Agenda

10/06 : assemblée de lutte contre CIGÉO

L’assemblée de lutte à Bure réunit le temps d’une demie-journée toutes les composantes de la lutte, les voisin.es, habitant.es de Bure et autour, visiteur.euses occasionnel.les, soutiens distants et moins distants. Elle est largement ouverte à tout.es celles et ceux qui souhaitent s’informer ou s’investir dans la lutte.

Organisée à plusieurs reprises l’an passé, l’assemblée a permis que les différentes temporalités entre celles et ceux qui vivent la lutte sur place, et les autres qui la soutiennent et la rejoignent ponctuellement lors des moments de mobilisation, puissent mettre en commun leurs ressentis, vécus et informations autour de la lutte contre Cigéo mais également contre tous les projets de l’industrie nucléaire qui émergent dans la Meuse et Haute-Marne ces derniers mois.

Après un temps de retour sur les mobilisations récentes, les discussions s’articuleront autour des temps forts à venir et à construire ensembles dans les semaines et mois qui suivront. Entre autres la semaine d’action organisée en forêt du 19 au 26 juin, les mobilisations communes en cas d’expulsion du Bois Lejuc, le festival des Burelesques du 11 au 13 août et les autres moments de convergence à penser tout au long de l’été dans la région.

L’assemblée se tiendra à la salle des fêtes du village voisin de Couverpuis, à partir de 14h. N’hésitez pas à amener un peu de goûter pour agrémenter la réunion.

 

16 au 18 juin – Rencontres contre la taule à Bure

 

Du 16 au 18 juin auront lieu à Bure des rencontres anticarcérales.

Durant trois jours, le collectif nouvellement créée, Anarchist Bure Cross, invite à participer à des projections et discussions autour de la prison à la Maison de Résistances à Bure.

Pour la suite, nous entendons par « rencontres » nous retrouver avec celles et ceux qui entendent lutter pour la suppression des prisons et les dispositifs coercitifs sous toutes leurs formes. Nous ne pensons pas qu’il y ait d’alternatives possibles à la prison mais qu’elle est l’outil systématique d’un contrôle social. Par conséquent nous voulons proposer un week-end qui analyse le système carcéral et qui nous permette pour jeter des bases d’organisation d’un réseau de lutte contre les prisons actuelles et à venir, ainsi que tous les dispositifs qui en découlent.

Une trentaine de nouvelles prisons sont actuellement en projet de construction en France, c’est une continuité dans la politique d’enfermer toujours davantage de gens qui ne correspondent pas aux normes sociales. Les prisons sont remplies de pauvres, d’étrangèr.es et de toutes celles et ceux qui s’opposent à cette injustice sociale.

Au programme :

* La journée de vendredi sera dédiée à des discussions ouvertes et retour d’expériences sur la taule, et toutes les expériences de détention qui touchent chaque jour davantage d’entre nous, particulièrement après le mouvement social durement réprimé de la Loi Travail.

En soirée, projections autour de la taule

* La journée de samedi accueillera Kyou et Nadia autour de leurs livres respectifs « Beau comme une prison qui brûle » et « À ceux qui se croient libres » qui retracent des vécus de taule, de proches de prisonnièr.es, de résistances de l’intérieur, de mutineries et luttes anticarcérales passées.

– Gaël avec le livre « Frères de la côte » qui décrit la trajectoire des pirates somaliens, emprisonnés longuement en France, coupés de leur famille. En présence de plusieurs amis somaliens emprisonnés.

– Présentations, stands et discussions autour de luttes anticarcérales des années 70-80, peut-être en présence des ami.es engagée.es dans des collectifs à l’époque et les éditions libertalia.

