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Fil info 18 février

Quelques retours dans la presse sur la journée : dépêche AFP, article sur France Info et reportage d’Itélé de France Bleu Lorraine… Et action de soutien à la manifestation à La Turballe dans Ouest France !

21h : après un nouveau repas copieux, beaucoup de monde se déplace vers les concerts à la vigie nord.

19h30  tout le monde est rentré à la Maison de Résistance sauf deux à quatre interpellés ; on soigne les blessés, lave les vêtements imprégnés de gaz, débriefe partout dans la maison, avec un fourmillement dans toutes les pièces. Près de 300 personnes restent pour la soirée.

18h54 : le cortège est presque rentré. A 10 minutes de la maison.

18h30 : un repli s’amorce.

18h25 : tout.e.s les manifestant.e.s sont regroupées sur la route. Les flics sont à 50m en face.

18h19 : une interpellation.

18h15 : deux interpellations en cours. Les flics se repositionnent sur la route.

18h05 : Charges et grenades assourdissantes, grenades de désencerclement, grenades lacrimo.

18h03 : une interpellation

18h : les flics essaient de recentrer les gens sur la route à coup de grenades assourdissantes.

17h55 : Renfort de gendarmerie – 9 véhicules venant de Joinville.

17h52 : la barricade est en flammes. Tentative de charger dans l’écothèque avec la banderole, au son de la batucada, qui ne s’arrête pas de jouer !1

17h35 : Plusieurs centaines de personnes encore sur place (chiffres approximatifs). Une bonne partie s’est repliée derrière des barricades. Au moins 5 blessés dont un sévère au pied. Le blessé à la tête par grenade (16h58) n’est pas trop grave.

17h20 : toujours beaucoup de lacrymos. Les manifestant.e.s sont dispersé.e.s dans les champs autour de l’écothèque de l’Andra.

17h17 : Les grilles de l’ANDRA continuent de tomber les unes après les autres

16h58 : Deux blessés dont un à la tête par grenade de désencerclement, signalés sur twitter par le compte de @radioparleur

16h48 : La tête du cortège arrive au niveau de l’écothèque

16h38 : Nuages de lacrymos (mais le vent est avec nous!!). Au moins une grenade de désencerclement a été tirée. Le cortège est stoppé.

Il pleut des lacrymos : les flics veulent tenir le cortège à distance, mais il n’y a pas de confrontation directe, pas de charge. Une partie du cortège continue d’avancer malgré les gaz. D’autres reviennent vers la maison.

16h30 : Premier face à face cortège / police. La police recule temporairement et la manif continue d’avancer vers le rond-point du labo

16h : Un cortège unique s’est reformé à Bure et marche vers le labo. Un dispositif anti-émeute se trouve sur leur chemin.

15h : la manifestation est repartie du bois vers la maison, en deux cortège (un à pied, un voiture). Gros dispositif policier à Mandres, entre Mandres et le labo, au labo, entre le labo et Bure. Après les marches nocturnes de mardi et jeudi, la police ne semble plus disposée à nous laisser approcher l’Andra! La St-Valentin est terminée!

13h : le mur abattu résonne de coups de marteaux comme jamais depuis août ! Chacun.e en emporte son petit souvenir.

Un dispositif policier très important est en place devant le laboratoire de l’Andra.

12h15, la manifestation est arrivée au bois, la colline du Chaufour est remplie de monde, de chants et de musique. Quelques 500 ou 600 personnes sont présentes. Des prises de parole racontent l’occupation du bois et la destruction du mur de béton dont les ruines jonchent toujours le pourtour de la forêt.

En parallèle, des contrôles routiers sont signalés à Ligny-en-Barrois.

Vers 11H30, un cortège de hiboux s’envole de la Maison de Résistance, direction le Bois Lejuc et ses cabanes. Slogans et batucada sont au rendez-vous sous le soleil meusien!

Une folle journée commence à Bure !

 

 

 

 

Fil info janvier 2017

31 janvier, une journée au tribunal

  • Aujourd’hui se tenaient deux audiences, respectivement à Bar-le-Duc et Nancy, la première en renvoi d’un procès contre deux militants pour refus de prélèvement ADN en été 2016, le second intenté par des habitants de la commune de Mandres-en-Barrois contre la cession de leur bois.

Contre nos deux ami-s le procureur a requis 500 euros avec sursis et 3 mois avec sursis. Encore un réquisitoire hallucinant !

