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Communiqué : un préfet averti en vaut deux !

(en pdf)

Depuis maintenant plusieurs mois nous sommes un certain nombre à être présentEs à Bure pour préparer collectivement notre arrivée sur le campement qui se déroulera du 1er au 10 août 2015 à 5 km de Bure, dont le but est de permettre la rencontre de groupes en lutte et de renforcer la lutte contre Cigéo. Cet événement aura lieu sur un terrain situé sur la commune de Luméville-en-Ornois, mis à notre disposition par ses propriétaires : une ancienne gare ferroviaire qui couvre près de 8 hectares de terrain et pourra accueillir les innombrables amiEs qui nous ont déjà annoncé leur venue, ainsi que celles et ceux que nous ne connaissons pas encore. En effet, après une cinquantaine de soirées d’information en France et dans les pays voisins, nous sommes très contentEs de constater que notre projet prend vie et forme, donnant envie à d’autres personnes de découvrir les vertes vallées, les belles forêts et les habitant.es de la Meuse et de la Haute-Marne et d’y mettre leur grain de sel. Nous sommes notamment heureusement surprisES que deux grandes rencontres internationales aient choisi notre camp comme point de ralliement et nous nous préparons à d’autres sollicitations. Les retours que nous avons dépassent toutes nos espérances.

Afin de préparer au mieux toutes ces rencontres, nous avons déjà entamé des démarches localement pour informer de notre projet de cet été, en complicité avec les dynamiques locales existantes. De plus, si le camp constituera une base centrale, des discussions et animations auront également lieu en dehors du camp, dans des villages, rond-points, place, afin de favoriser les rencontres.

En revanche nous sommes très surprisES que la préfecture (l’une d’entre elles en tous cas, puisqu’il semblerait qu’il y ait une sous-préfecture spécialement dédiée au laboratoire de l’ANDRA) n’ait pas jugé bon de prendre contact avec nous malgré son intérêt ostensible pour notre initiative. Pourtant, après avoir relevé nos plaques d’immatriculation, nous avoir photographiéEs et contrôléEs au long de ces dernières semaines, tous les indices concordent à nous laisser entrevoir une belle convergence policière début août à Bure. Le bon sens voudrait que la préfecture nous précise un peu mieux son projet estival pour éviter que la promiscuité n’entraîne des désagréments collatéraux. Et nous déplorons par avance les nuisances auprès de la population qu’un télescopage intempestif pourrait susciter.
Bien entendu, dans ces conditions, s’il devait advenir de fâcheux contretemps dans notre projet, des démarchages anxiogènes auprès des habitantEs, et si nous devions constater des débordements intempestifs de la part des forces de l’ordre lors et en amont du campement, nous en tiendrions les autorités pleinement responsables.

Mais nous nous doutons que ces dernières sauront faire preuve de la bienveillance et la tolérance qui les caractérisent, afin que ce moment de rencontre, essentiel aux mouvements de lutte qui prévoient de s’y retrouver, se déroule sans un dispositif martial ostensiblement provocateur. Notamment, nous sommes certainEs qu’elles voudront éviter les contrôles et la présence policière sur les routes qui entourent notre campement, et épargner ainsi des tensions superflues dont nous nous passerons touTEs fort bien. Transformer le laboratoire en camp retranché et entourer les sites sensibles attenant au projet d’enfouissement CIGÉO et ses connexes (SYNDIÈSE & co) d’une armada de robocops devrait amplement suffire à signifier de quel côté se situe la menace.

En tout état de cause, nous ferons en sorte que la présence policière ne nous empêche pas de vivre de riches moments et construire ensemble durant ces dix jours et dans les temps qui suivront.

Vladimir, Martine & Co
vmc@riseup.net
vmc.camp
Téléphone presse : 07.58.23.08.97

 

Circulez, y’a plus rien à voir, la loi Macron fait passer à la sauce 49-3 le feu vert à l’enfouissement des déchets nucléaires

*Communiqué Coordination BURESTOP* (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)

COMMUNIQUE Jeudi 9 juillet 2015 Cigéo/BURE :

Circulez, y’a plus rien à voir, la loi Macron fait passer à la sauce 49-3 le feu vert à l’enfouissement des déchets nucléaires !!

