Fil info

Fil info mars 2017

Ces dernières semaines…

… c’était plutôt tranquille, du jardinage et maraîchage quand il fait beau, des soirées jeux, du ménage, un peu de rénovation par ci par là…

Lundi dernier, on était plusieurs à assister à la passionnante conférence d’Isabelle Masson-Loodts sur la pollution environnementale liée aux déchets de la guerre de 14-18 et le lien avec CIGEO, sla continuité dans le projet prendre la Meuse comme poubelle, en déversant les déchets industriels d’aujourd’hui, ceux du nucléaire. Intervenaient également Claude Kaiser, Veit Stratmann et Corinne François pour élargir l’intervention sur les enjeux éthiques, artistiques et politiques du projet CIGEO.

Vous pouvez trouver plus d’information sur ses travaux au long cours sur : http://www.paysagesenbataille.be

17 mars

10h15 Trois fourgons de gendarmerie sont passés à vigie sud, ont pris des photos. Ils sont également montés au Chaufour (pour admirer la vue ?), on les a vu passer devant la maison un peu après. Notre cher commandant Dubois était parmi eux !

4 Mars

Un souffle d’énergie revient sur la Maison, qui était pourtant ressortie un peu fatiguée de la grande semaine de mobilisation contre Cigéo (et son monde (de merde)). Au programme aujourd’hui : rangement dans la grange et dans l’atelier, travaux préparatoires au futur jardin de plantes aromatiques et médicinales, réunion non-mixte, discussions passionnées sur nos projets (agricoles et autres) à venir, et repas chaleureux dans une cuisine qui ne désemplit plus. Le mois s’annonce calme sur le plan juridique et médiatique, mais ce que nous construisons ici n’est pas prêt d’être mis en pause.

Fil info 18 février

Quelques retours dans la presse sur la journée : dépêche AFP, article sur France Info et reportage d’Itélé de France Bleu Lorraine… Et action de soutien à la manifestation à La Turballe dans Ouest France !

21h : après un nouveau repas copieux, beaucoup de monde se déplace vers les concerts à la vigie nord.

19h30  tout le monde est rentré à la Maison de Résistance sauf deux à quatre interpellés ; on soigne les blessés, lave les vêtements imprégnés de gaz, débriefe partout dans la maison, avec un fourmillement dans toutes les pièces. Près de 300 personnes restent pour la soirée.

18h54 : le cortège est presque rentré. A 10 minutes de la maison.

18h30 : un repli s’amorce.

18h25 : tout.e.s les manifestant.e.s sont regroupées sur la route. Les flics sont à 50m en face.

18h19 : une interpellation.

18h15 : deux interpellations en cours. Les flics se repositionnent sur la route.

18h05 : Charges et grenades assourdissantes, grenades de désencerclement, grenades lacrimo.

18h03 : une interpellation

18h : les flics essaient de recentrer les gens sur la route à coup de grenades assourdissantes.

17h55 : Renfort de gendarmerie – 9 véhicules venant de Joinville.

17h52 : la barricade est en flammes. Tentative de charger dans l’écothèque avec la banderole, au son de la batucada, qui ne s’arrête pas de jouer !1

17h35 : Plusieurs centaines de personnes encore sur place (chiffres approximatifs). Une bonne partie s’est repliée derrière des barricades. Au moins 5 blessés dont un sévère au pied. Le blessé à la tête par grenade (16h58) n’est pas trop grave.

17h20 : toujours beaucoup de lacrymos. Les manifestant.e.s sont dispersé.e.s dans les champs autour de l’écothèque de l’Andra.

17h17 : Les grilles de l’ANDRA continuent de tomber les unes après les autres

16h58 : Deux blessés dont un à la tête par grenade de désencerclement, signalés sur twitter par le compte de @radioparleur

16h48 : La tête du cortège arrive au niveau de l’écothèque

16h38 : Nuages de lacrymos (mais le vent est avec nous!!). Au moins une grenade de désencerclement a été tirée. Le cortège est stoppé.

Il pleut des lacrymos : les flics veulent tenir le cortège à distance, mais il n’y a pas de confrontation directe, pas de charge. Une partie du cortège continue d’avancer malgré les gaz. D’autres reviennent vers la maison.

16h30 : Premier face à face cortège / police. La police recule temporairement et la manif continue d’avancer vers le rond-point du labo

16h : Un cortège unique s’est reformé à Bure et marche vers le labo. Un dispositif anti-émeute se trouve sur leur chemin.

15h : la manifestation est repartie du bois vers la maison, en deux cortège (un à pied, un voiture). Gros dispositif policier à Mandres, entre Mandres et le labo, au labo, entre le labo et Bure. Après les marches nocturnes de mardi et jeudi, la police ne semble plus disposée à nous laisser approcher l’Andra! La St-Valentin est terminée!

13h : le mur abattu résonne de coups de marteaux comme jamais depuis août ! Chacun.e en emporte son petit souvenir.

Un dispositif policier très important est en place devant le laboratoire de l’Andra.

12h15, la manifestation est arrivée au bois, la colline du Chaufour est remplie de monde, de chants et de musique. Quelques 500 ou 600 personnes sont présentes. Des prises de parole racontent l’occupation du bois et la destruction du mur de béton dont les ruines jonchent toujours le pourtour de la forêt.

En parallèle, des contrôles routiers sont signalés à Ligny-en-Barrois.

Vers 11H30, un cortège de hiboux s’envole de la Maison de Résistance, direction le Bois Lejuc et ses cabanes. Slogans et batucada sont au rendez-vous sous le soleil meusien!

Une folle journée commence à Bure !

 

 

 

 

Fil info février 2017

18 Février : Manif, manif, manif!

Fil info en direct de la manifestation à Bure / prise de parole dans le bois / article d’analyse publié le 20

Le même jour, une nouvelle action de soutien sur la plage de La Turballe, dans le 44!

16 février, un clin d’œil à Hambach et virée nocturne au labo !

  • Ce soir des chouettes hiboux de Bure ont encore frappé : des grilles protégeant un bâtiment du labo, l’écothèque, sont tombées, des vitres de cette dernière ont volé en éclat, un court récit nous est parvenu de leur folle équipée :

Au troisième jour de la mobilisation contre le projet CIGEO et pour la défense du bois Lejuc, faisant suite à la marche au flambeau de la Saint Valentin, nous avons voulu visiter le bien aimé écomusée de l’ANDRA, à quelques pas du laboratoire. Nous avions injustement délaissé depuis deux jours ce charmant édifice en béton. Nous avons voulu rendre un hommage très personnel à ce monument de l’écotechnocratie et à sa « mission de sensibilisation » à la biodiversité locale. Armés des meilleures intentions, nous sommes arrivés avec une question très simple : Serait-ce pour les survivants des siècles à venir que vous exposez le souvenir vitrifié de ce que vous allez détruire ?

