Fil info

Récit de la confrontation du mardi 23 juin à Barricade Nord

Bure, 10h30 : un appel téléphonique et un épais nuage noir à l’horizon nous signalent qu’une barricade du bois Lejuc est en feu ; la police est à Vigie Sud. Nous nous équipons en vitesse, puis partons en courant ou en vélo pour rejoindre nos ami-e-s qui résistent.

Les hiboux ont enflammé une barricade devant Vigie Sud pour dissuader les gendarmes d’aller plus loin.

En approchant de Vigie Sud, nous constatons que la quinzaine de gendarmes – deux fourgons et trois voitures – est repartie, les hiboux sur place ont défié le coup de pression. La barricade la plus avancée vers la route n’a pas fini de brûler, qu’ielles sont déjà en train d’en faire une nouvelle, bravo les ami-es ! Pensant que l’escouade ira à Barricade Nord, nous nous y rendons massivement pendant que des copain-ines restent là au cas où les forces du désordre reviendraient.

Atteignant Barricade Nord, nous attendons dix minutes avec les copain-ines déjà présent-es…

« Ca arrive ! » nous signale un hiboux. Vite, nous nous masquons à nouveau le visage, un-e copain-ine médic se prépare et nous rangeons les sacs et vélos qui pourraient gêner nos déplacements – la sécurité au travail, c’est important ! Dans le même temps, nous enflammons une barricade pour les maintenir à distance. Tout cela est fait en moins d’une minute.

Une barricade de Barricade Nord, enflammée pour dissuader l’escouade de s’approcher. Au loin : des gendarmes en ligne.

A une quarantaine de mètres, les gendarmes se sont arrêtés. Une dizaine s’est formée en ligne, elle est accompagnée du commandant Dubois, qui malgré son nom ne vaut pas le sous-commandant Marcos.

Pendant cinq minutes on s’observe de part et d’autre de la barricade enflammée. Un-e copain-ine se casque et s’empare d’un bouclier, passe la barricade en feu et se tient prêt-e, à 30m des forces du désordre. Quelques hiboux le rejoignent, pierres à la main.

Un-e ami-e, très impliqué-e dans les actions juridiques, se propose d’aller à la rencontre de l’escouade.

En effet, cette nuit à 4h a été déposé un référé contre le vote qui a eu lieu jeudi dernier (18 mai) par le conseil municipal de Mandres. Ce référé, porté par 33 habitant-es de la commune – soit un tiers des majeurs du village ! –, est suspensif. Conséquence : l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA), qui porte le projet d’enfouissement, ne peut se prévaloir d’être propriétaire du bois. Tenter de nous expulser maintenant n’est donc pas vraiment légitime… Nous acceptons que le/la copain-ine aille dossier en main informer le Commandant Dubois sur les derniers développement de la situation. Il semble la découvrir.

Pendant ce temps, les hiboux sont nombreux-ses à avoir passé la barricade et ne sont plus qu’à 20m des gardiens du désordre.

D’autres, aussi discret-es que le vent dans les arbres, se glissent dans la forêt en direction de l’équipe bleue, pour s’assurer qu’une partie d’entre-elle n’est pas en train d’entrer dans le bois pour nous prendre à revers. Ces habitant-es du bois ne sont qu’à 10m de la brigade. Ielles la voient, l’entendent, épient leurs déplacements, prêt-es à faire diversion si celleux resté-es sur la route sont en difficultés, ou à lancer un signal en cas d’intrusion.

Lentement et sur ses gardes, la brigade commence à marcher à reculons. Une minute plus tard, les gendarmes sont sous le coup de jets de pierres issus du bois et du chemin. Le but ? Montrer que nous sommes déterminé-es à garder le bois. Ainsi, si des décideurs politiques veulent nous expulser, ils devraient assumer des coûts et risques politiques si importants, que cela les incite à repousser cette décision. Ce statut quo nous est favorable : chaque jour qui passe est un jour où l’ANDRA est bloquée dans ses projets sur le bois.

L’escouade a deux flancs à défendre, dont un attaqué par des adversaires invisibles dont les pierres ne sont perceptibles qu’au dernier moment. Elle est submergée et peine à se protéger, d’autant que la pluie de pierre s’accentue et que les hiboux s’avancent avec de plus en plus d’assurance. Les gendarmes regagnent leurs fourgons et commencent à partir dans la précipitation. Deux tirs d’un lanceur de balle de défense (LBD) partent en direction de la forêt ; ils ne touchent aucun hibou. Une pierre quant à elle fait mouche sur une vitre arrière, une belle toile d’araignée s’y dessine au point de ne plus voir à travers.

