Automedia

J-8 : Fil d’info à couper le Bure

L’échéance se rapproche très rapidement et nous sommes à présent plus d’une vingtaine à nous activer sur le chantier du futur campement VMC et tout autant pour celui des Ami-e-s de la revue Silence. Des barnums, dômes, abris, douches, tentes font peu à peu leur apparition un peu partout.

Un échaffaudage s’est érigé au long du bâtiment principal en vue d’y fixer une gouttière, tandis que nous avons reçu le bois destiné à construire une mezzanine à l’intérieur. Le gros oeuvre débute ce jeudi et devrait s’achever en début de semaine prochaine. Nous pourrons ainsi héberger le centre automédia sous la charpente et laisser l’espace au sol disponible pour un grand infokiosque.

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Folle farandole devant l’ANDRA

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La Zone À Protéger pour la Paix

Depuis lundi soir nous avons eu la surprise de voir s’installer une ZAPP, une zone à protéger par la paix, devant les grilles de l’ANDRA. Le groupe de musique des Bure-Haleurs a planté sa tente sur les pelouses qui bordent l’entrée principale du centre d’enfouissement. Des banderoles ont recouvert les buissons devant le centre tandis que des messages tracés à la craie recouvrent les routes d’accès. Hier soir un concert improvisé a réuni autour du groupe les Ami-e-s de Silence et un certain nombre d’ami-e-s venus nous aider sur le chantier. Un grand moment surréaliste, entre les enfants qui font des percussions sur les grilles de l’ANDRA, une farandole endiablée qui a défilé devant les gendarmes et vigiles, des pistolets à eau qui les arrosent et ces derniers, sidérés, qui filment avec leurs téléphones portables [1] . Dans un premier temps les autorités alertées avaient mobilisé avant-hier plusieurs véhicules de gendarmerie et des rochers ont été déposés tout au long de la pelouse pour y dissuader l’extension de la ZAPP. Mais en fin de compte, hier soir, les deux derniers gendarmes, rassurés sur l’absence de risques terroristes ont quitté le terrain et l’ont abandonné au public du concert.

Ce matin, réveil au son des cloches médiatiques : les journalistes en mal de sensationnalisme ont décrété une ZAD dans la Meuse, France Inter y voit « un nouveau Sivens », France Info le futur « épicentre de la lutte anticapitaliste ». Le tout assaisonné dans une soupe confuse au possible : on y apprend que trois camps s’installent début août (source : un article sur démosphère Alpes de Hautes-Provence), on y rajoute une citation du député Denis Baupin et une petite chanson des Bure-Haleurs. Bref, la mauvaise presse a encore de beaux jours devant elle.

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Panneau de Mandres-en-Barrois

Côté flics, ça tourne sur les routes, un peu d’hélico dans l’air mardi soir et des voitures qui se relaient devant l’ANDRA pour surveiller la ZAPP. On a eu le droit à une petite visite sur le terrain d’un duo de gendarmes qui nous demandaient de veiller à la bonne circulation des agriculteurs sur la route devant notre campement. Si ce n’est que ça qui les inquiète, pas de soucis, nous entretiendrons une relation courtoise avec les moissonneuses. Nous avons tout de même signifié aux gendarmes, surpris de ne pas se voir accueillis chaleureusement, que le terrain était privé et qu’on ne tenait pas à particulièrement à leur visite. Pourtant nous ne sommes pas les seuls à ne pas apprécier leur ballet incessant dans les villages : plusieurs habitants s’en sont plaints et se sentent intimidés délibérément par la bleusaille. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu la préfecture que trop de policiers visibles ça fait mauvaise impression et ne contribue pas à dorer le blason de la maréchaussée. D’autant que ça n’empêche pas des panneaux de signalisation de militer sur les routes …

Pour ce qui nous concerne, en revanche, nous avons poursuivi notre porte à porte dans les villages des environs et nous avons, à quelques rares exceptions près, accueillis avec bienveillance et curiosité. Il faut dire que nous nous comportons plus courtoisement que M. Hance qui, d’après des témoignages concordants (y compris au sein de l’ANDRA) a un caractère peu avenant. Menacer nos pacifiques ami-e-s de la ZAPP d’évacuation ou les habitants alentour d’expropriation quand ils ne veulent pas vendre ça ne doit pas être un boulot facile, il faut dire … [2]. Mais nous saluons néanmoins les efforts louables de l’ANDRA pour se faire bien voir auprès des corrompus, de ceux qui ne veulent rien voir et rien entendre, par des campagnes publicitaires d’un sens humoristique indéniable. Les autres savent à quoi s’en tenir depuis 15 ans.

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Publicité parue dans la Voix de la Haute-Marne du 17/07/15

[1] le ministère va encore devoir se fendre d’une note sur le devoir de réserve sur les réseaux sociaux

[2] avant de nous honnir et nous menacer à notre tour, nous conseillons à ce monsieur de se renseigner sur l’effet Streisand (du nom de la chanteuse).

