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Fil info du 8 au 14 août

Vendredi 11 août

Aujourd’hui, rendez-vous 16 h à la Maison de Bure pour aller construire une nouvelle vigie dans un nouvel endroit pour surveiller les travaux illégaux de l’Andra !

À partir de 21h, repas partagé et concert à la gare !

Jeudi 10 août

Surprise aujourd’hui : nous apprenons que l’arrêté du maire de Mandres prétendant « régulariser » les travaux vient d’être retiré par le préfet : le maire n’était pas compétent pour produire un tel acte !

Cependant, le préfet nous aurait apparemment pondu son propre arrêté, qu’on refuse cependant de nous montrer car il n’aurait pas vocation à être publié (acte fantôme ou irrégularité du côté de la préfecture ?). Qu’importe : en l’absence de texte rendu public, l’Andra ne peut pas se prévaloir d’une régularisation de ses travaux !

En revanche, la préfecture a bien voulu publier quelques petits actes préparés spécialement pour ce week-end, qui interdisent notamment sur le territoire de Bure et Mandres l’utilisation de bouteilles en verre, les feux d’artifices, la consommation d’alcool sur la voie publique, etc.

À la gare, les gens continuent d’arriver, près d’une centaine maintenant. On bricole, on scie, on discute, on se retrouve…

Mercredi 10 août

Rendez-vous à 9h30 pour une réunion logistique et de vie collective au terrain de la Gare de Luméville.

Rendez-vous à 16h devant l’ANDRA pour un pot de départ en retraite anticipée du Directeur adjoint de l’ANDRA et Directeur du site de Bure, Jean-Paul Baillet. Petits fours et champagne au rendez-vous…

Retour sur le pot de départ de Jean-Paul Baillet

Ambiance détendue pour le pot de départ de notre amis Jean-Polo. Dans un premier temps, la pluie fait son entrée puis la musique se met à résonner. Comme dit l’adage, départ pluvieux, départ heureux. A la fin de l’averse, on installe les tables qui vont accueillir les petits fours et les cadeaux pour célébrer la fin des annuités de Mônsieur Baillet. Au final, y’avait plus d’invités que prévu, sont tous venus déguisés en bleu les cons!!! Au moins, ils ont pu assister au discours d’adieu émouvant rédigé par les plus proches collègues de l’intéressé. Il a ensuite été rappelé les minimisation qui ont été déclarées suite à la mort en janvier d’un ouvrier. S’en suit un diaporama comme tout bon départ qui se respecte. La boom reprend, les renforts arrivent de l’intérieur des grilles: ce sont les gorilles qui sortent. On s’approche de l’entrée, on cotillone, on re-décore, on fait la chenille et puis on chante Baillet ciao, ciao, ciao. Après, ce sont les collectifs des femmes à trois seins, irradiées de Kukushima qui prennent la parole. Gertrude de la Duboissinière et son amie gallicisme dans le 16e qui s’expriment tour à tour sur leurs tourments depuis leur exposition aux radiations. Elles souffrent du regard des gens qui se posent trop souvent sur cette partie de leur poitrine. Soudain le dispositif décide de casser la décor et de nous pousser sous prétexte de laisser sortir les employés. Soit, une fois qu’ils sont bien rangés, ils prennent volontiers a pose pour les portraits. C’est qu’on commence à se reconnaître à force de se retrouver dans les mêmes soirées. Ce soir à la gare, par contre, c’est soirée privée. Joyeux départ en retraite quand même et bienvenue l’amie Therez.

 

Mardi 9 août

À l’ordre du jour, chantiers à la gare (point accueil, tables, signalétique dans et autour du terrain, château d’eau, raccordement eau, etc.), une réunion de préparation du pot de départ de Jean-Paul Baillet et une grande réunion plénière à la Gare en soirée.

1020160809_113147h : ce matin une partie des patates semées à l’automne, dans un champ racheté par l’ANDRA pour y faire passer une future voie ferrée d’acheminement de déchets nucléaires, ont été récoltées. Bien que petites, elles promettent une belle session frites pour tout le monde. Opération #fritonslAndra imminente…

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13h : lors d’un tractage à destination des habitant.es dans le village de Mandres, un ami qui salue de la main les gendarmes à leur millionième passage de la journée se fait contrôler par eux. Une dialogue de sourd s’engage entre mauvaise foi et a priori sur ce que nous sommes et défendons. On a le droit pour la énième fois à la caricature de l’écologiste pas cohérent parce qu’il utilise sa voiture et fume des cigarettes qui produisent des gaz à effet de serre. Bref, encore un grand moment de paternalisme condescendant…

19h : un véhicule ami est contrôlé, papiers demandés. La réquisition autorisant le contrôle des passagers est demandée, une voiture de gendarmerie est mobilisée spécifiquement pour l’amener. Durant ce temps, des renforts arrivent d’une autre voiture. La réquisition enfin arrivée, elle s’échappe malencontreusement des mains d’un ami, les gendarmes s’énervent et veulent contrôler tout le monde. En vain : refusant le contrôle, tout le monde s’éloigne à pieds, les gendarmes renoncent.

