sites got evicted at Pyhäjoki, Finland. Police operations were, on Finnish scale, massive. Not big. Massive. Present were roughly 20 police vans, officers in riot gear, border patrol’s helicopter, sections from both national SWAT teams, dog units and specially equipped riot vans.

Police decleared the eviction of both camp sites by presenting a legally vague, written police order without even specified locations of the camp sites or other information. Just an order to leave and a decleration that police weill arrest everyone “under the police law” it considers to “be connected to locations” or “able to disrupt public order”.

Majority of protest campers and Reclaim the Cape -action week participants grouped up and vanished into the forests without negotiating with the police.

As we speak, both sites are being emptied of infrastructure and belongings. Comrades are being searched and picked from the woods. Those been detained are being helped and awaited outside the cells. New campsite is under construction, but no public.

Thursday 28.4. several participants did a classical non-violent lock-on blockade against the Fennovoima-Rosatom construction. After several hours of blocking, police arrived but soon lost interest to the blockade, and instead advanced towards the action week camp. After police had forcefully taken over the campsite, 11 are still arrested after detention, eight of them international comrades. Some of them under a threat of imprisonment. So far charges are about “aggravated sabotage”, “participating in violent riot” and “(violent) assaulting of a police officer”.

One comrade is still hospitalised and in a severe condition, apparantly due to been assaulted by police.

As usually, majority of mainstream media has not taken interest to be neutral or professional. Systematical defaming against the Fennovoima-Rosatom opposers is being carried out expecially from YLE Oulu’s (local department of national broadcast service) behalf

As usually, we shall not bend our heads when confronted by state repression and physical violence. This police operation was a third large-scale operation against the Fennovoima-Rosatom opposers within four days. The sheer volume of police and state reourcers that have been put to work against us tell a simple story : we have been able to considerably harm Fennovoima-Rosatom and cross the line from inconvenient to possibly dangerous. Alongside, we have managed to spark up a culture of resistance not seen in Finland since the civil war on 1918 : wich undoubtebly has spooked those in power.

If there never was a time to invite every possible comrade to participate this struggle : this is the time to call out for practical solidarity. In our hour of need we call for support for the arrested and to builders and defenders of the new campsite here at Pyhäjoki – and to join the struggle by giving Fennovoima-Rosatom what its asking for. With deep respect to diversity of tactics, we encourage everyone to present this company and every firm connected to it with feedback : and to present Finnish embassyes and local police representatives with their share.

Solidarity is a verb. Practice it. We call everyone everywhere to remember your captivated and wounded comrades here up north.