[Communiqué] Bure : un campement peut en cacher un autre

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : (en pdf)

Le ton est donné dans les médias ce 23 juillet : France Inter s’interroge sur « un prochain Sivens dans la Meuse » tandis que France info voit dans Bure le futur « épicentre de la lutte anticapitaliste ». La valse des épouvantails est engagée: on plante des ZAD comme on sème du maïs, en long, en large et surtout de travers. 

Une information rapide n’est décidément pas gage de qualité : une fois n’est pas coutume, on noue trois bouts de ficelle ensembles et on ligote l’actualité avec. Un reportage très lacunaire d’une correspondante locale, un mélange d’informations vite et mal glanées sur un moteur de recherche, le tweet d’un député et hop, on tient le buzz du matin.

Alors que personne n’a jamais appelé à une « ZAD » dans la Meuse, on agite le spectre des hordes zadistes qui déferleraient cet été pour occuper les terres comme à Notre-Dame-des-Landes. Chaque réalité est singulière et celle de la Meuse ne date pas d’hier: la contestation n’a pas attendu que le mot zadiste soit inscrit dans le dictionnaire par l’Académie française pour s’ancrer localement. Depuis dix ans une maison de la résistance, achetée et restaurée à Bure par les opposants au projet d’enfouissement nucléaire relaie les initiatives très diverses qui concourent à dénoncer et empêcher le projet CIGÉO. Et les campements de cet été (au nombre de deux, pas trois) viennent s’inscrire dans la continuité de cette dynamique: installés sur un terrain acquis il y a près de dix ans par des sympathisants de la lutte locale, le campement des Amis de la revue Silence (du 20 juillet au 3 août) et celui, anticapitaliste (du 1er au 10 août) du collectif VMC sont pensés comme des moments de rencontre et de renforcement de la lutte locale. 

À ces initiatives est spontanément venue s’ajouter celle d’occupation du terrain devant l’ANDRA, par un groupe de musiciens engagés, les BURE Haleurs. Et s’ils proclamment une Zone à protéger par la paix (ZAPP), c’est dans une démarche ironique qui n’aura pas échappée à toutes les personnes présentes. Le meilleur succès de la dérision c’est quand ses interlocuteurs se prennent trop au sérieux. Que les journalistes voient dans nos 7 amis qui campent joyeusement devant les grilles du laboratoire, un nouveau Sivens, la ZAD de demain, nous laisse penser qu’il doit y avoir bien peu de sujets croustillants à se mettre sous la dent en Lorraine en cet été ensoleillé.

Qu’un journaliste, isolément, puisse se laisser aller à quelques approximations dans un format toujours trop étroit pour retranscrire les réalités, on le déplore mais on peut le concevoir. Mais que la presse nationale s’en empare, le répète, l’amplifie et le déforme davantage, c’est à se demander si c’est l’information ou son apparence qui prime. Si nous avions eu autant de contacts téléphoniques ou physiques que nous lisons d’articles qui prétendent nous donner la parole, on s’épargnerait quelques raccourcis et confusions qui frisent la malhonnêteté intellectuelle et journalistique. Il nous semblait pourtant qu’un des fondements du travail d’enquête reposait dans la vérification de ses sources. Notre site internet en est une : il est alimenté quotidiennement en informations et précise nos intentions à travers plusieurs textes. Et si des questions subsistaient après lecture, nous avons mis à disposition un contact téléphonique dédié aux médias.

Dans ces temps où l’information circule à la vitesse d’un tweet, les conséquences d’une mauvaise presse peuvent s’avérer regrettables et difficilement réparables. 

L’équipe automedia du campement autogéré qui se déroulera du 1er au 10 août

www.vmc.camp

Tel : 07.58.23.08.97

vmc+presse@riseup.net

Note Bene : Notre campement commençant le 1er août, nous sommes joignables par téléphone jusqu’à cette date et ne sommes donc ni présents sur le terrain de Luméville-en-Ornois, ni à la Maison de la Résistance, ni même devant l’ANDRA, auparavant. 

 En bonus, une analyse détaillée de l’article de France Inter :

 

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à télécharger ici

J-10 : le fil d’info à couper le Bure

A 10 jours avant le campement nous sommes quelques un-e-s à être déjà présent-e-s sur place pour préparer la semaine de chantier collectif qui débute ce lundi 20 juillet sur le terrain de Luméville-en-Ornois en même temps que le montage du campement des Ami-e-s de la revue Silence!. Ces derniers ont commencé à déposer les premiers matériaux et nous avons libéré les espaces où ils s’installeront durant les jours qui viennent, jusqu’à la fin de leur campement, le 3 août. De notre côté nous attendons impatiemment les premières arrivées du chantier pour engager les mille et unes choses qu’il nous reste à faire pour que nous soyons prêts à accueillir les centaines de personnes que nous attendons. Avis aux petits mains et bonnes volontés …

J-10_vmccampHier et aujourd’hui nous avons fait connaissance avec les cyclistes de l’Altertour qui ont fait une escale de deux jours à Bure, à la Maison de la Résistance. Une quarantaine d’entre eux, après un passage devant les portes de l’ANDRA, sous surveillance des gendarmes, nous ont rejoint sur le terrain pour partager le repas et découvrir les lieux. Chouettes moments de discussion et de repas en musique.