Les forces du désordre sont parties, le bois n’est plus menacé, les hiboux hululent de joie et se prennent dans les bras. Ce soir, nous ferons la fête !

Fil info mai 2017

Dimanche 28 mai

Goûter en forêt à 16h avec le voisinage. Quelques contrôles de gendarmes dans l’après-midi au niveau du carrefour de Mandres, notamment envers des habitant.es de Mandres (une voisine de plus de 80 ans a du rechercher ses papiers chez elle alors qu’elle était à pieds en direction du bois). Une nouvelle démonstration de l’intimidation bête et mesquine de la préfecture de police.

Samedi 27 mai

Projection du film Pas Res Nos Aresta et discussion ce soir à la Maison de Résistance autour de la lutte de l’Amassada contre un projet de transformateur électrique en Aveyron avec les ami.es de là-bas venu.es nous en parler.

Vendredi 26 mai

Gérard Wecker Beaux-Arts Moselle

Bure est prise dans une belle effervescence ces jours-ci, on prépare les rencontres anticarcérales des 16-18 juin, avec pas mal de réponses positives déjà du côté des invités. On s’active aussi pas mal autour de la préparation de la semaine d’action du 19 au 26 juin, avec un tournage de petit film d’annonce, des chantiers en forêt et d’innombrables réunions de préparation.

La vie quotidienne poursuit son cours dans les potagers, on fait les foins et du bois avec le voisinage. Certain.es d’entre nous s’invitent ici et là dans les fêtes de villages environnants. Avec la chaleur et le soleil, baignades et soirées autour du feu en chansons et rires sont de retour. La vie est douce ces jours-ci, quand elle n’est pas rythmée par les pales des hélicos et les rondes de gendarmes.

Mardi 23 mai, provocation policière aux barricades du Bois Lejuc

11h20 : suite à un court face à face des ami.es veillant sur la barricade nord, avec une quinzaine de gendarmes mobiles accompagnés du Commandant d’escadron Bruno Dubois, ce dernier fait retirer ses troupes mais avertit que la pression policière se poursuivra. Il lui a été rappelé que de nouveaux recours viennent d’être déposés pour le Bois Lejuc.

11h00 : les flics sont entre vigie nord et barricade nord, une barricade a été mise à feu au nord pour les tenir à distance

10h30 : les flics sont peut-être vers Barricade Nord, à confirmer (pas d’alerte pour l’instant)

ALERTE TERMINEE POUR L’INSTANT

10h17 : les flics se sont repliés au niveau de l’antenne, puis direction Mandres.

10h10 : la première barricade a été mise à feu devant la vigie sud afin de tenir les gendarmes à distance

10h : une douzaine de GM ont mis casques et boucliers et avancent de la première barricade. 3 voitures bloquent la route de l’antenne.

09h55 : deux camions de gendarmes mobiles sont devant la barricade, les gendarmes sont descendus de voiture. Le dispositif n’est pas énorme mais les flics semblent plutôt agressifs et avancent vers la barricade.

(suite…)

Nous n’avions plus peur

Ce texte est un récit situé de la journée du 18 mai, entre Bure et Mandres-en-Barois (Meuse), l’épicentre de la contestation autour du bois Lejuc. Le 18 mai a eu lieu un nouveau vote du conseil municipal de Mandres pour confirmer la spoliation du bois communal au profit de l’Andra et de son projet démentiel de cimetière radioactif.

Mandres sous état de siège

En 2013, les habitant-e-s de Mandres ont affirmé par référendum ne pas vouloir se séparer de leur bois communal (le bois Lejuc), malgré les promesses mirobolantes que l’Andra offrait en échange. En 2015, le maire et son conseil forcent malgré tout l’échange du bois, dans des conditions qui, même dans le cadre du fantoche « État de droit », ne valaient pas grand-chose. En avril dernier la justice administrative reconnaît certaines des irrégularités de ce premier vote, ce qui contraint la Mairie à en faire un nouveau. C’est contre celui-ci que nous avons marché jeudi 18 mai.