Soirée : réunion avec une cinquantaine de personnes, dont plusieurs habitant.es des villages voisins. On précise le programme des 5 jours à venir : mercredi pot de départ de Jean-Paul Baillet, jeudi réunion des différentes composantes de la lutte et préparation des promenades du samedi, vendredi concert en pied de vigie, samedi présentations des enjeux de la lutte locale et promenade de découverte des environs, dimanche manifestation !

Lundi 8 août

Midi : du monde commence à arriver un peu du côté de la gare et de la maison. Des renforts bienvenue pour les innombrables tâches logistiques qui nous attendent avant ces deux semaines de campement-chantiers-actions.

Aprèm : du côté de la gare cuisine collective, atelier, toilettes sèches et coin vaisselle sont déjà en place

On appretape_amicale_dubois2nd que le commandant Dubois a « averti » l’agriculteur qui nous prête généreusement quelques mètres carrés de son champ pour la vigie que si une quelconque action de ce week-end, entraînant des troubles à l’ordre public, partait de la vigie vers le mur, il en serait tenu responsable, pourrait se voir confisquer son champ et être entendu mardi dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Nous sommes allés trouver le commandant à l’orée Dubois afin qu’il précise ses sources d’information concernant les troubles à l’ordre public de ce week-end. Nous lui avons par ailleurs rappelé qu’un champ de blé est plutôt ouvert, qu’il arrive que des gens y passent donc à pied, quelles que soient leurs intentions, et qu’on ne peut donc pas en tenir responsable le propriétaire, sauf à exiger de tous les paysans qu’ils clôturent leurs champs d’un mur de 3km, embauchent des vigiles pour y patrouiller et le fassent protéger par une brigade de gendarmes mobiles.

L’occasion aussi de réévoquer les intimidations et contrôles incessants que subissent certains riverains, particulièrement celles et ceux qui sont un peu trop proches de nous.

Soirée : réunion logistique avec la douzaine de personnes nouvellement arrivées aujourd’hui, on retrouve peu à peu le fourmillement qu’on a connu durant tout le mois de juillet.

 

Bure night fever

Récit non objectif d’une virée karaoké à l’orée du Bois Lejuc

 

Vendredi 5 août nous étions quelques’un.es à nous dire qu’un anniversaire d’ami ça se fête, mais pas n’importe où ni n’importe comment. En #étédUrgence ça se fête en lisière du Bois Lejuc !

Sur les chemins qui traversent la lande, un convoi enjaillé et chamarré de plusieurs voitures a pris la direction de la nouvelle et rutilante vigie, depuis la Maison de la Résistance. A la croisée des sentes champêtres et de la triste route qui mène au Bois colonisé et emmuré par l’ANDRA, sous la protection de la bleusaille, un checkpoint militarisé à souhait a temporairement interrompu notre joyeuse équipée. Une quarantaine de gendarmes disposés tout autour de leurs monotones carrosses a tenu a s’assurer que nous ne transportions pas d’armes de dérision massive. À notre insistance, leur n+2 (n-2 du commandant Dubois qui dirige toute la martiale clique), a bien voulu nous laisser lire la réquisition préfectorale les autorisant à fouiller tout véhicule et contrôler toute âme à 10 km à la ronde de 19h à 1h du matin. Rassurés que ce contrôle fortuit au milieu des champs était seulement motivé par la conscience professionnelle et le soucis de prévenir toute conduite sous emprise stupéfiante, nous avons pu poursuivre notre route en laissant derrière nous quelques litres d’essence en consigne.

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Arrivés au pied de la vigie, nous avons installé écran, projecteur, sono, tables, instruments et bonne humeur outrancière devant la gendarmesque décontenancée par tant d’impudeur. Au clair de soleil déclinant, une ecocup de cocktail-vigie à la main, nous avons fait sa fêIMG_3978te à l’excellent repas de notre cantine autogénéreuse. Quelques branchements improvisés plus tard nos voix se sont élevées dans une dysharmonie parfaite pour entonner Piaf, Brassens, merci patron, Aufray et quelques florièges moins avouables du patrimoine de la chanson française. Seule fausse note : contre toute attente, vigiles atteints de sinistrose et gendarmesque intimidée ne se sont pas joints à la fête et sont restés dans leur coin de bois, sous le faisceau livide des projecteurs. Nous remercions toutefois ces derniers d’avoir assuré la technique lumière et le service de sécurité. Et, il faut le reconnaître, sans ces derniers, venus en force (de l’ordre), nous aurions été moitié moins nombreu.ses.

IMG_4144 Bref, un moment riche qui, malgré la fraîcheur du soir, quelques interruptions techniques, s’est prolongé jusqu’à une heure indue, dans la joie et le bon humour (quolibets avinés à moitié pardonnés …).