Communiqué suite au procès

Quant à l’échange du bois, la rapporteuse publique a confirmé ses conclusions et demande l’annulation de l’échange du bois. Délibéré le 28 février.

  • Comme nous nous y attendions, après le passage de l’huissier et de son service de communication, hier soir et ce matin l’ANDRA a cru bon de sortir un scénario de com. digne des mauvais films : une annonce sortie de nulle part d’une attaque informatique contre son site. Et dans le même temps, quelques photos savoureuses de la douzaine d’horribles « zadistes » cagoulés qui l’ont empêchée d’entrer dans le Bois Lejuc hier matin.

Quelques heures plus tard, l’information a fait un flop, tandis que la vidéo que nous avons diffusée de Emmanuel Hance, l’ingénieur terrible de l’ANDRA, versant de l’essence sur la barricade où sont agrippés nos ami-es, a reçu un grand nombre de visites et des commentaires choqués de son comportement.

L’ANDRA a encore raté une occasion de faire le mort, alors qu’elle est mise en difficulté sur le terrain et en justice, une stratégie qui lui a toujours mieux réussi que l’inverse.

 

 

(suite…)

Le 11 janvier, Sven est convoqué au tribunal de grande instance de Bar le Duc.

Si Sven Lindström est convoqué devant les tribunaux c’est parce qu’il s’est déclaré occupant de la forêt libérée de Mandres en Barrois. L’ANDRA entend le déloger. Elle remet en cause les conditions de salubrité et de confort de son habitat. Pourtant, ni lui, ni personne ne manque d’installation dans la forêt, mieux, il y a de la place pour accueillir de nouveaux projets.

L’avocat en charge du dossier de Sven étudie une demande de renvoi, malgré cela tout votre soutien pour cette journée du 11 sera le bienvenu ! La menace d’expulsion plane à nouveau et se matérialise à travers des démarches judiciaires. On reste soudé-e-s et on donne des nouvelles ASAP!

 

Mise-à-jour au 14 janvier : La convocation est repoussée au 25 janvier. A la fin du mois, l’Andra pourrait disposer à la fois d’une ordonnance d’expulsion et d’un arrêté préfectoral autorisant la reprise des défrichements. Il y a un gros risque d’intervention policière : surveillez les nouvelles de près, on aura besoin de monde.

Fête du solstice d’hiver

BURE : LA FORCE EST AVEC NOUS !

Nous relayons ici le témoignage d’un ami venu le temps d’un week-end s’ensauvager dans le bois Lejuc à Bure. C’était la fête du solstice d’hiver et la joie fut contagieuse.  

« Quel bonheur, après avoir galéré dans un brouillard à couper au couteau pendant une heure, d’arriver en pleine nuit dans la forêt occupée par les valeureuses et valeureux résistant.e.s et de pouvoir se réchauffer autour d’un bon feu de camp, entouré par rien que des bonnes gueules. Des bonnes gueules prêtes à chanter, à boire à dévorer la bonne bouffe apportée par tout le monde et à hurler de rage si l’ennemi se présente, des bonnes gueules c’est qu’il y en a des dizaines et des dizaines dans cette forêt magique, occupée maintenant depuis 6 mois, à la grande rage de l’Andra, des industriels du nucléaire, des pouvoirs publics et des élus locaux à leur service.

Bon dieu que ça fait plaisir de continuer à leur damer le pion!

 

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Je suis accueilli par un bon punch maison qui me met tout de suite dans l’ambiance. Et après on cause ! Et avec nous, leur société pourrie en prend un coup ! Ici les gens viennent de partout, de près et de loin. Outre les locaux, il y a des gens de toute la France mais aussi d’ailleurs… bref des êtres humains qui n’en ont rien à foutre des frontières et qui sont là pour lutter contre la pire horreur jamais imaginée par le capitalisme : enfouir les déchets hautement radioactifs à 400 m sous terre !
La pire horreur car le poison qu’on va mettre là, personne ne sait ni quand, ni comment, par quels chemins, par quels interstices il va revenir dans la gueule de la planète, personne ne sait quelle sera l’immensité des dégâts qu’il va produire ce poison, sur les végétaux , sur les animaux sur les êtres humains et où ça ? Où se cacher ? va-t-il ressortir à l’est, à l’Ouest, en Champagne , en région parisienne, à Nancy , partout ?