Nous avons voulu quelque chose de plutôt festif et carnavalesque. Ça changeait du noir un peu lassant des manifs et qui ne correspond pas trop au terrain. Et puis la dérision, ça rappelle aussi la grotesque absurdité de ce vote où six ou sept conseillers municipaux comptent engager l’avenir d’un territoire (ou plutôt son absence d’avenir…). L’idée était d’abord de faire un repas en fanfare devant la mairie pour contester la tenue du conseil. Et si la situation s’y prêtait, on espérait bloquer les entrées de la mairie pour empêcher la mascarade (pseudo/anti-)démocratique de jouer sa partition.

Mais voilà, Mandres-en-Barois, ce village de 130 habitants du sud-Meuse, était complètement quadrillé, accaparé, infesté de flics. Même si on s’y attendait à moitié, entrer dans un petit village où t’attend une centaine de Gendarmes mobiles, où les rues autour de la mairie sont bouchées par des grilles anti-émeutes, ça fait tout drôle… Imaginez une « zone rouge » de sommet international en version miniature, au fin fond de la campagne française. Au coeur des métropoles capitalistes, ça devient une habitude, un tel siège policier (et ça l’était bien plus tôt dans les quartiers populaires). Mais dans ce tout petit village, il n’y a rien d’autre hormis les maisons privées qu’un lavoir et un garage… Alors voilà, notre petit cortège musical arrive et il n’y a presque pas âme qui vive dehors. Rien que des robots bleus qui occupent le village et semblent dire : ce soir, il ne doit rien se passer. Ils espéraient que par leur simple présence, ils réussiraient non seulement à décourager et intimider tou-tes les villageois-es, mais aussi à nous construire comme une menace qu’ils auraient pour mission de conjurer. (suite…)

Fil info avril 2017

Petit retour sur ce mois d’avril, qui annonce la fin de la période d’hibernation pour les hiboux ! L’intensification de la pression policière et judiciaire (présence régulière des bleus sur les routes, décision de « justice » arbitraire et expéditive quant à l’expulsabilité de la forêt, nouvelles convocations…) ne nous empêche pas, bien au contraire, d’être présent un peu partout (dans les jardins, la forêt, à la gare et sur les voies ferrées… et jusqu’en Allemagne !), et plus que jamais le sud-Meuse fourmille de mille envies et projets ! En bref, quelques événements marquants de ces dernières semaines.

Infotour en allemagne

A la mi-avril des copaines sont parties sur les routes, pour parler de la lutte d’ici là-bas ! Les retours jusqu’à maintenant sont plutôt positifs, et on est contents de continuer à créer et renforcer les liens avec nos voisins et leur longues histoires de luttes anti-nuke (et autres) !

14 avril : les concerts à la gare

C’était super ! On a bien bu, on a bien ri, on a bien dansé, bien mangé ! Les artistes de La vermine, El Prolo, La Bergerie et Nid d’guêpes semblaient plutôt contents et nous aussi 🙂

On est allés visiter les sous-traitants de l’Andra… Récit.

Ce lundi 24 avril 2017 se tenait à Bar-le-Duc l’Assemblée Générale d’Energic 52-55, un « pôle de compétences » qui a pour objectif, dans leur novlangue de gestionnaire, de fédérer les entreprises locales et de dynamiser le territoire. Nous nous y sommes rendus à une dizaine d’opposants, pour protester contre le désert nucléaire qu’ils nous préparent à grands coups de promesses mirobolantes.

A notre arrivée, banderole et tracts en mains, l’accueil n’était pas très chaleureux. Ils ont fermé le bâtiment de l’intérieur pour éviter qu’on assiste à leur assemblée : « c’est une réunion privée », qu’ils nous disent. Lorsqu’on nous demande pourquoi nous sommes là, on nous précise rapidement que la réunion qui va se tenir n’a aucun rapport avec l’Andra ni même le projet Cigéo. Puis arrive Florence Hutin Obara, directrice de l’association qui autorise l’un d’entre nous à rentrer pour assister à l’assemblée.

Mais la proposition ne convient pas à tous, la présidente de l’association comme d’autres protestent contre la présence de l’un d’entre nous… jusqu’à demander… un vote à main levée ! Résultat sans appel (dehors !) et conclusion frappante : « C’est la démocratie, nous avons voté ».

De nouveaux chantiers sur la voie ferrée

On reste vigilants sur les travaux qui ont commencé aux alentours d’Horville, officiellement, l’Andra s’est engagée auprès de la Mairie d’Horville à refaire une partie des chemins le long de l’ancienne voie ferrée en compensation de la perte de l’usage de cette même voie. Officieusement, on sait très bien que l’Andra trépigne, et cherche désespérément à maquiller les prémices de la construction de la voie ferrée qui acheminera les colis jusqu’à Saudron. Affaire à suivre !