Arrivés à une heure tardive, nous avons malheureusement trouvé porte close. Comme personne ne répondait à l’interphone, nous avons plusieurs fois martelé notre mécontentement. La politesse n’ayant semble-t-il pas été suffisante, nous avons finalement fait plier les grilles sous le poids de nos questions. Poussés par la curiosité, nous avons voulu contempler les collections temporaires du musée ; et dans un élan d’enthousiasme, y ajouter des échantillons du patrimoine géologique local.

De tout cœur avec les familles des vitrines, la maréchaussée s’est empressé d’accourir à leur secours. Après avoir protégé notre repli par une barricade enflammée, nous avons progressivement tourné le dos à la brume qui s’épaississait.

L’ANDRA, tes mascarades ne nous enfumerons pas !

Les chouettes hiboux de Bure.

  • Encore une belle journée chargée : entre accueil des nouvelles arrivées, organisation de la logistique de la suite de la semaine et du weekend, poursuite des chantiers et début du montage du camp sur le site des concerts, c’est le corps fatigué mais l’esprit toujours aussi déterminé que nous faisons, nous aussi, résonner la forêt en solidarité jusqu’à la lutte de Hambach !

 

 

  •  Ça bouge ailleurs dans l’est, il n’y  a pas qu’à Bure qu’on construit des cabanes : autour de Strabourg, des cabanes d’occupation sont érigées sur le tracé du Grand Contournement Ouest (GCO) par le nouveau collectif ZADGCO, soutien depuis Bure à nos ami.e.s alsaciens ! (@HamsterGrand sur twitter)

15 février, de nouvelles actions de soutien à Bure !

Pendant qu’à Bure on continue de recevoir du monde et préparer ce weekend, dans de nombreux lieux, des actions pour nous soutenir sont lancées !

 

Une revue de web non-exhaustive de l’appel à venir le 18/02:

 

En réponse à notre appel, de nouvelles actions de soutien à Bure  :

  • Le 18/02 Sortir du Nucléaire Trégor organise une action à 11h à Lannion
  • A Valence un communiqué d’action reçu par mail, contre EDF :

A Valence comme à Bure, le monde du nucléaire ne dort pas tranquille…
La sale huile de vidange à rejoint les mains sales d’ EDF.
Quelques discussions préparatives, quelques rêveries déterminées…et voila un nouveau point d’attaque sur la carte !
Au magasin EDF du centre ville, entre la nouvelle peinture écologique de vidange, tout le monde pourra lire :

Nous  attaquons EDF

Car il est un des acteurs principaux de l’industrie du nucléaire
Car il soutient activement le projet de nucléarisation par l’enfouissement de déchets dans la Meuse, à Bure.
Car ce projet est un désastre environnemental et social, et qu’il est développé par des mafias publiques et privées de manière totalement anti-démocratique.
Car les nucléocrates d’EDF font parti de ces magouilles à cravatte.
Car nous soutenons la résistance active et légitime contre ce projet à Bure, qui subit diverses formes de forte répression.
Car se politiser et agir face à ces perspectives mortifères, c’est simplement exister dans cette société.
Car à ce moment même, des milliers de personnes se rassemblent à Bure pour protester.
Car la lutte anti-industrielle à toujours existé dans la rue comme dans les livres.
Car au quotidien, la course du progrès dévaste la profondeur des vies en nous dorlottant de confort.

L’énergie est notre avenir ? mon Oeil !
L’énergie est leur avenir, n’obéissons pas !

Qu’on se le dise
Ici comme à Bure
Les murs se lavent, pas les consciences.

  • Le 13/02 des ami.e.s ont organisé une action d’enfouissement au centre ville de Grenoble en réponse à notre appel à actions
  • Le 12/02 rassemblement de soutien à Bure à Neuvy-Bouin avec rappel de la lutte contre les déchets nucléaires des années 90 dans les Deux-Sèvres où un projet de laboratoire similaire à Bure avait pu être annulé grâce à une mobilisation intense de la population qui avait réussi a contrer l’ANDRA.

  • Par ailleurs un appel à actions contre le transport d’uranium qui converge sur Trêves les 18 et 19 février :
Action « train » franco-allemande contre les trains atomiques les 18 et 19 février 2017

En solidarité avec la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure en Lorraine

Par notre action, nous voulons protester et informer sur les nombreux transports de Yellow Cake (concentré d’uranium) entre l’Allemagne et la France. Régulièrement, des bateaux en provenance de Russie et de Namibie jettent l’ancre dans le port de Hambourg et livrent du Yellow Cake. Celui-ci est la matière première nécessaire à la fabrication de combustible pour les centrales nucléaires ou les bombes atomiques dans le monde entier. Il est acheminé par train depuis Hambourg vers l’usine AREVA de Narbonne Malvési dans le sud de la France, passant pas Cologne, Trèves, Woippy et Montpellier.

Des militant-e-s vont partir ce samedi 18 février de Kiel (les bateaux nucléaires passent par le canal de Kiel) et Hambourg pour rejoindre Trêves, emportant avec eux un symbole représentant du Yellow Cake. Ils vont suivre le trajet emprunté régulièrement par les trains atomiques. A Trêves, ils vont récupérer des objets venus de France, symbolisant de l’hexafluorure d’uranium ainsi que des morceaux du mur des travaux liés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires CIGÉO, symbolisant la résistance à ce projet fou et dangereux. Le voyage se terminera le 19 février à Gronau où se trouve l’usine d’enrichissement de l’uranium allemande. L’hexafluorure d’uranium qui y est transformé provient souvent de Pierrelatte en France.

Les militant-e-s antinucléaires veulent par leur action informer les voyageurs et le personnel des entreprises ferroviaires sur les nombreux transports atomiques et les dangers qui y sont liés, ceux-ci sont peu connus du grand public, du fait que les autorités n’informent pas sur le sujet. En cas d’accident, personne ne sait comment réagir. Les transports atomiques sont me en Allemagne sensés continuer indéfiniment, puisque les installations et les transports qui permettent à l’industrie nucléaire de fonctionner ne font pas partie de la loi allemande sur la sortie du nucléaire.