Plusieurs d’entre nous étaient passé-e-s plus tôt dans la journée dans les villages alentours pour y diffuser une invitation à nous rejoindre sur le terrain et à soutenir notre effort de lutte. Une fois encore, nous sommes surpris du bon accueil que nous recevons : si beaucoup ont renoncé à voir le projet annulé, ils sont nombreux à nous soutenir. Nous avons déjà reçu un certain nombre de matériaux de leur part et avons des promesses de nouveaux dons pour les jours à venir. Une dizaine d’entre eux, des villages de Mandres et Luméville-en-Ornois, nous ont rendu visite au goûter que nous avons organisé cet après-midi sur le terrain.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ANDRA n’est pas aimée, bien au contraire : elle a réussi à diviser les familles, les voisins, monter les un-e-s contre les autres et créer un climat de délation, de trahison et de culpabilité détestable. Pour beaucoup, notre venue apporte une inconnue dans le paysage social dégradé par les manigances politiques. On nous observe avec une curiosité plutôt bienveillante mais néanmoins prudente.

flics_andraDu côté des bleus, les routes sont dégagées, les gendarmes font des tours en voiture (et en hélico) et continuent à relever les plaques qui ne sont pas dissimulées, à contrôler les voitures isolées lorsqu’ils trouvent un prétexte pour le faire et à nous prendre copieusement en photo, lors des manifestations qui sont organisées aux abords du site de l’ANDRA. On ne doute pas que le régiment devrait s’étoffer assez prochainement … on a notamment pu voir que les gendarmes s’étaient dotés de motos cross et d’un véhicule tout-terrain pour les excursions dans les champs.

Nous recevons beaucoup de mails de propositions et de questions concernant le campement, c’est très encourageant : le programme des discussions, ateliers et évènements se densifie et se précise.

Du côté des actualités, il paraît que Ségolène Royal serait contre l’enfouissement, après que le 49.3 ait entériné la possibilité pour le projet de se lancer. Nous sommes déçus qu’elle n’ait pas pensé à appeler à rejoindre le campement cet été et nous saluons évidemment la sincérité désintéressée de ses déclarations alors qu’en mai dernier son ministère réaffirmait son soutien au processus d’enfouissement des déchets nucléaires. Pour BFMTV, nous agaçons la population ; il faut croire que nous ne rencontrons pas la même population. Il est toujours bon d’avoir une presse non-partisane pour soutenir l’effort de lutte et rétablir les réalités que vivent les français qui ne « supportent plus les barbouillages sur leurs murs ». Il nous semblait que seuls les murs de l’ANDRA et ses partenaires, des meules de foin et des panneaux de signalisation avaient été relookés. Attention, une malhonnêteté journalistique peut en cacher une autre dans la Meuse … On retiendra tout de même des déclarations du directeur adjoint de l’ANDRA, Jean-Claude Baillet que « les habitants n’ont pas à être inquiets, des essais à blanc seront faits avec des colis factices … » (et une irradiation factice ?).

 

Communiqué : un préfet averti en vaut deux !

(en pdf)

Depuis maintenant plusieurs mois nous sommes un certain nombre à être présentEs à Bure pour préparer collectivement notre arrivée sur le campement qui se déroulera du 1er au 10 août 2015 à 5 km de Bure, dont le but est de permettre la rencontre de groupes en lutte et de renforcer la lutte contre Cigéo. Cet événement aura lieu sur un terrain situé sur la commune de Luméville-en-Ornois, mis à notre disposition par ses propriétaires : une ancienne gare ferroviaire qui couvre près de 8 hectares de terrain et pourra accueillir les innombrables amiEs qui nous ont déjà annoncé leur venue, ainsi que celles et ceux que nous ne connaissons pas encore. En effet, après une cinquantaine de soirées d’information en France et dans les pays voisins, nous sommes très contentEs de constater que notre projet prend vie et forme, donnant envie à d’autres personnes de découvrir les vertes vallées, les belles forêts et les habitant.es de la Meuse et de la Haute-Marne et d’y mettre leur grain de sel. Nous sommes notamment heureusement surprisES que deux grandes rencontres internationales aient choisi notre camp comme point de ralliement et nous nous préparons à d’autres sollicitations. Les retours que nous avons dépassent toutes nos espérances.

