Fil info

Fil info juillet 2017

25 juillet: La musique adoucit les mœurs…

Mardi  25 juillet, tout est plutôt calme dans bure, hormis l’habituel et inutile balai inccessant de la flicaille.Une copaine decide donc de s’installer sur la route pour jouer de l’accordéon en chantant, ce qui donne encore une fois une scène ou nos fiers gendarmes, qui souhaite garder la route accessible pour leurs collègues, débarque en fanfare mobilisant trois de leurs véhicules pour régler cette dangereuse situation (où tout autre véhicule avait libre passage) .

Notre heureuse copaine continue de jouer et de chanter ignorant la flicaille rodant autour d’elle. Flicaille qui bien sur ne souhaite que mettre madame en sécurité hors de cette route, qui deviendrais presque un voie privée pour passage massif de poulet, surveillée depuis le ciel par un hélicoptère. N’obtenant pas de réponses autre que de belles chansons, la flicaille décide donc d’embarquer la musicienne pour un contrôle d’identité.

Décidément il semblerait que pour les forces de l’ordre dans le sud meusien, la définition de voie publique soit voie militaire réservée aux gendarmes.

(suite…)

14 juillet: No table is illegal

Petit retour de la soirée burienne du 14 juillet

Une fête à la peau lisse

L’air était doux en ce soir de 14 juillet, et les habitant.e.s de la maison de résistance, accompagnées de leurs voisin.e.s venues de tous les villages alentours, ainsi que les cyclistes de passage de l’écotopia biketour festoyaient gaiement, fêtant les récents revers de Cigéo et la joie d’être ensemble.

C’est l’indisposition causée par le passage de 3856ème patrouille de police de la journée, rappel de l’intimidation constante que constitue l’état de militarisation du territoire, qui pousse alors les convives à installer leur table sur la chaussée flambante neuve en face de la maison de résistance, pour y banqueter dans l’allégresse et proposer aux prochaines patrouilles un itinéraire alternatif. Après manger, une partie de foot improvisée fut interrompue par deux gendarmes, demandant instamment de bouger la table, qui « gênerait les déplacements sur la voie publique. » Après leur avoir opposé un refus cordial mais ferme, assurant que nous écarterions la table pour laisser passer les tracteurs et moissonneuses (promesse tenue avec assiduité et célérité tout au cours de la soirée) , la fête se poursuivit tranquillement avec une partie de bowling-pétanque, alors que la patrouille suivante contournait la maison, provoquant quelques rires.

 

La coupure Dubois

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Coup de pression sur barricades sud et nord au Bois Lejuc

Samedi 1 juillet

Nouvelle pression policière ! A 18h, quatre fourgons se sont garés à l’antenne à quelques centaines de mètres du bois Lejuc avant de se rapprocher  de la vigie Sud. Une vingtaine de gendarmes sont sortis des camions en tenue anti émeute et menaçants. Pour les maintenir à distance nous avons allumé la barricade sud.

Pendant une heure, nous nous sommes retrouvés fac à face. Les gendarmes nous visaient avec des flashball mais ils n’ont pas tiré. Comme hier, cela ressemble à un exercice pour préparer une future expulsion.

Nous appelons dès maintenant à venir nous rejoindre pour défendre le bois Lejuc. Le mois de Juillet va être décisif vu les pressions policières.

Nous appelons également à venir lors de la journée de mobilisation du 15 août pour faire une grande manifestation et consolider l’occupation du bois Lejuc. 

vendredi 30 juin

C’est devenu classique. Tous les mois, on a le droit à notre petite virée de gendarmes mobiles. Sauf qu’aujourd’hui, ils étaient une bonne cinquantaine, flashball et bouclier en main et ils n’avaient pas le sourire. Ils se sont dirigés vers les premières barricades au sud tandis qu’au nord, une quinzaine de GM fouillaient la vigie Nord alors même qu’elle se situe sur le champ privé d’un ami agriculteur.

A 17 heure, l’opération policière a débuté, elle s’est terminée vers 18h30. On appelle tout le monde à rester vigilant, cela ressemble fort bien à une action de reconnaissance pour préparer une éventuelle expulsion. Les gendarmes nous ont assuré, « on est là pour un bon moment et on va se revoir ». On saura les attendre.