La seule chose qu’on sait, c’est qu’il reviendra, peut être même demain, et que cette fois ci, on n’aura plus aucune chance de contrôler quoi que ce soit.Alors on lutte. Et on luttera jusqu’au bout du bout.Car s’il n’y a pas de bonne solution avec le nucléaire, la pire du pire du pire, c’est bel et bien l’enfouissement et l’abandon de l’espoir.

Et ce qui est beau c’est que les gens s’installent, dans la forêt mais aussi tout autour, à la maison de la résistance, à la gare, dans des logements loués ou achetés, certains disent qu’ils viennent pour 6 mois, d’autres pour un an, d’autres pour 8 jours, d’autres pour toujours, on s’en fout on est tous là, de plus en plus nombreuses et on va gagner. On va gagner parce qu’on a l’enthousiasme et la rage alors que les salopard.e.s d’en face n’ont que leur pouvoir et leur pognon. (et ils en ont de moins en moins du pognon vu que EDF et Areva sont au bord de la faillite).

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Bon cela dit c’était la fête du solstice, il faisait froid et on voulait montrer que rien ne pouvait nous arrêter, ni le froid ni le brouillard ni la pluie. C’est pour ça qu’on était des dizaines et des dizaines. En soutien aux courageuses et courageux permanents de la forêt. Moi je voulais dormir en haut d’un arbre à 25 ou 30 m de haut (il y a plein de cabanes) c’était mon rêve, mais bon vu que j’avais jamais grimpé, on m’a déconseillé d’essayer en pleine nuit. Alors sagement, j’ai dormi à la Communale, c’est une chouette maison au sol tout en palettes (voir photo) d’où l’on peut voir les étoiles quand il y en a. Bien emmitouflé et après le schnaps, un très très bon ami à côté de moi pour tchatcher et refaire le monde, juste rien que du bonheur.
Le matin grasse matinée bien méritée, levée du corps à 10h, et extraordinaire petit déjeuner au boudin noir et blanc sur le grill. Après : essai de grimpe (voir photo de l’objectif) mais pitoyable échec pour moi, encore moins souple qu’un bout de bois. Mais je reviendrai habillé comme il faut!

Ca fait rien quand on repart de Bure, on a des étoiles plein les yeux, et on sait, on sent que le monde peut changer! pas seulement ici à Bure mais partout parce que nous sommes des millions à le vouloir. Allez y faire un tour vous verrez comme c’est bien, on peut y passer pour le nouvel an (il y a une fête) et tous les week ends

Vive la lutte ! Vive l’espoir ! A bas le capitalisme ! A bas leurs projets pourris ! A bas les frontières ! A bas les murs! (Il est toujours par terre, comme le symbole de leur déconfiture) Et à bas Cigeo !  »

 

PORTES OUVERTES DE L’ANDRA

Dimanche 25 septembre, l’Andra lance sa grande campagne de communication et ouvre son laboratoire au public sous haute surveillance de ses vigiles. L’occasion, pour nous, de rappeler que la forêt est toujours ouverte depuis la chute du mur et d’inviter les visiteurs à s’y promener pour découvrir ces ruines de béton, abandonnées à même le sol, comme de pauvres vestiges de la civilisation nucléaire…

Venez nombreux dimanche 25 septembre de 10h à 18h en lisière du bois Lejuc ! Un site archéologique d’exception. Peintures rupestres, exposition de béton cassé, atelier escalade, la visite saura captiver petits et grands !

 

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Programme des semaines à venir à Bure !

Après l’étéd’urgence… l’#Été indien à Bure !

De beaux rendez-vous contre l’hiver nucléaire et autoritaire !

Après le fol #Étéd’urgence à Bure qui a vu tous les murs de résignation s’abattre et être franchis dans l’allégresse, rien ne retombe ! L’urgence est moins prononcée maintenant que l’ANDRA s’est – temporairement – retirée du bois Lejuc. Tant mieux, profitons-en : l’ambiance se fait plus douce, propice à se poser un moment, regarder autour de soi et constater à quel point la dynamique a changé. Tant de nouveaux visages, de nouveaux-elles ami-e-s, tant de désirs d’installation, d’envie de continuer de faire vivre cette si belle énergie dans de nombreux projets : chantiers à la gare, pour continuer d’améliorer les lieux d’accueil, discussions, organisation pour soutenir d’autres luttes, récoltes des champs de patates squattées, bronzette (Bure cul nu… ou pas), lectures tranquilles ou collectives (Bure qui lit), etc… Affirmons, au nez et à la barbe des cauchemars sordides de désert nucléaire et policier, la douceur de vivre collective dans le sud-Meuse, au rythme de l’été indien ! Il n’y aura jamais d’hiver en Meuse !

