Non classé

#EtéDurgence à Bure ! Début d’occupation et mise à sac du chantier de la poubelle nucléaire, appel à soutien !

Pour suivre les dernières info, suivez le fil info ici

Pour les besoins matériels, ici, et appel a soutien financier ici.

Une video de la journée, avec la lecture de l’appel (son mauvaise qualité)

plateforme#EteDurgence

#OCCUPYLAMEUSE

A Bure, appel à blocages et occupations tout l’été contre le début des travaux de la poubelle nucléaire CIGEO !

Aujourd’hui, dimanche 19 juin, nous avons temporairement libéré le bois communal de Mandres-en-Barrois du joug de l’ANDRA et sa poubelle nucléaire CIGEO. Devant notre grand préau de bois érigé là où les premiers déboisements ont eu lieu, nous, habitant-e-s en résistance d’ici et ailleurs, associations, collectifs, déclarons la forêt de Mandres occupée !

Nous engageons un nouveau pas dans la résistance : face aux débuts des travaux, nous opposons notre joie et notre espoir tenace. Nous ne voulons pas d’une « zone des puits » branchée sur des milliers de tonnes de déchets remisés à l’oubli dans les entrailles de la terre : nous allons défendre physiquement cette forêt qui appartient à toutes et tous. Ce qui se joue derrière ces taillis de charmes et de hêtres, c’est le symbole de la lutte contre l’arrogance et la violence de l’ANDRA. Sous la canopée des grands chênes, notre volonté, herbe folle, ne se laissera pas bétonner.

En 2013, l’agence a agité ses millions et ses promesses d’emploi pour faire main basse sur ce bois : lors d’une consultation, la majorité des habitant-e-s de Mandres a dit non. Car dans cette forêt on fait les affouages pour le bois de chauffe, on flâne, on chasse, on se promène, on cueille : elle fait partie de la vie. Les habitant-e-s ont dit non car il y a là 300 ans de souvenirs, d’usages et de secrets qui ne peuvent être échangés ou compensés. A la manne financière nous préférons les chemins de terre, aux fausses promesses d’emploi celles d’un chêne qui vieillit.

A l’été 2015 l’ANDRA est revenue à la charge. A 6h du matin, le conseil municipal a voté l’échange du bois par 7 voix pour et 4 contre. Cette fois, pas d’illusion de démocratie ou de « consultation », mais deux vigiles pour barricader l’entrée de la mairie.

Depuis presque an, les habitant-e-s ont multiplié les recours pour récupérer ce bois et empêcher le début de la décharge atomique. Réunions publiques, recours gracieux et recours au tribunal administratif contre l’échange du bois ont fait renaître une résistance locale, mais n’ont pas empêché le début des travaux. Nous ne sommes pas dupes : ce n’est pas uniquement devant les tribunaux qu’on enterrera un projet aussi vital et stratégique pour l’Etat et sa filière nucléaire.

#OCCUPYLAMEUSE

Aujourd’hui, nous occupons cette forêt pour nous opposer physiquement à l’annexion de ce bois par

l’ANDRA. Nous l’occupons car le craquement des arbres qu’on arrache nous est insupportable, car leurs barbelés-rasoirs, leurs vigiles mercenaires et leurs gros chiens ne nous arrêterons pas. Nous l’occupons pour empêcher le vol du territoire par les mains voraces de l’industrie nucléaire.

Nous occupons cette forêt pour bloquer le début des travaux de CIGEO. Nous savons que rien n’arrêtera l’avancée de la poubelle dans les couloirs feutrés du Parlement, sinon le rapport de force sur le terrain. De gauche à droite, les politiciens applaudissent à tout rompre au son du clairon atomique, plus encore quand il s’agit de « rendre service aux générations futures ». Occuper maintenant, c’est reprendre la main sur un projet refusé depuis plus de 20 ans, c’est tenter d’avoir une prise sur un ennemi qui, partout ailleurs, s’est rendu insaisissable.

Nous occupons cette forêt d’une autre vie, joyeuse, inventive, collective, contre la société nucléaire et son monde de militaires et de vigiles, d’experts souriants et de dosimètres, d’exploitation des terres et des peuples. Là où ils veulent déboiser, nous construisons des refuges. Là où ils érigent des barbelés nous ouvrons des chemins. Là où ils fabriquent leur désert de solitude et de résignation, nous affirmons notre joie d’être ensemble, en résistance.

Maintenant, tout l’été, toutes et tous à Bure pour bloquer CIGEO !

Sous les piliers de notre préau il y a, sédimentée, toute l’épaisseur de 30 ans de lutte contre la colonisation du territoire, ici et ailleurs, par l’ANDRA. Les cabanes d’aujourd’hui et de demain sont les complices de nos patates rebelles qui squattent les terres de l’agence, les alliées des grandes marches populaires contre la poubelle, les camarades des campements de résistance à CIGEO et son monde.

Ce début d’occupation ne doit pas être le point d’orgue de deux semaines d’action mais le prélude d’un été déterminé. Notre préau, c’est l’invitation à un pique-nique interminable, un nouveau lieu de rencontre et de passage contre la fabrique du désert de l’ANDRA. Notre préau, c’est un appel en bois massif à converger largement vers Bure dès maintenant pour soutenir l’occupation et empêcher, par tous les moyens nécessaires, la destruction de ce bois et le début des travaux de CIGEO. Nous pensons pique-niques, actions directes, manifestations populaires. Nous imaginons blocages, balades et actions décentralisées.

Des peuples spoliés par les mines d’uranium d’Arlit aux bocages rebelles de Notre-Dame-des-Landes, en passant par les reliefs escarpés du Val de Suse et le campement anti-nucléaire de Pyhajöki en Finlande, nous nous tenons sur une seule et même chaîne de résistance contre ceux qui prétendent aménager nos vies !

ON NE NOUS ATOMISERA JAMAIS ! ANDRA, DEGAGE !