Procès de Sven : la forêt en état d’alerte

Mercredi dernier, le 26 avril, la justice a tranché, Sven et tous les habitants de la forêt sont expulsables. Ça afflue dans tous les sens, la nouvelle circule vite, tous les liens créés ces derniers mois ne sont pas fantômes : la forêt gronde !

Pour en savoir plus, vous pouvez lire les articles déjà publiés sur vmc : Le bois Lejuc est  expulsable sans délais et Expulsables mais pas expulsés, ou encore directement nous rendre visite à la Maison et en forêt !! Nous avons besoin de vous !

CIGEO nouveaux travaux en cours

Depuis quelques jours nous avons repéré des trajets de camions entre Luméville et Horville, hier, nous avons constaté qu’une pelleteuse travaillait à construire une route praticable pour camions le long de l’ancienne voie de chemin de fer, 4 vigiles de l’Andra accompagnaient la manœuvre prétextant une piste cyclable…(lol)

– Entre Luméville et Horville, le long de la nationale 32, 300 m de longs sur 3 mètres de large ont étés creusés de manière à accueillir les gravats de Chardot TP, le même genre de route que dans la forêt. Cela s’est produit aujourd’hui.

– Entre Horville et Gondrecourt, une voie de gravats est déjà aménagée sur plus d’un kilomètre. Un arrêté municipal signale une interdiction temporaire de circuler sur ces voies. Voir lien vidéo MPEG0007

 

Tôt ce matin, des opposants se sont rendus sur place et ont été rapidement rejoins par un véhicule de police.

déroulé chronologique :

à partir de 7h30Arrivée sur les lieux et constatation de l’avancée des travaux.

8h14On remarque l’arrivée d’un véhicule de gendarmerie et de véhicules de vigiles, Hance est présent. On se déplace à l’entrée de la voie en construction pour leur faire face.

9h05 – Cinq véhicules de police arrivent en renfort (dont 1 fourgonnette), présence de Dubois.

9h30 – Arrivée de la pelleteuse qu’on commence à bloquer.

10h20 – Fin du blocage sous la pression des gendarmes présents en grand nombre qui arrivent à nous repousser. La pelleteuse reprend son travail.

11h10 – Retour à la maison, pas d’interpellation 😉

 

Plan du tracé du projet de voie ferroviaire entre Gondrecourt-le-château, Horville-en-Ornois et l’ancienne gare de Luméville-en-Ornois, sur le parcours de l’ancienne voie ferrée :

  • en noir : le projet de réhabilitation de la voie ferrée
  • en rouge : travaux déjà effectués
  • point bleu : blocage le mercredi 19 avril

 

Plan imprimable : fond de carte en A3 (clip droit sur l’image puis Enregistrer l’image sous)  (suite…)

Fil info mars 2017

Ces dernières semaines…

… c’était plutôt tranquille, du jardinage et maraîchage quand il fait beau, des soirées jeux, du ménage, un peu de rénovation par ci par là…

Lundi dernier, on était plusieurs à assister à la passionnante conférence d’Isabelle Masson-Loodts sur la pollution environnementale liée aux déchets de la guerre de 14-18 et le lien avec CIGEO, sla continuité dans le projet prendre la Meuse comme poubelle, en déversant les déchets industriels d’aujourd’hui, ceux du nucléaire. Intervenaient également Claude Kaiser, Veit Stratmann et Corinne François pour élargir l’intervention sur les enjeux éthiques, artistiques et politiques du projet CIGEO.

Vous pouvez trouver plus d’information sur ses travaux au long cours sur : http://www.paysagesenbataille.be

17 mars

10h15 Trois fourgons de gendarmerie sont passés à vigie sud, ont pris des photos. Ils sont également montés au Chaufour (pour admirer la vue ?), on les a vu passer devant la maison un peu après. Notre cher commandant Dubois était parmi eux !

4 Mars

Un souffle d’énergie revient sur la Maison, qui était pourtant ressortie un peu fatiguée de la grande semaine de mobilisation contre Cigéo (et son monde (de merde)). Au programme aujourd’hui : rangement dans la grange et dans l’atelier, travaux préparatoires au futur jardin de plantes aromatiques et médicinales, réunion non-mixte, discussions passionnées sur nos projets (agricoles et autres) à venir, et repas chaleureux dans une cuisine qui ne désemplit plus. Le mois s’annonce calme sur le plan juridique et médiatique, mais ce que nous construisons ici n’est pas prêt d’être mis en pause.