Comme il se doit, au retour, le checkpoint militarisé de l’aller a tenu à s’assurer que le quota d’éthylotest serait respecté et que nous n’allions pas sillonner les routes la bouche pateuse et l’oeil luisant. Un sens aigu du devoir qu’il faut reconnaître à nos compagnons de routes, qui les pousse à s’attarder au-delà de l’heure de la réquisition pour nous souhaiter une nuit peuplée de rêves bleus. Il faut noter aussi que deux de nos ami.es restés dormir à la vigie ont eu le droit à quelques petits blagues de bon goût des « timides gendarmes »(1) qui ont mis un peu de temps à seIMG_4154 dérider : au cours de la nuit un petit « alors ça s’encule ? » est venu bercer leur sommeil et à l’aube un retentissant concert de « cocorico » a entouré la vigie. Le bon humour est rare de nos jours, nous saluons la force et richesse créative de nos voisins de vigie qui savent maintenir nos relations à un niveau stimulant, malgré les ingratitudes d’une vie frustre dans les bois, avec les (mous)tiques, l’oppression de l’obscurité bruissante de la forêt et la fraîcheur humide des nuits meusiennes.

Allez, sans rancunes, on remet ça la semaine prochaine, avec les foules que le récit de cette folle soirée ne manquera pas de drainer à Bure !

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(1) dixit le maréchal des logis interrogé le lendemain sur le manque d’entrain de ses collègues lors de cette mémorable soirée. 

 

10 août : organisons le pot de départ de M. Baillet !

meuse-manifester-oui-detruire-non-estime-jean-paul-baillet-directeur-general-adjoint-de-l-andra-et-directeur-du-centre-de-bure-1469052533Après des années de bons et loyaux services en tant que directeur adjoint de l’ANDRA et directeur du site Meuse-Haute Marne, nous apprenons avec regret que M. Jean-Paul Baillet nous quitte en septembre pour d’autres horizons irradieux. Nous avons décidé d’organiser son pot de départ mercredi 10 août à 16h.

Jean-Paul Baillet déserte. Pourtant, cet homme nous assurait encore il y a peu de la sûreté du projet CIGEO, allant jusqu’à dire que « s’il n’en était pas persuadé, il ne serait pas resté à l’ANDRA ». Nous espérons donc que ce départ soudain, qui nous a tous énormément surpris, n’est pas dicté par l’intégrité incontestable de M. Baillet, et une brutale prise de conscience d’un intolérable défaut de sécurité du projet.
Il faut dire que rien n’aura été épargné à Jean-Paul cette année, entre le décès d’un ouvrier d’Eiffage en janvier, qui est allé malencontreusement s’ensevelir dans l’argile des tunnels creusés sous le laboratoire, et le zèle de vigiles qui ont du rudoyer des manifestants dans le Bois Lejuc le 16 juillet dernier pour leur rappeler les limites de la propriété privée. Dans un cas comme dans l’autre nous saluons le sang-froid et l’abnégation dont il a su faire preuve dans ces moments éprouvants d’adversité. Avare de paroles mais toujours les mots justes, il n’avait pas hésité à nous rassurer sur les « conditions habituelles d’exercice des ouvriers » et à vanter les mérites de vigiles « qui ont très bien fait leur travail ». Une direction exemplaire qui sait mouiller la chemise pour protéger ses employés !
Avec Jean-Paul c’est un pan de notre histoire collective qui s’en va : les dialogues de sourds, une discrétion presque maladive, un art consommé de l’omerta. Décidément Jean-Paul, tu laisseras un trou (de 500 mètres) derrière toi … Nos pensées vont à Manu (Hance) et Eric (Sutre) qui seront un peu orphelins sans ton aile paternelle pour couvrir leurs 400 coups de pression. Nous saurons prendre soin d’eux, sois tranquille.
Rejoignez-nous à 16h devant le labo de l’ANDRA mercredi 10 août pour trinquer au départ de Jean-Paul ! Nous y partagerons champagne et petits fours avec Manu, Eric, et, bien sûr, notre bon ami le commandant Dubois avec lequel M. Baillet a si brillamment nettoyé et emmuré le Bois Lejuc.

Découvrez la vidéo que nous lui avons spécialement dédiée pour l’occasion

 

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Fil info du 1 au 7 août

 

Week-end 6-7 août

  • Ca s’active entre la Maison et la Gare de Luméville pour préparer l’accueil lors de toute la semaine à venir, et bien sûr le grand week-end de résistance et de « remise en état » de la forêt de Mandres le 13/14/15 août ! Rangements, réunions, bouffes collectives, bains de poussière (et de soleil) !
  • Samedi matin : en amont de la vigie les gendarmes contrôlent systématiquement les allers et venues, les identités, les véhicules. Un ami passé par les champs et n’ayant pas sa carte d’identité a été emmené au poste de Ligny-en-Barrois pour vérification d’identité. Il a été relâché près de deux heures après.
  • Dimanche : rangement intensif de la Maison de la résistance en prévision de l’afflux de la semaine à venir. Des barnums sont installés du côté de la gare de Luméville. Ca s’active de tous les côtés.