Toutes les infos sur les moments publics autour de Bure sont ici !

Du 5 au 10 Septembre : Chantier collectif à l’ancienne gare de Lumeville-en-Ornois !

Bure-27Une belle occasion de repasser en Meuse autour d’un chantier participatif et convivial! Au programme, la poursuite de l’aménagement de l’ancienne gare : construction d’une cuisine d’hiver isolée, petit maraîchage, … Venez avec vos outils et votre bonne humeur ! Possibilités de dormir à la maison de résistance à Bure ou de camper directement sur place (dans ce cas prévoir tente, frontale, duvet, …). Comme d’habitude, on prépare les repas ensemble. N’hésitez pas à ramener des légumes, du café, …

Pour nous soutenir, nous cherchons à rassembler pour le chantier tout ça .

Mardi 6 Sept – 8h45 – RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN AU PROCÈS À 8h45 TGI DE BAR-LE-DUC

refus_adn_1Deux OPPOSANT-ES AU PROJET CIGEO à BURE comparaissent

pour avoir refusé de se soumettre au prélèvement ADN.

PLUSIEURS AVOCAT-ES PLAIDERONT POUR DÉNONCER  CE FICHAGE DE MILITANT-ES.

A BAS LES MURS ! A BAS LE FICHAGE !

À Bure comme ailleurs, nous refusons le prélèvement et la mise sous scellé de notre ADN. Lire l’appel ici

Mercredi 7 septembre – 18h30 – Discussion bilan des 4 derniers mois de mouvement social et réflexions sur la rentrée !

Rendez-vous à la Gare de Luméville, après une journée de chantier bien remplie, pour une discussion tranquille de partage d’analyses et de ressentis sur les quatre derniers mois du mouvement social ; lectures de textes critiques, réflexion sur la rentrée et premiers préparatifs de la manifestation du 15 septembre…

Dim 11 Sept – 10h-19h- Rencontres de soutien Grand Est à la ZAD de NDDL !  – À l’ancienne gare de Luméville

En réponse à l’appel du mouvement de lutte anti-aéroport à réaliser des rencontres intercomités décentralisées le week-end du 10 & 11, des habitant-e-s de Bure et des environs proposent d’accueillir une rencontre des comités de soutien grand Est le dimanche 11 septembre à l’ancienne Gare de Luméville-en-Ornois. Où en est la situation sur le terrain, quelles sont les dernières informations quant à une éventuelle intervention, comment s’organiser pour défendre la ZAD ici et là-bas et être très réactifs (mutualisation d’outils, relais d’informations, organisation de convois), etc. Telles sont les questions qu’on voudrait pouvoir approfondir ensemble !

Pour lire l’appel et le programme de la journée c’est par ici

Lundi 12 Sept – 14h45 – Appel à soutien au TGI de Bar-le-Duc

dessin 12 septembre 12.09A l’aube du 7 juillet de l’ An 16 de notre millénaire, la gendarmesque aux ordres de leurs commanditaires nucléocrates partait s’essayer à la pratique de la chasse aux hiboux émancipé-es.

L’enjeu était de provoquer un état de stupeur chez la trentaine de proies repérées dans le bois Lejuc la veille. Parmi l’éventail de techniques de chasse, le commandant Du Bois suivi de ses sbires prédateurs suréquipés, sur armés, et en sur nombre, avait opté pour celle aux lacrymogènes.

Appuyé d’un bulldozer pour déloger les hiboux, tout juste endormis, de leur nid barricadé, il ne restait plus qu’aux prédateurs à saturer la zone de gaz afin d’isoler une proie de ses congénères. la suite de l’appel ici.

l’affiche à diffuser massivement autour de vous ! Soyons nombreu-se-s devant le tribunale !

Samedi 17 septembre – Une nouvelle assemblée de lutte !

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Après ce fol été, il est important de toutes et tous se revoir pour faire le point sur la lutte et tracer les perspectives à venir .. Le mur du Bois Lejuc tombé, restons aux aguets des agissement de l’ANDRA et des travaux à venir ..