Fil info 18 février

Quelques retours dans la presse sur la journée : dépêche AFP, article sur France Info et reportage d’Itélé de France Bleu Lorraine… Et action de soutien à la manifestation à La Turballe dans Ouest France !

21h : après un nouveau repas copieux, beaucoup de monde se déplace vers les concerts à la vigie nord.

19h30  tout le monde est rentré à la Maison de Résistance sauf deux à quatre interpellés ; on soigne les blessés, lave les vêtements imprégnés de gaz, débriefe partout dans la maison, avec un fourmillement dans toutes les pièces. Près de 300 personnes restent pour la soirée.

18h54 : le cortège est presque rentré. A 10 minutes de la maison.

18h30 : un repli s’amorce.

18h25 : tout.e.s les manifestant.e.s sont regroupées sur la route. Les flics sont à 50m en face.

18h19 : une interpellation.

18h15 : deux interpellations en cours. Les flics se repositionnent sur la route.

18h05 : Charges et grenades assourdissantes, grenades de désencerclement, grenades lacrimo.

18h03 : une interpellation

18h : les flics essaient de recentrer les gens sur la route à coup de grenades assourdissantes.

17h55 : Renfort de gendarmerie – 9 véhicules venant de Joinville.

17h52 : la barricade est en flammes. Tentative de charger dans l’écothèque avec la banderole, au son de la batucada, qui ne s’arrête pas de jouer !1

17h35 : Plusieurs centaines de personnes encore sur place (chiffres approximatifs). Une bonne partie s’est repliée derrière des barricades. Au moins 5 blessés dont un sévère au pied. Le blessé à la tête par grenade (16h58) n’est pas trop grave.

17h20 : toujours beaucoup de lacrymos. Les manifestant.e.s sont dispersé.e.s dans les champs autour de l’écothèque de l’Andra.

17h17 : Les grilles de l’ANDRA continuent de tomber les unes après les autres

16h58 : Deux blessés dont un à la tête par grenade de désencerclement, signalés sur twitter par le compte de @radioparleur

16h48 : La tête du cortège arrive au niveau de l’écothèque

16h38 : Nuages de lacrymos (mais le vent est avec nous!!). Au moins une grenade de désencerclement a été tirée. Le cortège est stoppé.

Il pleut des lacrymos : les flics veulent tenir le cortège à distance, mais il n’y a pas de confrontation directe, pas de charge. Une partie du cortège continue d’avancer malgré les gaz. D’autres reviennent vers la maison.

16h30 : Premier face à face cortège / police. La police recule temporairement et la manif continue d’avancer vers le rond-point du labo

16h : Un cortège unique s’est reformé à Bure et marche vers le labo. Un dispositif anti-émeute se trouve sur leur chemin.

15h : la manifestation est repartie du bois vers la maison, en deux cortège (un à pied, un voiture). Gros dispositif policier à Mandres, entre Mandres et le labo, au labo, entre le labo et Bure. Après les marches nocturnes de mardi et jeudi, la police ne semble plus disposée à nous laisser approcher l’Andra! La St-Valentin est terminée!

13h : le mur abattu résonne de coups de marteaux comme jamais depuis août ! Chacun.e en emporte son petit souvenir.

Un dispositif policier très important est en place devant le laboratoire de l’Andra.

12h15, la manifestation est arrivée au bois, la colline du Chaufour est remplie de monde, de chants et de musique. Quelques 500 ou 600 personnes sont présentes. Des prises de parole racontent l’occupation du bois et la destruction du mur de béton dont les ruines jonchent toujours le pourtour de la forêt.

En parallèle, des contrôles routiers sont signalés à Ligny-en-Barrois.

Vers 11H30, un cortège de hiboux s’envole de la Maison de Résistance, direction le Bois Lejuc et ses cabanes. Slogans et batucada sont au rendez-vous sous le soleil meusien!

Une folle journée commence à Bure !

 

 

 

 

Fil info février 2017

18 Février : Manif, manif, manif!

Fil info en direct de la manifestation à Bure / prise de parole dans le bois / article d’analyse publié le 20

Le même jour, une nouvelle action de soutien sur la plage de La Turballe, dans le 44!

16 février, un clin d’œil à Hambach et virée nocturne au labo !