Afin de préparer au mieux toutes ces rencontres, nous avons déjà entamé des démarches localement pour informer de notre projet de cet été, en complicité avec les dynamiques locales existantes. De plus, si le camp constituera une base centrale, des discussions et animations auront également lieu en dehors du camp, dans des villages, rond-points, place, afin de favoriser les rencontres.

En revanche nous sommes très surprisES que la préfecture (l’une d’entre elles en tous cas, puisqu’il semblerait qu’il y ait une sous-préfecture spécialement dédiée au laboratoire de l’ANDRA) n’ait pas jugé bon de prendre contact avec nous malgré son intérêt ostensible pour notre initiative. Pourtant, après avoir relevé nos plaques d’immatriculation, nous avoir photographiéEs et contrôléEs au long de ces dernières semaines, tous les indices concordent à nous laisser entrevoir une belle convergence policière début août à Bure. Le bon sens voudrait que la préfecture nous précise un peu mieux son projet estival pour éviter que la promiscuité n’entraîne des désagréments collatéraux. Et nous déplorons par avance les nuisances auprès de la population qu’un télescopage intempestif pourrait susciter.
Bien entendu, dans ces conditions, s’il devait advenir de fâcheux contretemps dans notre projet, des démarchages anxiogènes auprès des habitantEs, et si nous devions constater des débordements intempestifs de la part des forces de l’ordre lors et en amont du campement, nous en tiendrions les autorités pleinement responsables.

Mais nous nous doutons que ces dernières sauront faire preuve de la bienveillance et la tolérance qui les caractérisent, afin que ce moment de rencontre, essentiel aux mouvements de lutte qui prévoient de s’y retrouver, se déroule sans un dispositif martial ostensiblement provocateur. Notamment, nous sommes certainEs qu’elles voudront éviter les contrôles et la présence policière sur les routes qui entourent notre campement, et épargner ainsi des tensions superflues dont nous nous passerons touTEs fort bien. Transformer le laboratoire en camp retranché et entourer les sites sensibles attenant au projet d’enfouissement CIGÉO et ses connexes (SYNDIÈSE & co) d’une armada de robocops devrait amplement suffire à signifier de quel côté se situe la menace.

En tout état de cause, nous ferons en sorte que la présence policière ne nous empêche pas de vivre de riches moments et construire ensemble durant ces dix jours et dans les temps qui suivront.

Vladimir, Martine & Co
vmc@riseup.net
vmc.camp
Téléphone presse : 07.58.23.08.97

 

Mandres cède son bois à l’ANDRA

COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF BURE-STOP :

Mandres-en-Barrois a cédé aux sirènes de l’Andra, bafouant l’avis défavorable des habitants consultés en janvier 2013. Le conseil municipal a accepté -par 7 votes pour / 4 votes contre- une tractation d’échange de forêts, afin de faciliter l’installation du projet CIGEO à Bure (centre d’enfouissement de déchets nucléaires).

jeudi 2 juillet 2015

Communiqué Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)
auquel l’ASODEDRA a demandé à être associé

A 5h30 du matin, des opposants devant la mairie
Une trentaine d’opposants à Cigeo se sont rendus ce jeudi 2 juillet devant la mairie de Mandres-en-Barrois (à 4 kms de Bure) où se tenait une séance de conseil municipal à 6 h du matin. Munis de nombreuses pancartes aux slogans explicites : « Cigeo n’est pas fait, gardez votre forêt » ou « Vos terres et vos forêts contre un désert nucléaire, dites-non ! », ils ont accueilli les 11 élus locaux et ont assisté ensuite à la séance et au vote. Le soir précédent, des tracts expliquant une nouvelle fois l’enjeu et invitant les habitants et les élus à résister, avaient été distribués dans le village.

Les habitants s’étaient prononcés contre le projet d’échange, en 2013
L’enjeu était de taille car le 13 janvier 2013 à Mandres-en-Barrois s’était déroulée une consultation de la population, à propos de l’échange de 220 hectares de forêt communale sis sur le territoire de la commune, contre 370 hectares situés dans différentes communes entre 5 et 11 km de distance.
Le résultat sur 86 suffrages exprimés était : NON : 50 – OUI : 35 – NUL : 0.
Le conseil municipal s’était alors engagé à suivre ce vote consultatif lors de sa délibération du mardi 15 janvier.

Les élus municipaux désavouent les habitants majoritairement hostiles au marché et engagent l’avenir du territoire
Ce jeudi matin, les conseillers ont renié leur engagement, en cédant aux pressions et chantages exercés par l’Andra.
En acceptant, par vote manuscrit à bulletin secret, une nouvelle forêt, située à quelques kms, sur la commune de Bonnet, ils ouvrent un boulevard à la construction de la poubelle nucléaire souterraine, quasi sous leur village. Boulevard aux nuisances multiples à venir et dont l’Andra se garde bien de parler : dégradation de l’environnement, mutation totale de leur cadre de vie, lente contamination radioactive de la région, risques d’accidents de transports nucléaires et d’exploitation du stockage, dévaluation immobilière, etc.