L’action a de plus lieu en solidarité avec la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Une grande manifestation aura lieu à Bure le même jour. Les travaux de construction du site d’enfouissement des déchets nucléaires ont commencé l’été dernier. C’est grâce à une résistance déterminée, qu’ils ont dû être stoppés au mois d’août 2016. Le mur érigé par l’ANDRA (Agence nationale de gestion des déchets nucléaires) pour protéger les travaux est tombé sous les coups déterminés des manifestant-e-s à la mi-août.

« Arrêter d’en produire et surtout ne pas enfouir », c’est une revendication connue quand il est question des déchets nucléaires.

Et c’est bien ce qui unie les activistes participant à l’action « train » et les militant-e-s de Bure ce week-end : Il s’agit de stopper la production de déchets nucléaires à sa source. Pour cela, il faut stopper les transports atomiques qui permettent à cette dangereuse industrie de fonctionner

 

Pour plus d’informations

Page web de la campagne allemande contre les transports d’uranium : http://urantransport.de

Appel pour l’action « train » en allemand : http://urantransport.de/aktionstage/aktionsfahrt/

Appel pour l’action « train » en francais : http://urantransport.de/wp-content/uploads/2017/01/2017-appel-action-train-uranium.pdf

 

 

14 février, Nous avons déclaré notre flamme à l’ANDRA !

20h30 : 80 chouettes hiboux partent de la Maison de Résistance vers l’œil mauvais du village de Saudron (le laboratoire de l’Andra).

En cours de route, passant en vue des terres qui devraient accueillir le projet de transformateur électrique que l’ANDRA souhaite installer pour alimenter CIGÉO, nous avons allumé nos magnifiques flambeaux. Ils rivalisaient dans la nuit avec l’écrasant éclairage du Laboratoire, au loin. Après 40 minutes de marche enjouée, nous y sommes parvenus et constatés sans étonnement qu’il était étroitement gardé par les Gendarmes mobiles.

« On est plus chauds que CIGÉO ! » « ANDRA dégage, résistance et sabotage ! »

Après une petite danse autour d’un brasier improvisé, les broussailles du rond-point devant le laboratoire se sont embrasées. Au retour, les vitres d’une cabine de surveillance ont volé en éclat, un peu de peinture a volé et des flammes sont venues lécher le digicode d’une des grilles d’entrée.

Une douce soirée où même la lune, rousse, a déclaré sa flamme à l’Andra, et ce n’est qu’un début …

Marche aux flambeaux vers l’ANDRA ! from vmc on Vimeo.

 

13 février, une semaine chargée avec du beau monde qui s’annonce

  • La logistique du 18 février est en route ! Ça range dans tous les coins de la Maison de Résistance, une vingtaine de personnes nous ont déjà rejoint.e.s et s’activent sur moults chantiers (cuisine de choc pour la semaine, dortoirs qui prolifèrent dans chaque recoin, installation de l’accueil maison avec infokiosque, bureau automedia, legal team et camion médic s’installent).

10 février, Réaction populaire contre les violences polières

À Bure, dans les villes, dans les forêts, en solidarité avec Théo, tout le bois Lejuc se dresse contre l’inhumanité des actes racistes et homophobes commis par la police.

3 février, un clin d’oeil de la forêt de Hambach

Encore un week-end qui s’annonce chargé mais qui pour l’instant s’amorce tranquillement à la maison de Bure. C’est sous un ciel hésitant, un peu gris, que nous recevons ce matin le soutien des copaines d’Hambach!

En marchant dans la forêt d’Hambach, avec des barricades et des tranchées construites après l’intrusion des vigiles de la RWE et de la police, la nouvelle arrive que la même répression conduite par l’avarice des fous creuseurs de sol s’est abattue sur nos camarades de Bure qui résistent contre la destruction de la forêt censée permettre plus encore de folie extractionniste sous la forme ici d’une poubelle nucléaire. Baricades détruites, vigiles, blocages routiers par la gendarmerie, tant de choses qui résonnent si familièrement à nos oreilles, aussi familièrement que la destruction mondialisée des habitats afin d’extraire chaque dernière goutte de poison, qui tue les écosystèmes, les communautés , les peuples et le climat pour remplir les poches de ces barons mafieux.

Ainsi, aux companieros de Bure et tout ceux et celles qui reçoivent cet assaut, debout sur les barricades, perché-e-s sur les cabanes dans les arbres, ou dans les caravanes, combattant ce monstre extractionniste et capitaliste, un grand cri de solidarité résonne de la foret d’Hambach jusqu’à vous

Fil info 8 Fevrier – les flics sont passés dans la foret et à la gare ..

Fin de l’alerte à 10h30. les flics sont repartis de la forêt et de la gare. ils ont démonté la barricade agricole mais les champs sont toujours là et la foret tient toujours !
Fil info 8 Février – les flics sont passés dans le bois Lejuc et aux barricades agricoles ..

9h30 – Alors qu’aujourd’hui se déroule le procès concernant l’expulsion des occupant-e-s du bois Lejuc à Bar Le duc, les flics viennent d’arriver barricade nord et barricade sud. on parle de 3 fourgons à chaque barricade.

Au même moment, des gendarmes débarquent  à l’ancienne gare de Lumeville. ils s’en prennent aux barricades agricoles  qui matérialisaient notre occupation. 

10h – Attention route barrée entre Mandres en Barrois et Lumèville. Les flics ont un arrêté préfectoral pour contrôler les personnes dans le véhicule et font faire demi tour. Pour soutenir les semis venir à luméville et finir à pied ou passer par Cirfontaine

10h15 – Les flics sont repartis de barricade sud. ils ont enlevé les pneus devant mais la barricade est ok.

Par contre grosse pression sur le champ à coté de l’ancienne gare de lumeville. une pelleteuse s’en prend aux barricades agricoles. des copain-e-s sont dans le champ pour protéger les cultures.

10h30 – Dispositif relevé à la gare. les flics sont partis après avoir retiré l’ensemble de la barricade. décidément ils ont l’air d’aimer les pneus..

A priori plus de bleu à l’horizon, ça ressemble à un coup de pression .. pas serein l’équipe de l’ANDRA? au moment où le bois leur échappe, ils cherchent à nous intimider?

11h – Fin d’audience sur l’occupation du bois Lejuc à Bar Le Duc. Rendu du jugement cole 22 Février. D’ici là, ils n’auront pas d’ordonnance d’expulsion pour nous expulser. 