“C’est une Assemblée pour toutes et tous, habitant-e-s des environs, ami-e-s de plus loin, associations en lutte, toutes les personnes qui se sentent concernées et souhaitent se renseigner, prêter main forte ! … Soyons nombreus-e-s à montrer notre détermination. Nous avons besoin de nous voir pour être plus fort-e-s, nous connaître, se nourrir du travail des un-e-s et des autres.

Cette assemblée nous appartient à tout-e-s, faisons-la vivre !”

RDV à 14h à l’ancienne gare de Luméville à côté du préau ou s’il pleut à la maison de résistance à Bure.

Jeudi 22 septembre – Réunion du collectif informel Terres de Bure

Après ce fol été d’urgence passé à repousser l’ANDRA du bois Lejuc, Bure et ses environs fourmillent toujours autant de beaux projets et de réappropriation en tout genre !
Début septembre, le champ de patates pirates squatté depuis avril 2016 sur les terres de l’ANDRA a été récolté : environ 200 kg, qui promettent de beaux plats de patates risolées, sautées, frites et autres purées. De quoi nourrir la lutte pour un petit moment !
On a pas eu le temps de s’occuper de ce champ autant qu’on l’aurait voulu, mais cette année, c’est sûr, on va faire encore mieux !
Rendez-vous donc JEUDI 22 SEPTEMBRE à 19h la Maison de résistance pour discuter des terres de Bure : où en est l’accaparement des terres de l’ANDRA et comment résister ? Quels rencontres publiques peut-on prévoir dans les temps à venir ? Quel bilan des derniers mois ? Quels recours juridiques envisager ? Quels autres idées ? On vous attend nombreux-euses pour continuer de reprendre le territoire et d’ancrer une résistance collective sur les terres convoitées par l’ANDRA!
Comme d’hab, ramenez de quoi boire et grignoter !
On sème des terres, on est déters !
Quelques habitant-e-s et (apprenti-e-s) paysan-ne-s de Bure et des environs

25 septembre – Bure irradie Paris ! – rendez-vous avec le collectif des Scotcheuses à la Parole Errante !

Rendez-vous à Paris, à la Parole Errante, pour une soirée qui se promet mémorable : cabaret, discussions, informations sur la lutte à Bure, ateliers autour du film post-apocalyptique en cours de tournage à Bure en ce moment…

Plus d’infos à venir très bientôt !

25 septembre – Pique-nique les gazs de couche en Lorraine !

Nous relayons ici l’appel d’un collectif de lutte contre les projets de gazs de couche en Lorraine ! L’appel en PDF.

Mais que se passe-t-il en ce moment en Lorraine ?

  • automne 2015 : découverte du projet d’exploration de gaz de couche par les habitant-e-s désinformé-e-s alors qu’une pseudo-enquête publique se déroule incognito
  • été 2016. 20 puits déjà définis par FDE et plus de 220 puits prévus (150 puits sont également prévus dans le Nord-Pas-De-Calais)

C’est dans la discrétion la plus totale avec la complicité des décideurs politiques en place que la FDE Française De l’Energie a commencé ses travaux préparatoires au lendemain du camp de mobilisation à Volmerange-les-Boulay : clôturage, défrichage illégal, terrassement et bétonnage, installation de caméras et de vigiles 24h/24.

Les « gaz non conventionnels » sont des énergies fossiles dont l’exploitation extrêmement polluante a déjà montré ses ravages dans d’autres pays (Etats-Unis, Pologne, Australie,…) et ne se passe pas de la fracturation hydraulique, De nombreux candidats à la présidentielle 2017 promettent d’autoriser cette technique.

Nous ne voulons pas de ce énième projet inutile imposé ! pas de fossile, ni de nucléaire, ni en Lorraine ni ailleurs !
Pas de foreuses, puits ni béton dans nos fôrets et sur nos terres agricoles !

Nous vous appelons pour une balade puis un pique-nique convivial et actif (tiré du sac !) !
Rendez-vous Dimanche 25 septembre à 11 heures à Altviller, parking du CAT (serres à l’entrée du village)

Les Ingazables

Et en Octobre ..

Toutes et tous à Flamanville les 1er et 2 octobre contre l’EPR !