Accès: (voir carte ci dessous) depuis le bourg de Mandres en Barrois, au carrefour principal sur l’axe Joinville – Houdelaincourt, prendre la petite route à l’opposé de celle allant vers Luméville (à gauche en venant de joinville, après la route allant vers Bure). Faire 2km tout droit, vous passez devant une grande antenne sur votre gauche, l’entrée du bois est 200m plus loin. Un autre accès vous y  amène depuis l’autre bout de la foret à partir de Ribeaucourt. Il faut alors suivre le chemin forestier dans la foret.

Compter 3h depuis paris, 1h de nancy 3h de strasbourg, 2h de dijon, 1h30 de reims, 1h20 de Metz..

Contact : sauvonslaforet@riseup.net // 0758654889

Infos : vmc.camp

Infos sur le projet CIGEO : burestop.eu – pandor.at – burezonelibre.noblogs.org

Appel à télecharger ici

carte emplacement occupationbarricade1 tracto-barricadebarricades 2le préau monté à la place de l’ancienne plateformepréau

ce qu’il reste des cloturescloturesdef1 cloturages (avant)Mandres-14 mandresmasques  preau2 mandrestag

Soutien au campement anti-nucléaire réprimé en Finlande !

Oh la belle surprise !
C’est le printemps, tout fleurit même les routes !
Solidarité avec les participant-e-s du campement anti-nucléaire « Reclaim the Cape » à Pyhäjoki en Finlande, contre la construction d’une centrale nucléaire financée par le russe Rosatom !

DSCF0704« ANTI NUKE TOUT PYHÄJOKI BURE GORLEBEN »

 

Le camp d’action antinucléaire en Finlande violemment expulsé par les flics.

 

À Pyhäjoki, en Finlande, se déroulait la semaine dernière un camp d’action antinucléaire près du site de construction d’une nouvelle centrale nucléaire par les sociétés Fennovoima-Rosatom. La police a violemment attaqué les participant.es jeudi et vendredi, faisant des blessé.es. Aux dernières nouvelles, 9 personnes sont encore détenues pour une durée indéterminée. Un appel à soutien a été lancé.

JPEG - 52.7 ko

Les récits des personnes sur place sont dispos ici : https://fennovoima.no.com/en/

On vous propose une traduction des dernières publications ici :

Communiqué suite à la journée du 28 avril

Ce 28 Avril, vers 15h, des flics anti-émeute et une brigade cynophile ont commencé à approcher le camp. Nous leur avons bien fait comprendre avec un mégaphone qu’illes n’étaient pas les bienvenues, et que nous ne souhaitions pas entrer en conflit avec elleux. Illes n’ont rien dit ni répondu à aucune question.

La police a commencé à tirer sur les gens au flash ball et les personnes dans le camp se sont défendues en jetant des pierres. Elle cherchait clairement à atteindre la tête des activistes ou à les atteindre à la poitrine. Des gens ont été atteints plusieurs fois à la poitrine. À notre connaissance, personne n’est touché à la tête… La police a été touchée plusieurs fois avec des pierres, et une de leurs voitures a brûlé.

Après avoir été longtemps retardée, la police est finalement parvenue à pénétrer dans le camp, alors que les personnes qui le défendaient disparaissaient dans la forêt. Dans le camp, la police a tiré des projectiles sur les personnes de la cuisine collective. Les flics ont évacué toutes les personnes du camp et emmené certaines en détention provisoire.

Il y a eu 35 arrestations dans la journée. Il y a encore 9 personnes en détention provisoire dont entre 4 et 6 menacées d’expulsion. On réactualisera la situation prochainement.

La police a aussi menacé d’évacuer un autre lieu que nous occupons toujours.

Nous ne céderons pas à la répression et aux violences policières, et la lutte contre Fennovoima continue. Maintenant nous allons avoir besoin de monde pour aider à reconstruire le camp et continuer le combat et les actions. Nous vous invitons à rejoindre la lutte où que vous soyez, ciblons les entreprises qui travaillent avec/pour Fennovoima, les ambassades de Finlande, ou la police locale.

Texte original : https://fennovoima.no.com/en/2016/04/cops-attacked-stopfennovoima-camp-support-needed/

Message suite aux évènements du 29 avril

La répression contre les opposant-es au projet de centrale nucléaire de l’entreprise Fennovoima-Rosatom s’aggrave. Le vendredi 29 avril, deux camps d’opposant-e-s ont été expulsés à Pyhäjoki, en Finlande. À l’échelle du pays, les opérations de police ont été massives. Pas grandes. Massives. Il y avait environ 20 camionnettes de police, des agents en équipement anti-émeute, un hélicoptère de la police aux frontières, des sections des deux équipes nationales d’élite, des brigades cynophiles et des camionnettes anti-émeute.

La police a déclaré l’expulsion des deux campements en présentant un mandat confu d’un point de vue légal, ne spécifiant aucun lieu ou d’autres informations. Seulement un ordre de quitter les lieux et une précision que la police arrêterait « sous couvert de la loi » toute personne considérée « liée à ces lieux » ou « susceptible de troubler l’ordre public ».

La majorité des campeurs-euses et des participant-es à la semaine d’action Reclaim the Cape se sont regroupé-es et ont disparu dans les forêts sans négocier avec la police.

À l’heure où nous écrivons ce texte, les deux campements sont vidés des infrastructures et des objets personnels qui y restaient. Des camarades sont recherché-es et capturé-es dans les bois. Celleux qui sont en détention sont soutenu-es et attendu-es à l’extérieur des cellules. Un nouveau campement est en construction.

Pour rappel, le jeudi 28 avril, une action non-violente de blocage du chantier de Fennovoima-Rosatom a eu lieu à l’aide de lock-on. Après plusieurs heures de blocage, la police est arrivée mais s’est vite désintéressée de cette action pour se diriger vers le campement. 11 personnes sont encore en détention, dont 8 camarades internationales-aux. Certain-es d’entre elleux sont menacé-es d’emprisonnement. Les chefs d’inculpation actuellement connus sont « sabotage aggravé », « participation à une émeute » et « agression sur agent de police ».

