À propos des travaux en cours …

Ils accélèrent ? On les enterre !

A Bure, le projet de poubelle « n’existe pas »… pourtant les travaux commencent !

Après un été mouvementé marqué par une forte mobilisation d’opposant.e.s sur le terrain, l’ANDRA accélère ses travaux pour la poubelle nucléaire CIGEO dans une opacité complète. Alors que ladite poubelle n’a aucune existence juridique, ni déclaration d’utilité publique, ni déclaration d’autorisation de chantier, les engins rugissent déjà ! De nombreux travaux dits « préparatoires » se sont intensifiés au cours des derniers jours sur les sites du futur stockage de surface/descenderie (entrée des déchets) et de la voie ferrée (carte) ; mais aussi pour de nombreux projets satellites. La riposte continue de s’organiser et a plus que jamais besoin de renforts et de relais !

De nombreux signes avant-coureurs pendant l’été

Avant l’été, de nombreux agriculteurs bénéficiant de baux précaires sur les terres de l’ANDRA ou de la SAFER en zone descenderie, s’étaient vus notifier le retrait de ces terres après les moissons de la fin août. Pour pouvoir accéder aux terrains privés, la préfecture a publié entre fin août et mi-septembre sur commande de l’Andra des arrêtés pour la réalisation de forages et de sondages (études géotechniques), de relevés et bornages topographiques (cartographie détaillée des terrains), de relevés environnementaux, et de fouilles pour le « diagnostic d’archéologie préventive » (pour savoir s’il y a des plus grosses fouilles nécessaires). Des tracts ont été distribués aux habitant-e-s les invitant à refuser ces intrusions, et à refuser les conventions d’occupations temporaires que le négociateur foncier de l’ANDRA Emmanuel Hance, détesté dans toute la région, cherche à faire signer par tous les moyens aux propriétaires.

Ambiance « tranchées » sur la zone de descenderie (ZD) autour de Saudron, Bure et Gillaumé.

En début de semaine un habitant nous interpelle : « Ben, vous n’allez pas vous allonger devant les machines ? Ils ont commencé là ! ». Les ouvriers et les tractopelles, en attente depuis environ deux semaines, ont ainsi commencé lundi 28 septembre leur entreprise de saccage des terres, en creusant des centaines de trous et de tranchées de 1 à 2 m sur des dizaines d’hectares de la zone de la descenderie proches de la D175a, D60 et D175. Pendant ce temps, d’autres s’activent, depuis le 14 septembre, pour réaliser les forages et les sondages. Le tout se faisant bien sûr sous la surveillance rapprochée des milices/vigiles de l’ANDRA, des gendarmes et de Hance, qui débarquent en quelques minutes dès que quelqu’un.e s’approche des zones de travaux…