 

*Les promoteurs de Cigeo, après maintes tentatives malheureuses pour fourguer celui-ci au sein d’une loi qui n’a rien à voir, réussissent leur coup.* *La Coordination BURESTOP dénonce ce tour de force indigne, démonstratif des « méthodes » dans le monde du nucléaire.*

Mercredi 9 juillet 2015, en troisième et dernière lecture à l’Assemblée nationale, le gouvernement a imposé la loi Macron en ayant une ultime fois recours à l’article 49-3 et passant donc outre le débat à l’Assemblée nationale, avec en prime un beau cavalier législatif : le feu vert déguisé à Cigeo/BURE.

*C’est expéditif, scélérat, imprudent, dangereux, malhonnête, totalement inféodé au pouvoir des lobbies industriels et terriblement méprisant de l’opinion citoyenne.**


*** L’article /201* /impose sans discussion sa propre définition de la réversibilité. L’autorisation de construire Cigeo sera donnée sans demander l’avis des parlementaires comme prévu initialement et l’ASN (Autorité de Sûreté Nucléaire) va peut-être faire l’économie des recherches sur le sujet qu’elle projetait en 2015. Pas de précision sur la fumeuse phase « pilote » qui n’est autre que la phase de lancement de l’enfouissement. Sur l’issue de celle-ci, aucune date, aucun cahier des charges : l’Andra a les coudées franches et… le flou dont elle a besoin pour travailler toute seule dans son coin, sans regard démocratique extérieur.

Un bel exemple de l’incroyable pression qu’exercent à tout prix et en toute impunité les adorateurs du nucléaire (et les lobbies du BTP ?) qui font, malheureusement, la loi dans ce pays. Et pourtant. Les déboires financiers colossaux d’Areva, le flop industriel enfin révélé de la construction d’un EPR qui ne fonctionnera jamais (cuve en acier défectueux et bétons poreux) n’arrivent toujours pas à émouvoir une classe politique aveuglée ou soumise.

Comme le laboratoire de Bure, Cigeo et sa phase « pilote » sont là pour faire croire qu’il existe une solution aux déchets nucléaires. Par ce biais, c’est la prolongation de la durée de vie des réacteurs que le Gouvernement cautionne aujourd’hui. L’enfouissement des déchets nucléaires les plus dangereux est un projet extrêmement coûteux, technologiquement immature et, pour de nombreux experts, irréalisable. Alors que Cigeo/BURE est annoncé comme le plus gros chantier d’Europe à venir, il y a de quoi s’inquiéter. En attendant, ce sont les consommateurs qui paient et paieront les erreurs de décision de leurs élus.

*Pour les associations et collectifs de la Coordination BURESTOP, cette manoeuvre est indigne mais elle ne change rien.

* Faire l’économie d’une bonne explication du projet Cigeo, tant citoyenne que parlementaire, n’est pas forcément un bon calcul. Leur détermination est inchangée et la mobilisation continue. De nombreuses actions sont prévues cet été.


 

ANNEXES


 

/Récapitulatif des tentatives d’intrusion de modifications législatives pour faciliter l’autorisation du projet CIGEO dans le projet de loi sur la transition énergétique et le projet de loi sur la croissance et l’activité – Synthèse le 02 juillet 2015./ <http://mirabel-lne.asso.fr/f/SYNTHESE_RECAP_amendements_cigeo_2013_2015.pdf> +

/Schémas du processus d’autorisation pour l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure, Projet Cigéo, Loi du 28 juin 2006 & principales modifications apportées par l’article 201 de la loi Macron/ <http://mirabel-lne.asso.fr/f/Schemas_comparatifs_loi2006_projetMacron.pdf> LOI MACRON / article 201 : http://www.assemblee-nationale.fr/14/ta-pdf/2934-1-art_49-3.pdf

 

Cigéo/BURE, en finir – Déchets nucléaires, surtout ne pas enfouir, arrêter d’en produire!!

 

20/07 au 03/08 : partage du terrain avec les Ami-e-s de Silence

Du 20 juillet au 3 août le terrain que nous allons investir pour le campement de cet été sera également habité par un autre campement plus discret et familial, celui, annuel, des Ami-e-s de la revue écologiste Silence!