Fil info janvier 2017

31 janvier, une journée au tribunal

  • Aujourd’hui se tenaient deux audiences, respectivement à Bar-le-Duc et Nancy, la première en renvoi d’un procès contre deux militants pour refus de prélèvement ADN en été 2016, le second intenté par des habitants de la commune de Mandres-en-Barrois contre la cession de leur bois.

Contre nos deux ami-s le procureur a requis 500 euros avec sursis et 3 mois avec sursis. Encore un réquisitoire hallucinant !

Communiqué suite au procès

Quant à l’échange du bois, la rapporteuse publique a confirmé ses conclusions et demande l’annulation de l’échange du bois. Délibéré le 28 février.

  • Comme nous nous y attendions, après le passage de l’huissier et de son service de communication, hier soir et ce matin l’ANDRA a cru bon de sortir un scénario de com. digne des mauvais films : une annonce sortie de nulle part d’une attaque informatique contre son site. Et dans le même temps, quelques photos savoureuses de la douzaine d’horribles « zadistes » cagoulés qui l’ont empêchée d’entrer dans le Bois Lejuc hier matin.

Quelques heures plus tard, l’information a fait un flop, tandis que la vidéo que nous avons diffusée de Emmanuel Hance, l’ingénieur terrible de l’ANDRA, versant de l’essence sur la barricade où sont agrippés nos ami-es, a reçu un grand nombre de visites et des commentaires choqués de son comportement.

L’ANDRA a encore raté une occasion de faire le mort, alors qu’elle est mise en difficulté sur le terrain et en justice, une stratégie qui lui a toujours mieux réussi que l’inverse.

 

 

(suite…)

Fil info décembre 2016

31 décembre

Chouette soirée de nouvel à la maison, avec pas mal d’ami-es d’ici et d’ailleurs qui nous ont rejoint-es. Danse jusqu’à 7h du matin pour certain-es, discussions passionnées dans la cuisine pour d’autres, promenade nocturne pour d’autre et crise de foie pour les dernières.

22 décembre – le retour de l’huissier

16h00 : L’huissier missionné par l’ANDRA était de retour dans le Bois Lejuc, avec son escorte de vigiles et sous la surveillance distante des gendarmes. Quelques photos prises, il est reparti.

19 juin-19 décembre : ça fait 6 mois qu’on occupe le bois Lejuc !!

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6 mois d’occupation, c’est aussi 6 mois de rencontres, de fêtes, de pique-niques, 6 mois de bricolages et constructions, au sol et dans les airs. 6 mois d’intensification de la lutte locale contre Cigéo et son monde, de manifestations, de déambulations… Le 19 juin par un pique-nique en forêt s’est prolongé en une occupation joyeuse et déterminée. On s’est fait expulser, on a détruit un mur, on est revenus. 6 mois après, on (s’)y trouve toujours des feux, des chants, des courges farcies cuites au feu de bois, de l’énergie, plein de discussions, de la musique… Les hiboux de la forêt de Mandres sont toujours chez eux et comptent bien y rester !img_0060

D’ailleurs, le premier habitant officiel du bois, Sven, y a fêté son anniversaire, le 13 décembre dernier ! L’occasion d’un bon repas autour du feu, et d’inaugurer une (l)hutte de sudation, histoire de se réchauffer pendant ces froides nuits d’hiver !

Rebelote ce week-end, pour la fête du solstice d’hiver déter ! On était environ 80 personnes à venir passer une journée en forêt. Au programme : ateliers grimpe, construction de barricades, bardage de cabanes, séances digestives de badmington sur la « badrricade », balade pour aller admirer le travail de reboisement de l’Andra, repas et soirée autour du feu… On remercie chaleureusement tou.te.s les ami.e.s qui sont (re)venus nous voir et nous ont apporté, avec leur bonne humeur, matos et bouffe pour tenir l’hiver. L’esprit festif et déterminé de l’été flotte encore sur la forêt !

reboisement

Dans le même temps, la mascarade de l’Andra continue… Son « reboisement » de quelques 2300 plants est presque terminé : une charmante attention de la part de nucléocrates so green (nous les remercions) mais leurs arbrisseaux ne feront pas oublier les souches mortes à quelques centimètres de là. D’ailleurs, qu’on ne se méprenne pas sur la sincérité de ce mea culpa : sur le terrain, l’Andra continue de nous envoyer régulièrement ses flics et ses vigiles pour créer une atmosphère de tension aux alentours du bois… en attendant une expulsion ? Sur le plan juridique, la prochaine audience concernant la forêt se tiendra le 5 janvier 2017… Affaire à suivre.

Et sinon, à la maison de la résistance, la cuisine se pare de nouvelles couleurs ! A découvrir en exclusivité quand vous voulez !

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Enfin, à lire ailleurs ! Le communiqué de Stop Bure 55 sur la réunion du « Comité de Haut Niveau de Cigéo » (rien que ça !!) à Bar-le-Duc vendredi dernier. Ou comment les grands de ce monde se barricadent d’eux-même dans la préfecture !

Jeudi 1er décembre – La fête de l’éco-enfouissemement continue!

La contre-attaque médiatique de l’ANDRA se poursuit avec la régularité d’un métronome. Après le début de « reboisement » du bois Lejuc le 30 novembre : une réunion de concertation pour « les milieux naturels et la biodiversité » le 1er décembre. Eteindront-ils enfin demain les hideuses lumières de leur laboratoire pour être plus éco-citoyens? On ne peut que le souhaiter.

En attendant, heureusement, des hibous veillent…

 

Opération « haie d’honneur » pour la consultation – étape 1 !

photo3Des nouvelles fraîches de la biodiversité à Bure ! On a signalé ce matin dans l’écosystème meusien la présence de quelques hibous forts déçus de ne pas avoir été invités à une « concertation » organisée par l’ANDRA avec les « acteurs du territoire » en vue de l’étude d’impact globale de la poubelle nucléaire. C’est dommage, ils avaient pourtant quelques idées sur la question…

C’est donc pour réparer cette injustice qu’un défilé bariolé s’est mis en route à 13h40 vers la salle des fêtes de Bure, puis vers l’espace technologique du labo, où des nucléocrates à court d’idées retorses avaient déplacé leur réunion en catimini. Le cortège arrive malgré tout assez tôt à destination pour accueillir les participants et leur rappeler en musique avec qui ils allaient se « concerter ». Leur tract précisait : « les prétendues consultations ne sont qu’un autre des rouages d’une stratégie de communication à grande échelle. Comme pour le débat public de 2013, tout est ficelé d’avance. »photo2

 

Opération « haie d’horreur » pour le greenwashing – étape 1bis !