Vendredi 5 août

karaoke_mandresLa vigie continue d’être occupée, ce soir un karaoké s’y organise pour fêter comme il se doit l’anniversaire d’un ami.

Après-midi : les gendarmes mobiles contrôlent et fichent systématiquement les opposants et les habitants. Fouille de voiture, vérification d’identité. 3 personnes sont bloquées au carrefour de Mandres alors que la route est publique.  Des camions de BTP ont accédé au bois.

16h : l’ANDRA a sorti son communiqué, on travaille à y répondre, mais ici tout le monde est consterné d’un argumentaire aussi minimaliste et inconséquent : « L’Agence reconnaît une erreur d’appréciation ». L’ANDRA reconnaîtra-t-elle aussi une simple erreur d’appréciation pour 100 000 ans de pollution radioactive ?

Soirée : une chouette soirée tout en joie malgré la forte présence gendarmesque pour assurer « que tout se passe bien ». On retiendra la mémorable danse « Je mets l’ANDRA devant, je mets l’ANDRA derrière » devant la ligne de keufs. Un super récit ici.

 

 

 

Jeudi 4 août

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8h : Réveil humide pour ceux qui ont dormi à l’orée du bois : il pleut des cordes mais il y a bien longtemps que les caprices de la météo lorraine ne nous font plus peur ! On continue la vigie !

10h  : Livraison de café, de petits déj’ et de bâche pour la vigie. Les flics contrôlent les voitures, qui ne font que se déplacer sur un chemin communal. Les gendarmes demandent aux gens d’ouvrir les coffres des véhicules et contrôlent les voitures. A la maison de la résistance, on coupe du bois pour l’hiver.

12h : Le repas de midi se prépare à la maison de la résistance pour être déposé à la vigie sous l’oeil de la cinquantaine de gendarmes en faction devant notre abri de fortune !

16h : Deux camions sont sortis du bois chargé de quelques engins de chantiers. Pendant ce temps là, on joue au tarot, on bouquine, on écrit, on cherche à s’abriter un peu plus de la pluie, on discute… et bien sûr, on surveille !

Toute la journée, la stratégie de la tension s’est accentuée. Alors que nous sommes à peine une dizaine autour de notre petite construction en palettes, on a vu défiler un nombre incalculable de forces de polices : autour du bois, c’est pas moins de 5 fourgons, 4 voitures banalisées, une cinquantaine de flics qui sont mobilisés. L’hélico a survolé de façon rasante pendant une bonne demi-heure, faisant des allers-retours entre la vigie et la maison de la résistance. Les encravatés ont même fait le déplacement dans leur rutilante berline. On ne fait même pas mention des vigiles qui nous surveillent, de loin, du coin de leur cabane ! Mais on ne lâche rien ! On reste dormir à la vigie ce soir !

Mercredi 3 août

Au programme : à 11h, édification d’une vigie en bordure sud du Bois Lejuc pour surveiller que les travaux ne se poursuivent pas dans la forêt.

11h : effervescence à la maison de la résistance, on finit de préparer le repas tandis qu’à la Gare de Luméville la vigie achève d’être chargée pour rejoindre bientôt son emplacement en lisière de forêt.

13h : Fin de la construction à l’orée du bois, à quelques dizaines de mètres des vigiles et des gendarmes mobiles. On mange, chante et danse au pied de leur mur de béton. Des ouvriers de chantier sont toujours présents dans le bois, ils consolident le mur.

16h : lecture collective de la supplication ( témoignages sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl) à l’ombre de la vigie.

Toute la soirée, contrôle des identités et des voitures, à plusieurs reprises pour certains, verbalisation pour des infractions anecdotiques ( insuffisance du nombre de gilets jaunes dans la voiture), le fichage et les menaces se poursuivent mais on lâche rien !!

Cette nuit, une petite dizaine de personnes a dormi à la Vigie, éclairée par le doux projecteur des forces de police…

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Mardi 2 août

9h : une vigie a été mise en place pour surveiller les allées et venues autour de la forêt et s’assurer qu’aucun engin de chantier et de camions de matériaux n’entrent dans le bois, conformément à l’ordonnance prise hier par le TGI de Bar-le-Duc

12h : un camion transportant des pans de murs nous a été signalé, nous nous rendons à deux voitures à la forêt pour signifier aux gendarmes, ordonnance en main, qu’aucun chantier ne doit plus avoir lieu dans les bois, qu’aucun camion n’est plus censé acheminer quoi que ce soit, ni même sortir du bois coupé de la forêt. On nous répond que c’était la dernière livraison de pans de murs, que les prochaines ne seront pas faites dans la forêt et que tous les engins de chantier ont quitté les lieux ce matin, à l’exception d’un tracteur agricole et du camion qui a livré les pans de mur.