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Mardi 18 Octobre – Appel à soutien au TGI de Bar-le-Duc

Pour le procès de deux camarades (plus d’infos à venir très bientôt !)…

ANDRA, we are watching you !

 

Nous, habitante.es et opposant.e.s au projet CIGEO, décidons, ce mercredi 3 août, de construire une vigie à l’orée du bois Lejuc pour contrôler les agissements de l’Andra. L’agence a été condamnée par le TGI de Bar le Duc et doit cesser impérativement ses travaux.

Qu’est-ce-qui justifie aujourd’hui la présence de dizaines de gendarmes sur notre territoire, les hélicoptères qui survolent les villages et les barrages de police au travers des routes?

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Pas de nucléaire sans répression policière

Nous, habitant.e.s de la Meuse, sommes exténué.e.s par ces mois de contrôle et de fichage généralisé. Filmé.e.s à longueur de journée, arrêté.e.s en permanence par des hommes armés de mitraillette, nous ne voulons plus que nos vies soient rythmées au son des gyrophares. Stop à la militarisation du  territoire !

Après la décision de justice du lundi 1er août qui oblige l’Andra à arrêter ses travaux, nous nous interrogeons sur les motifs de la mission des forces de l’ordre. La centaine de gendarmes mobiles postée en lisière du bois Lejuc défend-elle les intérêts d’un chantier illégal ?

Les entreprises doivent quitter la forêt

A l’entrée de la forêt, une quarantaine d’habitants et opposants au projet CIGEO ont décidé de construire une vigie en bois haute de quatre mètres. Tandis que certains posaient les murs ou écrivaient des slogans, d’autres chantaient et jouaient de la musique. Un pique-nique a conclu l’événement. La vigie, sur un champ ami n’est pas expulsable.

Nous soupçonnons l’Andra de continuer en catimini ses travaux sans respecter la décision de justice. Encore hier, un camion transportant des murs en béton a pu accéder à la forêt. Aujourd’hui des travaux divers se poursuivaient avec la présence d’une quinzaine d’ouvriers.

Désormais, nous surveillerons les allées et venues des différents prestataires et les alerterons du risque de poursuites judiciaires : ils se rendent en effet complice d’un défrichement et de travaux illégaux.

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Construire des barricades juridiques et physiques

La décision du tribunal de grande Instance de Bar le Duc est une victoire historique qui marque un tournant dans la lutte contre CIGEO. C’est la première fois, en vingt ans de lutte, que la justice donne raison aux opposants. Grâce à cette victoire, des habitants reprennent espoir. C’est un coup d’arrêt à la politique du fait accompli pratiquée par l’Andra sur le territoire.

Nous sommes déterminés.e. à continuer ce type de recours et à accroitre la pression. Mais nous sommes conscient.e.s que l’efficacité des actions juridiques est aussi liée rapport de force que nous exerçons sur le terrain et à la médiatisation de la lutte. L’occupation du bois nous a permis de récolter les preuves du défrichement. C’est ensemble, dans la diversité de nos pratiques – blocage, recours juridique, occupation, pétition – que nous continuerons de stopper le rouleau compresseur de l’Andra.

Retrouvons nous donc toutes et tous ensemble le week-end du 13 et 14 août pour un grand rassemblement contre la poubelle nucléaire et son monde.

Plus d’info sur le progamme sur vmc.camp

 

Attentifs ensembles : signalez-nous tous travaux illicites !

Mercredi 3 août à 11h, habitants et opposants à la poubelle nucléaire installeront une vigie en bordure de la forêt pour surveiller les agissements de l’Andra et son respect de la décision de justice du TGI de Bar le Duc. Nous invitons également tous les joueurs de Pokemon Go à venir capturer dans la forêt du Bois lejuc un spécimen rare de Sulfura. 