Après la consultation, la fête de l’éco-enfouissement se poursuit au nord du bois Lejuc. Comme hier, le tracteur, flanqué de quelques gendarmes, d’Emmanuel Hance et de ses vigiles, trace son sillon infernal. La scène est surréaliste : à quelques centimètres des souches des arbres abattus quelques mois plus tôt, on prépare la plantations de quelques dérisoires arbrissimg_20161201_145747eaux. Pourtant, nul besoin de préciser que, si rien n’est fait, c’est une portion encore plus grande du bois qui sera de nouveau rasée pour construire la zone des puits de ventilation. Mais peut-être que, là encore, on assistera au spectacle absurde d’un tracteur creusant des sillons sur un désert pour y replanter quelques arbrisseaux : c’est ça l’esprit de la réversibilité façon Cigéo.

 

Face à cette absurdité, une évidence s’empare des hibous : une haie d’arbre morts, une « haie d’horreur » pour une mascarade de reboisement, une rangée de branches sans vie pour rappeler que l’Andra a déjà massacré le bois et le massacrera encore. L’insolence de ce greenwashing vire au sinistre, mais les hibous choisissent encore une fois la dérision : c’est encore en musique et dans la joie de lutter ensemble que se déroule cette parodie de reboisement. L’esprit de l’été revient sur les hibous.

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La future zone des puits (selon eux), largement défrichée…

 

Vite, l’étape 2 pour un hiver déter’ !

Devant nous, encore au moins 12 jours de pépiniériste reboisant ce qui a été déboisé pour mieux redéboiser plus tard, encore des réunions de concertation fantoches, et bientôt l’anniversaire de Sven Lindstroem dans la forêt. Il y aura l’étape 2, et les autres suivront. L’hiver s’annonce déter’ mais on a besoin de monde!

On ne nous éco-enfouira pas.

On ne nous atomisera jamais.

 

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Les pancartes présentées devant l’entrée de l’ANDRA aux participants à la réunion de concertation :

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Fil info Novembre/Décembre 2016

Quelques nouvelles d’ici et là !

  • La maison fête son annif

affiche-anniv_maison_coloriseePour fêter ses 12 ans, ce 3 décembre, la maison était en pleine effervescence : entre la cuisine, la salle multiactivité, le bureau, chacun-e y allait de ses préparatifs pour le cabaret du soir.

Confection de pochoirs pour faire des drapeaux, préparation de galettes, répétition de chansons, impression de paroliers, écriture de petits mots pour la criée publique, une chouette créativité et bonne humeur contagieuse.

Après un repas plus que copieux, agrémenté de photos d’un passé déjà bien rempli de mobilisations et de chantiers, la tablée s’est joyeusement époumonée à chants et à cri, transformant tables, assiettes, couverts et tout ce qui passait à portée de main en instruments improvisés. Violons, guitares, tambours se sont joints à la fête, d’abord en solo, duos, trios superbes, puis dans un boeuf musical endiablé. Les tables repoussées hâtivement ont laissé la place aux danseurs, la fête s’est étirée jusqu’à tard dans la nuit, entre plusieurs ambiances : slam ici, techno là, discussions un peu partout …

Un bien bel annif, avec plein de visages qu’il fait bon revoir dans notre petit coin de Meuse réfrigéré !

  • Dans le bois ça sillonne

Suite à un mail de leur part, on les attendait mardi, ils sont finalement venus dans nord du Bois Lejuc mercredi à 16h avec des vigiles, un tracteur et une poignée de gendarmes. L’ANDRA avait été condamnée en août à remettre le Bois en état dans les 6 mois, 5 mois plus tard les voilà qui prennent l’ouvrage à coeur et creusent un sillon durant 2h d’intense activité. À ce rythme là, ça va prendre du temps de remettre en état 8 hectares de défrichement, de remiser quelques centaines de tonnes de remblais et de murs en béton et de replanter plusieurs centaines d’arbres déracinés.

Pour leur donner du coeur à l’ouvrage, on leur tient compagnie, avec musiques et encouragements.

Jeudi 1er décembre on a remis ça, après une petite visite à l’entrée du pôle technique où se tient une réunion de concertation entre l’ANDRA et les « acteurs du territoire » : universitaires, associatifs et autres, invités à s’intéresser à « l’impact de CIGEO sur Biodiversité et les milieux naturels » pour les futures études d’impact destinées à ravager le Bois Lejuc et bien d’autres espaces destinées à accueillir la poubelle nucléaire.

  • Gudmont dit non !

gudmont-dit-non-vignetteEn plus de la poubelle nucléaire, le lobbie electro-nucléaire sûr de lui, cherche à implanter tout un ensemble d’infrustructures liées au nucléaire sur ce même territoire. Après la plateforme de Void-Vacon, un stockage de déchets FA-VL à Soulaine, une blanchisserie à Joinville, … le dernier projet est une recyclerie à Gudmont, à quelques km de Joinville .. Mais c’est sans compter sur les habitant-e-s du coins qui depuis la nouvelle ne cessent de dire massivement NON ! Dernière action en date dimanche 27 Novembre où tout le village se trouvait à vendre .. à voir par là !

 

 

On compte bien vous tenir au courant des prochaines mobilisations à Gudmont. Les habitant-e-s ont besoin de soutien ! Il est vraiment temps de mettre en place une inter-luttes locales contre la nucléarisation du territoire !

Plus d’informations sur la page facebook de mobilisation des habitant-es de Gudmont-Villiers

  • Une blanchisserie à Joinville.. bin non!

Poursuivons avec ces projets horribles .. Unitech souhaite implanter une blanchisserie pour les vêtements de travail du nucléaire à Joinville. Pratique ! C’est quand même pas loin de Soulaine pour le stokage… Mais pas sûr que la Marne s’en remette .. Rassurez vous, des collectifs commencent à se bouger sur la question. En voila d’ailleurs une belle affiche!

 

  • Barricades agricoles contre la poubelle nucléaire !

img_5612Ce 13 Novembre dès le bon matin, des personnes convergent vers l’ancienne gare de Luméville .. Sur place, l’ancien champ de patates planté en avril 2016 à la place des friches mortifères de l’ANDRA, s’est transformé en champ de blé … Il ne reste qu’à reconstruire des haies avec joie et coeur pour parachever cette remise en culture ! Toute la journée des gens du coin et de plus loin vont se succéder derrières les pioches, pelles, … Un beau renfort aussi de personnes du réseau Reclam the field, qui avaient leur assemblée annuelle ce même we à la maison de résistance .. L’ANDRA souhaite transformer des terres agricoles en poubelle nucléaire? Alors, nous les reprendrons !