Nul doute que cette forêt communale de substitution tombera elle aussi aux mains de l’Andra, si Cigeo se fait !
Pour installer Cigeo, un très vaste territoire est en cours d’annexion entre les 4 villages, dont Mandres et Bonnet, soit un futur désert entièrement dédié à la poubelle nucléaire. L’Andra aura aussi besoin un jour de cette forêt, objet de l’échange -de dupes ?- de ce 2 juillet 2015.

A l’heure où le projet Cigeo se heurte à de multiples difficultés : problèmes technologiques majeurs à résoudre pointés par des organismes tels IRSN et ASN*, incapacité à prévoir le dimensionnement et le coût du centre etc., la Coordination BURESTOP regrette vivement cette grave entorse au respect de l’avis citoyen.
Elle condamne les méthodes de l’Andra, qui joue un rôle décisif dans de telles prises de position. Elle déplore l’omniprésence des forces de gendarmerie dans les villages lorsque l’on parle de Cigeo et, au passage, le relevé systématique des plaques d’immatriculation des véhicules, ce qui n’incite pas forcément à une liberté d’expression saine et revendiquée.

La mobilisation ne faiblit pas et se poursuivra tout l’été notamment dans le sud du département meusien.


IRSN et ASN* : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire / Autorité de Sûreté nucléaire

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Une lettre qu’on pouvait trouver dans les boîtes aux lettres de Mandres avant les tractations :

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Droit dans le Bure !

Cet été, du 1er au 10 août s’organise un campement autogéré à Bure, pensé à la fois comme temps de rencontre et comme opportunité de renforcement de la lutte locale contre le projet CIGÉO d’enfouissement nucléaire.

Au gré des soirées d’informations et des discussions que nous, cogiteuses du projet de campement, avons organisées et eu tout au long des derniers mois, il nous est apparu que pour beaucoup l’objectif et les formes qu’allaient prendre cet évènement restaient encore trop flous.

Tout d’abord, un bref historique pour recontextualiser notre projet et notre réflexion : tout a commencé d’une réunion au cours de laquelle certaines d’entre nous faisaient le bilan de 365 jours de mobilisation des assemblées anti-nucléaires contre le projet d’enfouissement de Bure, dans la Meuse, tandis que d’autres se projetaient dans l’année 2015 vers le sommet climatique de la COP21 et dans les luttes de territoires en cours et à venir.

Nous avions envie d’ancrer notre projet dans un territoire en lutte, sur une lutte symbolique aussi bien des enjeux de la COP21 que d’un capitalisme industriel et industrieux mondialisé. Mais nous voulions aussi nous extraire des temporalités qui sont celles des grands sommets, des agendas des décideurs politiques et financiers.

Nous avons jeté notre dévolu sur Bure parce que nous disposions là-bas d’un terreau de lutte déjà mature, nourri par plus d’une dizaine d’années de réflexions, d’investissements et d’actions en résistance au projet de poubelle nucléaire. Que ce soit la maison de la résistance ou le terrain détenu par des sympathisants de la lutte, nous avions l’opportunité d’établir patiemment, au cours de l’année passée, notre projet de campement et de faire connaissance avec le contexte local de la lutte.

Nous avons donc choisi de construire ce projet ensemble, en affinités, à près de 80 personnes réparties dans tout le nord de la France, parce que ça nous semblait un cadre bienveillant, plus propice à construire collectivement, entre personnes qui se connaissent, un campement de cet ampleur. Et nous avons attendu qu’entre nous toutes ce campement prenne sens et forme, pour le faire connaître, élargir notre cercle aux amiEs intéresséEs. Nous avons voulu que ce projet se construire à deux vitesses : au sein des groupes, dans les différents collectifs et lieux investis, afin de ne pas faire peser toute l’organisation sur le groupe investi à Bure ; et nous avons voulu néanmoins être présentEs dès mars, chaque mois, à Bure, pour ne pas reproduire les expériences hors-sol du passé : nous voulions prendre le temps de connaître nos voisinsEs de cet été, les habitantEs, les militantEs et les acteurs du projets CIGÉO.

Les chantiers collectifs que nous organisons durant une semaine par mois depuis mai nous ont permis à la fois de bien mieux connaître les enjeux de la lutte sur place, d’ouvrir notre projet à celleux qui souhaitaient y prendre part et enfin de construire par avance, patiemment, un certain nombre d’infrastructures pour cet été.

Par ailleurs, nous avons voulu nous nourrir des expériences récentes sur les ZAD pour prendre le temps de rencontrer les collectifs en lutte localement et construire ce moment avec elleux, afin que cet été nous ne nous retrouvions isoléEs ni physiquement ni politiquement dans notre campement, dans une méfiance et hostilité environnantes. Nous avons ainsi partagé nos dernières réunions d’organisation du campement avec des temps de rencontre avec les collectifs, les habitantEs des villages autour du laboratoire de l’ANDRA.