Évènement inédit et historique : en vingt ans de luttes à Bure la justice tranche pour la première fois en notre faveur et déclare le défrichement du Bois Lejuc illicite. Elle enjoint l’ANDRA à remettre en l’état la forêt, en enlevant le mur, le revêtement plastique et en replantant des arbres. Pour nous assurer que l’ANDRA respecte bien la décision rendue, nous avons mis en place des rondes qui surveillent qu’aucun camion de matériaux ou véhicule de chantier ne se rendent au bois. Selon la gendarmerie, toujours stationnée à l’orée du bois, les engins « auraient » tous quitté les lieux aujourd’hui, et les travaux seraient bel et bien gelés. À se demander comment on décharge un camion sans engin de chantier quand chaque pan de mur pèse 1 tonne …

L’Andra ou la stratégie de l’autruche meusienne

Pourtant ce midi, un riverain nous a encore signalé l’arrivée d’un camion transportant des portions de mur.  Nous avons joint par téléphone, en vain, le service de communication de l’Andra pour qu’il nous justifie cette dernière livraison. Comme à chaque moment de déconvenue, l’ANDRA communique peu ou pas. Le bientôt regretté M. Baillet, qui quitte son poste de Directeur du site Meuse – Haute-Marne et d’adjoint de l’ANDRA pour une retraite (ir)radieuse (1), nous gratifiera-t-il d’une ultime déclaration laconique dont il a le secret, en persistant à dire que tout le monde a « bien fait son travail »  ? Tellement bien que le Bois de Mandres devra bientôt avoir retrouvé son charme originel, à défaut de décision préfectorale …

Nous attendons avec impatience l’étude d’impact, précédant l’arrêté préfectoral, qui devra déterminer comment un mur de 3 km garantit à la faune une libre circulation, et comment un défrichage de dizaines d’ares de forêt contribue à préserver l’équilibre harmonieux d’une flore luxuriante. Nul doute qu’avec 3000 hectares de possessions en Meuse, l’ANDRA trouvera bien un petit recoin de compensation écologique (2) …

D’ici là, et parce que nous sommes convaincu.es que l’ANDRA est une entreprise de parole, d’une intégrité à toute épreuve, nous avons décidé d’installer, ce mercredi 3 août 2016 à 11h, en bordure sud du Bois Lejuc, une vigie afin de constater les allers et venues aux abords de la forêt. Nous invitons  les riverains à nous signaler tout mouvement de camions  et engins de chantier en direction du Bois de Mandres en appelant au 07.52.54.24.82.

Pokemon go s’invite au bois Lejuc ! 

Nous invitons également tout.es celles et ceux qui le peuvent à nous rejoindre pour faire vivre la vigie aussi souvent que possible. Pour les joueurs de pokemon go, nous avons repéré dans le Bois Lejuc un spécimen rare de Sulfura, comme l’attestent les photos très authentiques ci-dessous parues respectivement dans Le Républicain Lorrain et l’Est Républicain.

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On vous attend demain à la maison de la résistance à 11h pour la construction de la vigie, suivie d’un pique-nique !

 

Contact presse : 07.58.65.48.89

Contact mail : sauvonslaforet@riseup.net

(1) Mercredi 3 août nous organisons son pot de départ à 16h devant l’ANDRA (cf. programme de la mobilisation du 8 au 19 août)

(2) Cf. l’article intéressant sur le sujet de la compensation écologique dans le dernier numéro de l’Utopik

 

Recueillir une goutte de soleil

Avant le campement des 8 au 19 août prochains, voici un témoignage de la libération du bois Lejuc. Pendant 18 jours, c’est le projet de poubelle nucléaire qu’on a enterré et nos désirs qu’on a plantés dans le sol.

« L’air qu’ils boivent ferait éclater vos poumons. » 

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Nous sommes rentrés dans le bois le 19 juin 2016. Le jour même il y a eu : une manifestation d’animaux divers déguisés en humains (des hiboux surtout), la mise en cage de sept ou huit vigiles fantomatiques, un banquet collectif et un joyeux sabotage de masse des clôtures déjà installées sur plusieurs kilomètres. Des gosses cherchaient des scies à leur taille, des habitants du coin jouaient de la pince, on construit déjà des barricades avec les morts de l’Agence. Un préau en bois massif est érigé au milieu d’une plateforme, moche et déserte encore le matin : « Salamandre » (ou Salle-à-Mandres), on l’appelle aussi le « couarail », ce qui désigne dans le patois lorrain le lieu de sociabilité villageoise.