La nuit venue, une chorale s’est improvisée devant la vigie patate transformée en bar autour d’un dernier vin chaud ..

 

Mercredi 30 novembre – La fête de l’éco-enfouissement a commencé !

Mercredi 30 novembre après-midi, l’Andra, Hance, ses vigiles et le petit prince Dubois, sont venus dans le bois, pas pour nous serrer la pince. Ni pour poursuivre des travaux de déboisements, ou même de sondages géotechniques. Non : pour faire des travaux de « reboisement ».

Car il est clair que l’agence agit maintenant « dans les clous ». C’en est fini des attitudes m’as-tu-vu de cet été, à coups de défrichements illégaux, de coups de lattes des vigiles, de militarisation énorme du territoire. Qu’on se le tienne pour le dit, l’Andra et la « justice », ça fait un !

Donc, ce fameux reboisement permet à l’Andra de remplir ses obligations vis-à-vis des tribunaux, conformément à la décision du TGI du 1er août enjoignant l’Andra à obtenir l’autorisation de défrichement dans un délai de 6 mois, ou remettre en état les zones défrichées. L’agence est en cours pour l’autorisation. Et là, elle commence donc à reboiser….pour mieux pouvoir revenir complètement dans la forêt sous peu et continuer ses travaux dégueus.

À 14h30 donc, à l’entrée nord du bois Lejuc (accès Ribeaucourt), Hance, flanqué de 3 vigiles est arrivé – après que deux véhicules de flics sont venus vérifier le terrain un peu plus tôt, certains posant tranquillement en treillis militaire, boucliers etc. De quoi reposer une ambiance très sympathique. Les cerbères attendent, sans que le beau soleil d’hiver semblent aller plus loin qu’effleurer leur crâne sans y faire rentrer de lumière. Pendant ce temps-là, trois véhicules de gendarme mettent un coup de pression à l’entrée sud.

À 16h, l’objet de l’attente paraît : un tracteur, flanqué à nouveau d’un pick-up de vigiles. La machine est munie d’une roue dentée qui peut creuser des sillons.

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Un reboisement tout en douceur.

  De 16h à 17h30, le tracteur, vaguement protégé par les vigiles, va tracer 2 sillons de 15-20 cm sur environ 100 m, sous la direction de Emmanuel Hance, qui, quand il ne pousse pas les agriculteurs à bout ou au cancer pour récupérer leurs terres, ou quand sa maison n’est pas crottée, endosse volontiers le rôle de chef de chantier. La roue trace ses sillons, en passant proche de quelques souches. Drôle de manière de reboiser.

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Emmanuel Hance, aux « manettes » du reboisement.

À 16h45, 4 véhicules de gendarmerie débarquent, avec le commandant Dubois à leur tête. Le tableau de famille était ainsi complet. On se croirait ramené 3 mois et demi en arrière, avec vingt degrés et 4 heure de jours en moins.

Une dizaine de hiboux du bois étaient là pour observer et prendre acte de leur retour. À 17h45 les véhicules repartent dans la nuit tombante.

Le même manège est, a priori, censé se répéter pendant les 15 jours. Le 15 décembre une des audiences de l’appel de l’Andra sur le jugement du 1er août aura lieu. Les coups de pression et les patrouilles de flics risquent de se renforcer encore. Tout ça pour nous mettre à bout et expulser ensuite la forêt tranquillement ?

Ça ne se passera pas comme ça ! Même en hiver, les hiboux restent déters !

Avec l’Andra, la novlangue devient réalité : la destruction de la forêt, c’est son reboisement !

Les prochaines dates de la fête de l’éco-enfouissement :

– Tous les jours à venir, en lisière du bois, surveillance et présence auprès de leurs travaux en lisière.

Jeudi 1er décembre, à 14h, salle des fêtes de Bure, « haie d’honneur » pour la réunion d’enfumage « Ateliers biodiversité et milieux naturels ».

Vendredi 2 décembre à 19h, assemblée stratégique autour de la forêt à la Maison de résistance à la poubelle nucléaire.

Fil info septembre-octobre 2016

20161011_15144910/10 : à Bure, alerte matinale, les vigiles sont dans la forêt : armés de bâtons ils accompagnent un sinistre huissier qui note, filme à la Go Pro, refuse de justifier sa présence. Un huissier c’est en tous cas jamais de bon augure : l’ANDRA prépare son retour, on l’attend de pied ferme ! 20161011_151615Au retour de la forêt nous croisons une voiture de gendarmerie sur le chemin communal, d’autres voitures ont recommencé leurs rondes incessantes devant la maison, perturbées par les travaux qui ont lieu sur toute la commune de Bure. Plus tard dans l’aprem, nous nous sommes ainsi précipité.es dehors, alors qu’une voiture bleue banalisée passait devant la maison avec à son bord des individus à lunettes noires. Vu de près, il apparaît rapidement que nos amis sont des gendarmes en uniforme qui nous filment allègrement au passage.

09/10 : du côté de NDDL, une réunion intercomités qui nous conforte dans l’idée que les collectifs de soutien sont encore bien présents et vivaces et qu’ils sont prêts à épauler la ZAD au moment où les expulsions surviendraient. Partout en France, préfectures, mairies, routes, places seront bloqués et investis le soir-même d’une menace. ZAD partout !

 

5010575_6_515c_inivtes-a-apporter-un-baton-sur-la-zad-de_c16f98bf50fcf8de9b32a3b11023a303

14516388_1105038592927437_5386775958809791702_n08/10 : d’avis général, une bien belle journée de mobilisation pour la ZAD : une manifestation avec des milliers de personnes convergeant à travers les bocages (pour l’occasion on avait peint une belle série de masques de hiboux), un superbe hangar porté par des dizaines de charpentiers qui s’élève dans les airs, des cantines autogérées qui s’alignent pour nous nourrir avec plein de bonnes choses, des infokiosques bien fournis, un très bon cabaret des ami.es de la ZAD pour retracer son histoire, un mur impressionnant de bâtons pour défendre la ZAD et des concerts avec une super ambiance (spécial mention pour le ZAD Social Rap qui nous a mis une sacrée claque émotionnelle avec ses drapeaux noirs, cagoules et feux de bengales !). Bref, on ne peut pas laisser expulser la ZAD, vraiment pas ! C’est trop de nous et de richesse qu’on y perdrait … en tous cas nous serons là pour la défendre, que ce soit de Bure ou sur place ! (« il n’y aura pas d’aéroport à Bure » comme le disait notre banderole).