 

 

Fil info juin 2017

Mercredi 28 : Coucou Monsieur Bouillon (bis)

On vous parlait jeudi dernier des vitupérations de Monsieur Bouillon – député saucialiste et membre du conseil d’administration de l’ANDRA – à notre encontre. Si l’on en croit un article paru ce matin dans le Canard Enchaîné, ce preux pourfendeur de la « radicalisation extrême » devrait plutôt balayer devant sa porte avant de faire des vagues. Nous saurons lui rappeler le moment venu à quelle ridicule défaillance du système politicien tient le confortable fauteuil qui lui réchauffe le derrière à l’assemblée nationale !

Pendant ce temps, on mange nos premières courgettes du jardin, premiers pois, premières fèves, des salades à foison… C’est ça qu’on veut !!

 

 

 

Fil info semaine d’action

Dimanche 25 : Ballade familiale dans le bois

Une cinquantaine de personnes sont venues nous voir, partager une bonne bouffe à la Vigie Sud, avant de partir à la découverte des nouvelles installations dans les bois, les cabanes dans les arbres et autres joyeusetés.Certain.e.s n’étaient pas revenu.e.s depuis la chute du mur en août dernier !

A la gare, les chantiers agricoles avancent bien, le blé est magnifique, et les 1500 m2 de patates sont pratiquement désherbés.

La semaine d’actions touche à sa fin, mais plusieurs personnes ont bien envie de la prolonger, et commencent à bâtir leur nid en forêt !

Samedi 24 : On entend le bruit des bottes

Nous avons du faire face à un énorme dispositif policier. On compte une bonne centaine de gendarmes qui patrouillent dans les villages, interpellent et controlent les habitants du coin. L’hélicoptère est venu nous rendre visite plusieurs fois dans le bois, même la nuit. Des grilles anti émeute ont été érigées devant l’Andra pendant que les jeeps militaires sillonnaient les routes de campagne.  Sacrée ambiance !

On a préféré ne pas sortir ce soir, chanter au coin du feu et aller à la recherche des chauves souris qui peuplent le bois Lejuc !

A Mandres, les flics sont restés toute la nuit sur la place de l’eglise, en faction devant la mairie. Ils surveillaient les maisons des opposant.e.s avec de grandes lampes torches et marchaient dans le village endormi, mitraillette en mains.

Vendredi 23 : Boom! Boom! Boom! Boom!

« On ne considère plus cela comme une fête » titre aujourd’hui l’Est Républicain, citant les paroles du chargé de communication de l’Andra. Une accroche un brin dramatique… Nos amis du nucléaire en sont-ils donc réduits à jouer la carte de la peur et celle du mensonge éhonté (le prétendu sabotage de l’antenne, les fantasmatiques pressions sur les familles des élus) pour essayer de nous dépeindre en brutes sanguinaires? Ironiquement, à l’heure même où le numéro de l’Est Républicain était en train d’être bouclé, son titre était démenti dans les faits par une grande fête costumée non loin du rond-point regroupant hôtel, écothèque et laboratoire. Un peu de contre-propagande s’impose donc : ils ne considèrent plus cela comme une fête? Tant pis, nous considérons toujours cela comme une boom!

Hier on a tenté de nous diviser, de nous tendre un miroir d’ultra-violents pour voir si nous accepterions de jouer le jeu en tenant la partition que la préfecture aimerait tant nous voir jouer. Tout était prêt : le PSIG, fusil automatique à la main, paradant devant l’ancienne gare de Luméville, des dispositifs anti-émeute aux abords du laboratoire, des dizaines de fourgons de gendarmes mobiles, probablement bien plus nombreux que nous, un canon à eau aperçu sur une route des environs plus tôt dans la soirée… Bien tenté, mais on ne nous impose pas le tempo de notre radicalité. A partir de 22h, nous avons donc répondu en musique et en moquerie, en chansons et en feu d’artifice, en dance kitsh, en punk haletant, en salsa chaloupée.

« Gendarmerie nationale, dispersez-vous » : même ces mots-là sonnaient comme une tentative risible de nous faire rentrer dans leur concept, de faire de la danse un « attroupement ». Raté, nous ne sommes pas réductibles aux mots de la police. Nous avons ri et profité en musique des douces heures du soir, puis nous avons rebroussé chemin. Sur le retour, un boîtier vert contenant des outils de mesure installés par l’Andra a été incendié. Puis la gendarmerie s’est encore une fois illustrée par sa balourdise en suivant le cortège, en mettant pied à terre à l’entrée de Bure, tentant de déclencher l’affrontement qui n’est pas venu cette fois.