En soirée, gros concert à l’ancienne gare de Luméville, à 5 km de Bure

* La journée de dimanche ouvrira la discussion sur les perspectives de luttes anticarcérales que nous pourrons construire dans les temps à venir. Avec notamment un temps de partage et retours des groupes Anarcist Black Cross français et étrangers et autres collectifs anticarcéraux engagés contre les taules. Et dans un second temps des discussions plus concrètes sur des rendez-vous, outils et formes d’organisations dans, devant les taules et contre les futures prisons en construction.

* Mardi midi, durant la semaine d’action du 19 au 26 juin, une cantine dédiée aux proches des détenu.es qui se présentent au parloir, nous organiserons une cantine devant une taule.

Nous vous invitons à venir avec vos docs, films, infokiosques ou témoignages de proches et de détenu.es, afin d’alimenter les tables tout au long du week-end.

Et si vous voulez proposer une discussion, un atelier, une action, merci de nous contacter sur le mail aburecross@riseup.net

Infos pratiques :

Accès à Bure, site de covoiturage de Bure Car’bure

– Hébergement à la maison ou dans les autres lieux de la lutte aux alentours (merci d’annoncer si vous comptez venir en groupe). Précisez si vous avez besoin de conditions d’accès ou hébergement particuliers. Sur sauvonslaforet@riseup.net ou en appelant au 03.29.45.41.77.

– Traductions assurées durant les discussions

– Cantines autogérées, merci de ramener des légumes si vous pouvez !

– Tout est à prix libre ! (sauf le bar samedi soir)

– L’affiche de l’événement au format pdf
Lien vers le site : anarchistburecross.noblogs.org

Lien vers le site www.vmc.camp de la lutte à Bure

 

 

Chouette c’est mon anniversaire! Du 19 au 26 juin : Goûter interminable!

Goûter interminable

1 an qu’on est dans le bois !

 

On sent bien maintenant que le sens de nos vies se cherche dans des lieux communs et autonomes : dans les salles autogérées de fac, dans les cantines urbaines, dans les zones à défendre… A Bure, la recherche d’autonomie politique prend place à la fois dans des maisons collectives achetées et dans le bois Lejuc. Après un pique nique interminable pour empêcher les premiers travaux de CIGEO, il y a un an, nous y avons fait notre nid. Du 19 au 26 juin prochains, on veut fêter ça par un goûter d’anniversaire interminable au coeur du bois !

Il paraîtrait que le bois Lejuc est expulsable. Il paraîtrait que les hiboux ne tiendront pas l’été. Voici la petite ritournelle fataliste que les autorités veulent nous mettre dans la tête. Mais nous ne sommes pas de celles et de ceux qui se font imposer une playlist. On n’imagine pas une célébration nostalgique, mais l’occasion de faire fleurir une nouvelle intensité de vie en forêt, de nouveaux liens, et des pratiques offensives.

Dès lundi matin deux permanences accueil seront assurées à Vigie Sud et à Barricade Nord. La semaine se déroulera autour d’une vie de camp autogérée en forêt (un espace de non-mixité MTPG est prévu), avec des chantiers (douches solaires, cabane pour discu collectives, barricades…), des ateliers et auto-formations (grimpe, Bolas, flex-yourte, déplacements collectifs, médic, chimie…), une assemblée sur les perspectives des luttes autonomes en France et ailleurs, des lectures au coin du feu, des actions anti-contrôle policier (et autres surprises…), des jeux de rôle à 50, et évidemment boum accoustique le week-end !

Venez avec tout ce qui vous paraît utile (tente, duvet, matos de construction, gamelles…). Même si on préparera des repas ensemble, n’hésitez pas à ramener un peu de bouffe pour être le plus autonome possible. On espère que ce goûter anniversaire ouvre le champ des possibles pour tout l’été. Alors débordez nous !

BOOM BOOM BOOM ! I WANT YOU IN MY WOOD !

Des chouettes hiboux de Bure.

