Fil info janvier 2017

31 janvier, une journée au tribunal

  • Aujourd’hui se tenaient deux audiences, respectivement à Bar-le-Duc et Nancy, la première en renvoi d’un procès contre deux militants pour refus de prélèvement ADN en été 2016, le second intenté par des habitants de la commune de Mandres-en-Barrois contre la cession de leur bois.

Contre nos deux ami-s le procureur a requis 500 euros avec sursis et 3 mois avec sursis. Encore un réquisitoire hallucinant !

Communiqué suite au procès

Quant à l’échange du bois, la rapporteuse publique a confirmé ses conclusions et demande l’annulation de l’échange du bois. Délibéré le 28 février.

  • Comme nous nous y attendions, après le passage de l’huissier et de son service de communication, hier soir et ce matin l’ANDRA a cru bon de sortir un scénario de com. digne des mauvais films : une annonce sortie de nulle part d’une attaque informatique contre son site. Et dans le même temps, quelques photos savoureuses de la douzaine d’horribles « zadistes » cagoulés qui l’ont empêchée d’entrer dans le Bois Lejuc hier matin.

Quelques heures plus tard, l’information a fait un flop, tandis que la vidéo que nous avons diffusée de Emmanuel Hance, l’ingénieur terrible de l’ANDRA, versant de l’essence sur la barricade où sont agrippés nos ami-es, a reçu un grand nombre de visites et des commentaires choqués de son comportement.

L’ANDRA a encore raté une occasion de faire le mort, alors qu’elle est mise en difficulté sur le terrain et en justice, une stratégie qui lui a toujours mieux réussi que l’inverse.

 

 

 

30 janvier, l’ANDRA revient avec ses machines dans le Bois Lejuc !

9h00 : une pelleteuse et deux tracteurs avec des remorques et trois voitures ont dépassé la vigie nord et sont en route vers la barricade nord. L’alerte est donnée dans le bois.

9h30 : confrontation physique avec les vigiles à la barricade nord, ils tentent le passage en force et frappent violemment* les opposant-es présent-es sur place. Des renforts sont en route. Nous avons appelé le service presse de l’ANDRA au 01 46 11 83 01 et leur avons signalé que leurs vigiles font à nouveau usage de violence.

*réctification (11h54) : retour à la maison et précisions, les manifestant-e-s ont été légèrement blessé-e-s par les personnes qui ont essayé de détruire la barricade, les vigiles n’ont pas usé de coups directs cette fois-ci. Le tractopelle a continué de déblayer à moins d’un mètre des personnes.

9h45 : les opposant-es sont attaché-es sur la barricade nord et résistent au passage des machines. Emmanuel Hance, l’exécuteur de sales besognes de l’ANDRA et ses vigiles tentent de les en déloger. Présence de patrouilles sur les routes, risques de contrôles !

10h00 : Les machines sont toujours entravées, Emmanuel Hance renverse de l’essence sur la barricade où les opposant-es sont accroché-es. Un huissier est présent : l’ANDRA nourrit son dossier de justice du 8 février en créant le conflit, des méthodes de mafieux une fois de plus !

Le témoignage d’une opposant-e sur place  :

« Lorsque nous nous trouvions sur la barricade, E. Hance s’est approché avec une bouteille type bouteille d’eau contenant un liquide jaunâtre. Il l’a ouverte pour la verser sur la barricade où nous nous trouvions accroché-es ; j’ai cru d’abord que c’était de l’urine, nous avons senti qu’il s’agissait d’essence. Il a d’abord dit que c’était le nôtre (je n’ai pas vu d’où il l’a ramené) puis a dit « c’est moi qui ai ramené la bouteille ». Il a versé le contenu sur la barricade, heureusement sans nous toucher directement. »

10h20 : rondes de 4×4 de vigiles, ils filment et se concertent sur la suite des évènements en attendant l’arrivée des forces de police. Les opposant-e-s sont accroché-e-s sur la pelleteuse, sur la barricade et sont installé-e-s sur une plate-forme nouvellement construite à la barricade nord.

10h40 : le « service communication » de l’ANDRA est sur place, avec l’huissier et les journalistes, l’opération de com. de l’ANDRA « on remet le bois en état« , à un jour de l’échéance pour le faire, est particulièrement affligeante. Pendant ce temps là la ligne presse de l’ANDRA est sur répondeur …

10h45 : la tension retombe, après discussion les opposant-e-s libèrent progressivement les machines et barricades tandis que l’ANDRA annonce se retirer.