Alors oui, c’est toujours une boom d’anniversaire! Et sous le scandale des gros titres, dans la forêt, ce sont des solidarités qui se tissent, des discussions riches et puissantes sur notre propre radicalité, des chantiers qui avancent… Casseur-euses, danseur-euses, rêveur-euses : nous sommes tout cela à la fois, et bien plus. Bien plus en tout cas que leurs grossières tentatives pour nous étiqueter.

Il reste trois jours à celle belle semaine : on vous attend !

Jeudi 22 : Un communiqué très fair-play

Suite aux événements d’hier, nous avons reçu un communiqué du conseil d’administration de l’Andra qui remet, une fois n’est pas coutume, les pendules à l’heure. Coucou M. Bouillon !

C’est ici, à lire avec délectation !

PS – Méfiez-vous des imitations

Edit : Nous publions également une mise au point sur l’action du 21 juin et la propagande de l’Andra, qui vient compléter le communiqué de presse de la veille.

(suite…)

Fil info mai 2017

Dimanche 28 mai

Goûter en forêt à 16h avec le voisinage. Quelques contrôles de gendarmes dans l’après-midi au niveau du carrefour de Mandres, notamment envers des habitant.es de Mandres (une voisine de plus de 80 ans a du rechercher ses papiers chez elle alors qu’elle était à pieds en direction du bois). Une nouvelle démonstration de l’intimidation bête et mesquine de la préfecture de police.

Samedi 27 mai

Projection du film Pas Res Nos Aresta et discussion ce soir à la Maison de Résistance autour de la lutte de l’Amassada contre un projet de transformateur électrique en Aveyron avec les ami.es de là-bas venu.es nous en parler.

Vendredi 26 mai

Gérard Wecker Beaux-Arts Moselle

Bure est prise dans une belle effervescence ces jours-ci, on prépare les rencontres anticarcérales des 16-18 juin, avec pas mal de réponses positives déjà du côté des invités. On s’active aussi pas mal autour de la préparation de la semaine d’action du 19 au 26 juin, avec un tournage de petit film d’annonce, des chantiers en forêt et d’innombrables réunions de préparation.

La vie quotidienne poursuit son cours dans les potagers, on fait les foins et du bois avec le voisinage. Certain.es d’entre nous s’invitent ici et là dans les fêtes de villages environnants. Avec la chaleur et le soleil, baignades et soirées autour du feu en chansons et rires sont de retour. La vie est douce ces jours-ci, quand elle n’est pas rythmée par les pales des hélicos et les rondes de gendarmes.

Mardi 23 mai, provocation policière aux barricades du Bois Lejuc

11h20 : suite à un court face à face des ami.es veillant sur la barricade nord, avec une quinzaine de gendarmes mobiles accompagnés du Commandant d’escadron Bruno Dubois, ce dernier fait retirer ses troupes mais avertit que la pression policière se poursuivra. Il lui a été rappelé que de nouveaux recours viennent d’être déposés pour le Bois Lejuc. (suite…)

Fil info avril 2017

Petit retour sur ce mois d’avril, qui annonce la fin de la période d’hibernation pour les hiboux ! L’intensification de la pression policière et judiciaire (présence régulière des bleus sur les routes, décision de « justice » arbitraire et expéditive quant à l’expulsabilité de la forêt, nouvelles convocations…) ne nous empêche pas, bien au contraire, d’être présent un peu partout (dans les jardins, la forêt, à la gare et sur les voies ferrées… et jusqu’en Allemagne !), et plus que jamais le sud-Meuse fourmille de mille envies et projets ! En bref, quelques événements marquants de ces dernières semaines.

Infotour en allemagne

A la mi-avril des copaines sont parties sur les routes, pour parler de la lutte d’ici là-bas ! Les retours jusqu’à maintenant sont plutôt positifs, et on est contents de continuer à créer et renforcer les liens avec nos voisins et leur longues histoires de luttes anti-nuke (et autres) !

14 avril : les concerts à la gare

C’était super ! On a bien bu, on a bien ri, on a bien dansé, bien mangé ! Les artistes de La vermine, El Prolo, La Bergerie et Nid d’guêpes semblaient plutôt contents et nous aussi 🙂

On est allés visiter les sous-traitants de l’Andra… Récit.