Votre carton d’invitation au format pdf (pour impression RV / 2 pages par feuilles)

Votre carton d’invitation au format pdf deux pages par feuille (pour impression recto-verso)

Et d’ici là, en cas d’expulsion :

  • RDV le jour même à 18h à la maison de Résistance
  • Convergence vers Bure dans les jours qui suivent
  • Manif de réoccup dans les semaines qui suivent
  • Appel à actions décentralisées contre les promoteurs et sous-traitants de la poubelle nucléaire : Vinci, Eiffage, Edf, Andra, Areva, le CEA…

L’affiche et le tract, à diffuser largement !

Discussions sur l’autonomie italienne durant les années 70

Du vendredi 12 Mai au dimanche 14 Mai – Partage d’expériences sur l’Italie des années 70 et échanges/réflexions sur ce que cela nous évoque pour aujourd’hui à Bure et ailleurs…

L’idée c’est de prendre ces moments pour partager ce qui s’est passé pendant ces années 70 en Italie, depuis les grèves jusqu’à la lutte armée. C’est de découvrir ce qui a eu lieu, de s’en inspirer et surtout d’échanger sur les questions qui nous habitent autour de l’autonomie : entre les luttes, les espaces de vies en collectif, les coups d’éclats et le long terme etc.

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Vendredi 12 : Projection de « Lavorare con lentezza » sur le mouvement autonome à Bologne dans les années 70, discussions, lectures, auberge espagnole italienne.
Samedi 13 à partir de 13h : Retour sur les années 70 en Italie, avec Alessandro Stella auteur d' »Années de rêves et de plomb » et des traducteur-ices de « la Horde d’Or » + discussions/débats.
Dimanche 14 à partir de 13h : Présentation/discussion autour du livre « Ne crois pas avoir de droits » sur l’expérience d’un groupe de femmes qui, dans les années 70 cherchèrent les ressources nécessaires à l’exercice de leur liberté…

… et peut-être (chut) :  » l’Intervento » -pièce de théâtre sur ces années de luttes et de rêves  .. https://constellations.boum.org/spip.php?article99

Info pratiques : possibilité de dormir sur place (ramène ton duvet:), si vous pouvez/voulez ramener vos tentes et de quoi becter et boire (plus proche commerces à 20 km). Programme mouvant en fonction de la situation de la forêt (expulsion ou pas) – RDV à votre arrivée à la maison de résistance à la poubelle nucléaire. 2, rue de l’Eglise. 55290 à Bure !

Plus d’infos sur les livres :

Au sujet des « Années de rêves et de plomb – Des grèves à la lutte armée en Italie (1968-1980) » : En 1979, dans le Nord de l’Italie, la mort accidentelle de trois membres de l’Autonomie ouvrière donne lieu à une violente répression. Comment en est-on arrivés là ?
Années de rêves et de plombRevenant sur la longue histoire des combats ouvriers italiens, mai 68 et l’influence du Chili de Pinochet sur la militarisation des groupes socialistes, ce livre met au jour la continuité des luttes entre les années 1960 et les années 1970. De l’influence des Brigades rouges aux moyens d’action concrets, des limites de la lutte armée au rôle des intellectuels dans le militantisme, cet hommage à d’anciens camarades revendique le droit de se souvenir et la nécessité de perpétuer un combat pour un monde plus juste. 

« Il n’y avait pourtant pas que le politique dans notre vie. “Le personnel est politique”, nous avaient appris de nos camarades féministes. Et alors que nous plongions tête la première dans la dernière tentative de révolution communiste en Europe, nous révolutionnions aussi nos rapports interpersonnels… Nous avions un désir débordant de mordre la vie, d’aller au bout d’une aventure enivrante, de profiter de tout ce que le monde pouvait nous offrir, ici, tout de suite, sans attendre le paradis céleste, ni le grand soir. “Qu’est-ce que vous voulez ?”, nous demandait-on. On répondait : “Nous voulons tout !” » . http://agone.org/memoiressociales/anneesderevesetdeplomb/