Lundi 1er août

15h : première historique  : le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc a rendu un jugement en notre faveur qui interrompt provisoirement tous travaux dans le Bois Lejuc et qui demande la remise en état des lieux dans un délai de 6 mois si aucun arrêté préfectoral ne vient autoriser les défrichements d’ici là.

16h : ça fuse dans les médias, on reçoit de nombreux appels de journalistes. Un communiqué unitaire entre toutes les associations à l’initiative de la plainte vient d’être publié. Rappel, on peut nous suivre sur twitter (@ZIRAdies] et facebook

18h : nous nous sommes rendus à l’entrée sud du Bois Lejuc pour nous assurer que les travaux avaient bien cessé et questionner les gendarmes sur les justifications de leur présence en protection d’un chantier jugé illégal. Une trentaine de gendarmes mobiles restent stationnés en permanence dans le bois, aux côtés de vigiles qui, à défaut de manches de pioches à la main, n’abhorrent toujours pas le nom de leur entreprise.

Soirée : fête à la Maison de la résistance ! Première victoire juridique en 20 ans de lutte ça se fête !

L’ANDRA est condamnée par le TGI de Bar-le-Duc !

Communiqué de presse commun du Réseau « Sortir du nucléaire, MIRABEL – Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement, ASODEDRA, CEDRA 52, Les Habitants vigilants de Gondrecourt, BureStop55, Bure Zone Libre et des opposant-e-s et habitant-e-s en lutte contre CIGÉO de Bure et d’ailleurs – 1er août 2016

L’ANDRA est condamnée par le TGI de Bar-le-Duc ! Les travaux de CIGÉO sont stoppés !

Un rappel à l’ordre cinglant et historique pour l’ANDRA, faisant suite à deux mois de mobilisation sur le terrain

Le tribunal de grande instance de Bar-le-Duc vient de donner raison aux huit associations et aux quatre habitants de Mandres-en-Barrois qui, dans un référé déposé le 25 juillet, exigeaient l’arrêt des travaux effectués par l’Agence pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) dans le Bois Lejuc, en vue de la construction de CIGÉO, ce projet de centre de stockage en profondeur des déchets radioactifs les plus dangereux. Ces travaux sont bien illégaux : l’ANDRA doit les suspendre et est condamnée à la remise en état du site.

Pour rappel, 7 hectares de feuillus avaient déjà été détruits, dont des chênes quasi centenaires, le sol avait été arraché et recouvert de gravier et l’édification d’un mur de 2m de haut et 3 km de long avait commencé, alors même que l’ANDRA ne disposait pas des autorisations nécessaires auprès des autorités compétentes et n’avait même pas envisagé qu’une étude d’impact puisse être nécessaire !

Lors de l’audience, qui s’était tenue le jeudi 28 juillet, l’ANDRA s’était surpassée dans la mauvaise foi et les contradictions : tout en reconnaissant effectuer ces travaux dans la perspective de la construction de CIGÉO, elle prétendait n’effectuer que des travaux destinés à une gestion durable de la ressource forestière du Bois Lejuc ! Par ailleurs, arrivée en cours d’audience, l’ANDRA a sorti un pitoyable lapin de son chapeau, un arrêté municipal daté du jour même, signé du maire de Mandres-en-Barrois et autorisant les travaux de construction du mur commencés illégalement depuis plusieurs semaines ! Rendu le 1er août à 14h, le délibéré du tribunal est formel : il ordonne la suspension des travaux de défrichement jusqu’à ce que l’ANDRA obtienne une autorisation (sous astreinte provisoire de 10 000 euros par are nouvellement défriché). Il enjoint de même à la remise en état des lieux sauf autorisation obtenue par l’ANDRA dans un délai de 6 mois. D’après la décision du tribunal cette remise en état des lieux doit être entendue comme « une restitution de l’état boisé de l’ensemble des parcelles défrichées, nécessitant la suppression du géotextile, de l’empierrement et de la clôture en murs de béton – au vue de l’importance de son emprise – et la replantation dans le respect du plan d’aménagement forestier du bois Lejuc arrêté par l’Office National des Forêts pour 2007-2018 ».

Travaux illégaux, embauche de mercenaires pour « protéger » le mur : les manoeuvres et manipulations de l’Andra pour imposer CIGÉO sont maintenant exposées au grand jour. Cette décision marque également le bien-fondé et la légitimité de la mobilisation de plusieurs centaines de personnes et des habitants qui s’opposaient depuis plusieurs semaines aux travaux de l’ANDRA.

Les associations, habitants et opposant-e-s à CIGÉO se réjouissent de cette décision historique du tribunal et ne comptent pas en rester là. D’autres recours et actions sont en préparation pour enfin rendre le Bois Lejuc aux habitants de Mandres-en-Barrois et donner un coup d’arrêt au projet CIGÉO.

Un nouveau temps fort de manifestation est prévu du 13 au 15 août 2016 !