Un-e camarade est toujours hospitalisé-e et dans un état grave, apparemment suite à un passage à tabac par la police.

Comme d’habitude, la majorité des grands médias ne se soucient pas de neutralité ou d’éthique professionnelle. La diffamation systématique des opposant-es à Fennovoima-Rosatom émane surtout de l’Yle Oulu (l’échelon local de la radio-télévision nationale).

Comme toujours, nous ne courberons pas l’échine sous la répression d’état et la violence physique. Cette opération de police à grande échelle était la troisième dirigée contre les opposant-es à Fennovoima-Rosatom en l’espace de quatre jours. L’ampleur immense de ces attaques a une explication simple : nous avons considérablement nui à Fennovoima-Rosatom et, ce faisant, franchi la limite entre simplement gênant-es et potentiellement dangereux-ses. De plus, nous avons réveillé une culture de résistance que la Finlande n’avait plus vue depuis la guerre civile de 1918, ce qui a sans aucun doute effrayé le pouvoir en place.

S’il n’a jamais été possible que tout le monde participe directement à cette lutte, il est maintenant temps d’appeler à la solidarité. Dans cette situation d’urgence, nous appelons au soutien des inculpé-es et des constructeur-ices et occupant-es du nouveau campement ici à Pyhäjoki, ainsi qu’à rejoindre la lutte en donnant à la firme Fennovoima-Rosatom ce qu’elle mérite. Dans le profond respect de la diversité des modes d’action, nous encourageons chacun-e à se faire entendre par cette entreprise et toutes celles qui lui sont liées ; de même pour les ambassades finlandaises et les représentant-es de la police locale.

La solidarité est un verbe. Pratiquez-la. Nous appelons à un soutien de tous-tes, partout.

Message original reçu le 30 avril :
Repression against the opposers of Fennovoima-Rosatom nuclear power plant project continues : and it’s getting worse and worse. On Friday 29.4. two protest camp sites got evicted at Pyhäjoki, Finland. Police operations were, on Finnish scale, massive. Not big. Massive. Present were roughly 20 police vans, officers in riot gear, border patrol’s helicopter, sections from both national SWAT teams, dog units and specially equipped riot vans.

Police decleared the eviction of both camp sites by presenting a legally vague, written police order without even specified locations of the camp sites or other information. Just an order to leave and a decleration that police weill arrest everyone “under the police law” it considers to “be connected to locations” or “able to disrupt public order”.

Majority of protest campers and Reclaim the Cape -action week participants grouped up and vanished into the forests without negotiating with the police.

As we speak, both sites are being emptied of infrastructure and belongings. Comrades are being searched and picked from the woods. Those been detained are being helped and awaited outside the cells. New campsite is under construction, but no public.

Thursday 28.4. several participants did a classical non-violent lock-on blockade against the Fennovoima-Rosatom construction. After several hours of blocking, police arrived but soon lost interest to the blockade, and instead advanced towards the action week camp. After police had forcefully taken over the campsite, 11 are still arrested after detention, eight of them international comrades. Some of them under a threat of imprisonment. So far charges are about “aggravated sabotage”, “participating in violent riot” and “(violent) assaulting of a police officer”.

One comrade is still hospitalised and in a severe condition, apparantly due to been assaulted by police.

As usually, majority of mainstream media has not taken interest to be neutral or professional. Systematical defaming against the Fennovoima-Rosatom opposers is being carried out expecially from YLE Oulu’s (local department of national broadcast service) behalf

As usually, we shall not bend our heads when confronted by state repression and physical violence. This police operation was a third large-scale operation against the Fennovoima-Rosatom opposers within four days. The sheer volume of police and state reourcers that have been put to work against us tell a simple story : we have been able to considerably harm Fennovoima-Rosatom and cross the line from inconvenient to possibly dangerous. Alongside, we have managed to spark up a culture of resistance not seen in Finland since the civil war on 1918 : wich undoubtebly has spooked those in power.

If there never was a time to invite every possible comrade to participate this struggle : this is the time to call out for practical solidarity. In our hour of need we call for support for the arrested and to builders and defenders of the new campsite here at Pyhäjoki – and to join the struggle by giving Fennovoima-Rosatom what its asking for. With deep respect to diversity of tactics, we encourage everyone to present this company and every firm connected to it with feedback : and to present Finnish embassyes and local police representatives with their share.

Solidarity is a verb. Practice it. We call everyone everywhere to remember your captivated and wounded comrades here up north.

Programme rencontre Forêt en lutte !

Programme des rencontres de personnes et collectifs en lutte contre la destruction des forets – Bure les 19 et 20 Mars

 

Image forêt

Vendredi 18 Mars

Accueil à partir de 18h à la maison de resistance à la poubelle nucléaire de Bure.

21H écoute sonore de la discussion « ça gronde dans les sous-bois » . Le 7 Août à Bure, lors du campement VMC, des personnes de Gardanne, de Bure et du Morvan ont pu échanger ensemble sur la question des forêts…

Samedi 19 Mars – Matin – 10h-13h

Présentation des differents collectifs et lieux de lutte et des attentes des un-e-s et des autres .. refléchir aussi à se coordonner dans l’Est au sujet des forêts, à populariser cette lutte et mener des actions communes..

Samedi 19 Mars – Aprés-midi – 14h30-19H

14h30-18h : petits groupes, plusieurs propositions à completer le matin :

  • Outils pour populariser la lutte des foréts, imaginaires des communaux et mise en perspective d’autres rapport d’usage. histoires des forêts..
  • Reflèchir à un socle et/ou un texte commun sur la vision de la gestion forestière et le bien commun qu’elle représente. Le texte des syndicalistes de l’onf, en pièce jointe, pourrait servir de point de départ
  • Envisager une stratégie commune de luttes suivant nos différents modes d’actions pour faire poids face aux lobbying de l’exploitation forestière
  • S’organiser contre le projet SYNDIESE
  • Partage d’experiences sur la transformation du travail des ouvriers du bois

18h : Retour en grand groupe pour un retour de ce qui s’est dit par là ..