Ce lundi 24 avril 2017 se tenait à Bar-le-Duc l’Assemblée Générale d’Energic 52-55, un « pôle de compétences » qui a pour objectif, dans leur novlangue de gestionnaire, de fédérer les entreprises locales et de dynamiser le territoire. Nous nous y sommes rendus à une dizaine d’opposants, pour protester contre le désert nucléaire qu’ils nous préparent à grands coups de promesses mirobolantes.

A notre arrivée, banderole et tracts en mains, l’accueil n’était pas très chaleureux. Ils ont fermé le bâtiment de l’intérieur pour éviter qu’on assiste à leur assemblée : « c’est une réunion privée », qu’ils nous disent. Lorsqu’on nous demande pourquoi nous sommes là, on nous précise rapidement que la réunion qui va se tenir n’a aucun rapport avec l’Andra ni même le projet Cigéo. Puis arrive Florence Hutin Obara, directrice de l’association qui autorise l’un d’entre nous à rentrer pour assister à l’assemblée.

Mais la proposition ne convient pas à tous, la présidente de l’association comme d’autres protestent contre la présence de l’un d’entre nous… jusqu’à demander… un vote à main levée ! Résultat sans appel (dehors !) et conclusion frappante : « C’est la démocratie, nous avons voté ».

De nouveaux chantiers sur la voie ferrée

On reste vigilants sur les travaux qui ont commencé aux alentours d’Horville, officiellement, l’Andra s’est engagée auprès de la Mairie d’Horville à refaire une partie des chemins le long de l’ancienne voie ferrée en compensation de la perte de l’usage de cette même voie. Officieusement, on sait très bien que l’Andra trépigne, et cherche désespérément à maquiller les prémices de la construction de la voie ferrée qui acheminera les colis jusqu’à Saudron. Affaire à suivre !

Procès de Sven : la forêt en état d’alerte

Mercredi dernier, le 26 avril, la justice a tranché, Sven et tous les habitants de la forêt sont expulsables. Ça afflue dans tous les sens, la nouvelle circule vite, tous les liens créés ces derniers mois ne sont pas fantômes : la forêt gronde !

Pour en savoir plus, vous pouvez lire les articles déjà publiés sur vmc : Le bois Lejuc est  expulsable sans délais et Expulsables mais pas expulsés, ou encore directement nous rendre visite à la Maison et en forêt !! Nous avons besoin de vous !

CIGEO nouveaux travaux en cours

Depuis quelques jours nous avons repéré des trajets de camions entre Luméville et Horville, hier, nous avons constaté qu’une pelleteuse travaillait à construire une route praticable pour camions le long de l’ancienne voie de chemin de fer, 4 vigiles de l’Andra accompagnaient la manœuvre prétextant une piste cyclable…(lol)

– Entre Luméville et Horville, le long de la nationale 32, 300 m de longs sur 3 mètres de large ont étés creusés de manière à accueillir les gravats de Chardot TP, le même genre de route que dans la forêt. Cela s’est produit aujourd’hui.

– Entre Horville et Gondrecourt, une voie de gravats est déjà aménagée sur plus d’un kilomètre. Un arrêté municipal signale une interdiction temporaire de circuler sur ces voies. Voir lien vidéo MPEG0007

 

Tôt ce matin, des opposants se sont rendus sur place et ont été rapidement rejoins par un véhicule de police.

déroulé chronologique :

à partir de 7h30Arrivée sur les lieux et constatation de l’avancée des travaux.

8h14On remarque l’arrivée d’un véhicule de gendarmerie et de véhicules de vigiles, Hance est présent. On se déplace à l’entrée de la voie en construction pour leur faire face.

9h05 – Cinq véhicules de police arrivent en renfort (dont 1 fourgonnette), présence de Dubois.

9h30 – Arrivée de la pelleteuse qu’on commence à bloquer.

10h20 – Fin du blocage sous la pression des gendarmes présents en grand nombre qui arrivent à nous repousser. La pelleteuse reprend son travail.