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03-07/10 : la vingtaine d’entre nous partie de Flamanvile pour passer la semaine à NDDL en préparation du 8 octobre s’est étoffée tout au long de la semaine de visages croisés tout au long de l’été d’urgence. La ZAD est décidément le rendez-vous mondain des militant.es de tous horizons, il ne manquait pas grand monde à l’appel. On aura passé une belle semaine au potager, à préparer notre sketch sur scène pour le samedi, à prendre part aux réunions, à découvrir la ZAD et ses constantes évolutions, à perturber (honteusement) le sommeil de nos voisins par une manifestation dansante nocturne, à nous imprégner des préparatifs de défense en cas d’expulsions et à … flemmarder un peu quand même dans les bocages, dans les salons des différents lieux. Bref, une chouette semaine à échanger pas mal de choses !

Du côté de Bure, des vigiles rôdent dans les bois, armés de bâtons.

01-02/10 : direction Flamanville pour un certain nombre d’entre nous, pour la grande manifestation contre l’EPR, à l’appel du CAN-ouest. La route est longue mais le paysage à l’arrivée suffit à sa compensation : des bocages normands vallonnés très aquarellables, une mer magnifique au long de la côte de falaises décharnées prolongées par les paturages et maisonnettes en pierres. Et pour encadrer et dominer la vue de part et d’autres, la monstrueuse usine de retraitement de la Hague, et le non moins monstrueux futur EPR. Manifestation de 3000 personnes, sans entrain, avec une sono crachotante qui rappelle les mauvais jours syndicaux, un service d’ordre assez peu créatif et tolérant, un final très décevant, à tourner le dos à une usine fortifiée, armée jusqu’aux dents de gendarmes.

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Au passage, on a retrouvé nos ami.es du renseignement et leur camion big brother qu’on avait déjà rencontré à Bure aux 100 000 pas il y a un an. Hélico au-dessus du camping, passage avec caméra téléscopique au-dessus de la haie lors de la discussion sur Bure, on sent que les quelques dizaines que nous étions représentaient une menace évidentes pour les deux forteresses nucléaires ^^

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Et si par hasard vous cherchez des sous-traitants, faites votre choix !

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Et pour finir la journée, kermesse à Siouville (rien à voir avec l’été indien) : barnums blancs et merguez frites, concert sous pluie et sans énergie.

20161001_192543Bref, si on enlève la baignade dans un cadre saisissant et dans une eau chauffée au tritium et cesium, des bonnes tranches de rires de la commission lol occupée à inventer des slogans plus politiquement incorrects les uns que les autres, dans le cortège de la manif, un camping autogéré super bien organisé et accueillant de nos ami.es de la Grange de Montabot (avec lesquels nous nous sommes symboliquement jumelés, avec un mur du Bois Lejuc et des morceaux de pylones de la THT), on garde de ce week-end plus qu’une amertume, vraiment un ressentiment qui devrait bientôt se traduire sous forme d’un texte collectif ébauché dans la voiture vers NDDL et au gré des discussions entre nous.

01/10 : le 1er octobre on a aussi les copain.es d’Urcel qui organisaient un concert de soutien à la lutte à Bure, un grand merci à eux et en espérant être plus nombreu.ses des leurs la prochaine fois ! 

20160929_10494129/09 : les gendarmes, devenus quasi-invisibles depuis un mois et demi, reviennent : contrôle inopiné au milieu des champs : « vous comprenez, on fait notre boulot, on contrôle tout le monde, pas spécialement vous ! » ; au milieu des champs, sur un chemin communal, à deux pas du Bois Lejuc ? Mais bien sûr, c’est évident, nous sommes paranoïaques, la conduite en ivresse ça fait des ravages chez les tracteurs, c’est bien connu …

14520451_1105038669594096_1180397318559566718_nA la Maison de la résistance on se prépare pour la manifestation de Flamanville en mettant en sachets des fragments de betonnites authentiques prélevée sur le mur de l’ANDRA, pour imiter les sachets d’argile des profondeurs que l’ANDRA distribue lors de ses portes ouvertes. Une vraie production à la chaîne : plusieurs centaines de sachets remplis et étiquetés patiemment en une demie-journée.

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Bure cabaret d'anticipation

25/09 : près de 200 personnes et un petit groupe  de gens venus de Bure et leurs soutiens, à la Parole Errante à Paris pour le Cabaret des Scotcheuses en soutien à la lutte à Bure. L’occasion de redécouvrir des moments chouettes des actions de l’été compilés en vidéo et de voir la vidéo finalisée de Bure-les-Bains tournée par un ami à la suite du week-end de chute du mur. En soirée, un cabaret monté par les scotcheuses et déjà joué à Bure en plus petit comité auparavant, à la fois fascinant, angoissant, saisissant de réalisme, esthétique, troublant, nous a guidés à travers la Parole Errante à travers des scenettes d’anticipation superbement interprétées. Vraiment une belle surprise pour nous qui avions pour les un.es fait figurant.es pour les fragments cinematographiques, pour les autres avions ébauché les idées entre deux rires et verres de soirées avinées, et les derniers avons retrouvé dans un miroir déformant, une projection angoissée de ce que pourrait être notre avenir et parfois le dérisoire de la lutte présente. Vivement que les scotcheuses reviennent fin octobre pour le tournage de la suite !

murouvertaffiche_400x600Dans le même temps, l’ANDRA accueillait des centaines de personnes à la suite de sa campagne massive de propagande pour ses portes ouvertes. Certain.es d’entre nous étaient présent.es à l’entrée pour tracter, d’autres ont été invité.es à sortir suite à des questions trop indiscrètes. Et certains journalistes et badauds, encore intrigués par notre happening destructif d’août, ont pris à la lettre notre invitation au « Mur ouvert du Bois Lejuc » et se sont aventuré.es dans le Bois pour y visiter les ruines de l’orgueil de l’ANDRA.

19/09 : nous étions nombreuses à nous déplacer au TGI de Paris pour le procès de notre ami, intenté par la préfecture de Paris pour complicité d’attaques informatiques en soutien à Sivens et en réaction à la mort de Rémi Fraisse. Pas assez de places pour tout.es rentrer dans la salle, des anonymous venus de loin, mais le procès est repoussé au 6 mars 2017. Ironie ou volonté, c’est à cette même date qu’en 2014 étaient expulsé.es les occupant.es de Sivens.