Dimanche 20 Mars – Matin – 10h-13h

Promenons dans les bois .. ballades avec récits et histoires, prenez la votre aussi ! Et si le temps est clément, pique-nique sous les arbres ..

Dimanche 20 Mars – A partir de 14h30

Discussion sur le bois energie. Du coté de Bure, nous sommes tout particulierement sensibles à cette question avec la mise en place de SYNDIESE. Entres les granulés qui tendent à se generaliser, des pratiques comme celle de l’affouage qui nous sont chers, nous voyons bien que c’est surement l’industrialisation des processus qui nous pose problème..

ou atelier coupe de bois pour préparer le chantier de la semaine suivante à l’ancienne gare de Luméville!

Hébergement : sur place à la Maison de résistance contre la poubelle nucléaire, 2, rue de l’église, village de Bure ou à l’ancienne gare de Lumeville.

Repas : Repas prix libre, ne pas hesiter à ramener des legumes, du café, des graines (…) pour completer ce que nous avons sur place

C’est le printemps à Bure, demandez le programme !

Le programme en pdf

L’hiver, à l’Est et ailleurs, a été très intense : début des travaux préparatoires de l’ANDRA (voir le fil info et un article résumé sur le site Reporterre), résistance grandissante des habitant-e-s de Mandres-en-Barrois à l’échange de leur forêt communale, action d’occupation agricole des terres de l’ANDRA lors des Semis Radieux le 15 novembre 2015, convoi de l’Est des territoires en lutte jusqu’à la COP21, mobilisations de la COP21 et résistances à l’état d’urgence, soutien au mouvement de résistance des agent-e-s de l’ONF en lutte sur leur campus à Velaine-en-Haye mi-décembre, assemblées de lutte et coups de mains aux copain-e-s de l’ancienne Gare de Luméville en septembre, octobre et janvier… . Sans parler de l‘effondrement d’une galerie le 26 janvier qui a coûté la vie à un travailleur d’Eiffage, et blessé un autre – « un simple accident » selon les nucléocrates, la structure mortelle même de l’industrie nucléaire en réalité.

Du coup, on attaque le printemps avec la gnaque et pleins de moments collectifs à venir. Voici un premier programme à faire tourner, qui sera détaillé au fur et à mesure !

A très bientôt !

Quelques habitant-e-s de l’Est en résistance…

Sam 5 et Dim 6 Mars – Assemblée de lutte à la Maison de Résistance à la poubelle nucléaire. Assemblée du mouvement le 5 à partir de 14h, puis reunion des groupes de travail le 6

Continuons à faire du lien, c’est notre force ! Voyons-nous pour échanger sur les initiatives des un-e-s et des autres, voir le chemin parcouru et préparer la suite. A la suite, travail en petits groupes le dimanche. « C’est une Assemblée pour toutes et tous, habitant-e-s des environs, ami-e-s de plus loin, associations en lutte, toutes les personnes qui se sentent concernées et souhaitent se renseigner, prêter main forte ! … Soyons nombreus-e-s à montrer notre détermination. Nous avons besoin de nous voir pour être plus forts, nous connaître, se nourrir du travail des un-e-s et des autres. Cette assemblée nous appartient à tout-e-s, faisons-la vivre ! »

Dimanche 13 mars – Réunion du groupe de travail « Foncier / reprise du territoire »

Exceptionnellement la réunion du groupe de travail ne sera pas le lendemain de l’assemblée de lutte mais le dimanche 13 mars à 14h. Contact: reprendreleterritoire@riseup.net

Les 19 et 20 Mars – Rencontre de personnes et collectifs en lutte contre la destruction des forêts

Le 7 Août à Bure, lors du campement VMC, des personnes de Gardanne, de Bure et du Morvan ont pu échanger ensemble sur laquestiondes forets lors de la discussion: «ça gronde dans les sous-bois». Entre nouvelle gestion des forets, diagonale du vide, ouvriers du bois, histoire du peuplement d’essences depuis le début du siècle, mais aussi place de l’imaginaire, se sont tissées des histoires qui nous rassemblent autour d’une même inquiétude sur le devenir des forets.

Image forêtQue nous vivions proches de centrales biomasse (SYNDIESE du coté de Bure, Tonnerre), de la création de CenterPark (Roybon, Poligny, etc),d’unités de production de bois (Morvan,…), que nous soyons forestier-e-s de l’ONF, nous constatons une attaque sur ce commun, entre fantasmes (nature sacralisée) et productivisme (rentabilisation des forêts).

Nous sommes plusieurs à penser qu’il est pertinent de continuer à mieux nous connaître afin d’élaborer des stratégies communes de lutte face à ces nouvelles politiques de gestion forestière. Retrouvons-nous entre territoires forestiers en lutte, les 19 et 20 Mars dans les environs de Bure ! Selon le temps, rendez-vous à l’ancienne gare de Lumeville-en-Ornois ou à la Maison de résistance à la poubelle nucléaire ! Lien vers l’appel complet ! Contact : luttedesforets@riseup.net

Du 21 Mars au 3 Avril – Chantier participatif à l’ancienne gare de Lumèville-en-Ornois organisé avec des copain-e-s de Roybon !
En mars!

Plus d’infos ici !

Samedi 26 mars – Repas et ballade sur les lieux potentiels de stockage des remblais à la poubelle nucléaire (A confirmer)

Puisqu’il va bien falloir stocker les 10 millions de m3 de remblais du chantier quelque part, autant en profiter pour engloutir au passage une jolie vallée ! Arpentons ces terres pour y découvrir ses secrets, les vies chuchotantes, chuintantes, résistantes, que l’ANDRA voudrait raser !