De même, cet été nous souhaitons que ces dix jours soient partagés à parts égales entre les moments de rencontre et d’organisation collective sur le campement et ceux d’échange avec les populations environnantes.  A travers des cantines, des débats, des promenades, des manifestations dans les campagnes, villes et villages alentour, organisées en commun avec les collectifs en lutte localement, nous espérons ainsi contribuer à renforcer la lutte locale en y associant les habitantEs.

Une question récurrente, avec le spectre de Montabot où un violent et bref affrontement avait blessé de nombreuses personnes en lutte contre la ligne haute-tension Cotentin-Maine, est celle de notre projet d’actions. Nous choisissons délibérément de ne pas construire un moment de répression prévisible, au cours d’une manifestation en direction du laboratoire de l’ANDRA , nous préférons penser de multiples autres formes plus inventives et néanmoins radicales d’expression de notre opposition au projet d’enfouissement CIGÉO. Que ce soit sous la forme de balades nocturnes, d’occupation des places et des rues des villes autour, ou bien d’autres idées fourmillantes que nous avons eues, nous escomptons bien être présentEs partout et tout le temps durant ces 10 jours dans la Meuse et la Haute-Marne.

Enfin, notre perspective de résistance ne s’en tient pas à ces 10 jours : nous étions là tous ces derniers mois avant, et nous avons bien l’intention d’y rester après. Nous espérons que, de même qu’à l’issue du camp action climat de 2009 à la ZAD ou , le camp anti-G8 au même endroit en 2011, viendront s’installer dans la région celles et ceux  qui poursuivront et construiront la lutte contre ce monstrueux projet d’enfouissement dans les mois et années à venir.

Et si nous avons souhaité que ce campement ne soit pas que celui de la lutte anti-nucléaire, que nous accueillons le mardi 4 une grande assemblée internationale contre la répression, à la demande de nos amis allemands, qu’en fin de semaine nous organisons également une réunion internationale de deux jours en vue de préparer les mobilisations de fin d’année de la COP21 et que nous avons voulu poser des temps de discussion de nos bilans et perspectives sur les luttes récentes de territoire ou en soutien aux migrants, c’est parce que nous sommes convaincus que ces grands moments de convergence nous offrent l’opportunité de construire collectivement des réseaux de résistance et de lutte déterminants pour les années à venir.

Nous espérons que ce texte contribuera à vous donner l’envie de venir, de nous aider à construire ce moment et  l’enrichir de vos contributions (de nombreux espaces sont destinés à accueillir toutes les discussions, ateliers et débats que vous souhaiteriez apporter sur le campement ou en-dehors). Nous appelons à venir dès le 20 juillet pour un chantier collectif sur le terrain.

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DE LA NÉCESSITÉ DE SE RETROUVER

Nous venons des contre-sommets, des campements Action Climat, des villages No Border, des luttes à Notre-Dame-des-Landes, au Val de Suse ou à Sivens, des luttes anti-nucléaires comme à Valognes, Montabot ou Bure, des luttes sociales, féministes et anti-autoritaires…

Si toutes ces luttes sont singulières, nous sommes nombreux.ses à y porter les mêmes idéaux d’horizontalité et de réflexions pour combattre toutes les formes de domination. Nous trouvons aussi du commun dans nos modes de vie et d’action. Ces combats se croisent parfois, et se renforcent mutuellement.

La logique capitaliste aménage le territoire, ravage nos environnements, cherche à réduire nos vies au travail et à la consommation. Face à cela nous répondons par le squat, le blocage, le sabotage, par des pratiques visant à nous autonomiser de ce monde.

autonomie

Mais nous constatons que cela n’est pas suffisant. Car si nous gagnons des moments d’autonomie, nous perdons du terrain.

Pour se renforcer et approfondir nos liens, il faut créer des moments de rencontre, confronter nos pratiques de luttes et nos modes d’organisation, réfléchir aux points de discorde qui agitent nos milieux, et ce, loin des calendriers imposés par les sommets et autres farces d’unité nationale.

Cet été, retrouvons-nous pour un campement autogéré à Bure, en Meuse, là où ils construisent de force un centre international d’enfouissement des déchets radioactifs… Nous voulons discuter de nos stratégies, avant d’envisager ensemble des modes d’action collective pour ancrer nos résistances, à Bure comme ailleurs.

Par ailleurs, la prochaine grande messe mondiale du climat (COP 21) qui aura lieu à Paris en décembre 2015 va une nouvelle fois focaliser l’indignation habituelle. Ne nous laissons pas divertir par cette mascarade. Nourrissons-nous plutôt des trajectoires transversales déjà créées, du Chiapas à Exarchia, de Ferguson à Villiers-le-Bel.