11h10 – Retour à la maison, pas d’interpellation 😉

 

Plan du tracé du projet de voie ferroviaire entre Gondrecourt-le-château, Horville-en-Ornois et l’ancienne gare de Luméville-en-Ornois, sur le parcours de l’ancienne voie ferrée :

  • en noir : le projet de réhabilitation de la voie ferrée
  • en rouge : travaux déjà effectués
  • point bleu : blocage le mercredi 19 avril

 

Plan imprimable : fond de carte en A3 (clip droit sur l’image puis Enregistrer l’image sous)  (suite…)

Fil info mars 2017

Ces dernières semaines…

… c’était plutôt tranquille, du jardinage et maraîchage quand il fait beau, des soirées jeux, du ménage, un peu de rénovation par ci par là…

Lundi dernier, on était plusieurs à assister à la passionnante conférence d’Isabelle Masson-Loodts sur la pollution environnementale liée aux déchets de la guerre de 14-18 et le lien avec CIGEO, sla continuité dans le projet prendre la Meuse comme poubelle, en déversant les déchets industriels d’aujourd’hui, ceux du nucléaire. Intervenaient également Claude Kaiser, Veit Stratmann et Corinne François pour élargir l’intervention sur les enjeux éthiques, artistiques et politiques du projet CIGEO.

Vous pouvez trouver plus d’information sur ses travaux au long cours sur : http://www.paysagesenbataille.be

17 mars

10h15 Trois fourgons de gendarmerie sont passés à vigie sud, ont pris des photos. Ils sont également montés au Chaufour (pour admirer la vue ?), on les a vu passer devant la maison un peu après. Notre cher commandant Dubois était parmi eux !

4 Mars

Un souffle d’énergie revient sur la Maison, qui était pourtant ressortie un peu fatiguée de la grande semaine de mobilisation contre Cigéo (et son monde (de merde)). Au programme aujourd’hui : rangement dans la grange et dans l’atelier, travaux préparatoires au futur jardin de plantes aromatiques et médicinales, réunion non-mixte, discussions passionnées sur nos projets (agricoles et autres) à venir, et repas chaleureux dans une cuisine qui ne désemplit plus. Le mois s’annonce calme sur le plan juridique et médiatique, mais ce que nous construisons ici n’est pas prêt d’être mis en pause.

Fil info 18 février

Quelques retours dans la presse sur la journée : dépêche AFP, article sur France Info et reportage d’Itélé de France Bleu Lorraine… Et action de soutien à la manifestation à La Turballe dans Ouest France !

21h : après un nouveau repas copieux, beaucoup de monde se déplace vers les concerts à la vigie nord.

19h30  tout le monde est rentré à la Maison de Résistance sauf deux à quatre interpellés ; on soigne les blessés, lave les vêtements imprégnés de gaz, débriefe partout dans la maison, avec un fourmillement dans toutes les pièces. Près de 300 personnes restent pour la soirée.

18h54 : le cortège est presque rentré. A 10 minutes de la maison.

18h30 : un repli s’amorce.

18h25 : tout.e.s les manifestant.e.s sont regroupées sur la route. Les flics sont à 50m en face.

18h19 : une interpellation.

18h15 : deux interpellations en cours. Les flics se repositionnent sur la route.

18h05 : Charges et grenades assourdissantes, grenades de désencerclement, grenades lacrimo.

18h03 : une interpellation

18h : les flics essaient de recentrer les gens sur la route à coup de grenades assourdissantes.

17h55 : Renfort de gendarmerie – 9 véhicules venant de Joinville.

17h52 : la barricade est en flammes. Tentative de charger dans l’écothèque avec la banderole, au son de la batucada, qui ne s’arrête pas de jouer !1

17h35 : Plusieurs centaines de personnes encore sur place (chiffres approximatifs). Une bonne partie s’est repliée derrière des barricades. Au moins 5 blessés dont un sévère au pied. Le blessé à la tête par grenade (16h58) n’est pas trop grave.

17h20 : toujours beaucoup de lacrymos. Les manifestant.e.s sont dispersé.e.s dans les champs autour de l’écothèque de l’Andra.

17h17 : Les grilles de l’ANDRA continuent de tomber les unes après les autres

16h58 : Deux blessés dont un à la tête par grenade de désencerclement, signalés sur twitter par le compte de @radioparleur

16h48 : La tête du cortège arrive au niveau de l’écothèque

16h38 : Nuages de lacrymos (mais le vent est avec nous!!). Au moins une grenade de désencerclement a été tirée. Le cortège est stoppé.

Il pleut des lacrymos : les flics veulent tenir le cortège à distance, mais il n’y a pas de confrontation directe, pas de charge. Une partie du cortège continue d’avancer malgré les gaz. D’autres reviennent vers la maison.

16h30 : Premier face à face cortège / police. La police recule temporairement et la manif continue d’avancer vers le rond-point du labo

16h : Un cortège unique s’est reformé à Bure et marche vers le labo. Un dispositif anti-émeute se trouve sur leur chemin.