« la Horde d’or. Italie 1968-1977 » : C’est un « Livre d’histoires et d’analyses politiques, horde-dor-couvcompilation de documents, tracts, chansons, articles de revues ou manifestes, témoignages à la première personne et au jour le jour d’une révolte, devenue «transformation radicale de la vie quotidienne, utopie, besoin de communisme, révolution sexuelle, lutte armée, etc. », La horde d’or est un ouvrage de grande ampleur qui parcourt l’histoire politique italienne, depuis les prémisses des années 60 jusqu’à la fin des années 70, qui verront s’exténuer les espérances et les jubilations d’une génération « outrageusement » enthousiaste. Ouvrage transgenre ou transversal, La horde d’or permet de combler un « manque d’histoire » de la fin du XXe siècle, et apporte une information de première main et de première importance sur dix années qui ébranlèrent non seulement l’Italie, mais également l’Europe, et dont l’actualité resurgit, près d’un demi-siècle plus tard, dans les mouvements et les luttes du jeune XXIe siècle, pour signifier l’inanité des réponses institutionnelles qui ont été apportées à la crise « créative, politique et existentielle » à laquelle nous sommes confrontés. ». http://www.lyber-eclat.net/livres/la-horde-dor/

Au sujet de « ne crois pas avoir de droits »  : « Ne crois pas avoir de droits est le récit d’une expérience collective. L’expérience d’un groupe de femmes qui, dans les années 1970 en Italie, cherchèrent les ressources nécessaires à l’exercice de leur liberté, prenant le contre-pied d’une logique de victimisation qui leur conseillait avant tout de réclamer, légalement, les droits qui devaient permettre leur émancipation. Ce livre est l’histoire de leurs victoires comme de leurs échecs, pour que la liberté soit quelque chose de vécu plutôt que quelque chose de simplement formel. La Librairie des femmes propose un chemin singulier : investir la sphère symbolique, souvent délaissée, comme lieu où puiser afin de faire éclore une puissance féminine. Ce récit ne nous invite pas tant à suivre leur chemin qu’à nous inspirer de leur démarche, à prendre conscience de la force de toute politique qui part de soi. » .http://editionslatempete.com/necroispas.html

Assemblée de lutte contre Cigéo le 6 mai

Alors que le spectre d’une expulsion du Bois Lejuc se profile à nouveau à l’horizon et que l’Andra entame de nouveaux travaux sur le tracé du projet de voie ferroviaire, il nous semble indispensable de nous retrouver en large assemblée de lutte entre voisin.es, opposant.es, habitant.es en lutte contre Cigéo et les autres projets de nucléarisation du territoire.

En effet, nous avons besoin de discuter et de décider ensemble des perspectives de lutte dans les jours, semaines et mois à venir. Faire un point sur les derniers évènements, un état des lieux des mobilisations en Meuse et Haute-Marne et renforcer les liens entre nous pour les prochains rendez-vous qui nous attendent d’ici l’été.

Cette assemblée est ouverte et sera annoncée dans les villages environnants, n’hésitez pas à diffuser largement l’invitation, que nous soyons nombreus.es à construire les prochaines mobilisations.

Nous vous proposons donc de nous retrouver le samedi 6 mai à partir de 10h à Bure (lieu à préciser).

A très bientôt !

Les chouettes hiboux de Bure

Discussion + projection du film « Pas res nos arresta » sur la lutte de l’AMASSADA

Samedi 27 Mai – Rencontre/film/discussion sur la lutte dans l’Aveyron contre le méga transfo et les éoliennes industrielles

Hauts Cantons d'Oc : Projection du film : « PAS RES NOS ARRESTA »

 

 

19h00 – Point sur l’Amassada
avec les copain.e.s de là-bàs !
20h30   –  Repas /auberge espagnole
21h30  – Projection du film :
       « Pas res nos arresta »
(avec couvertures, thé, tisanes, … )
et débat …
Lieu à préciser fonction du temps .
 