Nous n’avons rien à voir avec « l’international » de leurs sommets, pour nous le dépassement des frontières se construit plutôt dans les liens que l’on tisse entre nos mondes.

Notre colère n’est pas réversible. Elle s’organise.

Vladimir, Martine & Co *
vmc@riseup.net

* En hommage à notre camarade malgré lui, qui nous a débarrassé du patron de Total.

lachute

Ramène ta pioche !

On a 10 jours pour enterrer l’Andra

(pdf disponible dans la section ressources/tracts du site)

La gestion des déchets nucléaires n’a et n’aura jamais de solution. Ils seront toujours là, que ce soit à 500 mètres sous terre ici à Bure, comme ailleurs. L’urgence n’est pas à leur gestion, mais à l’arrêt de leur production. Si l’industrie de l’atome et l’État souhaitent enterrer le problème aussi vite que possible, c’est bien pour continuer d’en produire. Nous nous opposons à la destruction de nos lieux de vie, dans la Meuse comme ailleurs, ainsi qu’à la poursuite du nucléaire de tout temps.
Nous vous proposons de nous rejoindre à Bure du 1er au 10 août pour prendre le temps d’amplifier ensemble l’opposition concrète à CIGEO et son monde.

Le tombeau du nucleaire

Après un demi-siècle d’empoisonnement, l’industrie nucléaire n’a pas de solution face à la radioactivité des déchets nucléaires. Partant de cette incapacité, l’État veut imposer l’enfouissement et ses méthodes toujours plus mafieuses : mascarade démocratique, accaparement des territoires, autoritarisme et violence.
Après s’être faite dégager de nombreux autres sites dans les années 80, l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs en France (ANDRA) s’est installée pour une étape de recherche dans le département de la Meuse, à Bure, depuis 1993.

Zone à faible population (7 habitant-e-s/km2), Bure est un endroit rêvé pour entasser les pires déchets de l’inhumanité. Depuis 2001 existe un laboratoire souterrain et en 2006, malgré la conclusion du Débat Public comportant des réserves sur le stockage profond, l’ANDRA projette de le convertir en un « Centre Industriel de Stockage Géologique » (le CIGEO).
Aucun déchet n’est encore là : le gros du chantier pour l’exploitation du site est prévu pour 2017 et les déchets devraient arriver en 2025.

Nous observons, qu’en plus du laboratoire expérimental, des centres d’archivage et d’une ecothèque (sorte de mémoire de l’état pré-nucléaire) déjà présents, des travaux connexes commencent discrètement à voir le jour : élargissement de routes, mise en réserve de terres par la SAFER, coupes dans les forêts alentours, etc.
En parallèle, tout un programme d’accom-pagnement industriel se déploie dans le sud-Meuse : plate-forme de transport de matières radioactives, plate-formes de stockage pour pièces neuves de centrale, filières scolaires liées au nucléaire.

Les tentatives d’opposition légalistes ont toutes échouées jusqu’alors.
La pétition de 42000 signatures locales demandant un référendum, poubelle !
La conclusion du débat public de 2006
qui comporte des réserves sur le stockage profond, balayée !
Les arrêtés municipaux contre l’enfouissement, insignifiants !

Depuis 10 ans, au sein d’un réseau d’associations locales et nationales et en réponse à l’installation du laboratoire de l’ANDRA, une maison a été achetée avec l’aide des antinucléaires allemands, rénovée ensuite grâce aux dons et aux investissements personnels des militant-e-s de passage. Cette maison a vocation à être un lieu d’information indépendante, d’organisation d’alternatives énergétiques, ainsi qu’un espace d’accueil et de vie collective. Cette « maison de la résistance à la poubelle nucléaire » a permis aux individu-e-s et collectifs d’ancrer une lutte locale et de permettre la rencontre de nombreuses personnes en lutte.

vieuxcailloux

Si les composantes historiques à Bure mènent sur le terrain depuis 20 ans un travail de sensibilisation, de réseau et de veille des agissements de l’ANDRA de très près, ce projet d’État avance. Pour aller au-delà des formes associatives d’organisation, il devient de plus en plus nécessaire d’agir concrètement contre CIGEO.

Pourquoi nous nous y opposons

Les déchets sont le problème insoluble de l’industrie nucléaire, on ne sait pas les faire disparaître, et ce pour des millions d’années. Leur gestion est le chaînon manquant du programme nucléaire français.
Que l’on soit pour ou contre le nucléaire, l’élite politique voudrait que chacun-e reconnaisse la nécessité de gérer les déchets. Ce n’est ni plus ni moins qu’une stratégie de dépolitisation de la question, sous prétexte de protéger les générations futures. Mais depuis quand l’industrie nucléaire serait humaniste ? Si l’État et l’industrie nucléaire étaient cohérents, ils arrêteraient d’en produire de manière complètement schizophrène. Ça nous éviterait toujours de vivre avec les risques liés à l’existence des centrales et aux transports de matières radioactives.