  • Ce soir des chouettes hiboux de Bure ont encore frappé : des grilles protégeant un bâtiment du labo, l’écothèque, sont tombées, des vitres de cette dernière ont volé en éclat, un court récit nous est parvenu de leur folle équipée :

Au troisième jour de la mobilisation contre le projet CIGEO et pour la défense du bois Lejuc, faisant suite à la marche au flambeau de la Saint Valentin, nous avons voulu visiter le bien aimé écomusée de l’ANDRA, à quelques pas du laboratoire. Nous avions injustement délaissé depuis deux jours ce charmant édifice en béton. Nous avons voulu rendre un hommage très personnel à ce monument de l’écotechnocratie et à sa « mission de sensibilisation » à la biodiversité locale. Armés des meilleures intentions, nous sommes arrivés avec une question très simple : Serait-ce pour les survivants des siècles à venir que vous exposez le souvenir vitrifié de ce que vous allez détruire ?

Arrivés à une heure tardive, nous avons malheureusement trouvé porte close. Comme personne ne répondait à l’interphone, nous avons plusieurs fois martelé notre mécontentement. La politesse n’ayant semble-t-il pas été suffisante, nous avons finalement fait plier les grilles sous le poids de nos questions. Poussés par la curiosité, nous avons voulu contempler les collections temporaires du musée ; et dans un élan d’enthousiasme, y ajouter des échantillons du patrimoine géologique local.

De tout cœur avec les familles des vitrines, la maréchaussée s’est empressé d’accourir à leur secours. Après avoir protégé notre repli par une barricade enflammée, nous avons progressivement tourné le dos à la brume qui s’épaississait.

L’ANDRA, tes mascarades ne nous enfumerons pas !

Les chouettes hiboux de Bure.

  • Encore une belle journée chargée : entre accueil des nouvelles arrivées, organisation de la logistique de la suite de la semaine et du weekend, poursuite des chantiers et début du montage du camp sur le site des concerts, c’est le corps fatigué mais l’esprit toujours aussi déterminé que nous faisons, nous aussi, résonner la forêt en solidarité jusqu’à la lutte de Hambach !

 

 

  •  Ça bouge ailleurs dans l’est, il n’y  a pas qu’à Bure qu’on construit des cabanes : autour de Strabourg, des cabanes d’occupation sont érigées sur le tracé du Grand Contournement Ouest (GCO) par le nouveau collectif ZADGCO, soutien depuis Bure à nos ami.e.s alsaciens ! (@HamsterGrand sur twitter)

15 février, de nouvelles actions de soutien à Bure !

Pendant qu’à Bure on continue de recevoir du monde et préparer ce weekend, dans de nombreux lieux, des actions pour nous soutenir sont lancées !

 

Une revue de web non-exhaustive de l’appel à venir le 18/02:

 

En réponse à notre appel, de nouvelles actions de soutien à Bure  :

  • Le 18/02 Sortir du Nucléaire Trégor organise une action à 11h à Lannion
  • A Valence un communiqué d’action reçu par mail, contre EDF :

A Valence comme à Bure, le monde du nucléaire ne dort pas tranquille…
La sale huile de vidange à rejoint les mains sales d’ EDF.
Quelques discussions préparatives, quelques rêveries déterminées…et voila un nouveau point d’attaque sur la carte !
Au magasin EDF du centre ville, entre la nouvelle peinture écologique de vidange, tout le monde pourra lire :

Nous  attaquons EDF

Car il est un des acteurs principaux de l’industrie du nucléaire
Car il soutient activement le projet de nucléarisation par l’enfouissement de déchets dans la Meuse, à Bure.
Car ce projet est un désastre environnemental et social, et qu’il est développé par des mafias publiques et privées de manière totalement anti-démocratique.
Car les nucléocrates d’EDF font parti de ces magouilles à cravatte.
Car nous soutenons la résistance active et légitime contre ce projet à Bure, qui subit diverses formes de forte répression.
Car se politiser et agir face à ces perspectives mortifères, c’est simplement exister dans cette société.
Car à ce moment même, des milliers de personnes se rassemblent à Bure pour protester.
Car la lutte anti-industrielle à toujours existé dans la rue comme dans les livres.
Car au quotidien, la course du progrès dévaste la profondeur des vies en nous dorlottant de confort.

L’énergie est notre avenir ? mon Oeil !
L’énergie est leur avenir, n’obéissons pas !

Qu’on se le dise
Ici comme à Bure
Les murs se lavent, pas les consciences.