Samedi 16 et Dimanche 17 avril – Printemps des luttes paysannes et occupation agricole des terres de l’ANDRA

Accueil à partir du du 15 au soir entre la Maison de Résistance et l’ancienne Gare de Luméville. Samedi, café paysan sur la crise agricole et rencontre et discussions sur les luttes contre l’accaparement des terres et l’agriculture industrielle. Dimanche, ramène ta bèche : on sème la résistance sur les terres de l’ANDRA ! Plus d’infos à venir prochainement. Contact : reprendreleterritoire@riseup.net

IMGP0307Pendant les Semis Radieux du 15 novembre : Terre et Liberté !

3 & 4 juin – Rencontre des chorales révolutionnaires & des luttes anticapitalistes à l’ancienne Gare de Luméville

La Chorale des Sans Nom s’associe à la mobilisation des habitant.e.s et des militant.e.s anti-nucléaires en organisant des rencontres de chorales anticapitalistes. Divers syndicats, collectifs, associations ou groupes anticapitalistes et des chorales viendront de partout pour débattre et construire les résistances à ces projets, au monde qui les engendre et à celui qu’on cherche à nous imposer.

Programme:

  • Vendredi 3 juin : Accueil et soirée festive.
  • Samedi 4 juin : Répétitions des chorales et rencontres anticapitalistes (ateliers, tables de presse, débats, etc.)
  • Dimanche 5 juin : Marche le matin avec les habitants et concert des chorales l’après-midi pour la journée de mobilisation des « 200 000 pas » contre la poubelle nucléaire

Plus d’infos : http://nancy-luttes.net/bure-anti.k-2016/            Contact : bure-anti.k-2016@nancy-luttes.net

5 juin – Grosse rando-active des 200 000 pas à Bure !

Toutes les infos ici : http://100000pasabure.over-blog.com

200 000 pas à Bure

L’avenir des terres agricoles pour l’ANDRA !

Lundi 18 Janvier  2016, les tractopelles de l’ANDRA ont saccagé les fameux « semis radieux ».

Pour rappel, début Septembre, en Meuse et en Haute Marne, des terres agricoles ont été retirées par l’ANDRA aux agriculteurs locaux afin de poursuivre leur sale projet de site d’enfouissement de déchets nucléaires. En réaction, le 15 Novembre 2015, près de 200 personnes sont venues semer des terres de l’ANDRA derrière près de 12 tracteurs pour affirmer qu’un autre avenir était possible pour ces terres. Il s’agissait des semis radieux. Aujourd’hui, ce sont ces terres que l’ANDRA a dévastées afin de poursuivre les fouilles archéologiques préalables au projet CIGEO.

Voila l’avenir que nous prépare l’ANDRA !

 

100_3801100_3800100_3795
Ne soyons pas passifs ! Réagissons ! Dès dimanche, à la maison de résistance à la poubelle nuclèaire se tient une rencontre du groupe foncier pour réflechir ensemble à l’avenir des terres agricoles !
Et samedi à partir de 14h, assemblée de lutte à la maison de résistance. Parlons ensemble de la lutte antinucléaire à Bure!

Nouvelle assemblée de lutte le 23 Janvier !

Lutte antinucléaire du village de Bure et environ …  hiver 2016

affiche assemblée janvier

Depuis ce fol été, la résistance au saccage du territoire se poursuit : Des habitant-e-s de Mandres-en-Barrois ne se laissent pas faire et contestent l’echange de leur bois communal, des paysan-e-s et des personnes inquièt-e-s des terres agricoles englouties par le projet CIGEO sont allé-e-s semér le 15 novembre des terres de l’ANDRA, et à quelques kilomètres de Bure des forestiers de l’ONF en colère ont remis en cause la nouvelle gestion des forets… ici et là les gens s’informent, et s’organisent ! Attention la colère gronde ! Rejoignez- nous !

Sam 23 Janvier – Assemblée de lutte à la maison de résistance à partir de 14h

Continuons à faire du lien, c’est notre force ! Voyons-nous pour échanger sur les initiatives des un-e-s et des autres, voir le chemin parcouru et préparer la suite. A la suite, travail en petits groupes qui peut se poursuivre si besoin le dimanche. « C’est une Assemblée pour toutes et tous, habitant-e-s des environs, ami-e-s de plus loin, associations en lutte, toutes les personnes qui se sentent concernées et souhaitent se renseigner, prêter main forte ! … Soyons nombreus-e-s à montrer notre détermination. Nous avons besoin de nous voir pour être plus forts, nous connaître, se nourrir du travail des un-e-s et des autres. Cette assemblée nous appartient à tout-e-s, faisons-la vivre ! »

Dim 24 Janvier – Suite du travail en petits groupes (si besoin) à la maison de résistance

dont Réunion du groupe foncier/Reprendre le territoire à 14h30 : Que s’est-il passé depuis novembre ? Quel bilan tirer de l’action collective des « Semis radieux » pendant laquelle 12 tracteurs et 200 personnes ont joyeusement semé et occupé 2 ha des terres de l’ANDRA ?  Quelles perspectives et envies collectives pour la suite : pour l’implication des mondes paysans et ruraux, pour d’autres actions communes, etc… ? Reprenons les rencontres du groupe foncier ! Contact : reprendreleterritoire@riseup.net

Du Lun 25 au Dim 31 Janvier – Chantier collectif à la gare de Luméville-en-Ornois – Poursuivons l’amenagement du terrain !

L’isolation de la mezzanine est en train de se finaliser. Mais il reste tant à faire ! L’esprit de ce chantier c’est l’echange de savoir faire, la transmission. On n’est pas forcemment des experts, mais on apprend ! Passez voir ! Venez pour une semaine, deux jours, un après-midi ou le temps d’un café.. Pensez (si vous pouvez) à ramener de quoi contribuer aux repas collectifs, … et si vous avez, le chantier a besoin de tôles !

 

Gare de luméville-en-Ornois :  http://vmc.camp/le-campement/acces-au-site/ – Maison de résistance contre la poubelle nucléaire, 2, rue de l’église, village de Bure.Pour nous contacter : vmc@riseup.net

Défendons la forêt, à Bure et ailleurs!