 

Rencontre/discussion autour du livre la « colonisation du savoir »

Mardi 23 Mai – Rencontre/discussion avec Samir Boumediene autour du livre :  « la colonisation du savoir, Une histoire des plantes médicinales du Nouveau Monde (1492-1750) » .

Présentation et discussion autour du livre à partir de 18h30 suivi d’un repas tout.e.s ensemble (auberge espagnole) pour poursuivre les échanges … A l’ancienne gare de Luméville.

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Petite présentation du livre : Tabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs… De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Au moyen d’expéditions scientifiques et d’interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l’expansion européenne comme une colonisation du savoir.
Article à son sujet  sur lundi matin

 

 

Le 2 mai, tou.te.s à Bar-le-Duc

Le 2 mai à Bar-le-Duc aura lieu le procès de Jean-Pierre Simon, poursuivi pour complicité dans la première occupation du Bois Lejuc. Nous serons des centaines à répondre à l’appel de la confédération paysanne en nous rassemblant devant le TGI dès 9h.

Bois Lejuc, dix mois oui !

19 juin – 19 avril : 10 mois aujourd’hui que le Bois Lejuc est occupé ! Occupant.e.s résolu.e.s des lieux, ou plutôt casanier.e.s à BZL, nous avons tou.te.s appris, chacun.e à notre rythme, à connaître et aimer la forêt communale de Mandres-en-Barrois. Nous en connaissons les sentiers et les clairières, les zones déjà détruites et celles menacées, celles qui sont stratégiques pour une cabane, pour une barricade, pour une entrée discrète, pour un repli sûr… Nous l’avons connue en été, en automne, en hiver (déter’!) et au printemps. Nous avons vu le lieu changer, nous avons vu les bourgeons éclater jour après jour et les parterres de primevères s’étendre.

En prêtant une telle attention au Bois Lejuc, en nourrissant jour après jour un peu plus le désir de le protéger des ravages de l’industrie nucléaire, nous avons appris beaucoup nous aussi, et notre détermination à enterrer Cigéo est plus grande que jamais.

Les ondes de choc judiciaires de la première occupation

S’il y a une chose que l’on apprend en luttant pour une forêt, c’est que les arbres changent plus vite que le papier : les charmes ont eu beau perdre et retrouver leurs feuilles, l’institution judiciaire, elle, mâche et digère encore et toujours le même épisode. L’actualité parfois brûlante, l’attaque de l’écothèque en février 2017 et maintenant le début des travaux sur la voie ferrée, ne doivent pas nous faire oublier que certaines suites judiciaires de la première occupation (juin – juillet 2016) sont encore devant nous : nous vivons aujourd’hui les remous de l’expulsion du 7 juillet. Il y a moins d’un mois, nous parlions du cas de Florent, interdit de Meuse a cette occasion, et qui a choisi de transgresser publiquement sa peine. Le 2 mai à Bar-le-Duc aura lieu le procès de Jean-Pierre Simon, agriculteur céréalier en lutte contre Cigéo : l’Andra lui reproche d’avoir soutenu la première occupation du Bois en mettant son tracteur et sa bétaillère à disposition des opposant.e.s.

Soutien à l’occupation, vraiment ? Mais occupation de quoi, appartenant à qui ? Le 28 février 2017, la justice a rendu caduque l’acte administratif qui avait permis l’échange du terrain entre la commune de Mandres et l’Andra. Ce coup de tonnerre juridique ébranle en cascade toutes les procédures de l’Andra : comment pourraient-ils faire expulser Sven d’un lieu qui ne leur appartient pas ? Quant à Jean-Pierre… Si la forêt n’a jamais été à l’agence, qu’a-t-il fait de plus que de mettre son tracteur en lisière d’un bois communal ? Non seulement rien de répréhensible, mais même quelque chose de tout à fait louable : empêcher une entreprise de détruire illégalement la forêt des habitant.e.s de Mandres ! Le condamner dans ces circonstances serait décidément un très mauvais signal quant à la l’indépendance de la justice vis-à-vis de l’industrie nucléaire. Pourtant, parce que ce premier acte de l’ « été d’urgence » a redonné une formidable impulsion à la lutte contre Cigéo, on peut craindre que les autorités aient à cœur de le faire payer chèrement à la seule personne qu’ils ont sous la main…

(suite…)

Concerts de soutien

Profitons du printemps en musique !