10h55 : l’ANDRA et toutes ses machines, vigiles, service com. & co quittent le Bois en passant devant la vigie nord.

11h15 : [infotraflics] contrôles routiers importants au rond-point de Bure, plusieurs estafettes de gendarmes et le commandant de gendarmerie, Bruno Dubois. Menaces d’immobilisation de véhicule et trombinoscope. Une nouvelle opération de criminalisation de la lutte, savamment orchestrée entre ANDRA et préfecture !

11h25 : des personnes envoyées en renfort sur le contrôle de police à Bure se font contrôler à leur tour et filmer par la gendarmerie.

11h50 : fin du contrôle, véhicule immobilisé « partiellement » pour pneus lisses.

14h25 : [infotraflics] des voitures de police continuent de sillonner les chemins et routes autour du Bois Lejuc (une voiture signalée au niveau de l’antenne, sur la route entre Bure et la forêt).

 

29 janvier, l’ANDRA prend une nouvelle gifle!

Selon le rapporteur public, la délibération de la mairie de Mandres-en-Barrois relative à l’échange du bois souffre d’un vice de procédure. Les conclusions du rapporteur sont on ne peut plus claires :

SENS DES CONCLUSIONS DU RAPPORTEUR PUBLIC
Date de l’audience : 31/01/2017 À 09:45
Sens synthétique des conclusions : ANNULATION TOTALE OU PARTIELLE
Sens des conclusions et moyens ou causes retenus :
ANNULATION DE LA DÉLIBÉRATION DU 2 JUILLET 2015 ET DE LA DÉCISION
IMPLICITE DE REJET POUR VICE DE PROCÉDURE (MÉCONNAISSANCE DE L’ARTICLE
L. 2121-21 DU CGCT) A DÉFAUT POUR LA COMMUNE, DANS UN DÉLAI DE QUATRE
MOIS À COMPTER DE LA NOTIFICATION DU JUGEMENT, DE RÉGULARISER LA
SIGNATURE DU CONTRAT D’ÉCHANGE PAR UNE DÉLIBÉRATION DU CONSEIL MUNICIPAL
AYANT POUR OBJET DE CONFIRMER L’APPROBATION DES TERMES DE LA CESSION ET
L’AUTORISATION DONNÉE AU MAIRE DE LA SIGNER, IL Y A LIEU, EU ÉGARD À LA
GRAVITÉ DU VICE ENTACHANT LA DÉLIBÉRATION ANNULÉE, D’ENJOINDRE À LA
COMMUNE DE RÉSILIER LEDIT CONTRAT. MISE À LA CHARGE DE LA COMMUNE D’UNE
SOMME DE 1500 € AU TITRE DES FRAIS D’INSTANCE EXPOSÉS PAR LES
REQUÉRANTS. REJET DU SURPLUS DES CONCLUSIONS.
Date et heure de la mise en ligne : 28/01/2017 À 12:00″

Cependant, si elles mettent bien en lumière les vices de forme (la délibération n’a pas eu lieu à bulletin secret), elles laissent à l’écart les problèmes de fond comme par exemple le vil prix, c’est à dire le fait que le bois de la Caisse n’égale pas en valeur celui du bois Lejuc. L’avis du rapporteur souligne quand même les irrégularités de ce scrutin matinal du 6 juillet 2015 et c’est un premier pas! Suivi dans 95%, il serait vraiment étonnant que l’avis dudit rapporteur soit ignoré. Ce fut pourtant le cas récemment pour NoTRe-DAme-dEs-LaNDEs… L’audience devrait se tenir le 31 janvier 2016 à 9h45 au Tribunal Administratif de Nancy, let’s see…

25 janvier, des nouvelles du procès de Sven

L’avocate de la partie adverse demande et obtient un délai supplémentaire. L’audience de Sven Lindström est dorénavant prévue pour le 8 février 2017, toujours au TGI de Bar-le-Duc à 9h30.

23 janvier : à deux jours du procès de Sven, pression de l’Andra sur le Bois Lejuc

Vers 11h30 : Une pelleteuse conduite par E. Hance et escortée par des vigiles est repérée dans le sud du bois. Des amis la suivent pour surveiller.

