Samedi 1er octobre – Échange et sortie nature autour de Bure

Samedi 1er octobre

Echanges et sortie nature autour de Bure

9h30 – Maison de résistance à Bure – Discussions autour de l’implication de naturalistes comme sous-traitants de l’ANDRA.

Les naturalistes, par définition spécialistes des sciences naturelles, ne peuvent a priori ignorer les risques que représentent les grandes installations industrielles pour des êtres vivants qu’ils étudient. Pourtant, de Notre-Dame-des-Landes à Bure, des naturalistes travaillent  pour le compte des promoteurs de ces grands projets inutiles. Comment expliquer cela ? Est-ce une inévitable dérive des bureaux d’études ? Faut-il limiter l’action des naturalistes à une contre-expertise indépendante ?

Pause de midi : Repas partagé

14h – Départ d’une balade de quelques kilomètres en forêt à la rencontre des couleurs des feuilles et des champignons de l’automne (et repérages pour des prospections naturalistes)

Depuis le 14 août, la clôture en béton de 2 m de haut qui le ceinturait jonche désormais le sol artificialisé des débris (*) égayés de slogans colorés. Le mur est ouvert, profitons-en pour nous promener dans le Bois de Mandres et le (re)découvrir en cette saison !

(*) Ces débris sont également disponibles à la Maison de résistance sous forme d’échantillons de « Bétonite de surface » (appellation protégée)

Où en est le projet de poubelle ?

Les travaux pour la poubelle atomique sont stoppés dans le Bois Lejuc de Mandres-en-Barrois et gendarmes et vigiles se sont faits beaucoup plus discrets. Depuis, la massive campagne publicitaire pour la journée portes-ouvertes à la pré-poubelle (le « laboratoire ») du week-end passé peine à masquer non seulement le défrichement illégal de cette forêt par l’ANDRA et la portée symbolique de la destruction du mur par les opposant-e-s mais aussi l’extorsion des forêts comme le Bois de Mandres et des terres agricoles aux habitant-e-s, la répression policière et judiciaire qui vise en particulier les résistant-e-s, le remplacement du directeur de l’ANDRA et du préfet, l’illégalité du défrichement et de la construction du mur, l’absence de déclaration d’utilité publique, les désaccords entre les financeurs…

Des naturalistes en lutte contre la poubelle atomique et son monde.

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