15h : la manifestation est repartie du bois vers la maison, en deux cortège (un à pied, un voiture). Gros dispositif policier à Mandres, entre Mandres et le labo, au labo, entre le labo et Bure. Après les marches nocturnes de mardi et jeudi, la police ne semble plus disposée à nous laisser approcher l’Andra! La St-Valentin est terminée!

13h : le mur abattu résonne de coups de marteaux comme jamais depuis août ! Chacun.e en emporte son petit souvenir.

Un dispositif policier très important est en place devant le laboratoire de l’Andra.

12h15, la manifestation est arrivée au bois, la colline du Chaufour est remplie de monde, de chants et de musique. Quelques 500 ou 600 personnes sont présentes. Des prises de parole racontent l’occupation du bois et la destruction du mur de béton dont les ruines jonchent toujours le pourtour de la forêt.

En parallèle, des contrôles routiers sont signalés à Ligny-en-Barrois.

Vers 11H30, un cortège de hiboux s’envole de la Maison de Résistance, direction le Bois Lejuc et ses cabanes. Slogans et batucada sont au rendez-vous sous le soleil meusien!

Une folle journée commence à Bure !

 

 

 

 

Fil info février 2017

18 Février : Manif, manif, manif!

Fil info en direct de la manifestation à Bure / prise de parole dans le bois / article d’analyse publié le 20

Le même jour, une nouvelle action de soutien sur la plage de La Turballe, dans le 44!

16 février, un clin d’œil à Hambach et virée nocturne au labo !

  • Ce soir des chouettes hiboux de Bure ont encore frappé : des grilles protégeant un bâtiment du labo, l’écothèque, sont tombées, des vitres de cette dernière ont volé en éclat, un court récit nous est parvenu de leur folle équipée :

Au troisième jour de la mobilisation contre le projet CIGEO et pour la défense du bois Lejuc, faisant suite à la marche au flambeau de la Saint Valentin, nous avons voulu visiter le bien aimé écomusée de l’ANDRA, à quelques pas du laboratoire. Nous avions injustement délaissé depuis deux jours ce charmant édifice en béton. Nous avons voulu rendre un hommage très personnel à ce monument de l’écotechnocratie et à sa « mission de sensibilisation » à la biodiversité locale. Armés des meilleures intentions, nous sommes arrivés avec une question très simple : Serait-ce pour les survivants des siècles à venir que vous exposez le souvenir vitrifié de ce que vous allez détruire ?

Arrivés à une heure tardive, nous avons malheureusement trouvé porte close. Comme personne ne répondait à l’interphone, nous avons plusieurs fois martelé notre mécontentement. La politesse n’ayant semble-t-il pas été suffisante, nous avons finalement fait plier les grilles sous le poids de nos questions. Poussés par la curiosité, nous avons voulu contempler les collections temporaires du musée ; et dans un élan d’enthousiasme, y ajouter des échantillons du patrimoine géologique local.

De tout cœur avec les familles des vitrines, la maréchaussée s’est empressé d’accourir à leur secours. Après avoir protégé notre repli par une barricade enflammée, nous avons progressivement tourné le dos à la brume qui s’épaississait.

L’ANDRA, tes mascarades ne nous enfumerons pas !

Les chouettes hiboux de Bure.

  • Encore une belle journée chargée : entre accueil des nouvelles arrivées, organisation de la logistique de la suite de la semaine et du weekend, poursuite des chantiers et début du montage du camp sur le site des concerts, c’est le corps fatigué mais l’esprit toujours aussi déterminé que nous faisons, nous aussi, résonner la forêt en solidarité jusqu’à la lutte de Hambach !

 

 

  •  Ça bouge ailleurs dans l’est, il n’y  a pas qu’à Bure qu’on construit des cabanes : autour de Strabourg, des cabanes d’occupation sont érigées sur le tracé du Grand Contournement Ouest (GCO) par le nouveau collectif ZADGCO, soutien depuis Bure à nos ami.e.s alsaciens ! (@HamsterGrand sur twitter)

15 février, de nouvelles actions de soutien à Bure !

Pendant qu’à Bure on continue de recevoir du monde et préparer ce weekend, dans de nombreux lieux, des actions pour nous soutenir sont lancées !