  • Le 13/02 des ami.e.s ont organisé une action d’enfouissement au centre ville de Grenoble en réponse à notre appel à actions
  • Le 12/02 rassemblement de soutien à Bure à Neuvy-Bouin avec rappel de la lutte contre les déchets nucléaires des années 90 dans les Deux-Sèvres où un projet de laboratoire similaire à Bure avait pu être annulé grâce à une mobilisation intense de la population qui avait réussi a contrer l’ANDRA.

  • Par ailleurs un appel à actions contre le transport d’uranium qui converge sur Trêves les 18 et 19 février :
Action « train » franco-allemande contre les trains atomiques les 18 et 19 février 2017

En solidarité avec la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure en Lorraine

Par notre action, nous voulons protester et informer sur les nombreux transports de Yellow Cake (concentré d’uranium) entre l’Allemagne et la France. Régulièrement, des bateaux en provenance de Russie et de Namibie jettent l’ancre dans le port de Hambourg et livrent du Yellow Cake. Celui-ci est la matière première nécessaire à la fabrication de combustible pour les centrales nucléaires ou les bombes atomiques dans le monde entier. Il est acheminé par train depuis Hambourg vers l’usine AREVA de Narbonne Malvési dans le sud de la France, passant pas Cologne, Trèves, Woippy et Montpellier.

Des militant-e-s vont partir ce samedi 18 février de Kiel (les bateaux nucléaires passent par le canal de Kiel) et Hambourg pour rejoindre Trêves, emportant avec eux un symbole représentant du Yellow Cake. Ils vont suivre le trajet emprunté régulièrement par les trains atomiques. A Trêves, ils vont récupérer des objets venus de France, symbolisant de l’hexafluorure d’uranium ainsi que des morceaux du mur des travaux liés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires CIGÉO, symbolisant la résistance à ce projet fou et dangereux. Le voyage se terminera le 19 février à Gronau où se trouve l’usine d’enrichissement de l’uranium allemande. L’hexafluorure d’uranium qui y est transformé provient souvent de Pierrelatte en France.

Les militant-e-s antinucléaires veulent par leur action informer les voyageurs et le personnel des entreprises ferroviaires sur les nombreux transports atomiques et les dangers qui y sont liés, ceux-ci sont peu connus du grand public, du fait que les autorités n’informent pas sur le sujet. En cas d’accident, personne ne sait comment réagir. Les transports atomiques sont me en Allemagne sensés continuer indéfiniment, puisque les installations et les transports qui permettent à l’industrie nucléaire de fonctionner ne font pas partie de la loi allemande sur la sortie du nucléaire.

L’action a de plus lieu en solidarité avec la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Une grande manifestation aura lieu à Bure le même jour. Les travaux de construction du site d’enfouissement des déchets nucléaires ont commencé l’été dernier. C’est grâce à une résistance déterminée, qu’ils ont dû être stoppés au mois d’août 2016. Le mur érigé par l’ANDRA (Agence nationale de gestion des déchets nucléaires) pour protéger les travaux est tombé sous les coups déterminés des manifestant-e-s à la mi-août.

« Arrêter d’en produire et surtout ne pas enfouir », c’est une revendication connue quand il est question des déchets nucléaires.

Et c’est bien ce qui unie les activistes participant à l’action « train » et les militant-e-s de Bure ce week-end : Il s’agit de stopper la production de déchets nucléaires à sa source. Pour cela, il faut stopper les transports atomiques qui permettent à cette dangereuse industrie de fonctionner

 

Pour plus d’informations

Page web de la campagne allemande contre les transports d’uranium : http://urantransport.de

Appel pour l’action « train » en allemand : http://urantransport.de/aktionstage/aktionsfahrt/

Appel pour l’action « train » en francais : http://urantransport.de/wp-content/uploads/2017/01/2017-appel-action-train-uranium.pdf

 

 

14 février, Nous avons déclaré notre flamme à l’ANDRA !

20h30 : 80 chouettes hiboux partent de la Maison de Résistance vers l’œil mauvais du village de Saudron (le laboratoire de l’Andra).

En cours de route, passant en vue des terres qui devraient accueillir le projet de transformateur électrique que l’ANDRA souhaite installer pour alimenter CIGÉO, nous avons allumé nos magnifiques flambeaux. Ils rivalisaient dans la nuit avec l’écrasant éclairage du Laboratoire, au loin. Après 40 minutes de marche enjouée, nous y sommes parvenus et constatés sans étonnement qu’il était étroitement gardé par les Gendarmes mobiles.