La Salamandre, la Gaie Pierre (à peine moins pacifique que l’abbé), la Rue-râle, la Hutte des classes… Des noms qui remplissent nos souvenirs et nos imaginaires ! Pour le monde, ces lieux n’ont jamais existé. Une ou deux mentions indifférentes dans « l’actualité » (ou dans l’oubli). Nous, on les construisait encore qu’on vibrait déjà de se battre pour eux. Et pourtant, n’importe quel architecte, ingénieur, journaliste ou touriste les aurait sans doute trouvées ridicules, ces cabanes, ces préaux, ces barricades : si fragiles mais tellement, tellement plus précieux que leurs immeubles smart en béton, leur laboratoire ou leur centre d’enfouissement ultra-sophistiqué. Presque tout lieu aujourd’hui est destiné à nous vendre des services. Mais quiconque est passé par le bois connaît la différence immense entre un lieu qui est fait pour nous et un lieu qui est fait par nous. Par nos foutues mains, grâce aux savoir-faire qu’un ami ou qu’un inconnu nous partage, grâce aux matériaux trouvés là autour – comme les arbres abattus par l’ANDRA -, ou que des voisins nous apportent en quantité.

Bon gré, mal gré, la cohabitation s’organise avec les oiseaux, les chiens, les hiboux et les tiques. Avec les humains au moins, il y a comme une complicité tenace : la complicité des fugitifs, des amis, des baroudeurs, ou des enfants qui jouent quand le (radio)chat de l’ANDRA n’est plus là. On n’aime pas trop parler de ZAD. Pour l’ANDRA, c’est une Zone d’Intérêt pour la Recherche Approfondie. Un jargon presque mignon. Parmi tant d’autres détours, on s’est appelés les ZIRAdieux, habitants de la Zone d’Insoumission à la Radio-Activité.

Personne ne parle de paradis, l’image de carte-postale faite pour les luttes en phase de récupération. On parle d’une auto-organisation qui avance à force d’expériences et de leçons, d’attention aux comportements sexistes entêtants, de fatigue due aux veilles prolongées sur les barricades. Mais au moins rien n’est jamais définitif puisque c’est une histoire qu’on écrit par nous-mêmes.

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Cette courte vie en forêt n’aurait rien signifié de plus qu’un caprice sans l’engagement politique, amical, combattif et logistique de villages voisins ou de la région, de Nancy, de Metz, de Verdun, des Vosges, de Reims, et souvent de plus loin encore. Des habitants du coin ont semblé dépasser une certaine gêne pour venir prendre l’apéro dans le bois libéré. On projette des films, on fait des balades, on plante des potagers, on construit au sol ou en haut d’un grand arbre, on gère un poil, on sabote encore un peu, on s’enhardie à caillasser un mannequin pendant des heures, on apprend à connaître les bois et reconnaître les plantes, on partage des savoirs d’auto-médecine, on parle stratégie, on se murmure autour du feu des histoires de lutte et de cœur, on fait des conneries, on transe en musique sur les énormes tuyaux métalliques laissés là par l’Agence… De foutues fêtes où tu vois des bolas voltiger, une disqueuse saboter, des copains-copines jouer, danser et hurler à la lune pleine.

Quand j’ai dû partir une ou deux fois de la forêt, c’était pour m’enfoncer dans les tubes souterrains, crasseux et trop lumineux du métro parisien. Ce n’est pas qu’un problème de paysage, hein. C’est que dans la forêt, l’abolition momentanée du Contrôle nous rend à une vie en commun infiniment plus intense et concrète. On n’a pas cherché à en faire une place-forte, mais plutôt une place de village qui se ramifie au creux les arbres. Avec enthousiasme, frénésie, fatigue ou douleur, nous avons tenté d’y ménager la place pour que s’y épanouisse quelque chose comme la liberté. Lorsqu’à l’expulsion, nous avons nous-mêmes brûlé une partie des habitations pour ralentir un peu le rouleau compresseur de la gendarmerie, après avoir fui, après qu’un copain a été brûlé, après qu’un paysan ami a vu son tracteur et sa bétaillère saisis, avant qu’un copain soit bientôt interdit de territoire, il a semblé que ces déchirements douloureux étaient le prix à payer pour avoir osé sentir « ce que vivre veut dire ».

A présent, quand on retourne dans le bois, on n’entend rien d’autre que l’inlassable et mortel ronronnement des machines du Progrès. Jusqu’à ce qu’on y mette un grain de sable assez puissant.

 

Et de ces fêtes, et de ces abris de fortune, il reste peu de photos, peu de textes, mais un souvenir qui restera longtemps tapi dans nos tripes et prêt à resurgir pour enfanter d’autres rêves et d’autres combats.

 

 Un enfant perdu qui n’est plus seul, parmi les ZIRAdieux.