 

Une revue de web non-exhaustive de l’appel à venir le 18/02:

 

En réponse à notre appel, de nouvelles actions de soutien à Bure  :

  • Le 18/02 Sortir du Nucléaire Trégor organise une action à 11h à Lannion
  • A Valence un communiqué d’action reçu par mail, contre EDF :

A Valence comme à Bure, le monde du nucléaire ne dort pas tranquille…
La sale huile de vidange à rejoint les mains sales d’ EDF.
Quelques discussions préparatives, quelques rêveries déterminées…et voila un nouveau point d’attaque sur la carte !
Au magasin EDF du centre ville, entre la nouvelle peinture écologique de vidange, tout le monde pourra lire :

Nous  attaquons EDF

Car il est un des acteurs principaux de l’industrie du nucléaire
Car il soutient activement le projet de nucléarisation par l’enfouissement de déchets dans la Meuse, à Bure.
Car ce projet est un désastre environnemental et social, et qu’il est développé par des mafias publiques et privées de manière totalement anti-démocratique.
Car les nucléocrates d’EDF font parti de ces magouilles à cravatte.
Car nous soutenons la résistance active et légitime contre ce projet à Bure, qui subit diverses formes de forte répression.
Car se politiser et agir face à ces perspectives mortifères, c’est simplement exister dans cette société.
Car à ce moment même, des milliers de personnes se rassemblent à Bure pour protester.
Car la lutte anti-industrielle à toujours existé dans la rue comme dans les livres.
Car au quotidien, la course du progrès dévaste la profondeur des vies en nous dorlottant de confort.

L’énergie est notre avenir ? mon Oeil !
L’énergie est leur avenir, n’obéissons pas !

Qu’on se le dise
Ici comme à Bure
Les murs se lavent, pas les consciences.

  • Le 13/02 des ami.e.s ont organisé une action d’enfouissement au centre ville de Grenoble en réponse à notre appel à actions
  • Le 12/02 rassemblement de soutien à Bure à Neuvy-Bouin avec rappel de la lutte contre les déchets nucléaires des années 90 dans les Deux-Sèvres où un projet de laboratoire similaire à Bure avait pu être annulé grâce à une mobilisation intense de la population qui avait réussi a contrer l’ANDRA.

  • Par ailleurs un appel à actions contre le transport d’uranium qui converge sur Trêves les 18 et 19 février :
Action « train » franco-allemande contre les trains atomiques les 18 et 19 février 2017

En solidarité avec la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure en Lorraine

Par notre action, nous voulons protester et informer sur les nombreux transports de Yellow Cake (concentré d’uranium) entre l’Allemagne et la France. Régulièrement, des bateaux en provenance de Russie et de Namibie jettent l’ancre dans le port de Hambourg et livrent du Yellow Cake. Celui-ci est la matière première nécessaire à la fabrication de combustible pour les centrales nucléaires ou les bombes atomiques dans le monde entier. Il est acheminé par train depuis Hambourg vers l’usine AREVA de Narbonne Malvési dans le sud de la France, passant pas Cologne, Trèves, Woippy et Montpellier.

Des militant-e-s vont partir ce samedi 18 février de Kiel (les bateaux nucléaires passent par le canal de Kiel) et Hambourg pour rejoindre Trêves, emportant avec eux un symbole représentant du Yellow Cake. Ils vont suivre le trajet emprunté régulièrement par les trains atomiques. A Trêves, ils vont récupérer des objets venus de France, symbolisant de l’hexafluorure d’uranium ainsi que des morceaux du mur des travaux liés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires CIGÉO, symbolisant la résistance à ce projet fou et dangereux. Le voyage se terminera le 19 février à Gronau où se trouve l’usine d’enrichissement de l’uranium allemande. L’hexafluorure d’uranium qui y est transformé provient souvent de Pierrelatte en France.

Les militant-e-s antinucléaires veulent par leur action informer les voyageurs et le personnel des entreprises ferroviaires sur les nombreux transports atomiques et les dangers qui y sont liés, ceux-ci sont peu connus du grand public, du fait que les autorités n’informent pas sur le sujet. En cas d’accident, personne ne sait comment réagir. Les transports atomiques sont me en Allemagne sensés continuer indéfiniment, puisque les installations et les transports qui permettent à l’industrie nucléaire de fonctionner ne font pas partie de la loi allemande sur la sortie du nucléaire.