Initialement prévu pour se prolonger jusqu’au 5 août, nous avons mutuellement convenus de déplacer les dates de nos campements afin que ceux-ci se chevauchent le moins possible. Nous aurons donc 3 jours en commun au début de campement, ceux du montage/démontage.

En amont du campement, nous avons prévu un chantier du 20 au 26 juillet, dans le même temps où s’effectuera le montage de leur campement, nous partagerons donc le terrain en deux parties, afin de poursuivre nos travaux d’aménagement, tout en respectant l’intimité de nos voisin-e-s.

Nous invitons celles et ceux qui nous rejoignent à s’installer dans les espaces que nous avons convenus ensembles et à veiller à ce que nous nous côtoyions en bonne intelligence et dans le respect les unes des autres.

plan_terrain_silence_070715

 

Mandres cède son bois à l’ANDRA

COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF BURE-STOP :

Mandres-en-Barrois a cédé aux sirènes de l’Andra, bafouant l’avis défavorable des habitants consultés en janvier 2013. Le conseil municipal a accepté -par 7 votes pour / 4 votes contre- une tractation d’échange de forêts, afin de faciliter l’installation du projet CIGEO à Bure (centre d’enfouissement de déchets nucléaires).

jeudi 2 juillet 2015

Communiqué Coordination BURESTOP (BURESTOP 55 + EODRA + BZL + HABITANTS VIGILANTS + MNE + MIRABEL LORRAINE ENVIRONNEMENT)
auquel l’ASODEDRA a demandé à être associé

A 5h30 du matin, des opposants devant la mairie
Une trentaine d’opposants à Cigeo se sont rendus ce jeudi 2 juillet devant la mairie de Mandres-en-Barrois (à 4 kms de Bure) où se tenait une séance de conseil municipal à 6 h du matin. Munis de nombreuses pancartes aux slogans explicites : « Cigeo n’est pas fait, gardez votre forêt » ou « Vos terres et vos forêts contre un désert nucléaire, dites-non ! », ils ont accueilli les 11 élus locaux et ont assisté ensuite à la séance et au vote. Le soir précédent, des tracts expliquant une nouvelle fois l’enjeu et invitant les habitants et les élus à résister, avaient été distribués dans le village.

Les habitants s’étaient prononcés contre le projet d’échange, en 2013
L’enjeu était de taille car le 13 janvier 2013 à Mandres-en-Barrois s’était déroulée une consultation de la population, à propos de l’échange de 220 hectares de forêt communale sis sur le territoire de la commune, contre 370 hectares situés dans différentes communes entre 5 et 11 km de distance.
Le résultat sur 86 suffrages exprimés était : NON : 50 – OUI : 35 – NUL : 0.
Le conseil municipal s’était alors engagé à suivre ce vote consultatif lors de sa délibération du mardi 15 janvier.

Les élus municipaux désavouent les habitants majoritairement hostiles au marché et engagent l’avenir du territoire
Ce jeudi matin, les conseillers ont renié leur engagement, en cédant aux pressions et chantages exercés par l’Andra.
En acceptant, par vote manuscrit à bulletin secret, une nouvelle forêt, située à quelques kms, sur la commune de Bonnet, ils ouvrent un boulevard à la construction de la poubelle nucléaire souterraine, quasi sous leur village. Boulevard aux nuisances multiples à venir et dont l’Andra se garde bien de parler : dégradation de l’environnement, mutation totale de leur cadre de vie, lente contamination radioactive de la région, risques d’accidents de transports nucléaires et d’exploitation du stockage, dévaluation immobilière, etc.

Nul doute que cette forêt communale de substitution tombera elle aussi aux mains de l’Andra, si Cigeo se fait !
Pour installer Cigeo, un très vaste territoire est en cours d’annexion entre les 4 villages, dont Mandres et Bonnet, soit un futur désert entièrement dédié à la poubelle nucléaire. L’Andra aura aussi besoin un jour de cette forêt, objet de l’échange -de dupes ?- de ce 2 juillet 2015.