Quelques minutes  plus tard : on repère une deuxième pelleteuse plus dans le nord.

Vers 12h00 : Des renforts arrivent de la maison. Nous faisons reculer la pelleteuse vers le nord (d’où elle est venue en défonçant toutes les barricades). Point de crispation autour des deux machines + des semi-remorques. Des gendarmes mobiles viennent à l’appui des vigiles.

Une copine a été frappée par un vigile : on part déposer plainte à Gondrecourt.

13:38 : les vigiles et les pelleteuses sortent du bois, les gendarmes tardent à les suivre. c’est plus calme dans le bois. Les gendarmes finissent par partir vers 14h

22 janvier : retour sur la première journée d’autoformation burienne

Aujourd’hui avait lieu la première journée d’autoformation burienne en vue des expulsions. Et définitivement, on a été plus chauds que Cigéo ! On se réjouit d’y voir plus clair désormais pour la logistique du jour J. On se félicite d’avoir redécouvert notre forêt chérie au cours d’une grande balade. On se congratule d’avoir su faire un réveil collectif et un départ groupé rapide au départ de la maison. Et surtout on se vantera à tout jamais d’avoir tenu nos horaires ! (même si on sait que personne ne nous croira jamais…)

(Rassurez-vous, on était plus nombreux que ça)

Cadre lunaire pour l’atterrissage de la Soucoupe Chaufour

Afin d’affiner nos déplacements collectifs en forêt, nous avons marché par petits groupes l’un.e derrière l’autre entre les arbres. Seule la première personne avait des yeux, les autres étaient perdues dans un nuage de lacrymo imaginaire… Mais nous étions guidés par l’intelligence collective transmise par l’épaule que nous touchions de notre main. La confiance en la personne devant nous augmentait au fur et à mesure des pas.

Lorsque nous marchons dans le Bois, ce bois condamné par de futurs puits d’aération à être transpercé de radiations des profondeurs, ce bois libéré d’une destruction autoritaire, nous redécouvrons la beauté de la vie, nous retrouvons notre force, le bois nous communique sa joie.

Alors que la machine nucléaire atomise notre monde et se glisse dans chacune de nos existences en gravant sa fatalité, ici, nous nous libérons de son joug. Au cœur de son enfer, nous résistons contre l’irréversible. C’est dans cette bulle où la forêt respire dessous son manteau blanc que notre intimité s’écrit sous nos pieds, lorsque nos traces de pas restent gravées dans la neige. Témoignage de notre liaison.

Marcher ensemble dans la neige, entre les arbres, partager les savoirs et les compétences, s’organiser pour être prêt.e.s… c’est tout cela qui fait nos liens, qui nous permet de nous sentir fort.e.s. Face à cette joie d’être ensemble et cette détermination, l’Andra ne peut pas gagner.

On déplore seulement pour cette journée la perte (temporaire !) d’un chien et d’une douzaine d’orteils gelés. Comme quoi on peut encore s’améliorer : rendez-vous les dimanche 29 janvier et 5 février pour continuer l’aventure. On en remettra une couche (plus condensées) sur la medic, l’automedia, la legal team, la logistique ; on refera des déplacements collectifs en forêt, et en ajoutera des simulations de GAV et peut-être d’autres surprises… A bientôt !

13 janvier : la présence policière se fait sentir

L’hélicoptère de la gendarmerie a fait hier une petite sortie dans le ciel hivernal pour surveiller nos différents lieux de vie et de lutte. Le même jour, plusieurs flics sont descendus de voiture pour venir regarder de plus près la vigie sud, en lisière de forêt…

Cette tension sur le terrain, ajoutée aux récentes menaces juridiques, nous fait craindre une expulsion imminente. Suivez les infos de près!

03 janvier

Matin : l’huissier est repassé prendre des photos tôt ce matin et a demandé à rencontrer les habitant-es/occupant-es

Un nouveau groupe de soutien aux prisonniers, l’Anarchist Bure Cross, a pris naissance à Bure, à l’initiative de certain-es opposant-es vivant sur place.

02 janvier

Une nouvelle session de discussion et lectures pour le Groupe de Recherche Anarchiste de Bure autour de la question du soin et du rapport au corps médical.

 

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