Alors on nous dit « les déchets sont là », et oui ils sont là, et ils le seront toujours à 500m sous terre. Enterrer la catastrophe ce n’est pas la supprimer : nous ne sortirons plus du nucléaire. Nous ne voulons ni arbitrer ni « proposer une solution » au problème éternel que représente la gestion des déchets nucléaires, nous ne sommes pas co-gestionnaires, cela reviendrait à produire de l’expertise alternative bénévolement au profit des nucléocrates. Il ne s’agit pas de sensibiliser l’appareil techno-industriel et politique à une meilleure solution pour la gestion des déchets, mais bien d’arrêter la production nucléaire.

La moitié des déchets qu’ils prévoient d’enfouir ne sont pas encore produits… Les stockages actuels sont pleins, et il s’agit maintenant de cacher les déchets gênants et de faire de la place aux futurs déchets de l’industrie nucléaire. De brandir enfin une solution au plus vite afin de légitimer la poursuite du programme « électro-nucléaire ». Autrement dit de perpétuer la catastrophe.

CIGEO répond au même jeu de pouvoir que celui régissant les industries pharmaceutiques, agro-alimentaires…
CIGEO, c’est aussi une opération de marketing vers l’étranger qui vise à donner au complexe nucléaire français l’image d’une maîtrise totale, depuis l’extraction de l’uranium, jusqu’au démantèlement des centrales. Se battre contre CIGEO, c’est combattre la politique énergétique française, qui veut faire de la France l’interrupteur de l’Europe et du Maghreb. Des EPR à l’enfouissement en passant par la THT, CIGEO est l’aboutissement d’une série de nuisances et de l’aménagement du territoire imposés par l’industrie nucléaire. Au-delà de bousiller une région entière, l’enfouissement vise à pérenniser la filière électro-nucléaire, partout, et ainsi assurer de beaux jours à la puissance d’État et au capitalisme. Faire miroiter la croissance avec l’extension du marché européen de l’électricité et des innovations industrielles du tout électrique : des objets connectés aux voitures électriques, aux réseaux intelligents, aux compteurs linky, tout ce beau monde qui nous promet la gestion et l’aménagement de notre cadre de vie.

Les flux de nucléides dégoulineront inélucta-blement hors de Bure.
Voilà pourquoi nous nous opposons à l’enfouissement, à Bure comme ailleurs.

CIGEO nous concerne toutes et tous !

Se rassembler cet été à Bure

Le blocage du Débat Public de 2013 a permis de redonner un sentiment de force collective à la lutte. La mobilisation de nombreuses personnes opposées au projet localement, y compris de nombreuses associations, témoigne de la volonté de ne plus subir l’impuissance et la dépossession de la lutte face aux mensonges, à la corruption et aux consultations bidons.
Nous ne voulons pas juste informer mais inverser la balance : si ce rassemblement contribuera à mettre un éclairage sur la mobilisation à Bure, il sera surtout l’occasion d’actions concrètes.

Nous partageons depuis plusieurs années des expériences collectives et un commun dans nos pratiques : partage de savoir, recherche de notre autonomie, horizontalité des organisations, ouverture d’espaces dans lesquels devient possible l’expérimentation collective, bienveillance des un-e-s vis à vis des autres…
Venir à Bure n’implique pas d’être militant-e écologiste ou antinucléaire, mais signifie qu’on croit en la nécessité de s’organiser au-delà de luttes locales. Nous construirons ensemble un espace pour y vivre 10 jours d’échanges de pratiques, de discussions à propos des luttes d’ici et d’ailleurs et sur nos manières de vivre le collectif, dans un esprit anti-autoritaire, soucieux de parer à toute forme de domination.
On abordera la question des luttes actuelles (Bure, ZAD, NoTav, forêt d’Hambach…) et celle de l’évolution des formes de répression et des mouvement réactionnaires, afin de mieux anticiper la lutte à Bure et d’envisager des possibles communs. Cela sera aussi l’occasion de nous organiser en vue de la COP21, sommet climatique intergouvernemental prévu à Paris en décembre 2015.

Esquissons d’autres imaginaires pour nos vies…

Vladimir, Martine & Co, vmc@riseup.net

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Le CIGEO prévu à Bure représenterait 99% de la radioactivité française et ferait ainsi partie des projets européens les plus conséquents des prochaines années. Le site d’enfouissement des déchets de Bure (à 500m sous terre) occupe 200ha de terre agricole, 200ha de forêt et une vallée comblée. A cela s’ajoutent 10 millions de mètres cube de déblais, 2 trains en moyennes par semaine pendant 130 ans. 50 % du volume concerne des déchets non produits ou des pays voisins. L’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs (ANDRA) travaille au service du CEA, d’AREVA et d’EDF, parmi d’autres.