A l’heure où le projet Cigeo se heurte à de multiples difficultés : problèmes technologiques majeurs à résoudre pointés par des organismes tels IRSN et ASN*, incapacité à prévoir le dimensionnement et le coût du centre etc., la Coordination BURESTOP regrette vivement cette grave entorse au respect de l’avis citoyen.
Elle condamne les méthodes de l’Andra, qui joue un rôle décisif dans de telles prises de position. Elle déplore l’omniprésence des forces de gendarmerie dans les villages lorsque l’on parle de Cigeo et, au passage, le relevé systématique des plaques d’immatriculation des véhicules, ce qui n’incite pas forcément à une liberté d’expression saine et revendiquée.

La mobilisation ne faiblit pas et se poursuivra tout l’été notamment dans le sud du département meusien.


IRSN et ASN* : Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire / Autorité de Sûreté nucléaire

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Une lettre qu’on pouvait trouver dans les boîtes aux lettres de Mandres avant les tractations :

lettremandres

 

30/06 – 10/07 : Marche NO-TAV

La marche No-TAV le long du tracé de la ligne de TGV contestée Lyon-Turin a commencé il y a quelques jours.

Plus d’infos ici : http://marchenotav.noblogs.org/

Le parcours : FlymarcheMNT-Couleur

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Une lettre des amiEs qui organisent la marche :

Salut à toutes et à tous,

Nous espérons que cette nouvelle lettre vous trouvera plein de vitalité et d’entrain à la perspective de cheminer ensemble entre Lyon et Turin du 30 juin au 12 Juillet. Notre première invitation ayant rencontré un certain écho et quelques questions, nous venons par la présente clarifier certaines de nos intentions.

Il ne s’agit pas d’une marche sur le palais d’hiver ou un quelconque autre lieu de pouvoir ou institution. Nous ne sommes pas à la recherche de symbole. Marcher le long du tracé du TGV c’est se donner les moyens d’apprivoiser des territoires, de se rencontrer. C’est un repérage, une reconnaissance en vue d’une reprise des travaux donc des hostilités. Cette marche s’apparente aux « passeggiata » dans le Valsusa organisée régulièrement pour permettre d’appréhender la montagne, rendre praticable les sentiers, se familiariser ensemble avec les chemins de traverse.

Pour être tout à fait honnête il nous faut expliquer que nous ne marcherons pas de Lyon à Turin. Sur les 15 jours que nous passerons ensemble, nous marcherons certains jours entre deux étapes, d’autres jours autour du camp pour aller découvrir tel chantier qui va bientôt commencer.

Nous ferons des journées au même endroit, avec des assemblées. Nos soirées seront ponctuées de discussions sur les luttes d’ici ou là, mais aussi de concerts et de grands festins. Plus que tout, c’est un temps que nous nous donnons pour vivre ensemble, nous rencontrer. Sortir de l’isolement et allier nos forces. C’est un moment, qui, on l’espère, en appellera d’autres. Trois grandes zones se dessinent : l’avant-pays savoyard, la Chartreuse et la Vallée de la Maurienne.

Droit dans le Bure !

Cet été, du 1er au 10 août s’organise un campement autogéré à Bure, pensé à la fois comme temps de rencontre et comme opportunité de renforcement de la lutte locale contre le projet CIGÉO d’enfouissement nucléaire.

Au gré des soirées d’informations et des discussions que nous, cogiteuses du projet de campement, avons organisées et eu tout au long des derniers mois, il nous est apparu que pour beaucoup l’objectif et les formes qu’allaient prendre cet évènement restaient encore trop flous.

Tout d’abord, un bref historique pour recontextualiser notre projet et notre réflexion : tout a commencé d’une réunion au cours de laquelle certaines d’entre nous faisaient le bilan de 365 jours de mobilisation des assemblées anti-nucléaires contre le projet d’enfouissement de Bure, dans la Meuse, tandis que d’autres se projetaient dans l’année 2015 vers le sommet climatique de la COP21 et dans les luttes de territoires en cours et à venir.

Nous avions envie d’ancrer notre projet dans un territoire en lutte, sur une lutte symbolique aussi bien des enjeux de la COP21 que d’un capitalisme industriel et industrieux mondialisé. Mais nous voulions aussi nous extraire des temporalités qui sont celles des grands sommets, des agendas des décideurs politiques et financiers.