A une soixantaine de kilomètres de la poubelle nucléaire de Bure (où l’Andra continue à s’accaparer des hectares et des hectares de terres dont des bois et des forêts), la question de l’avenir de la gestion forestière passe en premier plan et anime discussions et repas partagés ! C’est à Velaine-en-Haye, où des personnels de l’ONF occupent le site du campus pour protester contre la vente de leur seul centre de formation national et contre le Contrat d’Objectif et Performance (COP, État/ONF/ FNCOFOR).

En gros, pour l’État, cette nouvelle gestion forestière devrait se faire avec moins de formation, une simplification des aménagements forestiers et une concentration des efforts sur la seule production de bois. La gestion de la forêt, censée être un bien commun qui intègre plusieurs fonctions (environnementale, économique, sociale), est de plus en plus privatisée et menacée par l’ aménagement du territoire qui se fait au service des intérêts économiques et de la spéculation financière.

Drôle de coïncidence et drôle de jeu de mot : se battre contre le COP en pleine COP(21)! La mobilisation à Velaine-en-Haye se déroule en même temps que la COP21 à Paris; l’argument de la « compensation carbone » c’est-à-dire du rôle fondamentale que pourraient jouer les écosystèmes forestiers et leur gestion parmi les solutions à trouver pour faire face aux bouleversement climatiques, a été mise en avant à plusieurs reprises. Souvent la forêt (son exploitation plutôt) est présentée comme la solution au changement climatique et aux émissions de CO2.

Mais de quelle forêt parle t-on?

Les forestiers expliquent bien la différence entre les taillis à courte rotation ou les monocultures d’arbres génétiquement sélectionnés et une forêt diversifiée et ancienne où plusieurs écosystèmes coexistent sur un très long terme!

Tant de bruit pour enfin faire du troc : un peu de carbone contre un peu de biodiversité !

La mobilisation de Velaine s’oppose à une vision purement productiviste de la forêt qui vise entre autre à la récolte d’arbres de plus en plus jeunes et à l’usage de bois en bois-énergie.

C’est ainsi que la poubelle de Bure revient sur la table. A Saudron (à quelques kilomètres de Bure), le Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA) pilote le projet SYNDIESE de gazéification de bois pour fabriquer du diesel de synthèse. Juste pour donner quelques exemples, ce projet engloutirait chaque année 90 000 tonnes de bois brut, soit 20% de la ressource bois supplémentaire mobilisable en Lorraine. Les forestiers n’ont pas l’air content de voir tout ce travail d’abattage et d’industrialisation…

Protéger la foret aujourd’hui signifie s’opposer au système de spéculation et de lobbying de l’aménagement du territoire. Le productivisme et le court terme de la culture des sapins de Noël nous fait vomir!

Défendons la foret à Bure et ailleurs!

_______________________________________

Plus d’informations :

Au sujet de la mobilisation des forestiers de l’ONF : http://snupfen.org/article1536.html  https://foretsistance.wordpress.com/

Au sujet du projet SYNDIESE du CEA à Saudron : Tract-syndiese-VF

Ecoute sonore au sujet des forêts réalisée pendant les étapes du Convoi de l’Est dans le Morvan et à Tonnerre. On y rencontre des personnes en lutte contre la destruction de leur forêt, et de la vie qui l’accompagne. Avec entre autres le récit de la lutte victorieuse contre Erscia… http://tvnr.noblogs.org/post/category/zarchives-2013-2015/tvnr-10-meme-pas-cop/

Et à venir : durant la prochaine assemblée de lutte à Bure le 23 janvier à la maison de résistance, nous aborderons la question des forêts. Des rencontres de personnes et territoires forestiers en lutte doivent également se derouller prochainement dans les environs de Bure..

Assemblées mensuelles de lutte du village de Bure et environ…

Assemblée de lutte le 31 Oct !

affiche assemblee lutte recadrée cds

Fin Septembre se sont déroulées à Bure les rencontres d’Automne, pour revenir sur la dynamique de cet été, sur la lutte en cours contre la nucléarisation du territoire et les perspectives. A l’issue de l’assemblée du 26 Septembre, les personnes présentes se sont mises d’accord avec enthousiasme sur la mise en place d’une assemblée mensuelle de lutte ouverte à toutes et à tous.

La Prochaine assemblée mensuelle de lutte du village de Bure et environ, se déroulera le Samedi 31 octobre à partir de 13h. Elle sera accueillie par la gare de Luméville (en cas de mauvais temps, elle se déroulera à la maison de résistance à la poubelle nucléaire dans le village de Bure).

C’est une Assemblée pour toutes et tous, habitant-e-s des environ, associations en lutte, personnes qui se sentent concernées et souhaitent se renseigner, prêter main forte, et aussi pour celles et ceux plus loin, ces ami-e-s dont nous avons tant besoin !

Nous discuterons des travaux préalables au projet CIGEO qui se sont intensifiés depuis la fin de l’été (voir le fil info sur le site vmc.camp), de la détermination des habitant-e-s de Mandres à préserver leur forêt face à l’ANDRA, et échangerons sur les mobilisations à venir.

Ce moment de plénière sera suivi d’un travail en petits groupes pour reprendre les idées de commissions qui se sont lancées lors de l’assemblée du 26 Septembre (questions foncières, RTE, voie ferrée, projet SYNDIESE, …). Celles et ceux qui le souhaitent pourront également se réunir le dimanche aprèm pour poursuivre ce travail.

Soyons nombreus-e-s à montrer notre détermination. Créons une force collective. Nous avons besoin de nous voir pour être plus forts, nous connaître, se nourrir du travail des un-e-s et des autres. Cette assemblée nous appartient à tout-e-s, faisons-la vivre !