« On est plus chauds que CIGÉO ! » « ANDRA dégage, résistance et sabotage ! »

Après une petite danse autour d’un brasier improvisé, les broussailles du rond-point devant le laboratoire se sont embrasées. Au retour, les vitres d’une cabine de surveillance ont volé en éclat, un peu de peinture a volé et des flammes sont venues lécher le digicode d’une des grilles d’entrée.

Une douce soirée où même la lune, rousse, a déclaré sa flamme à l’Andra, et ce n’est qu’un début …

Marche aux flambeaux vers l’ANDRA ! from vmc on Vimeo.

 

13 février, une semaine chargée avec du beau monde qui s’annonce

  • La logistique du 18 février est en route ! Ça range dans tous les coins de la Maison de Résistance, une vingtaine de personnes nous ont déjà rejoint.e.s et s’activent sur moults chantiers (cuisine de choc pour la semaine, dortoirs qui prolifèrent dans chaque recoin, installation de l’accueil maison avec infokiosque, bureau automedia, legal team et camion médic s’installent).

10 février, Réaction populaire contre les violences polières

À Bure, dans les villes, dans les forêts, en solidarité avec Théo, tout le bois Lejuc se dresse contre l’inhumanité des actes racistes et homophobes commis par la police.

3 février, un clin d’oeil de la forêt de Hambach

Encore un week-end qui s’annonce chargé mais qui pour l’instant s’amorce tranquillement à la maison de Bure. C’est sous un ciel hésitant, un peu gris, que nous recevons ce matin le soutien des copaines d’Hambach!

En marchant dans la forêt d’Hambach, avec des barricades et des tranchées construites après l’intrusion des vigiles de la RWE et de la police, la nouvelle arrive que la même répression conduite par l’avarice des fous creuseurs de sol s’est abattue sur nos camarades de Bure qui résistent contre la destruction de la forêt censée permettre plus encore de folie extractionniste sous la forme ici d’une poubelle nucléaire. Baricades détruites, vigiles, blocages routiers par la gendarmerie, tant de choses qui résonnent si familièrement à nos oreilles, aussi familièrement que la destruction mondialisée des habitats afin d’extraire chaque dernière goutte de poison, qui tue les écosystèmes, les communautés , les peuples et le climat pour remplir les poches de ces barons mafieux.

Ainsi, aux companieros de Bure et tout ceux et celles qui reçoivent cet assaut, debout sur les barricades, perché-e-s sur les cabanes dans les arbres, ou dans les caravanes, combattant ce monstre extractionniste et capitaliste, un grand cri de solidarité résonne de la foret d’Hambach jusqu’à vous

Fil info 8 Fevrier – les flics sont passés dans la foret et à la gare ..

Fin de l’alerte à 10h30. les flics sont repartis de la forêt et de la gare. ils ont démonté la barricade agricole mais les champs sont toujours là et la foret tient toujours !
Fil info 8 Février – les flics sont passés dans le bois Lejuc et aux barricades agricoles ..

9h30 – Alors qu’aujourd’hui se déroule le procès concernant l’expulsion des occupant-e-s du bois Lejuc à Bar Le duc, les flics viennent d’arriver barricade nord et barricade sud. on parle de 3 fourgons à chaque barricade.

Au même moment, des gendarmes débarquent  à l’ancienne gare de Lumeville. ils s’en prennent aux barricades agricoles  qui matérialisaient notre occupation. 

10h – Attention route barrée entre Mandres en Barrois et Lumèville. Les flics ont un arrêté préfectoral pour contrôler les personnes dans le véhicule et font faire demi tour. Pour soutenir les semis venir à luméville et finir à pied ou passer par Cirfontaine

10h15 – Les flics sont repartis de barricade sud. ils ont enlevé les pneus devant mais la barricade est ok.

Par contre grosse pression sur le champ à coté de l’ancienne gare de lumeville. une pelleteuse s’en prend aux barricades agricoles. des copain-e-s sont dans le champ pour protéger les cultures.

10h30 – Dispositif relevé à la gare. les flics sont partis après avoir retiré l’ensemble de la barricade. décidément ils ont l’air d’aimer les pneus..

A priori plus de bleu à l’horizon, ça ressemble à un coup de pression .. pas serein l’équipe de l’ANDRA? au moment où le bois leur échappe, ils cherchent à nous intimider?

11h – Fin d’audience sur l’occupation du bois Lejuc à Bar Le Duc. Rendu du jugement cole 22 Février. D’ici là, ils n’auront pas d’ordonnance d’expulsion pour nous expulser.