Contacts presse :

Avocat Étienne Ambroseli : 06 09 30 80 67

Pour les opposants et associations : 06 88 27 16 06 / 06 73 49 33 84 / 06 85 23 05 11/ 07.58.65.48.89 (Collectif sauvons la forêt)

Chargée de communication : 06 64 66 01 23

 L’Ordonnance du TGI

 

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Détournement de l’affiche des portes ouvertes de l’ANDRA de septembre, parue dans le dernier journal de l’ANDRA

Du 8 au 19 août : Deuxième manche de l’été d’urgence à Bure !

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Aux confins de la Meuse, il se trame quelque chose. Depuis le début de l’été, nous avons multiplié les manifestations contre la poubelle nucléaire et son monde. Nous nous sommes rassemblé.e.s à plusieurs milliers devant le « laboratoire » et avons occupé, pendant 3 semaines, le bois Lejuc pour bloquer les travaux. La résistance au projet CIGEO a trouvé le point de ralliement qui lui manquait. Un nouveau front s’ouvre contre le diktat des aménageurs.

Tout au long de ces semaines, nous avons été de plus en plus nombreux-euses. Des personnes venues de toute la France et d’Europe ont convergé vers Bure pour de grands rassemblements festifs. Beaucoup de vies ont été bouleversées par les événements récents. Certain.e.s habitant.e.s se sont retrouvé.e.s à dormir sur les barricades, dans la chaleur du mois de juillet. Des paysan.ne.s ont bloqué les voies d’accès avec leurs tracteurs. Des gen.te.s d’ici et d’ailleurs sont présent.e.s au quotidien, pour quelques jours, ou pour s’installer progressivement. 
Ils plongent dans la lutte et s’attachent à cette terre qu’ils ne connaissaient pas il y a encore deux mois, décidés à peupler ce territoire hostile d’une joie indestructible.

Après nos premiers succès, nous avons aussi essuyé des coups au moral et sur les corps. Nous avons été expulsé.e.s de la forêt, puis nous y sommes retourné.e.s, fort.e.s d’une énergie collective encore jamais ressentie. L’intensité du mouvement a poussé l’Andra, derrière sa propagande bien rôdée, à révéler son vrai visage répressif : des manifestant.e.s ont été blessé.e.s par les flashballs des gendarmes, par les manches de pioche des vigiles ou placé.e.s en garde à vue. A l’orée du bois, l’agence érige maintenant des murs et des barbelés. Les hélicoptères de la gendarmerie survolent les villages.

 Plus que jamais, à Bure, l’été d’urgence est déclaré.

#Occupybure



Une première étape a été franchie. Nous devons désormais penser au coup d’après et enraciner la résistance. Nous appelons à deux semaines de rencontres, du 8 au19 août pour poursuivre les chantiers en cours,  à l’ancienne Gare de Luméville (à 5 kilomètres de Bure). Nous y installerons un campement pour construire, échanger et s’organiser sur le long terme. Venez avec vos envies, vos idées et votre matériel. Nous imaginons promenades, blocages, débats, jeux grandeur nature, ateliers… Toutes les énergies seront les bienvenues pour  faire le procès du nucléaire et de son monde !

Le week-end du 12-13-14 août sera le point d’orgue du campement. Vendredi 12 août au soir : concerts ; samedi 13 : ballades et présentation de la lutte et dimanche 14, à 11h : grande manifestation contre le projet CIGEO et l’accaparement du bois Lejuc. 

Retrouvons-nous massivement à Bure pour ensevelir la poubelle nucléaire sous une irréversible marée humaine !

C’est maintenant que ça se passe !!!



ANDRA, DEGAGE ! RESISTANCE ET AFFOUAGES !
 CONSTIPONS LE NUCLEAIRE ET LE CAPITALISME !

Tract version « CIGEO ? Mon cul !« 

Tract version champignon arbre atomique

Informations pratiques

Nous aider

Informations médics

À Mandres, l’ANDRA emploie une milice de mercenaires armés, avec la bénédiction de la gendarmerie

Jeudi 21 juillet, Jean-Paul Baillet a continué la contre-offensive médiatique de l’ANDRA débutée depuis quelques jours en accordant une interview rapide à l’Est Républicain, sous titrée « le droit de manifester, pas celui de détruire », où le directeur technique déplore « l’escalade de la tension chez les antinucléaires ». Interrogé sur les agissements très violents de la milice privée sur des manifestant-e-s lors du week-end du 16 & 17 juillet, filmés par France 3, il répond, de manière mensongère, que « les images (télévision) ne sont pas claires, il est toutefois possible qu’il y ait eu un geste maladroit, mais ce sont les manifestants qui se sont risqués dans le bois, dont ne sortent pas les gardiens ». Remettons les choses à leur place : ce week-end, la vraie violence était du côté de l’ANDRA et ses milices, et des plaintes vont bientôt être déposées, non pas pour « gestes maladroits », mais pour violences volontaires, ayant pour certaines entraîné des jours d’ITT.