Et ensuite …

lun 2 Nov – 18h30 – Maison de résistance : «Reprendre le territoire». Suite des discussions sur la question foncière et le rapt des terres agricoles et des forêts par l’ANDRA. Depuis la soirée de Bonnet en Août, s’est déjà déroulée une rencontre début octobre pour revenir sur la disparition des terres agricoles et l’étonnant patrimoine foncier que se constitue l’ANDRA qui compte près de 2000 hectares de forêts … Appel à réunion publique – « Reprendre le territoire » 

Du Lun 2 Nov au dim 8 Nov : Chantier collectif à la gare de Lumeville pour poursuivre l’aménagement du terrain. Venez pour une semaine, deux jours, un après-midi ou le temps d’un café.. Au programme : préparation de la terre pour le maraîchage de printemps, isolation de la gare, … Possibilités d’hébergement, pensez (si vous pouvez) à ramener de quoi contribuer aux repas collectifs, … et si vous avez, le chantier à besoin de tôles !

Du 21 au 28 Nov : Convoi de l’Est (luttes de Bure, Morvan, Dijon, …) en marche vers la COP 21. Dénonçons la mascarade de la COP 21, et cette idée que le nucléaire serait une solution aux problèmes climatiques. Face à des systèmes qui nous dépossèdent de nos vies, donnons à voir d’autres façons de s’organiser et de lutter au quotidien, prenons le temps de nous rencontrer entre luttes locales et de réfléchir ensemble aux sujets qui nous préoccupent! plus d’infos à venir sur le parcours et les modalités.

Tract pour annoncer l’assemblée :  tract assemblée 31 octobre

début des travaux préparatoires

Depuis lundi 19 Octobre, les fouilles archéologiques préalables au projet CIGEO ont démarré en Meuse (la parcelle précedente se trouve située en Haute-Marne). L’INRAP Lorraine aurait-elle fait appel à des étudiant-e-s pour contourner le refus de ses agents de participer à ces travaux? Ces travaux se situent autour de l’ancienne gare de Luméville, ce qui sonne étrangement dans le coeur de nombreuses personnes… Rappelons que ce terrain accueille depuis plusieurs années des rassemblements contre la poubelle nucléaire, dont cet été le camp VMC. Si nous étions parano, nous pourrions penser qu’il s’agit d’une provocation… Mais plus pragmatiquement, sur les terrains qui jouxtent la gare devrait passer (croient-ils) la future voie ferrée pour acheminer les déchets radioactifs. Pour le moment deux parcelles sont concernées. Bien surveillées. Concrètement, le 20 Octobre aux abords de l’ancien bâtiment du garde barrière :

DSCF0082DSCF0085et le 21 Octobre sur la parcelle située à droite de la gare lorsque l’on vient de Mandres en Barrois :

DSCF0101DSCF0097

Septembre, les travaux préhalables au projet CIGEO s’intensifient. Lundi 28 Septembre, les fouilles archeologiques ont commencé entre Bure et Saudron; Rappelons et saluons l’initiative des employés de l’INRAP Lorraine qui avaient refusé de mener ces fouilles !

Concrètement sur le terrain mercredi 30 Septembre, ça donnait ça :

fouillesarcheo7

fouilles-archeo-30/09-2archeofouillesd'automne-archeoLes travaux du projet SYNDIESE du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) à Saudron (Haute Marne & Meuse) pour la production de biomasse eux aussi avancent. Travaux d’élargissement de la route au 30 Septembre :

trvxelargissementUn appel en réaction à ces travaux … : Article appel début des travaux

Appel à ce que se forment des convois depuis des territoires en lutte jusqu’au sommet de la COP 21 en décembre, à Paris

VERSION PROVISOIRE

// Appel mis en page ici et ci-dessous dans le corps du mail.

Quelques mots de contextualisation et d’explication préalables
à l’appel  :

L’idée de convois partant d’espaces en résistance, ZAD ou autres, pour se rendre à la mobilisation face à la COP 21 à Paris en décembre se discute depuis maintenant quelques mois.
Entre autres lors de l’assemblée de mouvement à Notre Dame des Landes, lors des rencontres interzads qui ont suivi le rassemblement annuel de la coordination anti-aéroport cet été, puis lors du campement antinucléaire de Bure début août. On a pu sentir que cette proposition soulevait un sacré enthousiasme, autant pour des groupes qui se battent face à des projets d’aménagement marchands et destructeurs du territoire, que pour celles et ceux qui organisent les manifs et actions face à la COP 21 à Paris. Ce serait un moyen de relier très concrètement à une contestation plus globale l’effervescence actuelle de mouvements locaux et enracinés. Au campement de Bure, cette idée a été rediscutée entre des personnes et groupes de Roybon, du Testet, du quartier des Lentillères à Dijon, de Notre Dame des Landes, de la lutte contre Ercia dans le morvan, de celle contre la centrale à gaz dans le finistère, ou encore contre le centre d’enfouissement des déchêts nucélaires à Bure et d’autres… Il a été décidé, à ce moment là, de proposer un appel commun pour diffuser l’idée dans les différents espaces, assos et comités et de voir l’écho que cela pouvait susciter. Cet appel est lisible ci-dessous et là https://dl.poivron.org/2o46dvodnvuzbitg6kko-tohcoiz3olzo3ixt

Cet appel est là pour aider à susciter un élan et donner du contenu.  Il a évidemment vocation à être adapté suivant les convois et espaces en lutte qui s’empareraient de la proposition.

L’idée est en effet encore en gestation dans les différents lieux et rien n’est tranché. Mais il est apparu que plusieurs convois pourraient se constituer ou s’agréger (par exemple un convoi commun bure/morvan/lentillères/luttes contre les Centers Parcs de l’est, un/des convois partant du test et d’Agen, ou encore  des collectif contre la centrale à gaz dans le finistère qui rejoindraient un convoi partant de Notre Dame des Landes…).