Nous avons jeté notre dévolu sur Bure parce que nous disposions là-bas d’un terreau de lutte déjà mature, nourri par plus d’une dizaine d’années de réflexions, d’investissements et d’actions en résistance au projet de poubelle nucléaire. Que ce soit la maison de la résistance ou le terrain détenu par des sympathisants de la lutte, nous avions l’opportunité d’établir patiemment, au cours de l’année passée, notre projet de campement et de faire connaissance avec le contexte local de la lutte.

Nous avons donc choisi de construire ce projet ensemble, en affinités, à près de 80 personnes réparties dans tout le nord de la France, parce que ça nous semblait un cadre bienveillant, plus propice à construire collectivement, entre personnes qui se connaissent, un campement de cet ampleur. Et nous avons attendu qu’entre nous toutes ce campement prenne sens et forme, pour le faire connaître, élargir notre cercle aux amiEs intéresséEs. Nous avons voulu que ce projet se construire à deux vitesses : au sein des groupes, dans les différents collectifs et lieux investis, afin de ne pas faire peser toute l’organisation sur le groupe investi à Bure ; et nous avons voulu néanmoins être présentEs dès mars, chaque mois, à Bure, pour ne pas reproduire les expériences hors-sol du passé : nous voulions prendre le temps de connaître nos voisinsEs de cet été, les habitantEs, les militantEs et les acteurs du projets CIGÉO.

Les chantiers collectifs que nous organisons durant une semaine par mois depuis mai nous ont permis à la fois de bien mieux connaître les enjeux de la lutte sur place, d’ouvrir notre projet à celleux qui souhaitaient y prendre part et enfin de construire par avance, patiemment, un certain nombre d’infrastructures pour cet été.

Par ailleurs, nous avons voulu nous nourrir des expériences récentes sur les ZAD pour prendre le temps de rencontrer les collectifs en lutte localement et construire ce moment avec elleux, afin que cet été nous ne nous retrouvions isoléEs ni physiquement ni politiquement dans notre campement, dans une méfiance et hostilité environnantes. Nous avons ainsi partagé nos dernières réunions d’organisation du campement avec des temps de rencontre avec les collectifs, les habitantEs des villages autour du laboratoire de l’ANDRA.

De même, cet été nous souhaitons que ces dix jours soient partagés à parts égales entre les moments de rencontre et d’organisation collective sur le campement et ceux d’échange avec les populations environnantes.  A travers des cantines, des débats, des promenades, des manifestations dans les campagnes, villes et villages alentour, organisées en commun avec les collectifs en lutte localement, nous espérons ainsi contribuer à renforcer la lutte locale en y associant les habitantEs.

Une question récurrente, avec le spectre de Montabot où un violent et bref affrontement avait blessé de nombreuses personnes en lutte contre la ligne haute-tension Cotentin-Maine, est celle de notre projet d’actions. Nous choisissons délibérément de ne pas construire un moment de répression prévisible, au cours d’une manifestation en direction du laboratoire de l’ANDRA , nous préférons penser de multiples autres formes plus inventives et néanmoins radicales d’expression de notre opposition au projet d’enfouissement CIGÉO. Que ce soit sous la forme de balades nocturnes, d’occupation des places et des rues des villes autour, ou bien d’autres idées fourmillantes que nous avons eues, nous escomptons bien être présentEs partout et tout le temps durant ces 10 jours dans la Meuse et la Haute-Marne.

Enfin, notre perspective de résistance ne s’en tient pas à ces 10 jours : nous étions là tous ces derniers mois avant, et nous avons bien l’intention d’y rester après. Nous espérons que, de même qu’à l’issue du camp action climat de 2009 à la ZAD ou , le camp anti-G8 au même endroit en 2011, viendront s’installer dans la région celles et ceux  qui poursuivront et construiront la lutte contre ce monstrueux projet d’enfouissement dans les mois et années à venir.