Les beaux jours reviennent et Bure grouille de projets en maraîchage et constructions divers. Il fait bon vivre en Meuse, alors célébrons cette énergie en musique, les 14 et 29 avril, à l’ancienne Gare de Luméville. Pour celles et ceux qui se remémorent avec nostalgie les grands moments musicaux des 18 et 19 février, sous le chapiteau et en salle multi, il est temps de revivre l’aventure!

Les fonds récoltés lors de ces événements serviront :

  • à en rembourser les frais
  • à investir dans du matériel de sonorisation pour pouvoir multiplier ce type d’événements
  • à financer la lutte et l’anti-répression (frais d’avocats)

 

 

14/04 : concerts de rap

Au programme : Le collectif anarkorap La Vermine nous viendra de Toulouse, El Prolo et La Bergerie les rejoindront de Metz, et une partie du collectif Nid d’guêpes, de Nancy, partagera la scène avec eux ! (K-Listo de Soledad est annulé)

Et bien sûr, la soirée terminera en open-mic. Venez mettre le feu (à l’Andra (et à son monde (pourri))) !

La gare se prépare à accueillir du monde à partir de 18h30 environ, et les concerts commenceront vers 21h, après un bon repas !  Il y aura de la bière au bar (à prix fixe), des jus et sirops (à prix libre) et du riz thaï vegan à la cantine (à prix libre).

Le terrain accueille sans soucis véhicules et tentes pour celles et ceux qui veulent rester dormir. Essayons de le garder propre et en bon état pour les prochaines fois !

Si vous voulez venir en avance pour aider (signalétique, cantine, envoyez un mail à sauvonslaforet !)

L’affiche du concert (avec une petite erreur sur la destination des bénéfices…), à diffuser !

 

 

29/04 – 02/05 : festival rock/crust/metal/expé  –  antirep rurale  –  convergence anti-extractivisme!

L’événement se déroulera sur 4 jours et mêlera thématiques agricoles, thématiques anti-rep / anti-carcérales, et convergence avec la lutte contre l’extractivisme en Moselle. Le tout en musique ! Le programme peut encore évoluer mais les grandes lignes sont là .

Samedi 29 : Teuf !

Programme des concerts:

  • Me Donner (electro-indus-expé-nuke ; Amiens)
  • Lovataraxx (cold-wave ; Grenoble)
  • Silence Means Death (crust-punk ; Belgique)
  • Darmstadt (crust-punk ; Belgique)
  • Gura (doom ; Belgique)
  • Bones (death metal ; Belgique)

Il y aura également un stand « Anarchist Bure Cross » (anti-carcéral) et anti-répression, ainsi qu’un infokiosque sur la lutte à Bure. Et bien évidemment à boire (bière et cocktails à prix fixe, sirops et jus à prix libre) et à manger (pizzas maison).

Comme pour le 14, vous pouvez vous garer et camper sur le terrain : essayons seulement de le garder en état !!

L’affiche des concerts, à imprimer diffuser massivement !!

 

Dimanche 30 : Discussion coups de gueule (de bois) à Bure  –  convergence anti-extractivisme à Pontpierre (57)

A partir de 15h, à Bure : plusieurs discussions sur les luttes paysannes, l’accaparement foncier par l’Andra, les pressions subies etc. (programme à préciser)

A la même heure à Pontpierre (à 2h de route), rassemblement gaznavalesque contre l’extraction des gaz de couche. Remplissons les voitures et partons groupés depuis Bure  ! Contact : ingazables (at) riseup (point) net

En soirée :

A la gare, concert d’Enfance Sauvage et Black Heroin

A Pontpierre : Marche aux flambeaux + hébergement sur place (prévoir tentes) avec des retours sur bure lundi dans l’après midis.