L’action a de plus lieu en solidarité avec la lutte contre l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Une grande manifestation aura lieu à Bure le même jour. Les travaux de construction du site d’enfouissement des déchets nucléaires ont commencé l’été dernier. C’est grâce à une résistance déterminée, qu’ils ont dû être stoppés au mois d’août 2016. Le mur érigé par l’ANDRA (Agence nationale de gestion des déchets nucléaires) pour protéger les travaux est tombé sous les coups déterminés des manifestant-e-s à la mi-août.

« Arrêter d’en produire et surtout ne pas enfouir », c’est une revendication connue quand il est question des déchets nucléaires.

Et c’est bien ce qui unie les activistes participant à l’action « train » et les militant-e-s de Bure ce week-end : Il s’agit de stopper la production de déchets nucléaires à sa source. Pour cela, il faut stopper les transports atomiques qui permettent à cette dangereuse industrie de fonctionner

 

Pour plus d’informations

Page web de la campagne allemande contre les transports d’uranium : http://urantransport.de

Appel pour l’action « train » en allemand : http://urantransport.de/aktionstage/aktionsfahrt/

Appel pour l’action « train » en francais : http://urantransport.de/wp-content/uploads/2017/01/2017-appel-action-train-uranium.pdf

 

 

14 février, Nous avons déclaré notre flamme à l’ANDRA !

20h30 : 80 chouettes hiboux partent de la Maison de Résistance vers l’œil mauvais du village de Saudron (le laboratoire de l’Andra).

En cours de route, passant en vue des terres qui devraient accueillir le projet de transformateur électrique que l’ANDRA souhaite installer pour alimenter CIGÉO, nous avons allumé nos magnifiques flambeaux. Ils rivalisaient dans la nuit avec l’écrasant éclairage du Laboratoire, au loin. Après 40 minutes de marche enjouée, nous y sommes parvenus et constatés sans étonnement qu’il était étroitement gardé par les Gendarmes mobiles.

« On est plus chauds que CIGÉO ! » « ANDRA dégage, résistance et sabotage ! »

Après une petite danse autour d’un brasier improvisé, les broussailles du rond-point devant le laboratoire se sont embrasées. Au retour, les vitres d’une cabine de surveillance ont volé en éclat, un peu de peinture a volé et des flammes sont venues lécher le digicode d’une des grilles d’entrée.

Une douce soirée où même la lune, rousse, a déclaré sa flamme à l’Andra, et ce n’est qu’un début …

Marche aux flambeaux vers l’ANDRA ! from vmc on Vimeo.

 

13 février, une semaine chargée avec du beau monde qui s’annonce

  • La logistique du 18 février est en route ! Ça range dans tous les coins de la Maison de Résistance, une vingtaine de personnes nous ont déjà rejoint.e.s et s’activent sur moults chantiers (cuisine de choc pour la semaine, dortoirs qui prolifèrent dans chaque recoin, installation de l’accueil maison avec infokiosque, bureau automedia, legal team et camion médic s’installent).

10 février, Réaction populaire contre les violences polières

À Bure, dans les villes, dans les forêts, en solidarité avec Théo, tout le bois Lejuc se dresse contre l’inhumanité des actes racistes et homophobes commis par la police.

3 février, un clin d’oeil de la forêt de Hambach

Encore un week-end qui s’annonce chargé mais qui pour l’instant s’amorce tranquillement à la maison de Bure. C’est sous un ciel hésitant, un peu gris, que nous recevons ce matin le soutien des copaines d’Hambach!

En marchant dans la forêt d’Hambach, avec des barricades et des tranchées construites après l’intrusion des vigiles de la RWE et de la police, la nouvelle arrive que la même répression conduite par l’avarice des fous creuseurs de sol s’est abattue sur nos camarades de Bure qui résistent contre la destruction de la forêt censée permettre plus encore de folie extractionniste sous la forme ici d’une poubelle nucléaire. Baricades détruites, vigiles, blocages routiers par la gendarmerie, tant de choses qui résonnent si familièrement à nos oreilles, aussi familièrement que la destruction mondialisée des habitats afin d’extraire chaque dernière goutte de poison, qui tue les écosystèmes, les communautés , les peuples et le climat pour remplir les poches de ces barons mafieux.

Ainsi, aux companieros de Bure et tout ceux et celles qui reçoivent cet assaut, debout sur les barricades, perché-e-s sur les cabanes dans les arbres, ou dans les caravanes, combattant ce monstre extractionniste et capitaliste, un grand cri de solidarité résonne de la foret d’Hambach jusqu’à vous