Et si nous avons souhaité que ce campement ne soit pas que celui de la lutte anti-nucléaire, que nous accueillons le mardi 4 une grande assemblée internationale contre la répression, à la demande de nos amis allemands, qu’en fin de semaine nous organisons également une réunion internationale de deux jours en vue de préparer les mobilisations de fin d’année de la COP21 et que nous avons voulu poser des temps de discussion de nos bilans et perspectives sur les luttes récentes de territoire ou en soutien aux migrants, c’est parce que nous sommes convaincus que ces grands moments de convergence nous offrent l’opportunité de construire collectivement des réseaux de résistance et de lutte déterminants pour les années à venir.

Nous espérons que ce texte contribuera à vous donner l’envie de venir, de nous aider à construire ce moment et  l’enrichir de vos contributions (de nombreux espaces sont destinés à accueillir toutes les discussions, ateliers et débats que vous souhaiteriez apporter sur le campement ou en-dehors). Nous appelons à venir dès le 20 juillet pour un chantier collectif sur le terrain.

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Un premier programme du campement !

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Premier PROGRAMME de cet été !

programmation en cours, sera complétée/modifiée au fur et à mesure ..

 

Quelques bases

Nous nous installons sur un territoire où la lutte s’ancre depuis plus de 20 ans contre le projet CIGEO. D’où la nécessité d’être à l’écoute des dynamiques locales et des différentes composantes actives depuis des années. Ce que nous souhaitons, c’est soutenir ce qui existe, apporter un éclairage sur cette lutte et nous situer dans une perspective sur le long terme. Réfléchir ensemble aux perspectives et stratégies.

Le camp est un espace autogéré qui repose sur l’implication de chacun-e dans les tâches courantes. Venir à ce camp, c’est participer à son fonctionnement. La richesse des moments dépendra de tout-e- s. Venez avec vos idées, vos envies, …

Important, ce camp est un espace où il ne doit pas y avoir de place pour les attitudes sexistes, homophobes, xénophobes, … Soyons attentif-ve-s à les déjouer fermement et à développer une bienveillance les un-e-s vis à vis des autres.

Premiers jours

A notre arrivée, nous partagerons pendant deux jours l’espace avec l’association des Amis de silence qui organisent du 20 juillet au 3 août leur rencontre annuelle. (http://amies.revuesilence.net/). 

Ça sera aussi le moment du montage du camp, échange de pratiques tous azimuts en perspectives !
(ceux qui peuvent rester plus longtemps pour le démontage sont les bienvenus )

Toute la semaine :

Logistique :   une assemblée quotidienne pour organiser la vie du camp, repas assurés par des cantines veganes et vegetariennes à prix libre midis et soir, plusieurs emplacements pour camper, dont un quartier non mixte.

 Discussions  thématiques (grandes lignes) :

     
Certains intitulés sont susceptibles de changer, mais le contenu des discussions, au delà de ce qui sera préparé d’ici-là, sera celui que ses participant-e-s définiront !
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Et encore :

D’autres choses prévues n’apparaissent pas au programme : une discussion autour de la revue « micrurus », des ateliers pratiques, de la musique, le mirobolant film « no western » des scotcheuses, des actions, des projections de films, des cantines itinérantes hors du camp, une conférence gesticulée sur l’urbanisme, la pièce « la tête et le ventre » sur la non exclusivité, une fête dans un endroit incongru, des discussions en non mixité, des chorales, batucadas et fanfares, un atelier vélo… 

APPEL  A CONTRIBUTION

Nous avons besoin de vous pendant le camp !
si vous souhaitez proposer la présentation d’un livre/film, une discussion, une pièce … nous contacter sur vmc@riseup.net, on voit le lieu le jour ensemble, possibilité aussi de proposer directement pendant le camp
 

Et ensuite …

Démontage encore, départs en Rhénanie, profiter de l’air lorrain .. se revoir dans le coin (souvent), durant la cop 21 ou par ci par là ..
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Comme il s’agit d’un moment de rencontre internationale, un espace de discussion disposera d’un système de traductions simultanées. Il nécessite que des personnes bilingues se relaient. Si c’est votre cas, signalez-vous lors de votre arrivée à l’espace accueil.
Des chantiers collectifs sont organisés en amont pour préparer le camp !
Tenez-vous au courant sur le site vmc.camp !