Lors de la manifestation pour la réoccupation du bois Lejuc à Mandres-en-Barrois, les vigiles de l’ANDRA ont multiplié les agissements extrêmement agressifs et violents à l’encontre des manifestant-e-s, et ce sous l’œil bienveillant, voire avec la collaboration, de la gendarmerie nationale.

Il est nécessaire de souligner que ces « vigiles » sont en fait de véritables mercenaires, des nervis à la solde de l’ANDRA, dont le rôle n’est bien sûr pas d’assurer la protection du bois Lejuc, mais bel et bien de terroriser les manifestant-e-s et l’opposition populaire au saccage de ce bois par l’emploi de méthodes paramilitaires d’intimidation et d’agression.

En témoigne ainsi leur équipement, complètement hétéroclite, mélange de matériel militaire, de boucliers en plexiglas, de protections sportives, de lunettes de ski, etc. On est bien loin de la tenue particulière que doivent revêtir les agents de sécurité privée. On pourra notamment remarquer sur les photos prises ce week-end par divers journalistes l’absence totale d’identification ou d’insigne, pourtant obligatoire.

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Mais, outre leur accoutrement, le plus frappant est probablement leur armement, comprenant bombes lacrymogènes d’importante capacité, gants plombés, voire manches de pioches et bâtons de fortune en guise de matraques. Les gendarmes sont à peine mieux équipés !

Et si, lorsque les caméras de France 3 filment les débordements violents de ces vigiles contre des manifestant-e-s pacifiques, les gendarmes ont tôt fait d’endosser le beau rôle et de s’interposer, il ne faut pas se leurrer : les hommes de main de l’ANDRA constituent pour les gendarmes mobiles un appui incontestable, prêts qu’ils sont à faire toute la sale besogne que les forces de l’ordre « officielles », bridées par leur « code de déontologie », ne peuvent se permettre.

Pour preuve, on pourra par exemple constater la présence de ces nervis de l’ANDRA au beau milieu des gendarmes mobiles sur les photos ci-dessus, prises samedi midi sur la Voie Romaine (une voie publique, donc, située hors du bois Lejuc), équipés et armés de bâtons, sans le moindre insigne ou brassard, avec la bénédiction du commandant de gendarmerie, positionné seulement à quelques mètres d’eux. Peu de temps après que ces images ont été prises, ces vigiles ont même été jusqu’à frapper des personnes assises à terre, comme l’attestent les images explicites diffusées par France 3.

Le samedi après-midi, ce sont des charges très violentes, indéniablement concertées et coordonnées entre gendarmes mobiles et vigiles, qui ont été menées contre les manifestant-e-s qui souhaitaient s’approcher de l’imposant mur d’enceinte en béton que l’ANDRA est en train d’ériger tout autour du bois Lejuc. À plusieurs reprises, les manifestant-e-s, pris-es sous une pluie de grenades lacrymogènes, furent attaqué-e-s sur le flanc par des groupes de vigiles frappant aveuglément tou-te-s celles et ceux qui passaient à leur portée.

Les personnes qui furent attrapées par les vigiles lors de ces charges ont alors été exfiltrées derrière leur position puis, maintenues au sol, elles ont été rouées de coups (pieds, poings, bâtons, etc.) et aspergées de gel lacrymogène à bout portant en plein visage. Plusieurs interminables minutes plus tard, leur supplice enfin achevé, ces personnes furent remises aux gendarmes, bien contents d’avoir pour une fois le beau rôle dans cette tactique éculée de manipulation psychologique du « good cop / bad cop ».

oeil beurre noir détouré

Les témoignages recueillis par l’équipe juridique, et les nombreuses blessures qui ont dû être soignées sur le terrain par les équipes médicales, attestent tou-te-s de l’extrême violence déployée par les mercenaires de l’ANDRA, et de l’impunité que les gendarmes leur accordaient.

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Dimanche 17 juillet lors de l’après-midi, l’assaut de la barricade sud fut à nouveau une opération concertée et coordonnée entre forces de gendarmerie et miliciens de l’ANDRA, comme en témoigne la photo publiée le lendemain par l’Est Républicain. Encore une fois, les vigiles (situés sur la droite de la photo) ne portent aucun insigne ni brassard, mais sont bel et bien armés : un imposant gourdin en bois est très nettement visible, par exemple.

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Dans un contexte électrique où la seule réponse du pouvoir aux mouvements sociaux massifs qui traversent le pays est une répression policière et judiciaire violente et systématique, sans cesse renforcée par un état d’urgence prolongé jusqu’à la nausée ;

Dans un contexte où l’opinion publique face à l’atome tend à s’inverser, et où le nucléaire civil ne pourra bientôt plus servir de cache-sexe aux intérêts militaires, économiques, industriels, et néo-coloniaux de la France ;

Nous ne pouvons que nous inquiéter de voir l’État et l’ANDRA recourir à des milices privées, formées de mercenaires armés et violents, agissant en toute impunité et hors de tout cadre légal. Nous dénonçons la présence de tels groupes paramilitaires au sein du bois Lejuc, ainsi que la connivence des forces de l’ordre qui profitent bien de cette situation.

