Fil info mai 2017

Mardi 2 mai, Bar Lejuc, Bois-le-Duc !

Petit retour sur une journée chargée pour les hiboux.

Côté Bar-le-Duc

Nous étions nombreux et nombreuses ce matin à répondre à l’appel de la Conf’ pour soutenir Jean-Pierre Simon, accusé de complicité dans la première occupation du Bois Lejuc. Verdict? Affaire renvoyée au 12 septembre : la justice renonce à se prononcer pour le moment. De fait, le dossier de l’ « occupation » est bien délicat, puisque la forêt n’a jamais appartenu à l’Andra : la décision du conseil municipal qui a permis l’échange a été rendue totalement caduque par le tribunal administratif.

Après quelques prises de paroles collectives, nous partons en cortège en direction de la préfecture pour réclamer la restitution de la bétaillère saisie le 7 juillet. Sur le route, nous nous autorisons un (trop) rapide crochet hors du parcours prévu histoire de rappeler qu’on ne nous met pas en cage. Les slogans plus ou moins parodiques fusent : « On est vénèr’, on veut la bétaillère! », « Tout le monde déteste le mildiou », « qui vole une bétaillère, récolte la colère »… Et pour faire bonne mesure, quelques « Ni Lepen, ni Macron, ni patrie, ni patron! ». A mi parcours, la manif déborde (plouf) : un groupuscule ultra-violent joue au volley avec le képi d’un gendarme, en chantant « il court il court, le poulet de Bar-le-Duc » (il n’a que moyennement apprécié)

Arrivé.es place Reggio, les grilles qui délimitaient un large périmètre de sécurité devant la préfecture sont repoussées de quelques mètres : 70-80 GM s’équipent en catastrophe, visiblement choqués par un tel déferlement de violence (!). La Confédération Paysanne obtient un RDV avec la préfète, qui promet d’en toucher deux mots au procureur. Sans doute pas grand chose à attendre de ce côté là : le matériel agricole saisi attend toujours sa libération. Rendez-vous le 12/09 pour la suite de l’histoire!

Côté forêt

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Ballet de police toute la journée.

  • 7h : les flics commencent à tourner sur toute la zone.
  • 7h50 : trois fourgons stationnent devant Barricade Nord pendant une dizaine de minutes.
  • 8h20 : deux fourgons et deux voitures s’arrêtent à Vigie Sud. Les gendarmes sortent des véhicules, inspectent minutieusement la barricade et lancent « à tout à l’heure » avant de s’éloigner
  • 9h : deux voitures de gendarmerie s’arrêtent chez le maire de Bure
  • 10h30 : une voiture et deux fourgons s’arrêtent à Barricade Nord. Le Commandant Dubois est parmi eux. Ils ne restent que 5 minutes
  • 11h10 : trois voitures et un fourgon s’arrêtent de nouveau à Barricade Nord. Le Commandant Dubois et un autre gradé sont parmi eux, ainsi qu’un maître-chien et un membre du PSIG. Ils inspectent et filment le dispositif sous toutes les coutures.
  • 18h : une voiture de gendarmerie s’arrête à la mairie de Biencourt. Des gendarmes stationnent près de la salle des fêtes de Bure.
  • 18h20 : 5 flics se postent dans le centre de Bure et prennent des photos de la Maison de Résistance.

L’importance du dispositif, la présence des gradés, les entretiens entre gendarmerie et mairies, les inspections minutieuses de nos barricades… tout cela nous laisse craindre une expulsion imminente. Toute aide est la bienvenue. Plus d’infos très très vite sur les RDV à venir, restez en alerte! Bisous <3