Lundi 1 : Chantier patates (à confirmer, selon la météo)

Depuis l’année dernière, 2ha sont squattés sur les terres mises en réserves par la SAFER pour l’ANDRA. On y cultive déjà du blé et des oignons : profitons du festival pour planter ensemble joyeusement les patates. Si vous étiez à Reclaim the Fields en novembre, profitez-en pour voir si les arbres que vous avez planté ont repris ; )

Une partie de la journée sera également consacrée à la préparation du rassemblement du lendemain.

Mardi 2 : Procès de Jean-Pierre

Un ami agriculteur, Jean-Pierre, est accusé de complicité dans la première occupation du Bois Lejuc en Juin-Juillet 2016. Sa bétaillère avait été saisie lors de l’expulsion et ne lui a toujours pas été restituée. Son procès est clairement une manœuvre visant à faire porter la répression de tout un mouvement par un individu unique. Répondons à l’intimidation par la solidarité et soyons nombreux-euses pour répondre à l’appel de la Confédération Paysanne à le soutenir, à partir de 9h devant le TGI de Bar le Duc.

L’affiche et le tract de la Confédération Paysanne

 

Forer ou forêt ? L’ANDRA va voir de quel bois on se chauffe !

Teaser 1 :

Bure, bataille pour le Bois Lejuc (Teaser 1) from vmc on Vimeo.

Teaser 2 [NOUVEAU]:

Bure, bataille pour le Bois Lejuc (Teaser 2) from vmc on Vimeo.

 

À Bure, tout s’accélère. Les occupant.e.s du bois Lejuc ont été convoqué.e.s au tribunal le 25 janvier le 8 février. Le délibéré est remis au 22 février, la menace d’expulsion est imminente. L’Andra projette de défricher sept hectares supplémentaires de forêt pour commencer ses travaux de forage. Elle a d’ores et déjà tenté par deux fois de pénétrer dans le Bois Lejuc et s’est associée le concours de la préfecture pour s’en prendre aux barricades agricoles construites en novembre autour de nos champs de céréales, à quelques km de là. À nous de l’en empêcher !

Une bataille décisive va se jouer jusqu’à mi-mars, date à laquelle la nidification empêcherait, selon le code de l’environnement, toute déforestation. Notre détermination est essentielle comme l’a prouvé la mobilisation de cet été, mais l’issue du bras de fer reste incertaine.

Nous invitons tout.e.s nos ami.e.s à venir nous rejoindre dès maintenant pour renforcer l’occupation, grimper dans les arbres, participer aux chantiers en cours et construire des barricades. Pour se préparer à l’expulsion, des journées d’autoformation sont prévues les dimanche 22, 29 janvier et 5 février.

Nous appelons ensuite à une semaine d’actions du 14 au 18 février. Le 14 à Bure, nous ouvrons le bal en « déclarant notre flamme » à l’Andra ! Agissons partout ailleurs le reste de la semaine : soyons transis, passionnels  et fougueux !

Le 18 février, qu’ils nous expulsent ou pas, on vous accueille à 10h30 pour marcher d’abord ensemble sur le bois et y manger et poursuivre ensuite la manifestation.  Cette journée doit être une démonstration de force pour que jamais il n’y ait de poubelle nucléaire.

 

Gardez vos déchets, on garde la forêt !

ANDRA DEGAGE, RESISTANCE ET AFFOUAGE !

En cas d’expulsion, l’alerte sera donnée sur vmc.camp, twitter les Ziradiés, FB Bure à Cuire. Nous avons de quoi vous héberger, prenez des vêtements chauds, des couvertures et n’oubliez pas les chaussettes de montagne !