« Quand le cirque politicien ne suffit plus à nous faire parler, à nous faire taire, on maintient l’ordre à coups de sabre, on lâche la bride à la flicaille. »

Infos : vmc.camp / sauvonslaforet@riseup.net / 0758654889

Communiqué de presse des équipes médicale et juridique du mouvement d’occupation du Bois Lejuc sur les violences subies par les manifestant.e.s

Dimanche 17 juillet 2016, Bure.

Ce samedi 16 juillet 2016, des habitant.e.s, des paysann.e.s, des militant.e.s, des familles et des soutiens internationaux, ont participé à la manifestation de réoccupation de la forêt de Mandres-en-Barrois. Ce bois tricentenaire, ayant déjà subi les dégâts causés par les premiers travaux illégaux de l’ ANDRA, est voué à disparaître pour laisser place au projet insensé d’enfouissement des déchets nucléaire CIGEO.

Ce cortège d’au moins 400 personnes, unies par le désir de défendre ce bois et d’empêcher la poursuite de ce projet et de ces travaux illégaux, a convergé vers la forêt. Cette manifestation joyeuse et déterminée s’est achevée par un grand repas et par une nuit au sein du bois Lejuc.

Au lendemain de cet événement, les équipes médicale et juridique du mouvement, ayant pris en charge les personnes blessées et recueilli de nombreux témoignages, en tirent un constat alarmant.

Tout au long de la journée du 16 juillet, les participant.e.s ont rapporté les innombrables agressions commises par le service de sécurité privé de l’ANDRA. Equipés de boucliers transparents, de casques, de matraques, de sprays lacrymogènes, de manches de pioches et de frondes, ces soi-disant « vigiles » chargés de la sécurisation du site se sont en réalité constitués en une véritable milice mobile, allant au contact et pourchassant dans les champs et dans les bois les manifestant.e.s pour les passer à tabac et voler leurs affaires. (suite…)

Pourquoi nous réoccupons le bois Lejuc ?

Pourquoi nous réoccupons le bois Lejuc ?

C’est l’histoire d’un territoire colonisé depuis 20 ans par la mafia nucléaire, son argent facile, ses façades ravalées, ses jolis lampadaires et ses vigiles patibulaires, ses caméras et ses visites scolaires, sa fabrique de la résignation et du consentement mou, ses morts de chantiers, sa catastrophe à petite dose.

C’est l’histoire d’un projet qui, sous couvert de « rendre service aux générations futures », organise et pérennise la dépendance à une filière moribonde, creuse des trous interminables pour une accumulation de déchets interminable.

C’est l’histoire d’une lutte de plus de 30 ans, ici, ailleurs, contre l’implantation d’une poubelle nucléaire, combat qui sinue de lieux en lieux, refus assumés, massifs, à coup de manifs monstres, de foules en colère, de goudron et de plumes contre l’ANDRA.

C’est l’histoire d’une forêt occupée et, pour la première fois en 20 ans, d’un lieu libéré du joug de l’ANDRA et de ses travaux, l’histoire de la possibilité, même fugace, d’une prise contre un ennemi partout insaisissable et inatteignable.

C’est l’histoire d’une agence qui, sous couvert de « projet de territoire » ou « d’intégration territoriale », organise l’occupation policière, la surveillance diffuse et la paranoïa des habitant-e-s. Le projet dingue, inédit, prométhéen, sur des centaines d’années, de la reconfiguration (suite…)

Communiqué de presse (16 juillet à 16h00) – On a repris la forêt! On ne nous atomisera jamais!

Samedi 16 juillet, plus de 350 personnes de tous les âges et tous les horizons sont entrées dans le Bois Lejuc, à Mandres-en-Barrois et viennent de le libérer une nouvelle fois de l’emprise de l’Andra.

Des paysans sont sur place avec leurs tracteurs, des enfants se promènent dans le bois, une cantine vient de s’installer, des chaînes humaines se forment pour acheminer le matériel tandis que l’accordéon commence à jouer.Les occupants se réjouissent du succès de cette action, qui a largement rassemblé les différentes composantes du mouvement contre Cigéo.Ils dénoncent toutefois une attaque violente menée par la milice privée de l’Andra lors de son repli sur des militants assis à terre. Voilà les méthodes de l’Andra pour imposer Cigéo !

Les occupants appellent à rejoindre massivement le bois libéré dès ce soir, demain et dans les jours à venir!

Cette occupation-libération pour empêcher la progression des travaux de l’Andra se situe dans le prolongement de 20 ans de lutte contre Cigéo. C’est une nouvelle étape déterminante dans la résistance contre le rouleau compresseur de l’Andra qui veut imposer Cigéo par la force.

 

Infos : vmc.camp/fil-info  / vmc.camp / burestop.eu / burezonelibre.noblogs.org

Contact : sauvonslaforet@riseup.net    /  Tel (médias) 07 58 65 48 89    Tel (infos relais urgence) 07 58 13 18 61