Chaque convoi pourrait choisir de manière autonome, ses contenus, modalités de déplacement, dates de départ et d’arrivée sur paris (une manifestation aura lieu le 29 novembre avant l’ouverture du sommet, Des journée d’actions de masse sont annoncées les 11 et 12 décembre à la clotûre du sommet.  De multiples action et rencontres auront lieu pendant toute la durée de la conférence.  Des précisions sur le contenu et les objectifs de ces différentes mobilisations pourront  être envoyées bientôt. A Bure, des contacts ont aussi été pris avec des collectifs de Paris et d’Ile de france pour penser des espaces d’accueil et des questions logistiques, ainsi que des liens possibles entre les convois et des luttes contre des projets d’aménagement du territoire, de destruction de quartiers ou de terres agricoles en Île de France.

Au vu du peu de temps qu’il reste, il est nécessaire que les différents espaces d’où pourraient partir des convois en reparlent rapidement et confirment d’ici fin septembre s’ils souhaitent effectivement s’organiser en ce sens. Afin de se coordonner à ce sujet et de se connecter avec l’organisation parisienne, il a été proposé de se revoir entre émissaires de différentes luttes locales à Paris le 10 octobre, lors de la réu d’organisation du réseau Climate Justice Action pour la COP 21 (ceux-ci proposent de nous réserver un créneau horaire et un lieu pour ça). Cela permettra aussi de réfléchir aux possibilités d’accueil et de mieux appréhender les mobilisations sur paris.

Merci de vos retours. Merci de diffuser cet appel et cette introduction dans les différents espaces en lutte.

A bientôt.

Pour nous écrire et prendre contact, ou vous inscrire sur la liste de
coordination des convois,  écrire à marchesurlacop@riseup.net
Pour plus d’infos : marchesurlacop.noblogs.org

Pour s’impliquer dans les mobilisations parisiennes, il est aussi possible de s’abonner, entre autre, à la liste : coordination-climate-actions-2015@lists.riseup.net. il est aussi possible d’envoyer un mail à copandbeyond@riseup.net pour avoir des infos sur les mobilisations parisiennes.

signé : Des collectifs et personnes de différentes zads et espaces en lutte, réunis à Bure pendant les discussions sur la COP 21.

L’appel :

—- Appel depuis les zads et autres espaces en résistance —- Pour que des convois convergent jusqu’à la COP 21

Nous appelons à former des convois, marches, tracto-vélos…et à nous rendre aux manifestations contre la COP 21, sommet intergouvernemental sur le réchauffement climatique début décembre à Paris. Nous cheminerons depuis des territoires en lutte jusqu’à la capitale, avec toute l’énergie composite de nos mouvements, en créant en route des espaces de rencontres et de mobilisation.

Nous convergerons à Paris parce nous ne concevons pas de laisser le gouvernement se refaire une verte image de pourfendeur providentiel des gaz à effet de serre, alors qu’il ne veut officiellement renoncer ni à l’aéroport de Notre dame des Landes, ni à mille autres projets destructeurs de vies, forêts, et prairies, de territoires habités et cultivés. Il faut parfois aller interpeller ceux qui s’obstinent à pourrir la planète précisément là où ils espèrent donner l’illusion de la sauver.

Si l’on souhaite s’attaquer réellement aux causes du réchauffement climatique, on ne peut s’en remettre un seul instant à la mascarade répétée des négociations perdues d’avances et des échanges de marchés carbones entre lobbiess industriels et gouvernements, encore moins au capitalisme vert. Ce que nous affirmerons à Paris suit un tout autre tracé.

La seule réponse cohérente possible est de sortir enfin du productivisme industriel, de la privatisation des biens communs, de la destruction des terres nourricières et de la marchandisation du vivant. Mais si l’on espère encore enrayer réellement le saccage accéléré des bases même de l’existence, on ne peut imaginer non plus construire tranquillement des alternatives et autres « processus de transition ». Pour qu’émergent des possibles, il s’agit de bloquer concrètement dès maintenant l’avancée de leurs projets d’aéroports et de lignes à grande vitesse, l’extraction des minerais et gaz de schistes, l’enfouissement vénéneux des déchêts nucléaires, la poussée de l’agro-industrie et l’éclosion incessante des center parcs et des hypermarchés… Il faut en libérer des espaces où puissent s’inventer, ici et maintenant, d’autres formes de vie commune et d’organisation, de liens et d’échanges matériels, de cultures et d’habitats,
émancipées du diktat économique.

A partir de zones menacées se propagent aujourd’hui des points d’ancrages où s’échafaudent des possibles partageurs. il s’y exprime dans un même mouvement cette aspiration à leur mettre des bâtons dans les roues et à tracer d’autres chemins. Malgré les chantages à la croissance, les pseudo débats publics, les pressions judiciaires et les troupes policières, on voit surgir depuis divers lieux une conviction contagieuse : celle qu’il est toujours possible de résister victorieusement face aux tractopelles des aménageurs et autres extracteurs. Nous convergerons à Paris pour matérialiser cette conviction face à la COP 21 et pour porter sur place la force de nos mouvements.

Pour se coordonner, trouver des infos, se relier à des convois en préparation : marchesurlacop@riseup.net / site d’info : marchesurlacop.noblogs.org

La cop 21 c’est quoi ?

Il s’agit d’un sommet où des représentants de 195 états se retrouveront, sous l’égide de l’ONU, pour négocier les engagements de leurs pays en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Cette rencontre, 21ème du nom depuis la convention de Rio en 1992, aura lieu au Bourget du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris.
Elle est souvent présentée comme « le sommet de la dernière chance » pour l’avenir de la planète. Mais plus grand monde ne croit réellement que puissent s’y prendre de quelconques décisions à même de contrecarrer le changement climatique et le monde qui ne cesse de le produire. Cette année leur opération de communication se déroule en Seine Saint-Denis, un des départements les plus pauvres et pollués d’île de france, asphyxié par la métropole et les grands chantiers d’aménagement. Face aux gouvernants et aux industriels, des mouvements de base s’ organisent dans le monde entier pour entrer en action pendant la cop 21. Une manifestation aura lieu le 29 novembre à Paris avant l’ouverture du sommet. Des journées d’actions de masse sont annoncées les 11 et 12 décembre à sa clotûre. De multiples
mobilisations et rencontres auront lieu pendant toute la durée de la conférence.