17/09 : une trentaine de personnes se sont réunies à la Maison de la Résistance pour l’assemblée de la lutte de Bure. Ont été fait des retours de l’été d’urgence, évoqué les procès passés et à venir, la répression plus généralement, les prochaines échéances de lutte d’octobre et novembre et notamment le soutien en cas d’expulsions à NDDL ou le week-end de rencontres du réseau Reclaim the Fields mi-novembre.

La soirée se finit en veillée nocturne autour du feu à chanter et discuter sous les cabanes qui ont fleuri étrangement dans de puissants chênes au-dessus de nos têtes dans les derniers jours.

 

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15/09 : suite à la manifestation loi travail du 15 septembre à Paris et Nancy, deux camarades se sont respectivement fait interpeller à l’un et l’autre endroit. Le premier a été l’objet d’une interpellation ciblée à l’issue de la manifestation de Nancy par une unité de la BAC qui a fondu sur un groupe d’une quinzaine de militant.es venu.es de Bure pour défiler. Après une vaine résistance du groupe, l’ami a été extrait du groupe puis détenu près de 24h au commissariat central où un rassemblement d’une cinquantaine de personnes a bloqué joyeusement, en chantant et en tambourinant sur des poubelles placées en travers, l’entrée principale durant deux heures avant de repartir à une trentaine en manif sauvage et se disperser dans les rues de Nancy poursuivis par des fourgons de la CSI. À Paris le camarade a tenté de s’interposer dans une interpellation en début de manifestation, avant de se retrouver emmené à son tour en garde à vue puis conduit au TGI de Paris le surlendemain.

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Trois procès en définitive : le 14 octobre à Paris, le 14 novembre et le 2 décembre à Bar-le-Duc

Si on excepte cette issue malheureuse, la quinzaine de personnes mobilisée sur Nancy a échauffé l’ambiance pluvieuse de ses chants, slogans, et joyeuse folie chaotique qui perdure de l’été. Masques de hiboux et banderole de soutien à Bure étaient au rendez-vous.

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12/09 : nous étions plusieurs dizaines mobilisé.es devant le TGI de Bar-le-Duc pour le procès de notre ami hibou qui est accusé d’avoir machouillé le doigt d’un gendarme lors des expulsions du Bois Lejuc le 7 juillet dernier. Un doigt au goût amer de répression : 2 ans d’interdiction de Meuse et 6 mois de sursis ! Deux copines qui ont croisé le juge après l’audience ont voulu s’assurer que gâcher la vie des gens ne lui causait pas de troubles de sommeil : rassurez-vous, il a étudié 8 ans pour avoir la légitimité de punir et ça conforte ses nuits. Ya des morsures de doigts qui se perdent !

20160909_09344620160909_15155020160909_15134320160912_11260509-12/09 : début de plusieurs jours de chantier affouages à la Maison de la Résistance : anciens de la maisons et nouveaux se retrouvent pour déplacer le bois de l’année passée et faire place à celui de l’année présente. Place faite, le bois est ramassé en forêt avec l’aide d’un agriculteur de Bure, un boulot assez physique somme toute ! Mais bien utile pour chauffer à un coût dérisoire tout au long de l’hiver : à la Maison de la Résistance (alias Bure Zone Libre) on cuisine et on chauffe au bois. Un privilège des communes rurales menacé : les chauffages centraux guettent, avec leurs promoteurs avides de marchés juteux : à Bure le chauffage s’installe sous les chaussées, on est libre de s’y raccorder ou non, mais combien de temps dureront encore les affouages si une majorité est raccordée et paye sa facture (exhorbitante) ? Lorsque l’ANDRA et autres aménageurs, promoteurs de systèmes globalisés et centralisés, s’en prennent aux forêts, c’est à ce vieux privilège qu’ils s’attaquent, celui qui lie étroitement les habitant.es des campagnes et leurs forêts, leurs champs et prairies.

06/09 soir : à la pioche, à la bêche, à la main nous avons retourné nos semis collectifs de patate du printemps et en avons  extrait plusieurs dizaines de kilos de pommes de terre. 500 m2 pour nous nourrir durant quelques semaines, un beau début d’autonomie pour la lutte et une bonne patate à l’ANDRA qui laisse des terres agricoles en friche, au mépris des agriculteur.euses auxquels elles appartenaient depuis plusieurs générations !

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Dans le même temps les travaux se poursuivent pour doter le terrain de la gare de Luméville d’une cuisine d’hiver, une pièce chaude pour les moments de réunions hivernales qui s’y tiendront. Nettoyage des joints du bâtiment côté gare et chantier délignage du bois et pré-montage des parois côté Maison de la résistance.

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Une belle énergie de toutes parts !

 

 

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06/09 aprem : pas mal de monde pour soutenir les deux ami.es devant le TGI de Bar-le-Duc qui avaient refusé leur ADN après que les vigiles les eussent interpellés et molestés violemment mi-juillet, lors de la manifestation de réoccupation. Procès qui promettait d’être intéressant, porté par plusieurs avocats et articulé autour de la dénonciation du prélèvement d’ADN qui touche trop de militant.es depuis des années. Déception : l’audience est reportée au 6 janvier parce que le juge … n’a pas pu prendre connaissance de tout le dossier (d’une rare inconsistance au passage).

04-05/09 : un très chouette et intense week-end de discussions sur comment on peut habiter, vivre et lutter ensembles. Une mémorable discussion de 12 heures à bâtons rompus, qui ne voulait plus se clore tant ses participant.es s’y étaient passionné.es ; finalement c’est la fatigue qui en aura eu raison. 46 pages de compte-rendu qui resteront indéniablement des pages précieuses, poignantes de notre histoire collective de lutte à Bure. Des projets à foison, une douce et belle folie pour les traverser, entre doutes et certitudes quant à la possibilité d’habiter un territoire hanté de préjugés, d’omerta et de visées expansionistes de la nucléocratie. Mais durant deux jours nous avons fait germer des idées superbes qui ne manqueront pas d’enraciner plus profondément et radicalement la lutte dans les années à venir. Une nouvelle page collective qui s’écrit dans la lutte non seulement anti-nucléaire mais contre le monde capitaliste qui va avec.

Et pour clore ce beau moment, une veillée au feu où nous avons parlé avec gravité, quelques rires mais surtout avec une émotion souvent à fleur de peau de la répression, de ce qu’elle nous infligeait et de ce que nous avions envie collectivement de construire en réponse à ses isolements, ses interdictions de séjour, ses épées damoclès et ses intimidations.